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Nouvelles nécrologiques

Nouvelles nécrologiques

Décès de la comédienne « Maman Nzita »

by Pius KAMBU 13 septembre 2022
written by Pius KAMBU

Encore un cas de décès enregistré dans le paysage du théâtre congolais. Après Kuedi Mayimputu, c’est au tour Maman Nzita de tirer Lundi 12 septembre sa révérence à Kinshasa.

Les raisons du décès de cette professionnelle du théâtre demeurent inconnues, quoique certaines langues indiquent que c’est suite à une longue maladie qu’elle aurait perdu la vie.

Cette Chevronnée de télédramatique, l’illustre disparu a incarné plusieurs roles dans sa longue carrière.

D’ailleurs maman Nzita est l’une des figures qui ont été choisies pour la confection du film Viva Riva avec Patcha Bay paru en 2012.

MBOTE via CONGO PUB Online

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Nouvelles nécrologiques

William Klein, décès du célèbre photographe «coup de poing»

by admin9775 13 septembre 2022
written by admin9775

Le plus célèbre des photographes américains à Paris a influencé des générations de photographes dans le monde entier. Samedi 10 septembre, William Klein est décédé « paisiblement », à l’âge de 96 ans, dans sa ville préférée, a annoncé lundi 12 septembre son fils, Pierre Klein.

Grâce à l’audace et la liberté de ses images, William Klein a révolutionné la photographie du XXe siècle. Avec lui, le photographe quitte le rôle du spectateur pour assumer pleinement d’être aussi acteur de l’image. Klein n’hésite pas à peindre ses tirages, à recadrer les planches contacts de ses photos, à varier les angles, employant le flou, le grain et les contrastes sans limites pour encore mieux troubler le spectateur.

« Parler de la vie »

Jusqu’à la fin de sa vie, même en fauteuil roulant, il s’est baladé dans les expositions et les rues de Paris avec son appareil photo dans la main. Pendant toute sa carrière, l’usage de son troisième œil n’est jamais limité à la photographie, car le regard et la sensibilité de William Klein s’expriment aussi à travers du cinéma, de la peinture et du graphisme. « La photographie m’a offert la possibilité de parler de la vie. C’était très excitant pour moi. De plus, cela m’a permis de créer des livres et bien plus encore. Tout cela va de pair », il nous avait confié à l’occasion de la très grande rétrospective de son œuvre en 2005, au Centre Pompidou. En effet, le talent suprême de l’artiste américain consiste à réunir dans ses œuvres photographiques toutes les disciplines.

Klein avait sa propre manière d’interroger le pouvoir de l’image et les problèmes inhérents au langage des images à l’aide de ce médium particulier appelé photographie. Même l’architecture avait une place particulière dans l’art photographique de cet élève de Fernand Léger qui adorait de participer à la conception des espaces pour ses expositions :

« L’un de mes objectifs a toujours été de travailler avec des architectes. Bizarrement, c’était déjà le cas au tout début. Peu après mon passage dans l’atelier de Léger, j’ai eu l’occasion de réaliser des peintures murales en Italie. Et pour l’exposition au Centre Pompidou, je me suis dit : étant donné que ces planches contacts peintes peuvent désormais être réalisées dans n’importe quelle taille, une possibilité d’utilisation est de les intégrer dans l’espace public. »

L’art comme échappatoire

Il naît dans une famille juive orthodoxe, d’origine hongroise, le 19 avril 1928, à New York, à Manhattan. Ses parents sont pauvres, le quartier peu recommandable. L’art servit alors comme échappatoire. William Klein met ses pieds pour la première fois sur le continent européen après la Seconde Guerre mondiale. Démobilisé, il se trouve à l’âge de 18 ans à Paris, la capitale culturelle mondiale, et choisit de se consacrer alors à la peinture qui l’amène finalement à s’engager dans la photographie.

En 1956, il publie Life Is Good and Good For You In New York : Trance Witness Reveals, une plongée dans le consumérisme et la violence américaine, à l’opposé du rêve américain. Après ce livre coup de poing (que tous les éditeurs aux États-Unis refusent de publier), rien n’était plus comme avant. Ses photos montrent le monde sans fard, sous une perspective inhabituelle et avec le courage du flou et des personnages coupés, le tout enrichi de mots de la publicité. Fellini se montre impressionné et l’engage, Pasolini écrit le texte du livre de photos sur Rome.

