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Category:

Economie

À la UneEconomie

La Banque islamique de développement approuve des financements de 605 millions $ en faveur de 8 pays africains

by Ruben Yale 14 septembre 2023
written by Ruben Yale

Les fonds serviront notamment à financer des projets visant à améliorer les conditions de vie des populations et à favoriser la réalisation des objectifs de développement durable.

La Banque islamique de développement (BID) a annoncé, dans un communiqué publié le 9 septembre, que son conseil d’administration a approuvé l’octroi de prêts d’un montant cumulé d’environ 605 millions de dollars à huit de ses pays africains membres pour financer des projets visant à améliorer les conditions de vie des populations et à favoriser la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). 

La Côte d’Ivoire et le Sénégal recevront respectivement 195,2 millions de dollars et 42,8 millions de dollars pour améliorer les transports dans la région, a-t-on précisé de même source.

La Guinée bénéficiera de deux financements de 40 millions et 51,4 millions de dollars pour financer deux projets dans les secteurs de l’eau & l’assainissement et de la santé.

49,9 millions de dollars seront également servis à la Mauritanie et 19,8 millions au Mozambique pour promouvoir la qualité de l’éducation dans ces pays.   

66,9 millions de dollars devraient être accordés au Nigeria pour stimuler la transmission d’électricité et l’innovation dans les secteurs de l’énergie et des technologies de l’information, tandis que le Togo obtiendra 137,3 millions de dollars pour renforcer ses structures environnementales.

La BID décaissera par ailleurs 1,5 million de dollars en faveur du Soudan pour soutenir les personnes les plus touchées par le conflit dans ce pays.  

Agence Ecofin via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

11 pays africains dont la Côte d’Ivoire et la RDC figurent parmi les principaux fournisseurs en café durable en 2022 (rapport)

by Ruben Yale 12 septembre 2023
written by Ruben Yale

Onze pays africains ont fourni du café durable aux huit principaux torréfacteurs mondiaux en 2022. L’Ouganda est entré dans le top 10 des pays fournisseurs de café durable, avec des entreprises comme Testo, Keurig Dr Pepper et Nestlé, leaders en achats responsables. Les achats de café durable par ces sociétés ont augmenté de 28,1% en 2022, représentant 73,7% de leurs achats totaux.

Onze pays africains figurent parmi les sources d’approvisionnement en café durable des huit principaux torréfacteurs et détaillants mondiaux en 2022, selon un rapport publié le 1er septembre par la Plateforme mondiale du café (Global Coffee Platform/ GCP), une association qui œuvre pour la promotion de la durabilité de l’industrie caféière à l’échelle planétaire.  

Intitulé « GCP Snapshot 2022-Sustainable Coffee Purchases », le rapport précise que les groupes Nestlé, JDE Peet’s, Julius Meinl, Keurig Dr Pepper, Melitta Group, Supracafé, Tesco et Westrock Coffee Company se sont fournis en café produit dans des conditions durables sur le plan social, économique et environnemental auprès de 34 pays et territoires situés en Amérique latine, en Amérique du Nord, en Afrique, en Asie et en Océanie.

En Afrique, les pays concernés sont le Burundi, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, l’Ethiopie, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe et le Malawi qui a rejoint ce groupe en 2022.

1 TOP copy

Le rapport révèle également que l’Ouganda fait son entrée dans le Top 10 des pays d’origine des achats de café durable effectués l’année dernière par les huit géants de l’industrie caféière, qui se sont tous engagés à divulguer leurs progrès en matière d’approvisionnement responsable. Les entreprises membres de Plateforme mondiale du café ont acheté auprès de ce pays d’Afrique de l’Est quelque 31 681 tonnes de café issues d’exploitations qui offrent des conditions de vie décentes aux paysans, promeuvent l’atténuation du changement climatique et protègent la biodiversité.   

Teston Keurig Dr Pepper et Neslté tiennent le haut du pavé

Avec 533 295 tonnes, le Brésil arrive en tête du classement des fournisseurs de café durable à ces torréfacteurs et détaillants devant le Vietnam, la Colombie, l’Indonésie, le Pérou, le Honduras, le Mexique, l’Inde, l’Ouganda et le Guatemala.

Notant que les achats considérés comme étant durables sont ceux effectués dans le cadre de programmes de durabilité tels que Certifica Minas, 4C, Enveritas Green, Fairtrade, Rainforest Alliance/UTZ, Nespresso AAA, Volcafe Verified et Volcafe Excellence, la Plateforme mondiale du café a indiqué que les achats durables des JDE Peet’s, Melitta Group, Keurig Dr Pepper, Nestlé, Strauss Coffee, Supracafé, Tesco et Westrock Coffee ont atteint 1,6 million de tonnes en 2022, enregistrant une hausse de 28,1% par rapport à 2021. Ces volumes record représentent 73,7% du total des achats de café de ces sociétés durant l’année écoulée (2 ,1 millions de tonnes) contre 55,5% au cours de l’année précédente.

Les achats de café durables par les huit sociétés représentent également 22,8% des exportations mondiales de café et 15,1% de la consommation de la rubiacée à l’échelle planétaire en 2022.

Le rapport souligne que les sociétés qui ont effectué le plus d’achats responsables de café l’an passé sont Testo (100% d’achats durables), Keurig Dr Pepper (99%) et Neslté (87%).

Agence Ecofin via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Signature de contrats pour l’exploitation de blocs gaziers sur le lac Kivu

by Guyguy Lelo 10 septembre 2023
written by Guyguy Lelo

La République démocratique du Congo (RDC) avance sur son projet d’exploitation du gaz méthane enfoui dans le lac Kivu, situé dans l’Est du pays, entre les villes de Goma et Bukavu. Trois sociétés avaient gagné le marché d’exploitation de deux des trois blocs mis aux enchères, depuis l’an dernier. Les autorités ont signé, le samedi 9 septembre, à Kinshasa, un accord de partage de production avec les deux entreprises qui avaient gagné le marché.

Ces deux entreprises sont le Canadien Alfajiri et le Texan Winds Exploration and Production.

Le Rwanda voisin, qui exploite déjà ce gaz depuis huit ans, s’est même doté d’une centrale électrique.

Kinshasa veut ainsi rattraper le retard enregistré dans ce vieux projet. En présence des ministres des Finances, de l’Industrie et des Hydrocarbures, les entreprises sélectionnées ont franchi une étape majeure avant l’exploitation.

C’est à la fois un enjeu sécuritaire et économique, pour Didier Budimbu, ministre des Hydrocarbures : « Ce qui est sûr, c’est qu’il s’agit d’une première en RDC où il y a des sociétés qui vont commencer à pouvoir exploiter notre gaz méthane qui a toujours été là et qui pouvait même causer des problèmes comme exploser un jour et entraîner des pertes en vies humaines. Ce qui va se passer au niveau du lac Kivu sera davantage porté sur l’électricité. Une fois que nous aurons signé, il y aura encore des accords avec le ministère de l’Énergie. »

Seulement 20 % des parts reviendront à l’État, comme le prévoit la loi congolaise. L’État congolais est représenté, dans ce contrat, par la société nationale des hydrocarbures (Sonahydroc).

« Les dépenses vont être effectuées par l’associé principal qui va récupérer ce coût après exploitation du produit. Nous souhaitons nous retrouver à tous les niveaux. C’est extrêmement important de s’assurer que tout ce qui va être fait va être fait dans le strict respect de l’environnement et des écosystèmes mais aussi des personnes qui vivent aux alentours des zones concernées par l’extraction du gaz », tient à souligner Augustin Kuba, directeur général de la Sonahydroc.

