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Category:

Afrique

Afrique

Éthiopie : la frappe au Tigré a « touché un jardin d’enfants », selon l’Unicef

by admin9775 27 août 2022
written by admin9775

Selon l’Unicef, la frappe aérienne du gouvernement fédéral qui s’est abattue vendredi sur la capitale de la province éthiopienne du Tigré, Mekele, a « touché un jardin d’enfants », faisant plusieurs morts. « Encore une fois, des enfants ont payé au prix fort une escalade de la violence dans le nord de l’Éthiopie », s’est indignée la directrice exécutive de l’organisation onusienne, Catherine Russell.

Le Fonds de l’ONU pour l’enfance (Unicef) a condamné, samedi 27 août, la frappe aérienne ayant la veille « touché un jardin d’enfants » dans la région du Tigré en Éthiopie. L’UE et le Royaume-Uni ont appelé de leur côté au respect du droit international protégeant les civils.

La déclaration de l’Unicef est la première confirmation internationale qu’un jardin d’enfants a été touché, comme l’affirment les autorités rebelles du Tigré, le gouvernement éthiopien ayant assuré de son côté ne viser que des « cibles militaires ».

« L’Unicef condamne vigoureusement la frappe aérienne à Mekele, capitale de la région du Tigré en Éthiopie. La frappe a touché un jardin d’enfants, tuant plusieurs enfants et en blessant plusieurs », a dénoncé la directrice exécutive de l’organisation, Catherine Russell, dans un tweet. « Encore une fois, des enfants ont payé au prix fort une escalade de la violence dans le nord de l’Éthiopie. Depuis bientôt deux ans, les enfants et leurs familles dans la région subissent les affres de ce conflit. Il doit cesser », a-t-elle ajouté.

Le gouvernement éthiopien n’a pas réagi dans l’immédiat à ces déclarations onusiennes.

« Les civils ne sont pas une cible »

Sans mentionner la cible touchée, le commissaire européen chargé de la Gestion des crises, Janez Lenarcic, a « condamné » cette frappe « ayant entraîné la mort de civils » et « appelé au respect du droit international humanitaire ». « Les civils ne sont pas une cible », a-t-il tweeté.

« Les informations sur des frappes aériennes au Tigré ayant fait des victimes civiles sont épouvantables. Toutes les parties doivent respecter le droit international humanitaire et faire de leur priorité la protection des civils », a tweeté la sous-secrétaire d’État britannique pour l’Afrique, Vicky Ford.

Un responsable de l’hôpital Ayder, le principal de la ville de Mekele, a affirmé vendredi dans un message à l’AFP que son établissement avait reçu quatre morts, dont deux enfants, et neuf blessés.

La télévision officielle du Tigré a affirmé que « sept civils dont trois enfants » avaient été tués et a diffusé des images montrant ce qui ressemble à une aire de jeux dévastée et un bâtiment aux murs peints de dessins de couleurs vives endommagé.

Les journalistes n’ont pas accès au nord de l’Éthiopie, rendant impossible toute vérification indépendante. Le réseau mobile et Internet y sont également aléatoires et aucun responsable n’a pu être joint samedi au Tigré.

Une frappe « barbare », selon le patron de l’OMS

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, lui-même originaire du Tigré, a tweeté « manquer de mots » face à « ce terrible événement et à la perte de vie innocente », qualifiant la frappe de « barbare ».

Des combats ont repris mercredi dans le nord de l’Éthiopie, mettant fin à cinq mois de trêve entre le gouvernement fédéral et les autorités rebelles du Tigré, qui se rejettent mutuellement la responsabilité de la reprise des hostilités.

Jusqu’à la frappe sur Mekele vendredi, les affrontements se limitaient à deux zones autour de la frontière sud-est du Tigré. La situation sur le terrain restait difficile à apprécier, les zones théâtres de combats étant injoignables samedi.