Variations sur l’instant immortalisé

Il tourne avec Jean-Luc Godard et Louis Malle. En 1956, son premier film, Broadway by light, fait de lui le premier cinéaste pop. En tant que photographe de mode, il fait sortir les mannequins du studio pour les montrer dans la rue. Ses photographies se transforment en variations sur l’instant immortalisé, comme cette photo de mariage pour un ami, qui pourrait entrer dans l’histoire comme icône du Paris moderne : une mariée blanche avec un marié noir et une communauté noire autour.

Dans l’esthétique aussi expérimentale que quotidienne qui lui est propre, le spectateur trouve toujours une pointe d’ironie ou de violence. Et si nécessaire, William Klein a toujours eu recours à la pose : Gun 1, sa photo culte prise en 1954 à New York d’un garçon au visage haineux qui pointe un revolver vers nous, spectateur, fait le tour du monde comme symbole de la jeunesse violente. À l’époque, Klein proteste longtemps, car, en fait, il a tout simplement demandé au garçon de jouer le méchant pour lui. Preuve que même le meilleur photographe n’est pas à l’abri de son propre cliché.

RFI via CONGO PUB Online

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Nouvelles nécrologiquesSport

MMA: ancien combattant de l’UFC, Elia Theodorou, décède à 34 ans

by admin9775 12 septembre 2022
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Le monde du MMA pleure l’un des siens. Âgé de 34 ans, le Canadien Elia Theodorou est décédé ce dimanche des suites d’un cancer du foie. Le combattant n’avait pas publiquement révélé sa maladie. Selon TSN, il était au stade 4 et avait reçu son diagnostic il y a peu de temps.

Au cours de sa carrière, Theodorou a disputé 22 combats, pour un bilan de 19 victoires et trois défaites. À l’UFC, où il combattait dans la catégorie des poids moyens, il possède un bilan de huit victoires et trois défaites. Le Canadien avait notamment combattu contre Thiago Santos, Brad Tavares et Derek Brunson.

Vainqueur de The Ultimate Fighter Nations

Avant d’être écarté de l’UFC en 2019 à la suite de sa défaite contre Brunson, il était classé 13e mondial de sa catégorie. Theodorou avait également remporté The ultimate fighter nations: Canada vs Australia.

En dehors de la cage, il était par ailleurs devenu le premier athlète professionnel d’Amérique du Nord à recevoir une autorisation d’usage de cannabis à des fins thérapeutiques, en janvier 2020.

MSN via CONGO PUB Online

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Nouvelles nécrologiques

Décès d’Elizabeth II : un florilège d’hommage au célèbre monarque

by admin9775 9 septembre 2022
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Les hommages fusent de partout pour saluer la mémoire de la célèbre monarque la reine Elizabeth II d’Angleterre. L’Europe mais aussi le reste du monde lève la voix pour honorer celle qui a connu les plus grands moments de l’histoire du XXe mais aussi du XXIème siècle.

Emmanuel Macron, président de la France, garde le souvenir d’un monarque de cœur et d’une personne qui a marqué son siècle. « Sa Majesté la Reine Elizabeth II a incarné la continuité et l’unité de la nation britannique plus de 70 ans durant. Je garde le souvenir d’une amie de la France, une reine de cœur qui a marqué à jamais son pays et son siècle », peut-on lire via sa page Twitter.

« Mes plus sincères condoléances à la famille royale, au peuple du Royaume-Uni et aux peuples du Commonwealth à l’occasion du décès de Sa Majesté la reine Elizabeth II. Elle a été une source d’inspiration pour de nombreux Américains et, grâce à son leadership, a forgé une alliance américano-britannique encore plus profonde », salue pour sa part Antony Blinken, chef de département d’État des USA.

Le président en exercice de l’Union Africaine, Macky Sall salue le parcours exceptionnel du puissant monarque : « J’ai appris la triste nouvelle du décès de Sa Majesté la Reine Elizabeth II. Je présente mes condoléances émues au gouvernement et au peuple britanniques. Je salue la mémoire de l’illustre défunte, au parcours exceptionnel. Paix à son âme ».

