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Afrique

ActualitésAfrique

Kenya : 6 profs accusés d’avoir forcé des élèves à simuler des actes sexuels

by admin9775 7 février 2023
written by admin9775

Six enseignants kényans – cinq femmes et un homme – accusés d’avoir contraint des élèves du primaire à simuler des scènes de sexe en guise de punition, ont été libérés sous caution lundi en attendant la tenue de leur procès.

Déjà suspendus par leur hiérarchie, les six enseignants ont été inculpés pour avoir soumis leurs élèves à des traitements cruels, inhumains et dégradants.

Après avoir plaidé « non coupable », « ils ont été remis en liberté moyennent une caution de 500 000 shillings (environ 3 600 euros) », a indiqué à l’AFP leur avocat Edward Begi.

Dans une vidéo de 29 secondes rapidement devenue virale, quatre garçons en uniforme scolaire simulaient des actes sexuels sous un arbre dans la cour d’une école de Nyamache, une localité rurale située à quelque 300 km à l’ouest de la capitale Nairobi.

En arrière-fond, on entend les six enseignants bavarder et éclater de rire lorsqu’un enfant torse nu essuie des larmes sur son visage.

Cet incident a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. Le ministre de l’Education Ezekiel Machogu a déjà fait savoir que les six enseignants seraient renvoyés s’ils étaient jugés coupables.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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Afrique

Congo : Ex-proche de Sassou Nguesso, le général Dabira libéré après 5 ans

by admin9775 7 février 2023
written by admin9775

Condamné en 2018 pour atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, le général congolais Norbert Dabira, 73 ans, ancien proche du président Denis Sassou Nguesso, est sorti de prison lundi après avoir purgé sa peine de cinq ans ferme, selon sa famille.

« La police est venue le déposer à la maison. Nous étions nombreux à son domicile où il est arrivé en costume–cravate », a indiqué à l’AFP un membre de la famille de l’officier sous couvert d’anonymat. L’ancien détenu n’a pas souhaité faire de déclaration à la presse.

Tour à tour inspecteur général de l’armée et haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants, le général Dabira était tombé en disgrâce en 2018.

Selon la justice, il avait planifié d’attenter à l’intégrité physique de Sassou Nguesso, 80 ans (actuellement) dont 39 cumulés à la tête du pays. « Le modus operandi était d’abattre l’avion du chef de l’Etat au décollage ou à l’atterrissage », expliquait la cour lors du procès.

Deux ans avant l’interpellation de M. Dabira, le président Sassou Nguesso s’était fait élire au cours d’une élection dont les résultats ont été fortement contestés par l’opposition. Le pays avait connu des violences sanglantes à l’époque.

Le général Jean-Marie Michel Mokoko, 76 ans, ex-chef d’Etat-major et l’ancien ministre André Okombi Salissa, 61 ans, candidats au scrutin de 2016, qui n’ont jamais reconnu leur défaite, ont été jugés également en 2018 pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat ».

Ils ont tous les deux écopé de 20 ans de prison. Les ONG locales ont souvent dénoncé une justice à deux vitesses, au regard de leur peine comparée à celle de M. Dabira. Le président « doit gracier MM. Mokoko et Okombi Salissa », a plaidé récemment l’opposant Destin Gavet, leader du parti Les souverains (LS).

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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Afrique

Sergueï Lavrov arrive au Mali au plus haut des relations entre Bamako et Moscou

by admin9775 7 février 2023
written by admin9775

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov doit rencontrer mardi le colonel Assimi Goïta, chef de la junte malienne, lors d’une visite au Mali visant à « impulser une nouvelle dynamique » à la coopération grandissante entre Bamako et Moscou.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est arrivé tôt mardi 7 février au Mali, en pleine idylle sécuritaire et politique entre Moscou et la junte au pouvoir à Bamako.

Sergueï Lavrov, qui se trouvait lundi en Irak, a été accueilli à sa descente d’avion vers 1 h 30 (locales et GMT) par son homologue Abdoulaye Diop. Les deux hommes n’ont pas fait de déclaration aux journalistes. Sergueï Lavrov sera reçu mardi par le chef de la junte, le colonel Assimi Goïta. Des discussions avec Abdoulaye Diop et une conférence de presse sont également programmées.