Les rebelles ont affirmé qu’un avion avait « largué des bombes sur une zone résidentielle et un jardin d’enfants ». Le gouvernement éthiopien a répondu que l’aviation militaire éthiopienne ne visait que « des sites militaires » et a accusé les rebelles tigréens de mise en scène « pour affirmer que l’aviation a attaqué des civils ».

Des espoirs de paix jamais concrétisés

La frappe de vendredi marque une escalade redoutée par la communauté internationale, qui s’inquiète d’une reprise du conflit à grande échelle et craint de voir réduits à néant les maigres espoirs de négociations de paix entrevus depuis juin, mais jamais concrétisés.

Dès mercredi, de nombreux pays et organisations internationales, ONU, États-Unis et Union européenne en tête, avaient appelé à une cessation des hostilités et à une résolution pacifique du conflit.

Le bilan de cette guerre meurtrière, marquée par de nombreuses exactions commises par chaque camp, est largement inconnu. Mais elle a déplacé plus de deux millions de personnes et plongé des centaines de milliers d’Éthiopiens dans des conditions proches de la famine, selon les Nations unies. Début mars, quelques semaines avant la trêve, le Haut-commissariat de l’ONU aux droits humains avait indiqué que les frappes de l’aviation éthiopienne avaient tué plus de 300 civils au cours des trois mois précédents.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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Afrique

Kigali « fera face à la France », affirme le président Kagamé

by admin9775 27 août 2022
written by admin9775

L’heure est à la riposte pour le gouvernement rwandais, après la mise en cause du président Paul Kagamé et de neuf de ses proches, par le juge français Jean-Louis Bruguière.

L’heure est à la riposte pour le gouvernement rwandais, après la mise en cause du président Paul Kagamé et de neuf de ses proches, par le juge français Jean-Louis Bruguière, pour l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président Habyarimana.

« Maintenant, nous allons jouer sur le même terrain que la France. Ce que (les Français) font contre nous, nous le ferons contre eux », a déclaré Paul Kagamé, dans un entretien diffusé, samedi 25 novembre, par i-TELE. « La France est un pays riche, (…) donc elle pense qu’elle a toujours raison, même quand elle a tort, a-t-il poursuivi. Mais la France ne peut pas traiter le Rwanda comme elle a traité d’autres pays en voie de développement. Nous ferons face à la France. »

Estimant que les mandats d’arrêt émis par le juge Bruguière sont « dénués de sens », le président Kagamé interroge : « A l’endroit où cet avion a été descendu, la zone était contrôlée par les Français. Alors, pourquoi n’a-t-on pas demandé des explications aux Français ? »

« La France est impliquée dans le génocide. Il n’y a aucun doute là-dessus », affirme aussi M. Kagamé, qui invite le juge Bruguière à s’intéresser « au génocide que nous avons subi et à ceux qui l’ont provoqué plutôt qu’à ce crash d’avion ».

Au moment où ces déclarations étaient diffusées, l’ambassadeur de France à Kigali, Dominique Decherf, regagnait l’Europe, vingt-quatre heures après la rupture des relations diplomatiques décidée vendredi par le Rwanda.

Le ministre français des affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, interrogé dimanche par Radio-J, a « regretté d’autant plus (cette décision) que (la France était) en train de relancer des relations fortes » avec le Rwanda, assurant que la décision du juge n’avait « rien à voir avec une décision politique ». Ce qui n’empêche pas le quotidien Newtimes de Kigali de dénoncer « les intentions diaboliques » de la France.

Philippe Bernard

Le Monde via CONGO PUB Online

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Afrique

A Alger, Emmanuel Macron affiche sa volonté de réconciliation

by admin9775 26 août 2022
written by admin9775

Après plusieurs mois de brouille diplomatique sur la question des visas, le chef de l’Etat est arrivé, jeudi, en Algérie, accompagné d’une délégation fournie. Il a annoncé la création d’une commission mixte d’historiens sur la guerre et la colonisation.