La célèbre reine d’Angleterre Elizabeth II est décédée jeudi 08 septembre 22 dans son Château de Balmoral, en Écosse à l’âge de 96 ans, après un règne de plus de 70 ans.

Joe KAZUMBA

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Nouvelles nécrologiques

La reine Elizabeth II est morte à l’âge de 96ans

by admin9775 8 septembre 2022
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La célèbre reine d’Angleterre Elizabeth II est décédée ce jeudi 08 septembre 2022 à Balmoral. La monarque la plus célèbre du monde était dans un état préoccupant depuis plusieurs heures. L’annonce a été officialisée par Buckingham Palace.

LA DÉCLARATION DU PALAIS DE BUCKINGHAM

C’est par un bref communiqué que le palais de Buckingham a annoncé la mort de la reine Elizabeth II. « La reine est morte paisiblement à Balmoral cette après-midi. Le roi et la reine consort resteront à Balmoral cette soirée et retournerons à Londres demain ».

Le nouveau roi est Charles. On ne connaît pas encore son nom de roi qu’il va choisir dans les prochaines heures ou les prochains jours. La « reine consort » dont il est question dans le communiqué est Camilla Rosemary Shand (ex-Parker Bowles), l’épouse de Charles.

Joe KAZUMBA

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MondeNouvelles nécrologiques

Mikhaïl Gorbatchev, l’homme de la «perestroïka» et de l’effondrement de l’URSS, est mort

by admin9775 31 août 2022
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L’une des figures politiques majeures du XXe siècle, Mikhaïl Gorbatchev est décédé mardi 30 août à l’âge de 91 ans à Moscou. Dernier secrétaire général du comité central de l’Union des Républiques soviétiques socialistes (URSS), puis premier et dernier président de l’URSS, il aura passé six ans au Kremlin, de 1985 à 1991, lors de la chute du bloc. Vu en Occident comme un réformateur ayant rendu aux Soviétiques leurs libertés, il est resté jusqu’à sa disparition une figure très controversée en Russie, où beaucoup le considèrent comme le fossoyeur de l’URSS.

« Aujourd’hui dans la soirée (mardi), après une longue maladie grave, Mikhaïl Sergueïvitch Gorbatchev est décédé », a indiqué l’Hôpital clinique centrale (TSKB) dépendant de la présidence russe, à Moscou.

Avec Mikhaïl Gorbatchev, le vocabulaire occidental s’est enrichi de deux mots russes : « perestroïka » et « glasnost », deux termes qui symbolisent la politique de réformes qu’il a initiée, ouvrant la porte aux chamboulements du début des années 1990, qui ont conduit le système soviétique à sa perte.

Originaire du Caucase du Nord, dans l’actuelle région de Stavropol, Mikhaïl Gorbatchev, né le 2 mars 1931 dans le village de Privolnoïe, aimait souligner qu’il avait été conducteur de moissonneuse-batteuse. En réalité, fils et petit-fils de paysans, il combinait ses études avec les travaux des champs pour aider son père au kolkhoze.

Membre des jeunesses communistes depuis l’âge de 14 ans, il est décoré, en 1949, de l’Ordre du Drapeau rouge du Travail, qui lui permet d’entrer à l’université de Moscou, l’établissement supérieur le plus prestigieux du pays, où il fera des études de droit. Son diplôme en poche, marié depuis deux ans à Raïssa Maximovna Titarenko, étudiante en Sciences sociales rencontrée à l’université de Moscou, il revient dans sa région natale en 1955, et occupe, dans les années 1960, plusieurs fonctions au sein des organes du Parti communiste de Stavropol. Il en est membre depuis l’âge de 18 ans et gravit rapidement les échelons du système soviétique comme apparatchik. Il accède au poste de secrétaire général du comité central du PCUS en 1985.