La visite de Sergueï Lavrov dans ce pays en proie à la violence jihadiste et à une profonde crise multidimensionnelle doit durer moins de 24 heures et concrétise le rapprochement opéré par les colonels maliens depuis 2021, en même temps qu’ils rompaient l’alliance militaire avec la France et ses partenaires.

« Nouvelle dynamique »

Si des ministres maliens se sont rendus à plusieurs reprises à Moscou depuis, la venue de Sergueï Lavrov est présentée par les autorités maliennes comme la « première du genre ». Sa visite « matérialise la volonté ferme » des présidents Assimi Goïta et Vladimir Poutine « d’impulser une nouvelle dynamique » à leur coopération dans les domaines de la défense et de la sécurité ainsi qu’au niveau économique, ont indiqué les Affaires étrangères maliennes.

Les militaires qui ont pris le pouvoir par la force en 2020 au Mali et ont consolidé leur emprise par un second putsch en 2021 ont fait de la Russie leur principal allié contre les jihadistes. L’arrivée de combattants liés à la Russie sur le sol malien a été rapportée dès la fin 2021. Ils seraient des centaines à combattre aux côtés des soldats maliens.

Les autorités maliennes les présentent comme des instructeurs dépêchés au nom d’une coopération historique d’État à État. Elles revendiquent leur présence comme l’expression d’une liberté de choix stratégique dont la junte a fait son mantra avec la défense de la souveraineté. Les Occidentaux et des organisations de défense des droits disent, eux, qu’il s’agit de mercenaires de la société russe Wagner, aux agissements décriés ailleurs en Afrique ou en Ukraine. Le Mali a par ailleurs réceptionné à différentes reprises des avions et hélicoptères de guerre livrés par la Russie.

Stratégie d’influence

Sergueï Lavrov arrive au Mali alors que l’ex-rébellion touareg et des groupes armés qui ont signé en 2015 un important accord de paix avec l’État central ont suspendu leur participation à cet accord. Les nouveaux alliés de l’armée malienne font l’objet d’accusations répétées d’exactions contre les populations civiles, de la part d’organisations de défense des droits et de témoins.

Moins de 48 heures avant l’arrivée de Sergueï Lavrov, la junte a annoncé l’expulsion du chef de la division des droits de l’Homme de la mission de l’ONU (Minusma). Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a demandé à la junte d' »annuler sans délai cette décision regrettable ».

Au-delà du Mali, la visite de Sergueï Lavrov s’inscrit dans une stratégie d’influence sur l’ensemble du continent, où de nombreux pays se sont gardés de condamner l’invasion russe de l’Ukraine. Sergueï Lavrov a effectué en janvier sa deuxième tournée en Afrique en six mois. L’Afrique, terrain d’une âpre concurrence économique et politique entre grandes puissances, est en même temps le théâtre d’une offensive diplomatique américaine.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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Afrique

Nigeria : la CENI teste l’identification biométrique avant les élections

by admin9775 6 février 2023
written by admin9775

La commission électorale du Nigeria (CENI) a organisé samedi des tests sur l’identification biométrique avant l’élection présidentielle du 25 février, afin d’éviter les quelques ratés précédents et crédibiliser ce scrutin dans un contexte tendu.

Des bureaux de vote témoins ont été mis à contribution partout dans le pays, notamment plusieurs à Lagos, la capitale économique, afin de tester cette reconnaissance biométrique introduite par la CENI pour mettre fin à la fraude lors de scrutins en 2015 et 2019, quelques ratés à la clef.

Des électeurs enthousiastes, munis de leur carte d’électeur, se sont présentés à l’exercice et leurs données biométriques ont été relevées par des fonctionnaires de la CENI qui ont exprimé l’espoir que le test améliorerait leur préparation aux élections.

Les élections au Nigeria sont régulièrement émaillées de violences, de plaintes pour fraude et de contestations judiciaires depuis le retour à la démocratie en 1999, après des décennies de régime militaire.

Le 25 février, les électeurs doivent choisir un successeur au président Muhammadu Buhari, qui ne peut se représenter après deux mandats. Les principaux candidats sont Bola Tinubu, du parti au pouvoir l’APC, Atiku Abubakar, du principal parti d’opposition le PDP, et l’outsider Peter Obi, du parti travailliste.