« C’est pour moi un immense plaisir de vous souhaiter la bienvenue ainsi qu’à la délégation qui vous accompagne. » S’adressant à Emmanuel Macron, le chef de l’Etat algérien, Abdelmadjid Tebboune, ne cachait pas sa satisfaction au palais présidentiel d’El Mouradia, à Alger, jeudi 25 août, quelques heures après avoir accueilli son homologue français à sa descente d’avion, ainsi que l’imposante délégation qui s’est déplacée pour une visite de trois jours dans le pays.

Après quelque deux heures et demie d’entretien privé, les deux dirigeants ont tenu, au cours d’une « communication à la presse » encadrée par un protocole parfois incompréhensible – des journalistes porteurs d’un passeport algérien n’ont pas été autorisés à entrer – et sans qu’aucune question ne puisse être posée, à afficher leur entente : « Dans une franchise parfaite et dans le cadre d’un partenariat global d’exception », s’est félicité Abdelmadjid Tebboune.

Si le voyage d’Emmanuel Macron en Algérie ne relève pas officiellement de la visite d’Etat, la densité politique de la très large délégation française est cette fois à la hauteur des attentes algériennes après plusieurs mois de brouille diplomatique. Aux côtés d’Emmanuel Macron se trouvaient les ministres de l’économie, Bruno Le Maire, de l’intérieur et des outre-mer, Gérald Darmanin, de l’Europe et des affaires étrangères, Catherine Colonna, de la culture, Rima Abdul-Malak, des armées, Sébastien Lecornu, ainsi que le chef d’Etat-major des armées, Thierry Burkhard, et pas moins d’une cinquantaine d’invités.

Le monde via CONGO PUB Online

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Afrique

Dans les cimetières de Brazzaville, les tombes sont recouvertes de moustiquaires

by admin9775 26 août 2022
written by admin9775

Un phénomène nouveau qui gagne du terrain au Congo : dans les cimetières de Brazzaville, nombreuses sont les tombes qui sont recouvertes de moustiquaires. Les parents des disparus disent protéger les gerbes de fleurs qui ornent ces tombes, mais souvent emportées par le moindre coup de vent qui souffle. Au départ, ce n’était pas une affaire de moustiquaires.

Première sortie nord de la capitale congolaise. Juste après la bretelle qui dessert le célèbre quartier Congo-Chine, sur la gauche, c’est une succession de cimetières essentiellement privés. Les hautes herbes dominent les lieux. Les tombes entretenues, donc bien visibles, sont recouvertes de moustiquaires.

Nadia, la quarantaine révolue, a pour travail la vente des objets funéraires. Elle nous explique ce décor. « La moustiquaire est installée après la construction de la pierre tombale pour protéger les gerbes de fleurs. C’est pour éviter qu’elles s’éparpillent quand il y a du vent. Ceux qui s’arrêtent à l’étape de la dalle, sans faire la pierre tombale, n’ont pas la possibilité de mettre la moustiquaire », affirme-t-elle.

La veille d’un week-end à la morgue de l’hôpital de Talangaï, tout de noir vêtu, Kevin Bandenga, un fonctionnaire, est venu assister à la levée de corps d’un membre de sa famille. Il trouve normale la présence des moustiquaires sur les tombes.« Après la construction de la pierre tombale, on a l’habitude de laisser des gerbes de fleurs dessus. Pour moi, je pense que la moustiquaire sert à protéger ces gerbes. C’est tout. Je ne vois pas d’autre explication. Sur d’autres plans, je ne pourrais pas expliquer, parce que la moustiquaire n’a rien à voir avec les esprits », justifie-t-il.

« C’est un fait qui nous écœure »

Médecin-chef du Programme national de lutte contre le paludisme, le docteur Jean-Mermoz Youndouka est plutôt choqué. « Oui ! Ça nous indigne parce que, comme j’ai l’habitude de dire à ce sujet, nos ancêtres n’ont certainement pas besoin des moustiquaires, mais de nos prières pour les accompagner. Donc, c’est un fait qui nous écœure. Je précise ici qu’il ne s’agit pas des moustiquaires du Fonds mondial (de lutte contre le paludisme, la tuberculose et le Sida) qu’on retrouve dans les cimetières », fait-il remarquer.