Perestroïka

Lorsqu’il prend les rênes du pays, Mikhaïl Sergueevitch Gorbatchev a 54 ans et représente une nouvelle génération au sein d’une direction vieillissante. Il tente alors d’insuffler une nouvelle jeunesse à l’économie soviétique en panne, et lance la « perestroïka » : littéralement, la reconstruction, la restructuration. En autorisant les particuliers à créer de petites entreprises, en libéralisant les grandes entreprises d’État, Mikhaïl Gorbatchev tente de transformer l’économie inefficace de l’URSS en économie de marché décentralisée.

Pas question toutefois de remettre en cause les communistes : Gorbatchev cherchait à rendre le système plus efficace et plus souple, en l’adaptant aux exigences de la fin du XXe siècle. Mais sa politique ne parvient pas à remettre à flot une situation économique catastrophique. Le niveau de la vie des Soviétiques s’effondre, le mécontentement populaire va croissant.

Le secrétaire minéral

L’une des premières mesures controversées du nouveau secrétaire général avait été le lancement d’une vaste campagne contre l’alcoolisme, véritable fléau national : la moitié des points de vente d’alcool avaient été fermés et le prix de la vodka, sensiblement augmenté.

Mais la campagne s’est avérée un échec social, économique et politique. Les humoristes populaires l’ont alors affublé du surnom de « secrétaire minéral ». Cette première mesure phare de son mandat n’aide pas à asseoir sa popularité, qui, dans un contexte de difficultés économiques grandissantes, n’a cessé de se dégrader jusqu’à ce 25 décembre 1991, où il a été contraint de quitter la fonction de président de l’URSS à laquelle il avait été élu le 15 mars 1990.

Sa politique de « Glasnost » (« ce qui est connu, public », selon la définition qu’en donne Vladimir Dahl dans le Dictionnaire raisonné de la langue russe, mais le terme a, le plus souvent été traduit par « transparence »), lui vaut dans un premier temps le soutien des intellectuels. Liberté de la presse, liberté d’expression, déstalinisation et libération de milliers de prisonniers politiques et de dissidents sont alors à l’ordre du jour : l’ouverture, même si elle reste contrôlée, est applaudie, mais rapidement, l’enthousiasme du début fait place à la déception chez bon nombre de membres de l’intelligentsia.

Réhabilité par Mikhaïl Gorbatchev, qui le fait rentrer de son exil de Gorki, en 1986, le physicien prix Nobel de la paix Andrei Sakharov est de ceux-là. Comme le rapporte l’historien Michel Heller dans Le 7e secrétaire, à l’été 1989, Sakharov met en garde Gorbatchev en ces termes : « Ce n’est pas moi qui vais vous expliquer combien la situation est grave dans le pays, combien le peuple est mécontent (…) dans une situation de ce genre, la ligne médiane n’est plus tenable. (…) La seule possibilité est une radicalisation de la perestroïka ». Mais Mikhaïl Gorbatchev rejette cette solution.

Chute de l’URSS

La glasnost finit par entraîner des manifestations massives et contribue également au réveil des nationalismes chez les minorités ethniques, aboutissant à la chute de l’URSS.

Dépassé par une histoire qui lui échappe, Gorbatchev démissionne en direct à la télévision, le 25 décembre 1991, prenant acte de la disparition de l’URSS, après un accord signé sans lui par l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie, créant la communauté des États indépendants, à laquelle adhéreront rapidement d’autres républiques constituantes de l’Union soviétique, ayant proclamé leur souveraineté.

Quatre mois plus tôt, le président soviétique, assiste, tout aussi impuissant, de Foros, en Crimée, au putsch manqué des conservateurs. Ceux-ci exigent une reprise en mains et l’étouffement des velléités indépendantistes des républiques de l’Union soviétique. Pour éviter l’éclatement de l’URSS, Mikhaïl Gorbatchev avait consenti à élaborer un nouveau « traité de l’Union » qui accorderait une plus grande autonomie aux républiques. Après lui avoir rendu visite sur son lieu de villégiature pour exiger qu’il revoie sa position, huit hommes, parmi lesquels le chef du KGB Vladimir Krioutchkov, le ministre de la Défense Dmitri Iazov et le ministre de l’Intérieur Boris Pougo fomentent une rébellion.

