La République démocratique du Congo a officiellement rejoint une nouvelle dynamique de coopération internationale dans le secteur du cacao. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a signé à Abidjan, en Côte d’Ivoire, l’Accord international sur le cacao de l’International Cocoa Organization, un cadre destiné à renforcer la gouvernance mondiale de la filière et à soutenir son développement durable.
Selon le ministère du Commerce extérieur, cette adhésion permettra à la RDC de mieux valoriser sa production cacaoyère, de défendre les intérêts de ses producteurs sur les marchés internationaux et d’accéder à des mécanismes de financement destinés au développement du secteur.
L’accord met notamment l’accent sur l’amélioration des revenus des producteurs, la promotion de la transformation locale du cacao, la protection de l’environnement, le renforcement des statistiques agricoles et le développement économique des zones rurales.
Pour Julien Paluku, cette signature offre à la RDC l’opportunité de participer activement aux décisions internationales relatives au marché du cacao, tout en renforçant la compétitivité du cacao congolais à l’échelle mondiale.

Le ministre a également mis en avant la croissance soutenue des exportations congolaises de cacao, passées de 47 346 tonnes en 2021 à plus de 92 220 tonnes en 2025, illustrant le potentiel croissant de cette filière dans l’économie nationale.
La cérémonie de signature a été saluée par Aly Touré ainsi que par Irchad Razaaly, qui ont souligné l’importance de l’intégration de la RDC au sein des mécanismes internationaux de régulation et de développement du secteur cacaoyer.
Basée à Abidjan, l’International Cocoa Organization est une organisation intergouvernementale créée sous l’égide des Nations Unies. Elle regroupe les principaux pays producteurs et consommateurs de cacao et œuvre en faveur de la stabilité, de la transparence et du développement durable du marché mondial du cacao.
Cette adhésion marque une étape importante pour la diversification des exportations agricoles congolaises et pourrait contribuer à accroître la valeur ajoutée générée par la filière cacaoyère au bénéfice des producteurs locaux.
Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online