Les gouverneurs et les parlementaires seront élus deux semaines plus tard.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec 215 millions d’habitants, est gangrené par la corruption, les inégalités criantes et une insécurité quasi-généralisée.

Il est en outre confronté depuis quelques semaines à de graves pénuries de billets de banque et d’essence qui pourraient menacer le scrutin.

AFRICANEWS via CONGO PUB Online

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Afrique

Burkina Faso : la famille de Thomas Sankara absente à son inhumation

by admin9775 6 février 2023
written by admin9775

La famille de l’ex-président burkinabè Thomas Sankara, assassiné en 1987 avec douze de ses compagnons, n’assistera pas à l’inhumation de son corps prévue sur le lieu de sa mort.

Le gouvernement burkinabè avait annoncé vendredi que les corps de Thomas Sankara et de ses compagnons seraient inhumés « courant février » à Ouagadougou « sur le site du Mémorial Thomas Sankara » érigé sur le le lieu de son assassinat.

« Nous ne participerons pas à l’organisation des cérémonies et ne serons pas présents aux inhumations », écrit la famille de Thomas Sankara dans son communiqué.

Lors de rencontres « initiées autour » de cette inhumation, « nous disions notre souhait de voir les restes de Thomas Sankara » inhumés « ailleurs », car ce « lieu de recueillement (est) inadéquat pour toute la charge qu’il recèle », dit-elle.

« Nous estimions et continuons de penser qu’il est fondamental que soit trouvé un espace qui permette de rassembler et d’apaiser les coeurs, et non de diviser et d’accroître les rancoeurs », selon la famille qui se dit « surprise » d’apprendre « que décision a été prise de procéder à l’inhumation des dépouilles sur ce lieu pourtant conflictuel et polémique ».

Elle dit souhaiter que l’inhumation se fasse « de façon consensuelle dans le calme » et estime que la décision du gouvernement est « susceptible de semer la confusion et le désarroi au moment où notre pays doit, plus que jamais, rassembler ses enfants ».

Enterrés une première fois dans un cimetière en périphérie de Ouagadougou, les corps de Thomas Sankara et de ses douze compagnons avaient été exhumés le 25 mai 2015, pour les besoins d’une procédure judiciaire.

Prison à perpétuité

Arrivé au pouvoir par un putsch en août 1983, Thomas Sankara, icône panafricaine, a été tué le 15 octobre 1987 lors d’un coup d’Etat fomenté par son numéro deux, Blaise Compaoré. 

Ce dernier était resté au pouvoir jusqu’à une insurrection populaire qui a entraîné sa chute en 2014.

En avril 2022, le tribunal militaire de Ouagadougou l’avait condamné par contumace à la prison à perpétuité pour son rôle dans l’assassinat de Thomas Sankara et de ses compagnons. Le procès avait duré six mois.

En juillet 2022, Blaise Compaoré était rentre au Burkina Faso, après plus de huit ans d’exil à l’étranger. Il avait rencontre Paul-Henri Sandaogo Damiba, alors président de la junte au pouvoir. Malgré sa condamnation à perpétuité, Blaise Compaoré n’avait pas été arrêté. 

Il repart en Côte d’Ivoire et à la fin du mois, puis une lettre est rendue publique. Dans celle-ci, Blaise Compaoré demande pardon aux Burkinabès au nom de l’« intérêt supérieur de la nation » sans toutefois nommer précisément les crimes dont il s’est rendu coupable

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Afrique

Mali : le directeur de la division des droits de l’homme de la MINUSMA expulsé

by admin9775 6 février 2023
written by admin9775

Le directeur de la division des droits de l’homme de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) a été déclaré « persona non grata » et « devra quitter le territoire national dans un délai de 48 heures », ont indiqué dimanche les autorités maliennes.

Dans une déclaration publiée dimanche, le ministère malien des Affaires étrangères a accusé Andali de transmettre au Conseil de sécurité de l’ONU la version proposée par des « usurpateurs » se faisant passer pour des militants de la société civile, en ignorant les autres versions. 

« Cette mesure fait suite aux agissements déstabilisateurs et subversifs » de Guillaume Ngefa-Atondoko Andali, dit le communiqué lu au journal de la télévision nationale et signé par le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maiga.

« A l’occasion des différentes sessions du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Mali, les actions de M. Andali ont consisté à sélectionner des usurpateurs s’arrogeant le titre de représentant de la société civile malienne, en ignorant les autorités et les institutions nationales », poursuit-il à propos de ce ressortissant de la République démocratique du Congo.

