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Category:

Economie

À la UneEconomie

RDC : première exploitation de manganèse lancée au Kongo-Central par Asia Mineral Limited

by admin9775 11 mai 2025
written by admin9775

Dans une démarche inédite de diversification minière, la République démocratique du Congo s’apprête à exploiter pour la première fois du manganèse dans la province du Kongo-Central. Ce projet stratégique, porté par Asia Mineral Limited, symbolise un tournant pour l’économie nationale.

Un projet minier historique en terre pétrolière

Le gouvernement congolais a annoncé le lancement imminent de l’exploitation du manganèse dans le territoire de Luozi, au Kongo-Central, lors du Conseil des ministres du 9 mai 2025. Ce projet, confié à Asia Mineral Limited, septième exportateur mondial de manganèse, marque une première pour cette province historiquement tournée vers les hydrocarbures.

La phase exploratoire démarrera le 21 mai 2025, avec une capacité de production estimée à 2 millions de tonnes par an.

Diversification minière : une vision stratégique

Pour les autorités congolaises, ce projet s’inscrit dans une stratégie nationale ambitieuse :

« Ce projet est un exemple structurant de la diversification des provinces minières et une opportunité de développement régional en dehors des zones à forte instabilité sécuritaire », a souligné Kizito Pakapomba, ministre des Mines.

Ce développement vise à réduire la dépendance vis-à-vis des filières du cuivre et du cobalt, concentrées dans les régions de l’Est, souvent instables, et à attirer de nouveaux partenaires internationaux.

Le Kongo-Central, un pôle d’avenir

Bénéficiant d’une stabilité sécuritaire, de voies logistiques stratégiques (dont le port de Matadi) et d’une tradition industrielle, le Kongo-Central présente un fort potentiel pour accueillir de nouveaux investissements responsables dans l’extraction et la transformation des ressources.

Ce projet marque une reconversion économique majeure pour la province, historiquement dépendante du secteur pétrolier.

Une étape vers un nouveau positionnement de la RDC

Avec cette exploitation, la RDC étend sa présence sur l’échiquier des minerais critiques, et démontre sa volonté d’attirer des partenaires techniques internationaux solides, dans un cadre contractuel qui se veut plus transparente et durable.

Mais ce projet soulève également des enjeux de gouvernance : gestion des revenus, respect des normes environnementales, implication des communautés locales, et intégration dans une vision de développement durable.

Le lancement de la première exploitation de manganèse au Kongo-Central représente bien plus qu’un projet minier : il incarne une nouvelle orientation stratégique pour l’industrie extractive congolaise. Si ce modèle réussit, il pourrait ouvrir la voie à une répartition plus équitable de l’activité minière sur le territoire, moins dépendante des zones de conflit, et tournée vers les marchés d’avenir.

À suivre : le Kongo-Central pourrait devenir le catalyseur d’une nouvelle génération de projets miniers, plus stables, plus durables, et mieux intégrés dans l’économie nationale.

Par MN
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À la UneEconomie

Les États-Unis engagent 6 milliards de dollars pour le corridor de Lobito

by admin9775 10 mai 2025
written by admin9775

Le gouvernement américain a confirmé par voie officielle un investissement majeur de plus de 6 milliards de dollars dans le corridor de Lobito, projet d’infrastructure transnational reliant la République démocratique du Congo à l’Angola et la Zambie. Cette annonce, faite via le compte Twitter du département d’État, marque un engagement sans précédent des États-Unis dans le développement des infrastructures africaines.

Un projet aux enjeux multiples

Le corridor de Lobito représente bien plus qu’un simple axe de transport. Conçu comme une colonne vertébrale économique pour la région, il vise à désenclaver les zones minières stratégiques de la RDC tout en stimulant les échanges commerciaux intra-africains. Les fonds américains seront spécifiquement alloués à la modernisation des infrastructures ferroviaires, au déploiement de réseaux de télécommunications et à la création de plateformes logistiques intégrées.

Coopération internationale renforcée

Cet engagement s’inscrit dans le cadre d’un partenariat multilatéral associant diverses institutions financières et gouvernements africains. Les États-Unis travaillent en étroite collaboration avec la Banque africaine de développement, l’Union européenne et les autorités des trois pays concernés pour garantir la réussite de ce projet phare. Cette approche collaborative vise à créer un modèle de développement durable tout en assurant une transparence dans la gestion des fonds.

