La dirigeante du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a confirmé mardi 7 juillet sa candidature à l’élection présidentielle française de 2027, quelques heures après sa condamnation en appel dans l’affaire des assistants parlementaires du Parlement européen.
Invitée du journal de TF1, la cheffe de file du RN a annoncé qu’elle briguerait l’Élysée et a indiqué que Jordan Bardella occuperait le poste de Premier ministre en cas de victoire.
Quelques heures plus tôt, la cour d’appel l’avait condamnée à trois ans d’emprisonnement, dont un an sous bracelet électronique, dans cette affaire de détournement de fonds liés aux assistants parlementaires du parti. Elle a également été condamnée à 15 mois d’inéligibilité ferme, une peine déjà purgée à la suite de l’exécution immédiate de la condamnation prononcée en première instance, ce qui lui permet, en l’état, de demeurer éligible pour le scrutin présidentiel de 2027.
Marine Le Pen a toutefois annoncé son intention de se pourvoir en cassation et a réaffirmé qu’elle entendait mener sa campagne sans être soumise au port d’un bracelet électronique.
« Quand on est candidat à l’élection présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements, et ce n’est pas le cas lorsqu’on porte un bracelet électronique », a-t-elle déclaré.
L’affaire concernait également dix autres responsables du Rassemblement national, jugés aux côtés de Marine Le Pen et condamnés en appel.
En première instance, l’ancienne candidate à l’Élysée avait écopé d’une peine de quatre ans de prison, dont deux ans sous bracelet électronique, ainsi que de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, pour détournement de fonds publics au préjudice du Parlement européen. La décision rendue en appel a réduit ces sanctions, lui permettant de conserver la possibilité de se présenter à la prochaine élection présidentielle.
Finaliste des élections présidentielles de 2017 et 2022, Marine Le Pen demeure l’une des principales figures de l’opposition en France. Portée par la progression électorale du Rassemblement national et la stratégie de « dédiabolisation » engagée depuis plusieurs années, elle apparaît régulièrement parmi les favoris des enquêtes d’opinion en vue de l’échéance présidentielle de 2027.
Par Marius Bopenga
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