La note, qui considère un tel comportement comme une « action déstabilisante et subversive », indique que le gouvernement malien a donné 48 heures au chef de la MINUSMA pour quitter le territoire malien.

« La partialité de M. Andali a été encore plus manifeste lors du dernier examen du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Mali », jour de l’intervention au titre de la société civile d’Aminata Cheick Dicko, qui subit depuis son discours une violente campagne de dénigrement.

La Minusma a été créée en 2013 pour aider à stabiliser un Etat menacé d’effondrement sous la poussée jihadiste, protéger les civils, contribuer à l’effort de paix, défendre les droits humains. Mais la situation sécuritaire n’a cessé de s’aggraver au Mali.

Africanews via CONGO PUB Online

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Afrique

Sommet de l’EAC: les chefs d’États membres optent pour un cessez-le-feu au regard de la crise qui sévit dans l’Est de la RDC

by Pius KAMBU 5 février 2023
written by Pius KAMBU

ls ne s’étaient plus rencontrés depuis septembre 2022. Paul Kagame et Félix Tshisekedi étaient ce samedi 4 février à Bujumbura et ont participé au 20e sommet extraordinaire des chefs d’État de la Communauté des États de l’Afrique de l’Est (EAC).

Ces assises étaient consacrées à la situation sécuritaire dans la partie orientale de la RDC et aux tensions entre Kinshasa et Kigali. L’Ougandais Yoweri Museveni, la Tanzanienne Samia Suluhu, le Kényan William Ruto ont également assisté à cette réunion.

S’il est vrai que le principe d’un sommet extraordinaire avait été acquis depuis novembre 2022, réunir les dirigeants de la région, dont Félix Tshisekedi et Paul Kagame, n’était pas acquis eu égard à la tension persistante entre les deux voisins. Cependant, ce sera sans doute le seul grand mérite de ce sommet compte tenu des faibles résultats.

Les échanges ont duré plus de trois heures, dans le huis clos du palais présidentiel Ntare Rushatsi. Officiellement, ils se sont déroulés dans un climat apaisé. Toutefois, plusieurs sources disent que les discussions n’étaient pas si simples.

Kinshasa attendait au minimum la confirmation d’un mandat plus offensif pour la force régionale déployée au Nord-Kivu, Kagame insiste pour que cette force s’attaque également et surtout aux FDLR et autres milices. Aucun consensus n’a été trouvé à ce propos.

Appel à la désescalade

À la place, les chefs d’État de la région ont une fois encore appelé à la désescalade. Ils ont aussi ordonné un cessez-le-feu immédiat. Les six ont demandé aux responsables militaires des pays de l’EAC de se réunir dans une semaine. Cette réunion, ont-ils dit, devra plancher sur des nouveaux délais opérationnels. Il sera aussi question de réévaluer le plan de déploiement de la force régionale. Les chefs d’État ont aussi demandé à d’autres pays de la région de renforcer cette force qui pour l’heure n’est composée que des Kényans et des Burundais déployés dans la partie orientale de la RDC.

Les chefs d’État ont par ailleurs souligné l’importance d’un processus de dialogue qui devra accompagner les aspects purement militaires.

Les six chefs d’État présents ne se sont pas montrés très unis à la fin du sommet. La Tanzanienne Suluhu Samia et l’Ougandais Yoweri Museveni étaient les premiers à quitter la salle et à rejoindre directement l’aéroport. Les quatre autres sont sortis plusieurs minutes plus tard et aucune photo de famille n’a été prise à la fin des assises.

Le prochain rendez-vous est a priori à programmer avant le 20 février.

Patient Ligodi

RFI via CONGO PUB Online

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Afrique

Crise à l’Est de la RDC : Félix-Antoine Tshisekedi, Paul Kagame et d’autres chefs d’état de l’EAC attendus ce samedi 04 février 2023 à Bujumbura

by Pius KAMBU 4 février 2023
written by Pius KAMBU

Le président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, Paul Kagame et d’autres chefs d’état de l’EAC sont attendus à Bujumbura au Burundi, ce samedi 4 février 2023. Cette rencontre a pour ordre du jour l’évaluation de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo et voie à suivre.