Habib Ndeko est gardien dans un cimetière. Nous l’avons rencontré ce matin devant une borne fontaine où il remplit des bidons. L’eau qu’il récupère va être utilisée par les ouvriers qui construisent les pierres tombales. Selon ce gardien à la barbe abondante, au départ, les gerbes de fleurs étaient plutôt protégées par des filets.

« Avant, on mettait des filets. Mais la méthode a changé parce que les pêcheurs volaient ces filets pour aller pratiquer leur activité. Le filet coûte 10 000 francs CFA, au moins. Or, quand il se fait voler une semaine après son installation, c’est une perte énorme. Par contre, avec 1 000 ou 1 500 francs, on peut facilement trouver une moustiquaire sur le marché », explique le gardien.

Brazzaville et ses environs connaissent un réel problème d’espaces. Les inhumations se font désormais dans le district d’Ignié, à 45 kilomètres de la capitale.

RFI via CONGO PUB Online

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Afrique

Le Niger provoque la pluie pour éloigner le spectre de la sécheresse

by admin9775 25 août 2022
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Le Niger a décidé de provoquer la pluie à l’aide de produits chimiques face à la sécheresse qui a engendré cette année une sévère crise alimentaire dans ce pays aride, a appris jeudi l’AFP auprès des services de la météorologie.

Cette technologie de « pluies provoquées » consiste, à l’aide d’un avion, à introduire dans les nuages des produits chimiques, notamment un mélange d’argent, de sodium et d’acétone.

« Il fallait agir sur ce problème de sécheresse » afin d’avoir « beaucoup plus de jours de pluies et augmenter par la même occasion la quantité des pluies », a expliqué Katiellou Gaptia Lawan, directeur de la météorologie nigérienne qui pilote l’opération avec le consortium malien Ibi Air. Il souligne qu’il y a au Niger « beaucoup de séquences sèches prolongées qui perturbent le développement des cultures et des pâturages ».

Selon lui, les interventions ponctuelles doivent donc surtout cibler des zones de cultures ou de pâturage, lorsque celles-ci connaissent « de longs répits pluviométriques ». L’ouest du pays, dont la région de Niamey, ont bénéficié des premières interventions début août, après plusieurs semaines sans pluies. L’opération se poursuivra jusqu’à fin septembre, période habituelle de la fin de la saison des pluies au Niger.

Le climat dans ce pays est de type sahélien, caractérisé par une longue saison sèche de 8 à 10 mois et une courte saison des pluies qui dure de 3 à 4 mois, de juin à septembre. Le nombre de jours de pluie varie du nord au sud, avec une pluviométrie annuelle comprise entre moins de 100 mm, essentiellement dans le nord, et 700-800 mm.

Une grave crise alimentaire

Toutefois, des inondations ont récemment affecté le nord désertique en raison du dérèglement climatique, selon les autorités nigériennes. Parallèlement à la sécheresse dans plusieurs régions, d’autres sont affectées par de graves inondations qui ont fait 53 morts, 87.942 sinistrés et 74 blessés, selon un dernier bilan officiel.

En raison de la sécheresse et des violences jihadistes qui ont empêché les paysans de cultiver leurs champs, le Niger est frappé cette année par une grave crise alimentaire. Selon le gouvernement, plus de 4,4 millions de personnes sont en insécurité alimentaire « sévère », soit environ 20% de la population.

Le taux de malnutrition aiguë chez les enfants risque d’être de 12,5%, dépassant le seuil d’urgence de 10% fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). 80% des Nigériens vivent d’une agriculture artisanale fortement tributaire des pluies et le pays compte plus de 52 millions de têtes de bétail, selon le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage.

VOA via CONGO PUB Online

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Afrique

Elections en Angola: le président sortant en tête, scrutin historiquement serré

by admin9775 25 août 2022
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Le président angolais sortant, Joao Lourenço, se dirigeait jeudi vers une probable victoire face à son charismatique rival de l’opposition, selon des résultats encore partiels mais comptabilisant déjà la très grande majorité des votes du scrutin le plus disputé de l’histoire du pays.