Le chef du Kremlin se retrouve isolé, coupé du monde dans sa villa avec son épouse Raïssa et sa famille. Les chars prennent position dans les rues de Moscou, l’état d’urgence est décrété pour six mois.

Mais les putschistes manquent de détermination, et leur opération finit par échouer. Boris Eltsine, qui n’a pas été arrêté, prend alors la tête de la mobilisation ; des milliers de Moscovites le soutiennent. Les États-Unis et le Royaume-Uni lui expriment leur soutien. L’Allemagne reste fidèle à Mikhaïl Gorbatchev. Le président français François Mitterrand, lui, prend acte dans un premier temps des déclarations des putschistes, une reconnaissance de fait qui lui sera reprochée par la suite. Le 21 août, le putsch est défait. Le lendemain, Mikhaïl Gorbatchev rentre à Moscou, mais son pouvoir est chancelant face à celui qui lui succèdera en 1992.

L’après-Kremlin

Après avoir quitté le Kremlin, Mikhaïl Gorbatchev s’est engagé en faveur de la défense de l’environnement. L’ancien président soviétique a fondé, en 1993, la Green Cross International (la Croix-Verte internationale), au sein de laquelle il militait pour la création d’un tribunal international chargé de juger ceux qui sont coupables de crimes écologiques.

Il présidait depuis 1992, la Fondation Gorbatchev, un organisme non-gouvernemental, consacré aux études socio-économiques et politiques. Durant des décennies, il a parcouru le monde, donnant des conférences, où il plaidait en faveur de la démocratie, jusqu’à ce que la maladie l’empêche de voyager. En juillet 2017, sa santé ne lui avait pas permis de faire le déplacement à Strasbourg pour assister à la cérémonie en hommage à son alter ego de l’autre côté du rideau de fer, Helmut Kohl, l’ancien chancelier allemand, mort le 16 juin 2017.

Copropriétaire depuis 1993 du bihebdomadaire Novaya Gazeta, critique envers le pouvoir russe, ces dernières années, Mikhaïl Gorbatchev n’avait pas été avare de reproches envers l’actuel chef du Kremlin Vladimir Poutine. Il l’avait même appelé à céder le pouvoir, après les manifestations massives de l’opposition à l’hiver 2011-2012.

Ses sentiments envers le président russe se sont réchauffés à la faveur de la crise ukrainienne. Dans un entretien au Sunday Times le 22 mai 2016, Mikail Gorbatchev disait approuver l’annexion de la Crimée par la Russie : « Je suis toujours du côté de la volonté des peuples et la plupart des gens en Crimée voulaient être réunis avec la Russie. (…) Si j’avais été dans la même situation, j’aurais agi de la même manière ».

Une prise de position qui lui a attiré les foudres de Kiev : le dernier dirigeant de l’URSS est désormais persona non grata en Ukraine, le Service de sécurité (SBU) lui ayant interdit l’entrée du pays pour cinq ans.

En novembre 2014, en Allemagne, à l’occasion du 25e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, Mikhaïl Gorbatchev affirme que Vladimir Poutine est l’homme politique qui défend le mieux les intérêts de la Russie. Il met aussi en garde contre le risque d’une nouvelle guerre froide qui pourrait dégénérer en conflit armé, et se montre de plus en plus critique envers les États-Unis :

« L’Amérique s’est égarée dans les profondeurs de la jungle et nous entraîne avec elle (…) elle nous entraîne dans une nouvelle Guerre froide, en essayant ouvertement de suivre son idée géniale de vouloir toujours triompher (…). On n’entend que parler de sanctions de l’Amérique et de l’Union européenne contre le Russie. Ont-ils perdu la tête ? », s’interroge le père de la Perestroïka, cité par l’agence Interfax.

Trois ans plus tard, à la veille de la première rencontre entre l’alors président américain Donald Trump et Vladimir Poutine au sommet du G20 à Hambourg en Allemagne, Mikhaïl Gorbatchev a appelé les deux dirigeants à « tout mettre sur la table » pour « restaurer un climat de confiance ». « Il faut une impulsion des dirigeants, comme à Reykjavik en 1986 », a déclaré l’ancien dirigeant soviétique, faisant référence à sa rencontre avec le président américain de l’époque, Ronald Reagan, qui avait ouvert la voie à la fin de la Guerre froide.