Cette étape ouvre la voie aux études dites d’impact environnemental. Le lac Kivu recèlerait jusqu’à 66 milliards de mètres cubes de gaz.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

La compagnie Congo Airways annonce l’interruption temporaire de ses activités dès ce lundi

by admin9775 10 septembre 2023
written by admin9775

Dans un communiqué officiel, Congo Airways porte à la connaissance de son aimable clientèle que, dans le souci de garantir la sécurité de ses passagers conformément aux normes de IATA,

La compagnie nationale Congo Airways a annoncé, l’interruption momentanée de ses activités dès ce lundi 11 septembre sur l’étendue nationale.

Elle a fait cette annonce dans son communiqué dont une copie est parvenue à notre rédaction.

Ce document précise que Congo Airways a levé cette option en vue d’améliorer l’efficacité de ses services.

En attendant, Congo Airways présente à sa clientèle ses sincères excuses pour tout désagrément qui résulterait de cette interruption.

Elle se fera le plaisir d’informer l’opinion de la reprise des opérations prévue dans très peu de temps.

CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Finances : 1,144 millions USD des recettes douanières mobilisées au 31 juillet 2023

by Guyguy Lelo 10 septembre 2023
written by Guyguy Lelo

1,144 millions USD des recettes douanières et accises, soit 2 .746.436 milliards FC au taux de 2400 FC le dollar américain, ont été mobilisées par la direction générale des douanes et accises  au 31 juillet 2023, a appris l’ACP vendredi, dans un rapport du gouvernement.

« Les recettes douanières et accises mobilisées par la direction générale de douane et accises (DGDA) au 31 juillet 2023, sont chiffrées à 2 746 436 milliards FC, soit près de 1.144  millions USD au taux de 2400 le dollar américain sur une prévision de 2 800 404 milliards FC », a rapporté le plan de trésorerie du gouvernement central pour les deux premiers trimestres de l’exercice budgétaire 2023.

Au cours de la période sous analyse, les recettes hors taxe sur la valeur ajoutée, ont été à hauteur de 1. 137 304 milliards FC, soit un taux de réalisation de 66%, un montant équivalent à 473 millions USD contre les assignations budgétaires de l’ordre de 1 .772. 382 milliards FC.

Par ailleurs, les recettes de taxe sur la valeur ajoutée de la direction générale des douanes et accises ont été collectées à 671. 703 milliards FC, soit près de 279 millions USD, au cours de la même période contre les prévisions budgétaires arrêtées à 1. 028. 022 milliards FC, soit un taux de réalisation de 65%.

En outre, le document a relevé que, les recettes non fiscales mobilisées par la direction générale des recettes, administrative, judiciaire, domaniales (DGRAD) et de participations au 31 juillet 2023, sont chiffrées à 1 683 849 milliards FC soit près de 701 millions USD au taux de 2400 le dollar américain avec un taux de réalisation de 84% sur une prévision de 2 000 956 milliards FC.

2,540 millions USD mobilisés au titre d’impôt direct et indirect

Les recettes pétrolières mobilisées par la direction générale d’impôt (DGI) au 31 juillet 2023, sont chiffrées à 6 096 136 milliards FC, soit 2,540 millions USD au taux de 2 400 le dollar américain sur une prévision de 8. 582. 088 milliards FC , soit un taux de réalisation de 71%.

Selon la source, les recettes hors TVA, ont été à  hauteur de 3. 136. 825 milliards FC, soit 57,010 USD contre une prévision à l’ordre de 7 003 894 milliards, soit un taux de réalisation de 45%.

Par ailleurs, les recettes de la TVA du DGI, ont été à  hauteur de 1. 026. 224 milliards, soit 427,59 millions USD contre les prévisions budgétaires arrêtées à 1 .578. 194 milliards FC, soit un taux de réalisation de 65%.

89,9 USD mobilisés au titre des recettes pétrolières

Les recettes d’impôt direct et indirect mobilisées par les régies financières de la République Démocratique du Congo (RDC), au 31 juillet 2023, sont chiffrées à 215. 784 milliards FC, soit 89,9 millions USD au taux de 2 400 le dollar américain sur une prévision de 321. 073 milliards FC, soit un taux de réalisation de 67%.

Selon la source, la DGI a réalisé 102. 366 milliards FC des recettes pétrolières, un montant équivalent à 42,6 millions USD contre les assignations budgétaires de l’ordre de 118 679 milliards, soit un taux de réalisation de 86%.

Par ailleurs, la DGRAD, a collecté plus de 113,418 milliards, soit 47,2 millions USD contre les prévisions budgétaires arrêtées à 202,394 milliards de francs congolais (CDF), soit un taux de réalisation de 56%.

ACP via CONGO PUB Online

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Cacao, caoutchouc et bananes : les exportations chutent de 15,7 milliards au premier trimestre 2023

by Ruben Yale 8 septembre 2023
written by Ruben Yale

Cette contreperformance a entrainé un ralentissement de la croissance du secteur primaire partant de 1,7% au premier trimestre 2022 à 0,7% un an après.

L’Institut national de la statistique (INS) vient de publier les « Comptes nationaux » du premier trimestre 2023. De ce rapport, l’on apprend qu’à fin mars 2023, la croissance du secteur primaire ralentit à 0,7% contre 1,7% à la même période en 2022. Cette perte de vitesse de la croissance est principalement attribuée à la chute d’exportation de certains produits agricoles. En effet, l’agriculture d’exportation affiche 232,4 milliards de Fcfa contre 248,1 milliards de Fcfa un an plus tôt soit une régression de 15, 7 milliards de Fcfa en valeur absolue et de 6,2% en valeur relative. « L’agriculture d’exportation enregistre une baisse, avec une contribution négative de 0,3 point à la croissance. Cette contreperformance est imputable à la baisse des exportations des fèves de cacao (-32%), du caoutchouc (-16%) et de la banane fraîche (-4%) », note l’INS.

Une chute que de bonnes sources tentent d’expliquer « soit du côté du ralentissement de l’activité économique du secteur en raison éventuellement du fisc soit du commerce extérieur, notamment la baisse de la demande ». Mais il convient tout de même de souligner que le Collectif budgétaire réuni en juin dernier, a revu à la baisse les objectifs de collecte des recettes douanières passant de 1004,7 milliards de Fcfa, à 973,7 milliards de Fcfa. Soit une diminution de 31 milliards de Fcfa (-3,2%) par rapport au montant initial. De bonnes sources, cette revue est due à la guerre russo-ukrainienne ou encore les pertes fiscales liées aux Accord de partenariat économique (APE).

De plus, la branche sylviculture et exploitation forestière a également connu une décélération. La croissance ressortie à 3,5% au premier trimestre 2022, s’est plutôt établie à 0,5% un an après, soit un fléchissement de 3%. « Cette baisse de régime s’explique par les mesures prises pour redynamiser la transformation locale à travers notamment l’entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2023 de la hausse des droits de douanes de 10 à 15% de la valeur FOB (sans frais à bord : lorsque le vendeur assure uniquement l’acheminement des marchandises jusqu’à l’avion ou le bateau. Les autres frais sont à la charge de l’importateur, Ndlr) sur les exportations des essences et de 50 à 60% sur les exportations des grumes », lit-on dans les Comptes nationaux.