Implications géostratégiques

L’investissement américain dans le corridor de Lobito s’analyse également à l’aune de la compétition économique mondiale. Face à l’influence croissante de la Chine à travers ses initiatives comme la Nouvelle route de la soie, les États-Unis affirment ainsi leur volonté d’offrir des alternatives crédibles en matière de partenariat infrastructurel. Le projet devrait notamment faciliter l’acheminement des minerais critiques vers les marchés internationaux, tout en renforçant la sécurité des approvisionnements.

Perspectives et attentes

Les autorités congolaises ont accueilli favorablement cette annonce, y voyant une opportunité de moderniser les infrastructures nationales et de stimuler l’économie locale. Les observateurs soulignent cependant l’importance d’assurer une gestion rigoureuse des fonds et une répartition équitable des bénéfices pour les populations riveraines.

Avec un calendrier prévisionnel qui table sur une mise en service partielle dès 2027, le corridor de Lobito pourrait devenir un modèle de coopération internationale réussie en Afrique. Les prochains mois seront déterminants pour concrétiser cette ambition et démontrer l’impact transformateur de ce projet sur le développement régional.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

La situation macroéconomique reste stable malgré les pressions internes (Communiqué)

by admin9775 9 mai 2025
written by admin9775

La situation macroéconomique de la République démocratique du Congo est restée stable malgré les pressions internes et externes, a indiqué mercredi au cours de la réunion de conjoncture économique, le vice-Premier ministre en charge de l’Economie nationale, rapporte un communiqué parvenu jeudi à l’ACP.

« Le cadre macroéconomique demeure stable, malgré les pressions internes et externes. Qu’il s’agisse du niveau des prises intérieures, qu’il s’agisse du marché de change, qui est resté stable depuis plusieurs mois », a déclaré, Daniel Mukoko, Vice-Premier ministre en charge de l’Economie nationale, cité dans le communiqué.

Selon la source, cette stabilité des indicateurs du cadre macro-économique s’observe tant au niveau des prix intérieurs que du marché de change. 

Ce document indique que le gouvernement s’est dit déterminé à trouver des solutions afin que ces bons résultats enregistrés sur le plan économique se reflètent dans le quotidien de la population. 

Le gouvernement annonce le lancement d’un pacte de résilience pour le développement urbain

Le Gouvernement a annoncé le lancement d’un pacte de résilience pour le développement urbain, la sécurité alimentaire et la production locale.

«  Nous avons convenu, sous la présidence de Mme  la Première Ministre, Judith Suminwa, de mettre en place un pacte de résilience pour que, le plus rapidement possible, nous ayons un paquet d’investissements qui permet d’agir sur la situation spécifique de la ville de Kinshasa en termes de la lutte contre les embouteillages, de l’assainissement et de la facilitation de la mobilité dans la ville, mais également en termes de la sécurité alimentaire pour l’ensemble du territoire national, sur des produits agricoles prioritaires, qui ont été déjà définis dans le Plan National Stratégique de Développement (PNSD) : c’est le maïs, le riz, la volaille », a fait savoir le ministre de l’économie nationale cité par le communiqué.

Selon ce document, le Vice-premier ministre en charge de l’Economie a expliqué qu’il va s’agir de faire un pacte de résilience qui va permettre d’allier cette question de la production agricole et pêche et élevage avec le désenclavement des zones rurales, et le tout sous le couvert du programme phare du Gouvernement, qui reste le PDL-145T, programme conforme à la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour le bien- être du peuple et le développement du pays. 

« Nous allons donc produire la semaine prochaine ce pacte de résilience qui va permettre donc d’allier la bonne santé avec l’amélioration progressive des conditions de vie de nos concitoyens », rapporte le communiqué.

Depuis le début de cette année marquée par les effets négatifs de la crise dans l’Est du pays, le Gouvernement Suminwa multiple les efforts pour maintenir les principaux indicateurs macroéconomiques stables au pays, et le résultat obtenu témoigne de la justesse de la politique menée jusque-là. Le pacte de résilience dont les détails seront dévoilés la semaine prochaine, est une réponse de la Première ministre et son équipe aux préoccupations soulevées par la population pour l’amélioration de leurs conditions de vies. 