En Russie, ses tentatives de revenir en politique se sont, en revanche, soldées par des échecs. À l’élection présidentielle de 1996, il n’avait décroché que 0.5 % des suffrages. De fait, Mikhaïl Gorbatchev, reste, jusqu’à aujourd’hui, l’un des dirigeants les plus mal aimés des Russes.

Gorbymania

Son image a, en revanche, longtemps été meilleure à l’étranger et en particulier en Occident, où ses réformes libérales, sa volonté d’ouverture ont été vues d’un très bon œil. La Britannique Margaret Thatcher avait été l’une des premières à lui tailler une réputation : « M. Gorbatchev me plaît. Nous pouvons faire des affaires ensemble », avait-elle déclaré à l’occasion d’une visite en Grande-Bretagne en décembre 1984.

Mikhaïl Gorbatchev n’était alors que président de la Commission des affaires étrangères du Soviet suprême. Quelques mois plus tôt, en visite en Italie, « il étonne ses interlocuteurs par son aveu public de certaines insuffisances soviétiques. Le chef de la section étrangère du Comité central du PC italien, Antonio Rubbi, qui parle le russe, déclare rencontrer pour la première fois de sa vie un dirigeant soviétique se permettant de remarques critiques à l’adresse de son pays », raconte l’historien Michel Heller.

Rapidement, le secrétaire général à la tache de vin sur son front dégarni fait l’objet d’une véritable « Gorbymania ». Le magazine Time lui décerne le titre d’« Homme de l’année » en 1987, puis d’« Homme de la décennie », en 1989.

Conscient du poids exorbitant du complexe militaro-industriel, Mikhaïl Gorbatchev multiplie les appels au désarmement. En décembre 1987, avec le président américain Ronald Reagan à Washington, il signe un accord sur l’élimination des missiles de moyenne portée en Europe. C’est avec le successeur de Reagan, George Bush senior, que Mikhaïl Gorbatchev signe le traité de réduction des armes stratégiques START, en juillet 1991.

Chute du Mur

Son nom est associé étroitement à la chute du mur de Berlin, à l’effondrement des régimes communistes d’Europe centrale et orientale, et à l’implosion de l’URSS. Il reçoit, en 1990, le prix Nobel de la paix pour sa contribution à la fin de la guerre froide, un processus qu’il n’a pourtant ni contrôlé, ni peut-être même voulu. Dans son livre de souvenirs de 600 pages En tête à tête avec soi-même, publié en Russie en 2012, 21 ans après avoir quitté le Kremlin, Gorbatchev regrettait de « ne pas avoir mené le bateau URSS à bon port ».

« Nous n’avons pas réformé à temps l’Union soviétique. Nous n’avons pas transformé à temps le Parti communiste en un parti démocratique moderne. Ce sont les deux principales erreurs », écrit-il. Il y critique également les Occidentaux et en particulier les États-Unis pour le soutien qu’ils accordèrent selon lui à son rival de la fin des années 1980, Boris Eltsine, qui, élu président de la Russie, porta le coup de grâce au régime soviétique après l’échec du coup d’État conservateur d’août 1991.

L’histoire du mur de Berlin

Lors de la présentation de ce livre, à l’automne 2012, dans une librairie moscovite pleine à craquer, une lectrice avait demandé à Mikhaïl Gorbatchev quel était le plus grand regret de sa vie. « J’ai beaucoup de regrets, avait répondu l’ancien président soviétique, mais mon plus grand regret, c’est que Raissa nous ait quittés ».

L’élégante Raissa, le grand amour de sa vie, son épouse pendant 46 ans, première véritable première dame de l’histoire soviétique, dont la présence auprès de son mari avait largement contribué à la popularité de Gorbatchev en Occident. Raissa a succombé à une leucémie aiguë le 20 septembre 1999 à Munster en Allemagne, où elle était soignée. Une disparition, dont Mikhaïl Gorbatchev ne s’était jamais vraiment remis.