Par contre, l’agriculture vivrière s’est bien comportée avec une croissance de 2,6% à fin mars 2023 contre 1,9% à la même période en 2022 ceci en dépit des tensions inflationnistes persistantes. Sa contribution à la croissance du PIB est de 0,1 point.

La branche élevage, chasse et pêche a pour sa part, a continué sa dynamique positive avec une croissance de 6,1% contre 1,9% en glissement annuel. Cette branche contribue de 0,2 point à la croissance du PIB qui a atteint 3,2% au cours des trois premiers mois.

Contrairement au secteur primaire, les secteurs secondaire et tertiaire poursuivent leur embellie. Comparativement à la même période en 2022, le secteur secondaire affiche au cours du premier trimestre 2023, une croissance soutenue de 3,5% et contribue de 0,8 point à la croissance de l’économie.

Pour sa part, le secteur tertiaire évolue de 3,7% par rapport au même trimestre de l’année 2022 avec une contribution de 1,9 point à la croissance au premier trimestre 2023.

EcoMatin via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Accru de 24,7%, le projet du budget 2024 se chiffre à près de 20 milliards USD

by admin9775 28 août 2023
written by admin9775

40.464 milliards de CDF, c’est le budget que le ministre d’Etat, ministre du Budget a présenté dans le projet de Loi de Finances pour l’exercice 2024  à la 110ème réunion ordinaire du Conseil des ministres présidée par le président de la République, Félix Tshisekedi à la cité de l’Union africaine le vendredi 25 août courant.

Ce budget, présenté en équilibre, en recettes et en dépenses, a un accroissement de 24,7% par rapport au budget de l’exercice 2023 chiffré à 32.457 milliards de CDF. D’après le porte-parole du Gouvernement, citant le ministre du Budget, «ce Projet de Loi de Finances a été élaboré dans l’hypothèse d’une croissance soutenue de 6,4%, d’une inflation de 10,9% en moyenne annuelle et d’un taux de change de 2.518,33 CDF le dollar américain, à la suite des mesures prises par le Gouvernement pour stabiliser le cadre macroéconomique».

L’élargissement de l’assiette fiscale, la fiscalisation du secteur informel, la promotion du civisme fiscal, la lutte contre la corruption et le coulage des recettes ainsi que la poursuite des réformes fiscales et douanières amorcées ces dernières années dans le but de relever la pression fiscale, constituent la politique fiscale préconisée par le Gouvernement pour une mobilisation accrue des recettes pour l’exercice 2024. 

Ce projet de Loi des Finances, a révélé le ministre d’Etat, ministre du Budget, comporte quelques faits saillants. Il s’agit notamment de la poursuite des grands chantiers initiés par le Chef de l’Etat, notamment la construction du port en eau profonde de Banana, la construction des logements sociaux, la réhabilitation des aéroports en provinces, l’acquisition des équipements des travaux publics et agricoles, la poursuite de l’extension du réseau routier, etc.

Il y a également l’inscription dans le budget de l’exercice 2024 d’un compte d’affectation spéciale dénommé Fonds de soutien et de développement des FARDC ainsi que du Fonds National de Réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (Fonarev) qui bénéficiera d’un prélèvement de 6% de la quotité de la redevance minière allouée au Gouvernement central par le Code minier ainsi que le lancement de ses activités ;la prise en compte progressive des revendications sociales des bancs syndicaux dans le cadre des accords conclus avec le Gouvernement ainsi que la poursuite de l’assainissement du fichier-paie et de la mise à la retraite des agents et fonctionnaires de l’Etat éligibles ; la poursuite de la mise en œuvre de la politique de gratuité de l’enseignement primaire et de la mise en œuvre progressive de la couverture santé universelle ; la poursuite du financement du PDL-145T sur ressources propres en ajoutant la construction et la réhabilitation des routes de desserte agricole, etc.

Lire l’intégralité du compte-rendu dans notre édition en ligne. FDA

COMPTE RENDU DE LA CENT-DIXIEME REUNION ORDINAIRE DU CONSEIL DES MINISTRES- Vendredi 25 août 2023

Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a présidé, à la Cité de l’Union Africaine, la cent-dixième réunion ordinaire du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République, ce vendredi 25 août 2023.

Quatre (04) points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :

I. Communication de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ;

II. Points d’information ;

III. Approbation d’un relevé de décisions du Conseil des Ministres ;

IV. Examen et adoption des dossiers ;

V. Examen et adoption des textes.

I. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

La communication du Président de la République, Chef de l’Etat, a porté essentiellement sur quatre (04) points, à savoir :

1. Du conclave du génie scientifique Congolais

Le Président de la République est revenu sur la première édition du Conclave du génie scientifique Congolais en l’honneur de nos chercheurs évoluant au pays et à l’étranger qu’il a inauguré le samedi 19 août 2023.

Il a indiqué que cet évènement rappelle à l’Etat son devoir constitutionnel de garantir l’initiative privée, et surtout, de veiller à la protection et à la promotion de l’expertise nationale.

C’est donc à juste titre que celles et ceux de nos compatriotes qui se sont distingués par leur inventivité devraient mériter l’attention des pouvoirs publics et la reconnaissance nationale pour leur engagement, souvent dans des conditions difficiles, pour l’amélioration des conditions de vie de leurs compatriotes.

A cet effet, il a réitéré ses instructions données au Gouvernement à travers le Ministre de la Recherche Scientifique et Innovation Technologique, de faire diligence pour que les Ministères sectoriels concernés par les innovations et les inventions économiquement utilisables prennent, sans tarder, les dispositions idoines pour leur budgétisation dans la loi des finances 2024.

Concrètement, il est question pour le Gouvernement, d’accompagner ces compatriotes notamment par des appuis financiers et autres à même de booster leurs activités et de les intégrer, le plus tôt possible, dans l’économie nationale. Aussi, une attention particulière devrait-elle être accordée aux inventions et innovations non encore consommables mais dont la mise au point scientifique est terminée.

Par ailleurs, il a aussi demandé au Gouvernement de veiller à ce que, désormais, les animateurs des institutions étatiques, à quelque niveau que soit, intègrent la dimension recherche scientifique, aussi bien dans le processus de définition de leurs politiques sectorielles que dans leur mise en œuvre.

A cet effet, les Ministres ayant dans leurs attributions la Recherche Scientifique et l’Enseignement Supérieur et Universitaire ont été instruits de promouvoir et de soutenir, dans la transparence et l’équité, les centres de recherches au sein de nos établissements d’enseignement supérieur et universitaire, afin de redynamiser et d’améliorer qualitativement le service à la communauté dû par l’Université et ce, en phase avec les enjeux et défis tant nationaux qu’internationaux du moment.

2. De l’exploitation de la filière du Cobalt en République Démocratique du Congo

Le Président de la République a rappelé que notre pays figure parmi les pays disposant des plus grandes ressources en cobalt au monde. Ce minerai, essentiel à la transition énergétique verte et à de nombreuses industries fait l’objet de convoitises, notamment de multinationales spécialisées dans la haute technologie voire dans l’industrie automobile.

À l’heure où le volume d’exploitation du cobalt croît exponentiellement et que la technologie se veut centrale dans nos sociétés, il est curieux de constater que notre pays, malgré ses potentialités, ne tire que très peu de profit de son exploitation brute dudit métal, contrairement aux multinationales qui enregistrent des chiffres records grâce notamment à la vente d’artefacts composés entre autres de ce minerai stratégique.