A plus de 86% des votes dépouillés, le MPLA, ancien tout-puissant parti unique dirigeant l’Angola depuis 1975, est en tête avec 52,08% des voix, selon la commission électorale. Mais l’opposition est en passe de réaliser un score historique: l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola, l’Unita, remporte pour l’instant 42,98% des votes. L’ancien mouvement rebelle, qui rassemble une jeunesse désenchantée et les oubliés de la croissance, est pour l’instant en tête dans la capitale Luanda.

Il n’y a pas d’élection présidentielle en Angola. Selon la Constitution, la tête de liste du parti qui remporte les législatives est investie chef d’Etat. En 2017, le MPLA avait remporté une confortable victoire avec 61% des voix, gagnant 150 des 220 sièges du Parlement, soit plus des deux tiers nécessaires pour faire passer ses projets de loi sans le soutien d’un autre parti. En 2012, il avait rassemblé 71,84% des votes.

Les observateurs avaient annoncé un scrutin serré cette fois, même si le président sortant, 68 ans, partait favori. Le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA) est en perte de vitesse dans un pays riche en ressources naturelles mais plongé dans de graves difficultés économiques. De son côté, l’opposition s’est musclée depuis l’arrivée d’un leader, Adalberto Costa Junior, 60 ans. Elle a aussi élargi sa base en s’alliant à plusieurs autres partis.

« Ne les laissez pas voler nos espoirs », a posté M. Costa Junior sur Facebook après l’annonce des résultats partiels. Son parti a déclaré la nuit dernière que, selon leur propre comptage, « la tendance indique une victoire de l’Unita dans toutes les provinces du pays ».

L’opposition et une partie de l’opinion publique craignaient de possibles fraudes. Mais le scrutin s’est déroulé « dans le respect des exigences internationales », ont déclaré lors d’une conférence de presse les observateurs de la Communauté de pays de langue portugaise (CPLP). « Nous attendons les vrais résultats, j’ai encore de l’espoir », a confié à l’AFP José Vieira Manuel, 28 ans, ingénieur à Luanda et partisan de l’Unita.

« Transparence »

Sur des promesse de réformes, l’opposant réputé bon orateur séduit une jeunesse urbaine moins attachée au MPLA que ses aînés et qui hérite d’un pays miné par des décennies de corruption sous la présidence de José Eduardo dos Santos (1979-2017). Les 10 à 24 ans représentent un tiers de la population de l’ancienne colonie portugaise, selon des données des Nations unies.

Mort le mois dernier en Espagne, M. dos Santos est accusé d’avoir détourné des milliards au profit de ses proches. Il doit être enterré dimanche. Quelque 14,4 millions d’électeurs étaient appelés à voter mercredi. Huit partis sont en lice.

« Le MPLA a donné des opportunités aux jeunes, il y a plus de travail et de transparence », estime Madalena Antonio, une commerçante de Luanda de 27 ans. Pur produit du parti nourri au marxisme-léninisme, Joao Lourenço a surpris, une fois élu, en s’affranchissant du système. Il a lancé une vaste campagne anticorruption et mené des réformes, saluées à l’étranger, pour sortir d’une économie dépendante du pétrole.

Mais pour une grande partie des 33 millions d’Angolais, toutes les promesses ne sont pas tenues. Beaucoup jugent que la campagne anticorruption, qui a alimenté les divisions au sein du parti, s’est réduite à une chasse aux sorcières contre le clan dos Santos.

Et dans le pays 2e producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, aussi l’un des principaux producteurs mondiaux de diamants, la pauvreté reste criante. Près de la moitié des Angolais vivaient avec moins de 1,9 dollar par jour en 2020.