RFI via CONGO PUB Online

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CultureNouvelles nécrologiques

Décès à Kinshasa de l’artiste comédien Kwedi Mayimputu

by admin9775 31 août 2022
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L’artiste comédien congolais, Kwedi Mayimputu alias « Caméléon de la scène » ou « Dialo » est décédé mardi à HJ hospital, dans la commune de Limete à Kinshasa, des suites d’une courte maladie, a annoncé à l’ACP, le président de l’Association nationale de théâtre populaire et cinéma (ANTPC), Ndungi Mambimbi alias « Masumu Debrindet ».

Pour sa part, le coordonnateur de l’Asbl « Artistes en danger » Langu Masima Tsaka Kongo a indiqué que « la disparition de Kwedi Mayimputu s’assimile à la chute d’un Baobab dont plusieurs artistes de différentes sphères pouvaient encore bénéficier de son aura et de son savoir faire ».

Polyvalent dans les différents rôles qu’il interprétait dans les pièces de théâtre, le directeur artistique du groupe « Salongo » de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), tire sa révérence après plus de 60 ans de carrière en tant que metteur en scène, auteur et dramaturge où il a évolué aux cotés des défunts Tshitenge Sana et Mathieu Matondo Mateya dit « Sans Soucis ».

Surnommé « Caméléon » parce qu’il changeait et s’adaptait constamment à de différents rôles sur scène, le septuagénaire, comédien congolais de renommé international et père de 7 enfants, a participé à plusieurs fois au festival « Ciné Kid International d’Amsterdam, aux Pays-Bas et au festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, au Burkina Faso ».

ACP via CONGO PUB Online

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Nouvelles nécrologiques

Décès d’Isaac Dizolele Mpungu wa Fiduswa, fondateur de la communauté « Bon nouveau message »

by admin9775 26 août 2022
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Le fondateur de la communauté « Bon nouveau message » qui prône le monothéisme, Isaac Dizolele Mpungu wa Fiduswa est décédé, le week-end dernier, des suites d’une courte maladie, à Kinshasa.

Cette communauté a annoncé ce décès dans un communiqué dont une copie est parvenue ce jeudi à Radio Okapi.

Selon les mêmes sources, ce chef spirituel affectueusement appelé « Tata Kulutu », est mort à l’âge de 92 ans.

Il était marié à maman Manandi Mahinga avec qui ils ont six enfants (3 garçons et 3 filles).

Actuellement, le corps de l’illustre disparu est gardé dans une morgue de la place, en attendant le programme des obsèques.

La communauté « Bon nouveau message » a ouvert un livre de condoléances en la résidence de l’illustre disparu sur l’avenue Grand-séminaire n0 14, Quartier Righini, commune de Lemba (Kinshasa).

« Notre père spirituel était un respectueux, simple, abordable, pieux qui, sans nul doute, aura marqué son temps et plusieurs générations. La mort étant un mystère insondable, tous les fidèles ne font que glorifier le nom de Yahvé, seul maître des temps et des circonstances », a témoigné l’une des croyantes de Bon nouveau, Maguy Kinkela.

Elle a également fait savoir que le chef spirituel de leur communauté, Isaac Dizolele Mpungu wa Fiduswa aura parcouru plusieurs continents et pays pour prêcher la parole de l’Eternel.

Maguy Kinkela a en outre précisé que la communauté « Bon nouveau message » est implantée en RDC et dans plusieurs pays d’Afrique, en Amérique, Europe et en Asie.

Radio Okapi via CONGO PUB Online

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Nouvelles nécrologiques

Décès du sénateur Raymond Omba Pene Djunga, ancien directeur de sécurité de feu Président Mobutu

by Pius KAMBU 26 août 2022
written by Pius KAMBU

Le deuxième vice- président du Sénat, le pasteur Sanguma Te Mossai, a annoncé, vendredi , dans un communiqué, le décès le même jour, à la Clinique Diamant à Kinshasa, du sénateur Raymond Omba pêne Djunga, élu du Sankuru, des suites d’une crise.