Dans le même temps, la valeur de ces multinationales a fortement augmenté et leur capitalisation dépasse de loin le produit intérieur brut de notre pays.

Cette situation, déplorée par le Président de la République, est notamment due aux manquements en ce qui concerne l’approvisionnement, la fixation des prix et l’exportation du cobalt.

Le Président de la République a noté le paradoxe qui s’observe dans le marché du cobalt avec le coût de la tonne qui baisse alors que la demande augmente.

Tout en accélérant la mise en œuvre de sa stratégie de transformation locale de ses minerais, le Président de la République a encouragé le Gouvernement à mettre en place des mesures urgentes qui permettront de mieux encadrer la commercialisation du cobalt et d’accroître les recettes issues de son exportation.

Par conséquent, il a demandé au Ministre des Finances et à la Ministre des Mines de finaliser tous les projets d’Arrêtés interministériels initiés par le Ministère des Finances, sous la coordination du Premier Ministre, dans le but de permettre un meilleur encadrement de l’exportation du cobalt en ayant en ligne de mire l’accroissement des recettes issues de son exploitation.

3. De l’amélioration de la qualité de la gouvernance dans les entreprises du Portefeuille de l’Etat

Le Président de la République a rappelé les termes de sa communication faite à l’intention des mandataires publics lors de la 77ème réunion du Conseil des Ministres du vendredi 18 novembre 2022, pour insister sur l’impérieuse nécessité pour eux d’avoir constamment, dans l’exercice de leurs fonctions, une conduite managériale qui?repose sur la bonne gouvernance pour garantir de meilleurs résultats de gestion.

Il a évoqué notamment :

– L’amélioration de la qualité des prestations et des services rendus aux usagers par la réalisation de leur objet social ;

– Le respect des obligations sociales envers les travailleurs ;

– La transformation réelle du potentiel d’exploitation et de production des actifs de tous genres, et ;

– L’atteinte des seuils de rentabilité afin d’avoir des marges de trésorerie positives pour accroître les actifs et les capacités contributives de leurs entités respectives au Budget de l’Etat.

Le Président de la République a souligné que les mauvaises pratiques et anomalies de gestion diverses tant décriées, décelées et révélées par l’Inspection Générale des Finances et d’autres structures de contrôle ont été entretenues une inaction des Commissaires aux comptes qui ont pourtant reçu de l’Etat un mandat d’intérêt général, d’audit légal, de certifier les comptes annuels après avoir vérifié la sincérité et la conformité des données financières sur la base des normes de bonne gouvernance en vigueur.

Ainsi, étant donné l’importance du contrôle des experts indépendants dans les performances de gestion, et pour éviter d’entretenir les mêmes défaillances, le Président de la République a invité la Ministre d’Etat, Ministre du Portefeuille, sous la supervision du Premier Ministre, à y remédier en toute urgence.

En même temps, le Ministre des Finances a été chargé de prendre les dispositions nécessaires pour accompagner l’Ordre National des Experts Comptables,  » ONEC  » en sigle, dans l’encadrement et l’amélioration des conditions de prestation de ses membres en vue de garantir une meilleure contribution de la profession d’experts comptables à la promotion de la bonne gouvernance dans notre pays.

4. Du soutien présidentiel aux micro-entrepreneurs nationaux

Le Président de la République a dit sa satisfaction quant aux efforts entrepris par le Gouvernement dans l’opérationnalisation des établissements publics dédiés au soutien à l’entrepreneuriat local, notamment aux micro-entrepreneurs nationaux ; ceci conformément à sa vision de concourir à l’émergence d’une classe moyenne en République Démocratique du Congo qui servirait en même temps, tel qu’observé sous d’autres cieux, de base socio-économique susceptible de favoriser l’accélération de processus de développement de notre pays.

Il s’agit notamment du Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo,  » FOGEC  » en sigle, de l’Agence Nationale de Développement de l’Entrepreneuriat Congolais,  » ANADEC  » en sigle, l’Agence de Promotion des Classes Moyennes Congolaises,  » APROCEM  » en sigle, et de l’Autorité de Régulation de la Sous-Traitance dans le Secteur Privé,  » ARSP  » en sigle.

Il a rappelé son admiration du dynamisme, de la créativité et de l’esprit combatif d’une bonne frange de nos jeunes répertoriés dans chacune de nos provinces, et de surcroît dans celles en proie à une situation sécuritaire précaire. Ceux-ci, se démarquent notamment dans leur volonté affichée au quotidien de contribuer, par l’entreprenariat, à la constitution d’un tissu économique dense et diversifié notamment dans le secteur de l’agroalimentaire, du textile, des services, du courtage en assurance de la location des véhicules de transport des biens et des personnes ainsi que dans diverses activités de la sous-traitance aux grandes sociétés multinationales installées dans nos différentes provinces ; entre autres.

Par ailleurs, le Président de la République qui mesure à juste titre cet engouement et cette volonté de certains de nos jeunes compatriotes de se lancer dans l’entrepreneuriat entend continuer à les encourager pour pourvoir de nombreux emplois.

À ce propos, il envisage l’organisation d’une rencontre avec un échantillon d’une centaine des jeunes micro-entrepreneurs suffisamment représentatifs à l’échelle du territoire national pour mesurer les interactions, l’accompagnement, le soutien et les opportunités que leur offrent les établissements publics cités ci-haut.

Il a chargé le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Entrepreneuriat, en collaboration avec son Cabinet, d’organiser cette rencontre au mois d’octobre prochain.

Intervention du Premier Ministre :

Dans la suite de la communication du Président de la République, le Premier Ministre est revenu sur sa participation au 15ème Sommet des BRICS, du mardi 22 au jeudi 24 août 2023 à Johannesburg où il a représenté le Président de la République.

Au dernier jour de ce Sommet, le Premier Ministre a prononcé, au nom du Président de la République, une allocution, aux termes de laquelle il a relevé que, de Ekaterinbourg en Russie en 2009 à Johannesburg en Afrique du Sud en 2023, une progression importante a été observée, notamment la création de la Banque de Développement et le Fonds Commun de Réserve de change des BRICS, dans la perspective de consolider l’optimisme à affronter les défis qui se posent à l’humanité.

Dans ce cadre, il a souligné que la République Démocratique du Congo, qui fait face aux problèmes d’une guerre d’agression injuste dans l’Est de son territoire, se positionne comme  » Pays Solution  » au regard (1) de son potentiel en ressources naturelles diversifiées ; (2) de sa population jeune et dynamique ; (3) de la diversité de son écosystème qui constituent des atouts indispensables aux défis de l’humanité.

En marge de sa participation à ce Sommet, il a eu quelques rencontres bilatérales fructueuses, notamment avec le Président de l’Indonésie, le Président des Comores et Président en exercice de l’Union Africaine, un ancien Premier Ministre d’Haïti ainsi que le Ministre des Affaires Etrangères de la Biélorussie.

Il a profité de son séjour en Afrique du Sud pour visiter notre Ambassade à Pretoria et s’est entretenu avec son personnel.

II. POINTS D’INFORMATION

II.1. Etat et administration du territoire

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières a présenté au Conseil, le rapport de l’état et l’administration du territoire national.