VOA via CONGO PUB Online

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Afrique

L’Angola élit son président dans un scrutin serré, les liens avec Moscou en jeu

by admin9775 24 août 2022
written by admin9775

Les législatives de mercredi en Angola, qui décideront du prochain président, s’annoncent les plus serrées de l’histoire du pays. Le parti au pouvoir du chef de l’État sortant est défié par une opposition qui promet des réformes socio-économiques et qui pourrait réexaminer les relations étroites entretenues jusqu’ici avec la Russie.

Les Angolais sont appelés aux urnes mercredi 24 août pour des élections législatives qui décideront du prochain président, un scrutin annoncé comme le plus serré de l’histoire du pays, entre le parti au pouvoir depuis l’indépendance et une opposition qui promet d’enrayer pauvreté et corruption.

Les bureaux de vote seront ouverts de 7 h du matin (6 h GMT) à 18 h (17 h GMT) pour les 14 millions d’inscrits. Huit partis politiques sont en lice au total. Le candidat du parti vainqueur aux législatives sera investi chef d’État. Les résultats sont attendus quelques jours après la tenue du scrutin mais le délai peut être allongé en cas de contestation.

Au pouvoir depuis l’indépendance du pays de l’empire portugais en 1975, le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA) part favori, selon les pronostics. Le président sortant Joao Lourenço, 68 ans, brigue un second mandat.

Le score que réalisera une opposition revigorée ces dernières années par son leader, Adalberto Costa Junior, 60 ans, surnommé « ACJ », sera particulièrement observé. À la tête de l’Unita, premier parti d’opposition, ACJ a mené sa campagne sur des promesses de réformes, de lutte contre la pauvreté et contre la corruption.

Les relations avec Moscou en jeu

Une victoire de l’Unita, qui entend revoir des liens du pays avec les puissances mondiales, pourrait affecter les relations étroites entretenues avec la Russie, alliée du MPLA durant la guerre civile angolaise.

Soutenue par les États-Unis, l’Unita a condamné l' »invasion de l’Ukraine par la Russie », selon Adalberto Costa Junior, qui s’est rendu à Bruxelles et à Washington pour nouer des relations avec les Occidentaux avant les élections.

Le président sortant, Joao Lourenço, s’est rapproché de l’Occident depuis son élection en 2017 mais s’est abstenu, en mars dernier, de soutenir une résolution de l’ONU condamnant l’offensive de la Russie en Ukraine.

Scrutin très serré

Réputé bon orateur, Adalberto Costa Junior incarne pour certains cet espoir de « changement » réclamé par la rue, dans un pays riche en pétrole mais plongé dans de grandes difficultés économiques. L’opposant séduit aussi une jeunesse urbaine, moins attachée au MPLA que ses aînés et qui hérite d’un pays rongé par des décennies de corruption sous la présidence de José Eduardo dos Santos (1979-2017). Mort le mois dernier en Espagne, l’ancien chef d’État est accusé d’avoir détourné des milliards au profit de sa famille et ses proches.

« Il n’y a pas de démocratie avec un parti unique au pouvoir », a fustigé, lundi, ACJ, lors d’un meeting à Luanda. Appelant ses partisans à se rendre aux urnes, il les a exhortés à « ne pas craindre l’alternance ».

« La marge sera plus petite que jamais », estime Eric Humphery-Smith, analyste au cabinet britannique Verisk Maplecroft. Une enquête d’opinion effectuée en mai montrait un gain de popularité de l’Unita, créditée de 22 % des suffrages, contre 13 % en 2019. Si le MPLA bénéficie de sept points d’avance, près de la moitié des sondés ont déclaré être indécis. De nombreux jeunes vont voter pour la première fois, alors que les moins de 25 ans représentent 60 % de la population.

Risques de fraudes

Mais avec un parti au pouvoir qui a la main sur le processus électoral et les médias publics, l’opposition et une partie de l’opinion publique s’interrogent sur des possibilités de fraudes. Les réseaux sociaux ont récemment relayé des cas d’électeurs décédés pourtant inscrits sur les listes électorales.