Le sénateur Omba, réélu lors des élections de 2018, est né à Katako Kombe le 8 Avril 1938. Il a fêté dernièrement, à la paroisse Notre Dame de Fatima à Kinshasa, ses 77ans. Directeur de sécurité et secrétaire particulier du général Mobutu lors de la prise du pouvoir le 24 Novembre 1965, il fut ensuite impliqué dans le coup d’état dit » monté et manqué en 1978.

Le colonel Omba, un des doyens de l’actuelle chambre Haute du parlement,  a fait ses études à l’Ecole Royale militaire de Bruxelles, en Belgique, de 1960 à 1964. Il a écrit, en 2013, un livre de 113 pages sur le « coup monté et manqué » et a demandé la même année l’examen par la Haute Cour militaire de ce procès l’ayant condamné à mort.

ACP via CONGO PUB Online

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Nouvelles nécrologiques

On a appris la mort de la romancière Déwé Gorodey, dimanche 14 août, à l’âge de 73 ans. Également pionnière de la lutte pour l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, l’écrivain souffrait d’un cancer depuis de longues années. Ce lundi, les hommages à son oeuvre et à son engagement se multiplient.

by admin9775 15 août 2022
written by admin9775

Elle était la première romancière kanake et une femme engagée. Le gouvernement collégial calédonien rend hommage à une « femme politique indépendantiste et écrivain kanak de renom international, qui a marqué la vie » de l’exécutif local. Le monde culturel calédonien salue aussi ce lundi l’héritage de son action au sein du gouvernement dont elle a été membre pendant vingt ans de 1999 à 2019, en charge notamment de la culture, de la condition féminine et de la citoyenneté. Elle était à l’origine de la création de plusieurs institutions culturelles comme la Maison du livre, l’Académie des langues kanak, le Salon international du livre océanien (Silo), ou encore le Pôle export de la musique et de la danse (Poemar).

Femme engagée et militante de la cause indépendantiste. Le FLNKS, coalition historique de la lutte kanak, salue « une grande dame de coeur et d’esprit », qui « a lutté de tout temps pour la liberté de son peuple et la pleine souveraineté de son pays ». « Sa bataille de coeur, la défense de la culture et de l’identité kanak », souligne en métropole la ministre française de la Culture, Rima Abdul Malak, qui salue la mémoire d’une « femme fière et généreuse à qui rendre hommage aujourd’hui est un devoir et un honneur ».

Déwé Gorodey (ou Gorodé) est décédée à l’hôpital de Poindimié, sur la côte est de la Nouvelle-Calédonie, a précisé le gouvernement. Née en 1949 à Ponérihouen, dans la tribu de l’Embouchure, c’est en métropole, à Montpellier, que Déwé Gorodey poursuit des études de lettres entre 1969 et 1973 et décroche une licence de Lettres modernes. Elle s’ouvre à la fois à l’écriture et à la politique, s’imprégnant des idées contestataires et de libération de mai 1968.

Une oeuvre enracinée dans la culture kanake

Dès son retour sur son île natale, elle s’engage dans les premiers mouvements indépendantistes kanaks et participe à des actions militantes, qui lui vaudront plusieurs séjours en prison, en 1974 et 1978. Elle participe à la création du Palika (parti de libération kanak, l’une des composantes du FLNKS) en 1976 et compose -derrière les barreaux- son premier recueil de poésie intitulé Sous les cendres des conques. 

Nouvelles et aphorismes se succèdent, une pièce de théâtre (Kënâké 2000), et un roman en 2005, L’Epave, le premier roman kanak jamais publié dans lequel cette féministe engagée brise le tabou des abus sexuels et des violences faites aux femmes. Un autre roman suivra, Graine de pin colonnaire (2009) et en 2012, une vaste fresque sur l’histoire de la Nouvelle Calédonie dans laquelle elle convoque tout l’univers de la culture kanake. Tado Tado wee, pour laquelle elle sera invitée au festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo.

« Déwé Gorodey nous laisse une remarquable oeuvre littéraire. En 2008, Jean-Marie Gustave Le Clézio, recevant le prix Nobel de littérature, l’associait à d’illustres auteurs français, ultramarins ou internationaux qui l’ont accompagné dans son chemin d’écriture », a rappelé Gilbert Bladinières, son éditeur en Nouvelle-Calédonie.

RFI via CONGO PUB Online

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