Au cours de la semaine qui se termine, l’état d’esprit de la population a été marqué par :

– La montée du regain d’intérêt de la diplomatie occidentale vis-à-vis de la République Démocratique du Congo, attestée par la dernière visite des membres du Congrès Américain à Kinshasa et dont la déclaration de pouvoir renforcer le partenariat entre les deux (2) pays, a suscité des commentaires au sein de l’opinion nationale ;

– La mise en place, par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), d’un Cadre d’échange dénommé  » Maison des élections  » dont l’intérêt est de permettre au public et aux médias de suivre les étapes du processus électoral ;

– L’attente de la décision du Président de la République, Chef de l’Etat après la tenue de la Table Ronde sur l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et le Nord-Kivu.

Sur un autre volet, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières a informé le Conseil des efforts continuels pour endiguer la criminalité et le banditisme urbain afin de restaurer l’autorité de l’Etat.

Dans le registre des catastrophes et sinistres, il a fait état de l’incendie survenu au camp de déplacés de Kishushu dans le territoire de Kalehe. Cet accident déplorable a eu pour effets, la mort de six (06) enfants, 428 blessés et d’importants dégâts matériels dont les habitations des déplacés.

Dans la province de Maniema, plus de quatre-vingt-dix maisons ont été détruites par la pluie torrentielle dans la cité de Salamabila, territoire de Kabambare, le 20 août 2023.

Les provinces minières, à l’instar du Haut-Katanga et du Lualaba, connaissent des cas d’éboulement dans les zones d’exploitation, du fait de la creuse artisanale.

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières a rassuré le Conseil de toutes les dispositions qui ont été prises pour faire face à ces situations.

Le Conseil a pris acte de ce rapport.

II.2. Situation sécuritaire

Pour sa part, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants a fait le point sur l’évolution de la situation sécuritaire dans l’Est du pays où les Forces Armées de la République Démocratique du Congo défendent la patrie notamment contre les terroristes M23 et l’armée rwandaise.

Il a passé en revue la situation opérationnelle sur terrain en adéquation avec la nature de menaces selon les provinces et les parties du pays en proie à l’insécurité et/ou à l’agression.

A l’Ouest, la situation reste sous contrôle des forces loyalistes qui maintiennent la traque des assaillants Mobondo en dépit de certaines actions isolées de ces derniers dans des coins isolés de la commune rurale de Maluku et leur activisme de plus en plus affiché dans le territoire de Popokabaka.

Le Conseil a pris acte de ce rapport.

II.3. Assainissement du climat des affaires et encadrement de la production et de l’exportation dans le secteur du café et cacao

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Economie Nationale a fait part au Conseil des plaintes reçues des exportateurs locaux du café-cacao qui dénoncent les perceptions illégales et autres tracasseries fiscales et administratives qui s’opèrent à l’exportation de leurs produits.

Rappelant la recommandation du Président de la République faite lors de la 58ème réunion du Conseil des Ministres relative à la nécessité du renforcement du climat des affaires dans le secteur du café-cacao et autres produits agricoles, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Economie Nationale a rappelé qu’il est inadmissible que les efforts louables de production soient négativement affectés par une série de prélèvements parafiscaux et d’exigences administratives tout aussi illégaux qu’inopportuns.

En effet, ces tracasseries généralisées entrainent l’augmentation de la fraude et la contrebande et portent préjudice non seulement aux producteurs mais aussi à l’Etat qui perd d’importantes recettes au profit des pays frontaliers qui comptabilisent la production congolaise au titre de leurs exportations.

En vue de régler ces difficultés, une série de mesures a été préconisée.

Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.

II.4. Recommandation du Gouvernement pour la relance du projet chemin de fer Kinshasa-Matadi et l’état de lieux du dossier ONATRA SA et ARISE IIP

Faisant suite à la communication du Président de la République faite lors de la 107ème réunion du Conseil des Ministres, la Ministre d’Etat, Ministre du Portefeuille a fait le rapport d’examen du dossier ONATRA SA et ARISE IIP relatif au Partenariat Public Privé pour la réalisation du chemin de fer Matadi-Kinshasa.

Les discussions continuent entre les différentes parties prenantes suivant le MoU qui a été conclu pour la finalisation de ce projet qui permettra d’atteindre les objectifs assignés.

La Ministre d’Etat, Ministre du Portefeuille a été complétée par le Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement.

Il a rassuré que le Gouvernement prône la reconstruction d’un système ferroviaire capable de répondre aux exigences de capacité, de régularité, de rapidité et de sécurité. Ces performances visent l’attractivité du chemin de fer dans le segment du marché le plus porteur des valeurs ajoutées.

Le Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement a conclu son intervention en soulignant qu’il est question pour le Gouvernement de faire du sous-secteur ferroviaire un élément fondamental de l’intégration des transports de masse au niveau urbain, national et régional et ce, en articulation et complémentarité avec les réseaux routiers, aériens, lacustres et maritimes.

Le Conseil a pris acte de ce rapport.

II.5. Défis d’exécution des programmes financés par les bailleurs

Le Ministre des Finances a informé le Conseil que le portefeuille de projets financés par la Banque Mondiale s’est considérablement accru depuis l’avènement au pouvoir du Président de la République, Son Excellence Félix- Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO. Ce qui illustre à la fois le progrès accompli et les défis rencontrés dans la mise en œuvre des projets.

Il a indiqué que le portefeuille de projets financés par la Banque Mondiale qui s’élevait à 2,5 milliards USD pour l’année fiscale 2018 est aujourd’hui de 8,5 milliards USD avec 5 milliards USD non encore décaissés.

L’un des défis consiste, d’après le Ministre des Finances, à s’assurer que l’orientation stratégique des projets, depuis leur identification jusqu’à leur exécution, réponde avec la plus grande pertinence aux priorités structurelles du pays en cohérence avec les autres dépenses effectuées sur ressources propres.

L’autre défi concerne la maitrise des modalités de mise en œuvre des projets financés par les Ministères sectoriels à travers les unités de coordination de projets. Il est crucial d’assurer une bonne répartition et maitrise des rôles entre les instances politiques et les unités de coordination des projets. Il s’agit d’éviter le double risque d’ingérences politiques inappropriées d’une part, et d’abandon des unités à elle-même d’autre part.

Le Ministre des Finances a aussi épinglé les différents points de blocage et les mauvaises pratiques pour permettre d’accélérer la mise en œuvre des différents projets et en maximiser l’impact. Il a esquissé des pistes de solutions qui passent notamment par le renforcement du dispositif de suivi, la clarification des rôles et responsabilités des parties prenantes, la réallocation des ressources vers les secteurs porteurs plus performants avec impact visible sur les populations.

Il est prévu la revue du portefeuille de la Banque Mondiale du 02 au 03 octobre 2023, au terme de laquelle des décisions seront prises pour la réallocation des ressources vers les projets ou secteurs performants et plus porteurs.

Le Ministre des Finances a préconisé la tenue, le 25 septembre 2023, d’une réunion de concertation regroupant tous les Ministres concernés et les bailleurs, en vue de tirer les leçons de l’expérience et de permettre l’amélioration des différents portefeuilles et de la délivrance des projets.

Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.

II.6. Défis liés opérations import-export et mesures à mettre en œuvre

Le Ministre du Commerce Extérieur a fait le rapport relatif aux défis soulevés par les partenaires commerciaux de la République Démocratique du Congo (pays membres de la SADC, COMESA et EAC) lors des opérations import- export.

En effet, les difficultés rencontrées par les importateurs et exportateurs, transporteurs, camionneurs de l’Afrique australe affectent négativement le commerce entre notre pays et ceux de la sous-région. Il a identifié les principaux défis notamment le non fonctionnement des frontières 24h24, la congestion et le retard dans le processus de dédouanement, la multiplicité des check points, le délai long dans le traitement des documents commerciaux avant l’autorisation de départ après chargement et d’autres de plusieurs ordres.