En 2017, Joao Lourenço avait été élu avec 61 % des voix, avec l’étiquette de dauphin désigné de dos Santos. Après son élection, il a rapidement pris ses distances, lançant à la surprise générale une vaste opération « mains propres » et écartant des postes clefs les proches de son ancien mentor.

L’actuel président compte l’emporter grâce à son bilan des cinq dernières années : dans une économie dépendante du pétrole en grave récession, il a lancé des réformes ambitieuses, saluées à l’étranger, pour diversifier les sources de revenus et privatiser les entreprises publiques. « Nous avons créé et restructuré notre économie », a-t-il déclaré lors d’un rassemblement le weekend dernier.

Avec AFP et Reuters

France 24 via Congo Pub Online

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Afrique

Mali : Abdoulaye Maïga nommé Premier ministre par intérim

by admin9775 23 août 2022
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Le colonel Abdoulaye Maïga a au moins deux points commun avec son prédécesseur Choguel Maïga : le nouveau Premier ministre par intérim du Mali partage son patronyme et sa fidélité à l’homme fort du pays, Assimi Goïta. Il a été nommé dimanche soir en remplacement de son prédécesseur, hospitalisé depuis plus d’une semaine. Portrait d’un militaire jusqu’ici assez discret.

Au Kenya, la crise post-électorale se poursuit après le dépôt par l’opposant Raila Odinga, lundi 22 août, d’un recours devant la Cour suprême pour contester les résultats de l’élection présidentielle et la victoire de William Ruto.

Simone Gbagbo, ex-première dame de Côte d’Ivoire, a lancé son parti politique, le Mouvement des générations capables (MGC), deux ans avant la présidentielle de 2025. Sadia Mondjo, correspondante de France 24, s’est rendue à l’assemblée générale constitutive de ce parti qui s’est achevée, samedi 20 août, à Abidjan.

France 24 via Congo Pub Online

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Afrique

Lutte antijihadiste : le Mali appelé à « revenir assumer ses responsabilités »

by admin9775 23 août 2022
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Alors que les autorités de transition au Mali ont décidé, mi-mai, de se retirer du G5 Sahel et de sa force conjointe, lundi, le Burkina Faso et le Niger ont appelé Bamako à « revenir assumer ses responsabilités », dans une coopération dans la lutte antijihadiste.

Le Burkina Faso et le Niger, deux pays touchés par les violences jihadistes parties du Nord-Mali en 2013, ont invité Bamako, lundi 22 août,  à « revenir assumer ses responsabilités », dans le cadre d’une coopération sous-régionale dans la lutte antijihadiste.

Mi-mai, les autorités de transition au Mali, empêchées d’en assurer la présidence, ont décidé de se retirer du G5 Sahel et de sa force conjointe, une alliance militaire luttant contre les groupes jihadistes, invoquant une « perte d’autonomie » et « une instrumentalisation » au sein de l’organisation régionale formée avec la Mauritanie, le Tchad, le Burkina et le Niger.

« Nous avons passé (…) en revue la situation sous-régionale et nous avons pensé que le Mali (…) est aujourd’hui le grand absent de la coopération dans le domaine de la défense », a déclaré le ministre de la Défense du Niger, Alkassoum Indattou. « Il faut qu’on travaille pour que le Mali puisse revenir et assumer ses responsabilités et jouer son rôle », a-t-il ajouté.

« Occuper le terrain »

Alkassoum Indattou, accompagné de son homologue, le ministre burkinabè de la Défense, le général Barthélemy Simporé, s’exprimait au sortir d’une rencontre avec le président de la transition au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo.

« Au-delà de ces opérations, nous envisageons de faire d’une manière plus régulière et permanente des opérations sur le terrain entre les différentes forces armées pour faire en sorte qu’elles occupent le terrain, prennent le contrôle et ne puissent pas laisser un seul centimètre, aussi bien au Niger qu’au Burkina Faso, aux terroristes », a affirmé Alkassoum Indattou.

Du 2 au 25 avril, les soldats des deux armées avaient mené une opération conjointe dénommée Taanli 3 – « alliance » ou « cohésion », en langue gulmacéma parlée dans l’est du Burkina Faso, permettant de neutraliser « une centaine de terroristes », selon les deux états-majors.