La situation sécuritaire de l’est de la République Démocratique du Congo va de mal en pire avec la recrudescence des violences et atrocités comis dans cette partie du pays . Les combats ont repris sur plusieurs front dont la cité de kitchanga qui reste toujours entre les mains du M23 tandisque les Fardc occupent Ndondo-carton, Chehemba, Burayi, Buchaluchu, au bord du lac Bakulukira, Mbita jusqu’à la ferme de Mr Rujugiro.

Rappellons que l’EAC avait ,via un communiqué officiel, demandé à la RDC des explications dans l’urgence sur l’expulsion des Officiers rwandais dans le commandement de la force de l’EAC basée à Goma car pour le secrétaire général de cette organisation, cette décision appartiendrait aux chefs d’État.

Tabitha-Tifanny Moseka

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Afrique

le Soudan et Israël pour une « normalisation » de leurs liens

by admin9775 3 février 2023
written by admin9775

Le Soudan et Israël se sont mis d’accord jeudi pour la « normalisation » de leurs relations et un « traité de paix », lors de la première visite officielle du ministre israélien des Affaires étrangères à Khartoum.

Au cours de ce « voyage politique historique », selon les termes de la diplomatie israélienne, les deux pays se sont « mis d’accord pour avancer vers une normalisation des relations », a affirmé le ministère soudanais des Affaires étrangères.

« Un traité de paix entre le Soudan et Israël » sera signé « après le transfert du pouvoir au Soudan à un gouvernement civil qui sera établi dans le cadre du processus de transition en cours dans le pays », a indiqué le ministre israélien des Affaires étrangères Eli Cohen, une fois de retour en Israël.

Après la chute en 2019 du dictateur Omar el-Béchir, civils et militaires se sont partagé le pouvoir au Soudan jusqu’au 25 octobre 2021, date à laquelle le général Abdel Fattah al-Burhane a pris le pouvoir après un coup d’Etat.

La transition démocratique est depuis interrompue et le dialogue politique dans l’impasse, et la répression exercée par les forces de l’ordre a tué plus de 120 militants opposés au putsch.

M. Cohen a rencontré dans la capitale soudanaise le général Burhane, chef de facto du pays depuis le putsch, et le ministre nommé par ce dernier à la tête de la diplomatie, Ali al-Sidiq.

En janvier 2021, le Soudan avait exprimé son adhésion aux accords d’Abraham, par lesquels trois autres Etat arabes ont reconnu Israël, alors que civils et militaires se partageaient encore le pouvoir au Soudan.

Le pays avait ainsi rompu avec la position inflexible de Béchir, grand ennemi de l’Etat hébreu et longtemps proche du mouvement palestinien Hamas.

Avec ces accords, Khartoum, au ban de la communauté internationale durant un long embargo sous Béchir, avait obtenu une aide financière des Etats-Unis, quelques semaines après son retrait de la liste américaine des Etats accusés de financer le terrorisme.

« Relations fructueuses »

Contrairement aux Emirats arabes unis, à Bahreïn et au Maroc, le Soudan n’a toutefois pas fait suivre l’accord jusqu’ici de mesures concrètes pour approfondir les liens.

Et la ratification formelle par des institutions élues n’a toujours pas eu lieu, le pays nageant en plein marasme politique.

Le putsch a aussi provoqué le naufrage économique du Soudan, la communauté internationale ayant alors interrompu son aide de deux milliards de dollars annuels, une manne précieuse pour ce pays, l’un des plus pauvres au monde.

Selon le Conseil souverain soudanais, présidé par le général Burhane, ce dernier et M. Cohen ont discuté des « moyens d’établir des relations fructueuses » et des « projets possibles de coopération » dans des domaines aussi variés que la sécurité, l’agriculture, l’énergie, la santé, l’eau et l’éducation.

« Israël oeuvrera après la signature (du traité de paix, NDLR) pour aider les efforts de développement du Soudan dans les domaines de l’agriculture, de l’eau, de la médecine », a confirmé M. Cohen. « La signature d’un accord de paix servira les deux pays, elle renforcera la sécurité nationale d’Israël, la stabilité régionale et contribuera à l’économie. »

« Nous mettons un terme à 75 ans d’hostilité avec Israël, s’est réjoui M. Cohen.