Le Ministre du Commerce Extérieur a proposé des mesures à mettre en œuvre pour répondre à ces défis entre autres la suppression du parking forcé ainsi que les frais y associés, l’institution d’un scannage à un seul point et la mise à niveau de nos services aux standards requis.

Les dispositions devraient être prises par les structures habiletés pour assurer les facilitations nécessaires aux différents transporteurs en vue de rendre nos frontières fluides et de permettre l’exercice normal de différentes activités.

Le Conseil a pris acte de ce Rapport.

II.7. Elaboration du répertoire opérationnel des métiers

La Ministre de la Formation Professionnelle et Métiers a informé le Conseil de l’élaboration du répertoire opérationnel des métiers en République Démocratique du Congo.

La Ministre de la Formation Professionnelle et Métiers a fait état de l’élaboration du répertoire opérationnel des métiers en République Démocratique du Congo, ce document stratégique dont l’utilité dans le secteur de la formation professionnelle n’est plus à démontrer en ce qu’il permet de réaliser un recensement et une identification exhaustive de tous les métiers formels et informels.

L’objectif ultime poursuivi est celui de:

– Professionnaliser tous les métiers existants ainsi que leurs promoteurs ;

– Doter le pays d’une cartographie des métiers existants susceptible de concourir à la promotion des métiers à travers des actions concrètes et ciblées d’encadrement ;

– Créer une base de données statistiques des métiers et des promoteurs des métiers pouvant induire des politiques publiques destinées à la création d’une classe sociale moyenne et la réduction du taux de chômage.

Cette question étant transversale, une réunion sera organisée autour du Premier Ministre pour la collaboration des autres Ministères sectoriels concernés pour une mise en œuvre cohérente des objectifs y afférents.

Le Conseil a pris acte de ce Rapport.

III. APPROBATIOND’UN RELEVE DE DECISIONS DU CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil des Ministres a adopté le relevé de décisions prises lors de sa 109ème réunion tenue le vendredi 18 août 2023.

IV. EXAMEN ET ADOPTION D’UN (01) TEXTE

IV.1. Cadre budgétaire à moyen terme 2024-2026

Le Ministre d’Etat, Ministre du Budget a soumis au Conseil le Cadre Budgétaire à Moyen Terme 2024-2026 dont les grandes lignes se présentent de la manière suivante :

En matière de recettes, les actions ci-après visent à augmenter le niveau des recettes publiques :

– les réformes pour l’élargissement de l’assiette fiscale ;

– la poursuite des réformes fiscales et douanières amorcées en vue d’accroître la pression fiscale et de maitriser l’assiette imposable ;

– la poursuite du processus de digitalisation des impôts et des taxes ;

– le recours aux dons et à l’emprunt sur le marché financier domestique et international.

En matière de dépenses, la politique budgétaire devra demeurer expansionniste tout en veillant à des niveaux de déficit acceptables pour ne pas obérer la viabilité budgétaire. Les dépenses publiques seront principalement axées sur la poursuite du relèvement du défi du développement, avec en priorité notamment :

– le renforcement de l’orthodoxie dans la gestion des finances publiques en veillant principalement sur la qualité, l’efficience et l’efficacité des investissements publics ;

– l’amélioration qualitative et quantitative des dépenses sécuritaires dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi de Programmation Militaire, en vue de la montée en puissance des FARDC et du renforcement de la Police Nationale Congolaise ;

– la poursuite du PDL-145T visant, entre autres, la dotation du pays en infrastructures de base dont les écoles, les bâtiments administratifs, les centres de santé, les routes de desserte agricole, les stations d’adduction d’eau potable, l’électrification rurale et le développement des filières agricoles ;

– la diversification de l’économie nationale à travers la relance de l’agriculture, la transformation locale des produits miniers ainsi que la promotion de l’entreprenariat, de l’économie verte et du tourisme.

Le Ministre d’Etat, Ministre du Budget a indiqué que la programmation budgétaire 2024-2026 situe les dépenses totales à 133.524,9 milliards de CDF, soit 39.985,4 milliards de CDF en 2024, 45.032,5 milliards de CDF en 2025 et 48.507 milliards de CDF en 2026.

Les dépenses du pouvoir central se situeraient à 114.191,4 milliards de CDF sur la période, soit 38.063,8 milliards de CDF l’an en moyenne. Celles des Provinces et des Entités Territoriales Décentralisées (ETD) se situeraient respectivement à 18.611,8 milliards de CDF et à 721,7milliards de CDF.

Les recettes totales (y compris les emprunts) se situeraient à 133.524,9 milliards de CDF, à raison de 114.191,4 milliards de CDF pour le Pouvoir Central, 18.611,8 milliards de CDF pour les Provinces et 721,7 milliards de CDF pour les ETD.

Les recettes du pouvoir central (y compris les emprunts) se situeraient à 114.191,4 milliards de CDF, dont 106.514,9 milliards de CDF des recettes du Budget général, 2.032,2 milliards de CDF des budgets annexes et 5.644,3 milliards de CDF des comptes spéciaux.

La mise en œuvre de la politique fiscale et douanière préconisée sur la période permettrait un accroissement annuel des recettes fiscales et non fiscales de l’ordre de 14,5% et situerait la pression fiscale à 14,2% en moyenne. Cette politique fiscale et douanière consisterait notamment à poursuivre les réformes amorcées tout en élargissant le nombre d’assujettis à certains impôts directs.

Outre les recettes internes, le financement des politiques publiques préconisées sur la période 2024-2026 bénéficierait des dons attendus des partenaires au développement estimés à 6.380,7 milliards de CDF.

En ce qui concerne les recettes des budgets annexes et des comptes spéciaux,  le Ministre d’Etat, Ministre du Budget a souligné qu’elles se situeraient respectivement en moyenne à 677,4 milliards de CDF et à 1.881,4 milliards de CDF sur la période 2024-2026.

La programmation budgétaire de 2024 à 2026 dégage un solde global négatif de 12.510,2 milliards de CDF, soit -2,1% du PIB, imputable au pouvoir central.

Les mécanismes de son financement ont été identifiés.

Après débats et délibérations, ce dossier a été adopté.

V. EXAMEN ET ADOPTION DE TROIS (03) PROJETS DES TEXTES

V.1. Projet de Loi de Finances pour l’exercice 2024

Le Ministre d’Etat, Ministre du Budget a présenté au Conseil le Projet de Loi de finances pour l’exercice 2024.

Pour ce qui est des indicateurs macroéconomiques qui le sous-tendent, il a souligné que malgré les récentes turbulences sur le marché des biens et services et sur le marché de change, ce Projet de Loi de Finances a été élaboré dans l’hypothèse d’une croissance soutenue de 6,4%, d’une inflation de 10,9% en moyenne annuelle et d’un taux de change de 2.518,33 CDF le dollar américain, à la suite des mesures prises par le Gouvernement pour stabiliser le cadre macroéconomique.

Il contient un Budget présenté en équilibre, en recettes et en dépenses, à hauteur de 40.464 milliards de CDF, soit un accroissement de 24,7% par rapport au Budget de l’exercice 2023 chiffré à 32.457 milliards de CDF.