Cette réunion de conjoncture présidée par la Première ministre Judith Suminwa a connu la participation du Vice-premier ministre en charge de l’Economie nationale et des autres membres du gouvernement, à savoir les ministres du Budget, du Portefeuille, du  Commerce extérieur, du Travail ainsi que de Mme la gouverneure de la Banque centrale du Congo (BCC).

ACP

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À la UneEconomie

Le FMI salue les progrès de la RDC dans la gestion des pertes pétrolières

by admin9775 7 mai 2025
written by admin9775

Le Fonds Monétaire International (FMI) a félicité ce mardi 6 mai 2025 le gouvernement congolais pour sa gestion rigoureuse des pertes dans le secteur pétrolier. Cette appréciation positive a été exprimée lors d’une réunion à Kinshasa entre le vice-premier ministre Daniel Mukoko Samba, ministre de l’Économie nationale, et une délégation du FMI dirigée par Calixte Ahokpossi, chef de mission pour la RDC.

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du premier examen du programme économique soutenu par la Facilité Élargie de Crédit, approuvé en janvier 2025. Le ministre Mukoko Samba a présenté les résultats concrets obtenus : « Nous avons finalisé la certification des pertes pétrolières pour l’ensemble de 2024, qui s’élèvent à 31 millions de dollars, avec 16 millions pour le premier semestre et 15,52 millions pour le second semestre. »

Ces chiffres marquent une amélioration spectaculaire de 89% par rapport à 2023, où les pertes avaient atteint 288 millions de dollars. Le ministre a souligné que les paiements sont désormais effectués de manière quasi régulière, témoignant des efforts de transparence et de rigueur dans la gestion des ressources pétrolières.

Calixte Ahokpossi a qualifié ces résultats de « très positifs pour les finances publiques congolaises », tout en encourageant les autorités à maintenir cette dynamique. Les échanges ont également porté sur les mesures gouvernementales visant à contenir la vie chère, autre priorité du ministère de l’Économie nationale.

Cette reconnaissance internationale intervient à un moment clé pour l’économie congolaise, renforçant la crédibilité du pays en matière de gestion budgétaire et de transparence. Elle conforte également la position de la RDC dans ses relations avec les institutions financières internationales et les investisseurs.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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La RDC confirme sa résilience économique avec le maintien de la notation B3 par Moody’s

by admin9775 5 mai 2025
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L’agence de notation Moody’s a confirmé la note souveraine « B3 » avec perspective stable pour la République Démocratique du Congo dans son dernier rapport publié le 8 avril 2025. Cette décision, annoncée officiellement par le Ministère des Finances, souligne les progrès économiques réalisés par le pays malgré un contexte sécuritaire difficile dans les provinces de l’Est.

Cette évaluation positive reconnaît les efforts soutenus du gouvernement congolais en matière de stabilité macroéconomique et de réformes structurelles. Parmi les facteurs déterminants figurent notamment la maîtrise de l’inflation, une croissance économique régulière et l’amélioration progressive de la gouvernance financière.

L’analyse de Moody’s met particulièrement en avant le renforcement de l’indicateur de solidité économique, qui reflète une gestion budgétaire plus rigoureuse et l’accumulation de réserves de change. Ces éléments ont permis de contrebalancer les risques associés aux tensions sécuritaires persistantes dans certaines régions du pays.

Le gouvernement congolais a réaffirmé sa détermination à poursuivre les réformes économiques dans le cadre du Programme d’Actions Gouvernemental 2024-2028. Les priorités incluent l’amélioration continue du climat des affaires, la diversification de l’économie nationale et le renforcement de la transparence fiscale.

Cette notation constitue un signal positif pour les investisseurs internationaux et devrait faciliter l’accès du pays aux marchés financiers. Elle confirme également la crédibilité des politiques économiques mises en œuvre par les autorités congolaises.

Toutefois, Moody’s souligne que des défis importants persistent, notamment en matière de stabilité politique, de gestion de la dette publique et de résolution des conflits dans l’Est du pays. Le maintien de cette notation dépendra de la capacité du gouvernement à poursuivre ses réformes tout en maintenant la stabilité macroéconomique.