En octobre 2021, dès son tout premier discours, quelques heures après son coup d’Etat, le général Burhane avait assuré que son pays resterait lié par les accords internationaux qu’il avait signés.

En novembre, il avait ainsi envoyé un message de félicitations au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui venait de remporter les législatives avec ses alliés d’extrême droite et ultra-orthodoxes.

Autre pays africain, le Tchad a inauguré jeudi une ambassade en Israël, quatre ans après la reprise des relations diplomatiques entre les deux Etats.

Benjamin Netanyahu, qui a participé à l’inauguration de l’ambassade à Ramat Gan près de Tel-Aviv, avec le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, a salué « un moment historique », d’après son bureau.

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Le Zimbabwe approuve une loi « draconienne » visant la société civile

by admin9775 3 février 2023
written by admin9775

Le Zimbabwe a adopté une loi controversée qui vise, selon les critiques, à museler la société civile en plaçant les ONG sous la menace de sanctions sévères et d’un contrôle strict du gouvernement, à quelques mois des élections générales.

Le Sénat a voté mercredi soir ce texte déjà approuvé par l’Assemblée en décembre et que le président doit ratifier avant son entrée en vigueur.

Ce vote intervient alors que groupes de défense des droits et partis d’opposition dénoncent une répression accrue du gouvernement contre les voix dissidentes, en amont d’élections dont la date n’est pas encore fixée mais qui pourraient se dérouler en juillet.

La loi est « une mesure nécessaire pour améliorer l’administration, la responsabilité et la transparence de nos organisations caritatives », a justifié le ministre de la Justice Ziyambi Ziyambi, accusant certaines d’entre elles d’agir « de manière partisane en faisant passer de l’argent vers des partis ou candidats préférés ».

« Nous ne pouvons pas courir le risque » que des ONG « à caractère public servent de couverture à des vols, détournements, fraude fiscale, blanchiment ou encore à des activités politiques partisanes », a-t-il insisté mercredi devant le Sénat.

La loi interdit aux organisations de la société civile de s’engager en politique et donne au gouvernement le pouvoir d’interférer dans leur gouvernance et leurs activités, notamment en modifiant leur gestion interne et leur financement.

Elle est assortie de sanctions sévères, les personnes qui l’enfreignent risquant jusqu’à un an de prison et la fermeture de leur organisation.

Le sénateur de l’opposition Morgen Komichi, seul à s’opposer au texte, l’a qualifié d' »obscène », soulignant que les ONG apportent un soutien essentiel en termes de santé, d’éducation ou de sécurité alimentaire. « Le Zimbabwe ne dispose pas d’une économie forte capable de subvenir aux besoins de tous les Zimbabwéens », a-t-il déclaré.

Loi « draconienne »

Pour certains groupes, la formulation large du texte de loi risque de criminaliser de facto l’activité de toute organisation mal aimée par le gouvernement.

D’autres avertissent que cela pourrait mener à des réductions drastiques de l’aide étrangère, qui passe par les ONG et qui est estimée la troisième source de revenus du Zimbabwe.

Le journaliste en vue et militant anticorruption Hopewell Chin’ono, qui a multiplié les séjours en prison en raison d’accusations d’incitation à la violence dans la foulée de tweets ou de déclarations, a dénoncé dans un tweet cette loi « draconienne ».

« C’est le niveau le plus bas auquel un État moderne puisse arriver. Surtout un État qui est né de la lutte pour la liberté, l’indépendance et la démocratie », a déclaré Peter Mutasa, directeur de la Crisis in Zimbabwe Coalition, qui abrite plusieurs ONG. « On n’a jamais imaginé qu’on pourrait tomber aussi bas ».

Selon lui, jusqu’à 18.000 personnes travaillant pour des ONG risquent de perdre leur emploi.

Ces organisations appuient des opérations gouvernementales dans des secteurs clé, fait aussi valoir Itai Rusike, directeur du réseau civique Community Working Group on Health. « Au lieu de restreindre leurs activités, le gouvernement ferait mieux de les encourager ».

La tension monte au Zimbabwe alors que le président Emmerson Mnangagwa, qui a succédé au dirigeant de longue date Robert Mugabe en 2017, peine à atténuer la pauvreté, les coupures d’électricité chroniques et à maîtriser l’inflation.

Les avocats de défense des droits de l’Homme dénoncent des détentions arbitraires répétées sous Mnangagwa.

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