En vue de la mobilisation accrue des recettes, la politique fiscale préconisée pour l’exercice 2024 est essentiellement orientée vers l’élargissement de l’assiette fiscale, la fiscalisation du secteur informel, la promotion du civisme fiscal, la lutte contre la corruption et le coulage des recettes ainsi que la poursuite des réformes fiscales et douanières amorcées ces dernières années dans le but de relever la pression fiscale.

S’agissant des dépenses, elles sont chiffrées à 40.464 milliards de CDF, en équilibre avec les recettes correspondantes tant pour le budget général, les budgets annexes que les comptes spéciaux.

Par ailleurs, le Ministre d’Etat, Ministre du Budget a brossé les principaux faits saillants de l’analyse du Projet de Loi de Finances pour l’exercice 2024. Il y a lieu de retenir ce qui suit :

– un accroissement de 55,6% des crédits alloués aux investissements par rapport à leur niveau de 2023 entrainant ainsi une amélioration de sa part dans le Budget général de 35,8% en 2023 à 49,6% en 2024, ce qui permettra la poursuite des grands chantiers initiés par le Chef de l’Etat, notamment la construction du port en eau profonde de BANANA, la construction des logements sociaux, la réhabilitation des aéroports en provinces, l’acquisition des équipements des travaux publics et agricoles, la poursuite de l’extension du réseau routier, etc. ;

– le renforcement des parts des crédits alloués au secteur de la défense et sécurité et l’inscription dans le budget de l’exercice 2024 d’un compte d’affectation spéciale dénommé Fonds de Soutien et de Développement des FARDC ;

– la poursuite du processus électoral ;

– l’inscription dans le budget de l’exercice 2024 du Fonds National de Réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) qui bénéficiera d’un prélèvement de 6% de la quotité de la redevance minière allouée au Gouvernement Central par le Code minier ainsi que le lancement de ses activités ;

– la prise en compte progressive des revendications sociales des bancs syndicaux dans le cadre des accords conclus avec le Gouvernement ainsi que la poursuite de l’assainissement du fichier-paie et de la mise à la retraite des agents et fonctionnaires de l’Etat éligibles;

– la poursuite de la mise en œuvre de la politique de gratuité de l’enseignement primaire et de la mise en œuvre progressive de la couverture santé universelle ;

– la poursuite du financement du PDL-145T sur ressources propres en ajoutant la construction et la réhabilitation des routes de desserte agricole ;

– l’amorce de la diversification de l’économie nationale.

Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ce texte.

V.2. Deux projets de textes du secteur des Finances

Le Ministre des Finances a soumis au Conseil deux projets de textes pour examen et approbation.

Le premier est le Projet d’Ordonnance-Loi sur l’Endettement Public. Ce texte, cadre de référence du pilotage et de la gestion de la dette publique en République Démocratique du Congo, énonce la politique d’endettement public et fixe les règles de bonne gouvernance de la gestion de la dette du pays.

Il fournit également à l’Etat de nouveaux instruments lui permettant de financer ses dépenses.

Le Ministre des Finances a précisé que ce texte vient doter la République Démocratique du Congo d’un instrument juridique permettant de garantir à la structure de gestion de la dette publique de jouer véritablement le rôle centralisateur en matière d’endettement public. Aussi, renforce-t-il les capacités de décision, de contrôle et de choix du pays en matière d’endettement public.

Cette initiative déclenchée par l’évaluation du cadre légal et règlementaire de gestion de la dette par la Banque Mondiale, a rappelé le Ministre des Finances, a été matérialisée par son Ministère à travers la Direction Générale de la Dette Publique (DGDP) avec l’assistance de la Banque Africaine de Développement.

Le deuxième texte est relatif au Projet de Loi sur les Bureaux d’Information de Crédit. Il a pour mission de fixer les règles relatives à l’activité et au contrôle des bureaux d’information sur le crédit en République Démocratique du Congo conformément aux dispositions de l’article 122 point 8 de la Constitution en vigueur.

En effet, ce texte a l’avantage de participer à la réduction de l’asymétrie d’information entre le préteur et l’emprunteur, laquelle à son tour permet de palier le rationnement du crédit, les longs délais de traitement des demandes de crédit, les intérêts exorbitants, les surendettements asphyxiants et le ratio de portefeuille à risque élevé.

Pour le Gouvernement, les systèmes d’information sur les risques de crédit revêtent un intérêt capital pour le bon fonctionnement du marché de crédits.

Car, ces systèmes permettront à la Banque Centrale du Congo de mieux évaluer le niveau des risques de contrepartie pesant sur l’ensemble du système bancaire.

Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ces deux Projets de textes.

Commencée à 14h18′, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 19h23′.

Patrick MUYAYA KATEMBWE

Ministre de la Communication et Médias

Porte-parole du Gouvernement

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À la UneEconomie

Budget 2023, un solde excédentaire de 82,1 millions USD enregistré au 3 août 2023

by admin9775 14 août 2023
written by admin9775

Au 3 août 2023, l’exécution du Budget en devises en République Démocratique du Congo affiche un solde excédentaire remarquable de 82,1 millions de dollars américains (USD), selon la dernière note de conjoncture économique de la Banque Centrale du Congo (BCC).

Analyse du Solde Excédentaire

Cette note souligne que ce solde positif provient d’une combinaison de recettes s’élevant à 95,24 millions de dollars et de dépenses totalisant 13,1 millions de dollars, durant la période considérée.

Comparaison Trimestrielle

Dans un contexte plus large, il est pertinent de noter que le premier trimestre de l’année en cours, de janvier à mars 2023, a enregistré un déficit budgétaire de l’ordre de 194,3 millions de dollars américains.

Ce déficit découle de recettes totales de l’ordre de 528,99 millions de dollars (dont 453,67 millions de dollars provenant d’opérations de change), tandis que les dépenses ont atteint 723,29 millions de dollars (incluant 537,27 millions de dollars de dépenses liées aux besoins du Trésor), d’après les informations fournies dans la note de conjoncture de la BCC.

Comparaison Annuelle

En juxtaposant ces données à la même période de l’année précédente, une tendance intéressante émerge. En 2022, le Budget en devises affichait un excédent de l’ordre de 116,1 millions de dollars. Cela découle de recettes totales de 753,1 millions de dollars et de dépenses de 637,0 millions de dollars.

Perspectives et Implications

Cette analyse souligne l’importance de surveiller de près l’exécution du Budget en devises en RD Congo. Les résultats trimestriels et annuels reflètent les défis et les opportunités économiques du pays.

Par Mitterrand MASAMUNA

Zoom Eco via CONGO PUB Online

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Mise en place d’une commission contrôle-qualité à la DGI : Nicolas Kazadi à la base d’une grogne en gestation ! !

by Guyguy Lelo 13 août 2023
written by Guyguy Lelo

La grogne est en gestation à la Direction Générale des Impôts. Les syndicalistes se mobilisent pour envoyer les agents et cadres en grèves. La cause, une lettre de Nicolas Kazadi portant mise en place d’une commission contrôle-qualité à la DGI.

C’est donc dans ce cadre que Nicolas Kazadi a invité le DG de la DGI ce lundi 14 août dans son cabinet de travail pour matérialiser ce projet « scandaleux » selon les syndicalistes.

À en croire le Patron des Finances, ladite séance de travail aura pour ordre du jour la mise en place d’une Commission Contrôle-qualité composée des Experts de la Direction Générale des Impôts, de la Direction Générale des Douanes et Accises, de l’Inspection Générale des Finances, du Conseil Permanent de la Comptabilité au Congo ainsi que des membres de mon Cabinet.