France 24 Avec AFP via Congo Pub Online

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Afrique

Attaque à Mogadiscio: «Les shebabs essayent d’intimider le nouveau gouvernement» somalien

by admin9775 23 août 2022
written by admin9775

En Somalie, une attaque terroriste a pris pour cible l’Hôtel Hayat, dans la capitale Mogadiscio, ce vendredi 19 août. Une action revendiquée par les islamistes shebabs, contre qui le gouvernement fédéral est en guerre depuis quinze ans environ. Deux semaines après l’officialisation d’un nouveau gouvernement, cette offensive shebab est symbolique. Explications avec Omar Mahmood, expert de l’Afrique de l’Est pour l’International Crisis Group (ICG).

RFI : Pourquoi les shebabs ont-ils décidé de frapper si fort avec cette attaque à Mogadiscio ? Est-ce un symbole ?

Les shebabs ont déjà effectué ce genre d’attaques à Mogadiscio. Ce sont des attaques complexes, qui suivent le même modèle : des kamikazes, qui commettent des attentats suicides, et qui sont suivis de plusieurs hommes armés qui tirent sur la foule. Mais c’était il y a plusieurs années. Leur retour sous cette nouvelle administration est une sorte de symbole, un message que les shebabs veulent envoyer à cette nouvelle administration, qui a fait beaucoup de bruit sur le fait qu’elle voulait accentuer la lutte contre le groupe terroriste. Les shebabs essayent d’intimider le nouveau gouvernement. Ils veulent les dissuader de mener une offensive, en montrant de quoi ils sont capables.

Mais la question est aussi : pourquoi viser cet hôtel en particulier ? Eh bien, parce qu’en l’occurrence, cet hôtel accueille de nombreux événements politiques, comme des meetings par exemple.

C’est un test sécuritaire pour ce nouveau gouvernement. Comment peut-il lutter efficacement contre les shebabs ?

Le gouvernement a fait de la sécurité son cheval de bataille. Et c’est effectivement un élément-clé. Ce genre d’attaques amènent toujours le même type de question, à savoir : comment est-ce possible que ces terroristes aient pu mener une attaque dans cette zone de Mogadiscio, qui est l’une des plus sécurisées de la ville. Je crois que c’est la question à laquelle le gouvernement devra répondre.

Ils vont devoir regarder ça de près, savoir qui est aux commandes dans les forces de sécurité, quels sont les dysfonctionnements dans la logistique. Cette attaque ne doit pas soulever que la question de la lutte contre les shebabs, mais aussi sur ces dysfonctionnements sécuritaires internes. Mais les autorités ne peuvent pas battre les shebabs uniquement sur le plan militaire et sécuritaire, elles doivent aussi les battre financièrement et idéologiquement.

Vous le dites, la question de savoir comment une telle attaque est encore possible est sur toutes les lèvres. Est-ce que vous avez des éléments de réponse ?

Il faut d’abord dire que les shebabs sont très bons pour exploiter les failles dans les systèmes de sécurité, et les tourner à leur avantage. Un bon exemple de cela, ce sont les points de contrôle. Que les shebabs les aient passés en corrompant les forces de sécurité, qu’ils aient joué sur la solidarité entre membres d’un même clan, ou qu’ils aient dissimulé leurs armes auprès des gardes, ils ont été capables de passer entre les mailles du filet.

Encore une fois, c’est ce volet sécuritaire que le gouvernement devra, à tout prix, regarder de près. Pour améliorer la sécurité de Mogadiscio, mais aussi du reste du pays. Et, par ailleurs, n’oublions pas que les shebabs sont présents à Mogadiscio. C’est une présence dissimulée, certes, mais il ne s’agit pas de faire venir des contingents de soldats de l’extérieur à l’intérieur de la ville. Ils ont déjà cette présence sur place.

RFI via CONGO PUB Online

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23 août 2022 0 comments
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