Dans une lettre consultée par Okapinews.net, le Directeur Général de la DGI rappelait au Ministre Kazadi les prescrits de la loi du 13 mars 2003 portant sur les procédures fiscales.

« J’ai noté que la recommandation n°2 à charge de la Direction Générale des Impôts prévoit l’institution d’une Commission Controle-qualité composée des experts de différents services, notamment les contrôleurs de la Direction Générale des Douanes et Accises, des Inspecteurs de l’Inspection Générale des Finances, du Cabinet des Finances, du Conseil Permanent de la Comptabilité au Congo et autres experts, afin d’effectuer un contrôle rigoureux sur les déclarations fiscales de l’exercice 2022. Il me parait utile de souligner à la meilleure attention de votre Excellence que le contrôle des déclarations fiscales souscrites par les contribuables auprès de l’Administration des Impôts est régi par la Loi n° 004/2003 du 13 mars 2003 portant réforme des procédures fiscales, telle que modifiée et complétée à ce jour », a écrit le DG Barnabé Mukadi.

À lui d’ajouter « à ce sujet, l’article 25 de la loi susmentionnée confère a l’Administration des Impôts, le pouvoir exclusif de vérifier, sur pieces ou sur place, l’exactitude de déclaration de tous les impôts et autres droits dus par les redevables. Toutefois, elle peut faire appel au conseil techniques d’agents de l’État ou des établissements publics lorsqu’une vérification de comptabilité ou une procédure de redressement requiert des connaissances techniques particulières, suivant le prescrit de l’article 33 de la Loi ma évoquée ».

Dans cette dernière hypothèse, poursuit la correspondance, l’intervention des Services extérieurs à l’Administration des Impôts ne doit se limiter qu’aux conseils techniques à donner à cette dernière dans l’exécution des minions de contrôle fiscal.

À en croire le Patron de la DGI, l’institution d’une Commission Contrôle-qualité composée des experts de différents Services susvisés, chargés d’effectuer un controle rigoureux sur les déclarations fiscales de l’exercice 2022 risquerait d’énerver les dispositions pertinentes de l’article 25 de la Loi susvisée.

En effet, explique-t-il, les suppléments d’impôts qui pourraient en découler seraient à l’origine des contestations de la part des contribuables, est établis en violation de la législation fiscale en vigueur et, de surcroit, priveraient l’Administration des Impôts et l’Inspection Générale des Finances de la possibilité de faire la contre vérification en cas de dénonciation des fraudes fiscales avérées.

« Il conviendrait de rappeler que la Structure Contrôle- qualité qui, jadis, était mise en place au sein de la Direction Générale des Impôts avait pour mission d’analyser ou mieux d’examiner les projets de redressements établis par les Vérificateurs Polyvalents des Impôts et concernant seulement les dossiers à fort enjeu. Elle était composée uniquement des Cadres de la Direction Générale des Impôts. En dépit des avantages que la structure Contrôle qualité avait présentés, elle a été parfois à la base de retard dans la clôture de certains dossiers », a-t-il conclu.

Les syndicalistes déjà en colère…

Un syndicaliste de la Direction Générale des Impôts n’a pas manqué des mots. « La création, dit-il, d’une « commission contrôle- qualité » composée notamment des membres de son Cabinet, des douaniers, des inspecteurs de l’IGF et des fonctionnaires du conseil permanent de la Comptabilité, pour qu’ils effectuent un contrôle sur les déclarations fiscales de 2022, Nicolas fait courir un gros risque aux finances publiques.

Car les potentiels membres de sa commission n’ont pas qualité pour procéder à une mission de contrôle fiscale. Cette mission est une exclusivité de l’administration fiscale, d’après l’article 25 de la loi précitée ».

Et de préciser :  » les PV de redressement des agents externes à la Direction Générale des Impôts n’auront donc aucune valeur juridique.

Car, établis par des personnes sans qualité.

Tout prétexte est bon pour Nicolas Kazadi pour s’immiscer dans la gestion quotidienne de la Direction Générale des Impôts qui jouit pourtant de son autonomie administrative.

C’est elle et elle seule qui peut lancer des contrôles fiscaux. Et si elle le juge nécessaire, elle peut se faire appuyer par des experts extérieurs qu’elle désignera elle-même.

Des syndicalistes sont déjà mobilisés pour des actions « fortes » pour empêcher que cette fameuse commission ne puisse être créée car elle énerve l’état de droit cher au Président de la République Félix-AntoineTshisekedi.

Ils font remarquer que cette commission n’est pas une panacée. Elle a déjà été instituée à la Direction Générale des Impôts et elle avait notamment occasionné des perturbations dans la mobilisation des recettes en allongeant notamment les procédures.

OKAPINEWS via CONGO PUB Online

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Nicolas Kazadi opte pour la consolidation des taxes à l’importation

by admin9775 9 août 2023
written by admin9775

Décriée par plusieurs acteurs économiques œuvrant dans le pays, la multiplication des taxes à la frontière est l’un des éléments qui jouent contre l’amélioration du climat des affaires en République Démocratique du Congo (RDC).

Pour y faire face, le Ministre congolais des Finances, Nicolas Kazadi, a soumis, lors du dernier Conseil des Ministres, le projet de Décret portant consolidation des perceptions opérées à l’occasion de l’importation de quelques produits alimentaires de grande consommation en République Démocratique du Congo (RDC).

Dans sa note d’information aux membres du Gouvernement, Nicolas Kazadi a d’abord mis en exergue un constat général sur le caractère excessif et confiscatoire des droits, taxes et prélèvements à l’importation avec un effet toxique sur les prix de vente et, partant, sur le pouvoir d’achat de la population.

Ces prélèvements, dont certains se font sans contrepartie effective ni soubassement légal, sont aussi le fait des services publics dépourvus de la qualité d’imposer un quelconque prélèvement à l’importation, considérant que le cadre opérationnel limite à quatre (4) les services habilités à opérer à la frontière.

D’après le Ministre Nicolas Kazadi, il a été fait un travail de construction d’un modèle-type de consolidation de toutes les perceptions opérées à la frontière de trois (3) zones géographiques à savoir : Matadi, Lufu ainsi que Kasumbalesa ou Goma.

Ce modèle-type a permis de dégager la clé de répartition pour l’ensemble des services bénéficiaires desdites perceptions.

Pour éviter une multiplicité des taux en fonction de la valeur CIF du produit concerné, le modèle-type a considéré la valeur CIF la plus élevée de ces cinq produits de première nécessité.

Ainsi, ce projet de Décret a pour objet de consolider en une perception unique au profit du Trésor Public, des provinces et des établissements publics habilités, les prélèvements opérés par les différents services et établissements publics intervenant à l’occasion de l’importation de quelque produits alimentaires de grande consommation dans le pays.

Les produits alimentaires concernés sont : le chinchard, la morue séchée et salée, le poulet, le sucre de canne ou de betterave, le riz et l’huile végétale.

Le taux applicable pour cette perception unique est modulé selon que l’importation s’effectue en période de suspension de la TVA ou non, en tenant compte des zones géographiques (Est, Ouest, Sud) et des modes d’acheminement selon qu’il est de la voie maritime ou de la voie terrestre.

Pour le Gouvernement de la RDC, il est question de mettre en œuvre une politique plus souple à travers des prélèvements plus transparents et aérés.

Mitterrand MASAMUNA

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