Cette évaluation intervient à un moment clé pour l’économie congolaise, alors que le pays cherche à attirer davantage d’investissements étrangers et à consolider sa croissance économique. Les autorités se sont engagées à travailler sur les points soulevés par Moody’s afin d’améliorer progressivement cette notation dans les prochains mois.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

La RDC lance un vaste programme de formalisation du secteur informel

by admin9775 5 mai 2025
written by admin9775

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a officiellement lancé ce samedi 3 mai 2025 un projet pilote visant à formaliser les activités des petits commerçants, artisans et autres acteurs du secteur informel. La cérémonie s’est déroulée au complexe GB à Kinshasa en présence des membres du gouvernement et des partenaires techniques.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme d’Actions du Gouvernement 2024 2028 qui fait de la formalisation économique une priorité nationale. Il répond aux objectifs des piliers relatifs à la résilience économique et à la justice sociale.

Dans un premier temps, 350 Congolais victimes de catastrophes récentes bénéficieront de ce programme. Il s’agit notamment des sinistrés de l’incendie du marché de la Liberté, des maraîchères de Kingabwa touchées par les inondations et des artisans du site de Binza Delvaux.

Lors de son discours, la Première ministre a souligné l’importance capitale du secteur informel dans l’économie nationale. Elle a déclaré que ce secteur constitue le pilier de l’économie congolaise et qu’il doit être transformé en une force organisée et productive. Elle a également pointé du doigt les difficultés administratives auxquelles font face ces travailleurs et a promis de simplifier les procédures.

Ce projet s’appuie sur les Ordonnances lois n°22/030 et 031 du 8 septembre 2022 portant promotion de l’entrepreneuriat et de l’artisanat. Il permettra aux bénéficiaires d’accéder plus facilement à la protection sociale, au financement, à la formation et à un cadre juridique sécurisé.

Les participants ont accueilli favorablement cette initiative, y voyant une reconnaissance officielle de leur activité. Un représentant des micro entrepreneurs a exprimé sa satisfaction, estimant qu’il s’agit d’une avancée significative pour leur secteur.

En conclusion, la cheffe du gouvernement a appelé à une mobilisation nationale pour intégrer pleinement le secteur informel dans la dynamique de développement du pays. Ce projet pilote pourrait servir de modèle pour un programme national de formalisation à plus grande échelle.

En collaboration avec l’Equity Group Foundation et l’ARCA, le gouvernement congolais met en place un dispositif d’accompagnement structuré pour faciliter l’intégration progressive des acteurs de l’économie informelle dans le secteur formel. 

Ensemble, avec l’appui de l’Equity Group Foundation et de l’ARCA, le Gouvernement pose les bases d’un accompagnement structuré pour permettre aux acteurs de l’économie informelle d’intégrer progressivement le circuit formel.

Ce partenariat public-privé représente une opportunité historique pour des milliers de travailleurs non déclarés d’accéder enfin à la reconnaissance officielle de leurs activités, à une protection sociale et à des mécanismes de financement adaptés à leurs besoins.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

La RDC et le Kenya au cœur de la nouvelle offensive multidimensionnelle des États-Unis en Afrique

by admin9775 4 mai 2025
written by admin9775

Les États-Unis redéfinissent actuellement leur approche en Afrique à travers une stratégie combinant intérêts économiques et objectifs géopolitiques. Cette analyse examine les implications de cette politique à travers deux cas significatifs : la République Démocratique du Congo et le Kenya.

Situation en République Démocratique du Congo

Aspects économiques
Les investissements américains dans le secteur minier congolais connaissent une croissance notable. Des entreprises comme KoBold Metals, bénéficiant du soutien de figures telles que Bill Gates et Jeff Bezos, intensifient leurs activités d’extraction de cobalt et de cuivre. Ces métaux stratégiques revêtent une importance cruciale pour les industries technologiques et la transition énergétique.

Dimensions sécuritaires et diplomatiques
La position américaine en RDC présente des aspects complexes :

  • Proposition d’assistance militaire conditionnelle dans les régions orientales
  • Participation aux processus de médiation dans le conflit avec le Rwanda
  • Implication dans les discussions concernant l’exploitation des ressources naturelles

Selon l’analyste Boukari-Yabara, cette approche crée une situation où « l’instabilité devient monnayable », établissant un rapport de dépendance multidimensionnelle.

Cas du Kenya

Coopération sur les terres rares
Le Kenya émerge comme un partenaire clé pour les États-Unis dans le domaine des minerais stratégiques. Cette collaboration s’inscrit dans le cadre de la compétition mondiale pour l’accès aux ressources critiques, où Washington cherche à réduire son retard sur Pékin.

Adaptation sécuritaire
Le repositionnement militaire américain dans la région, particulièrement visible après le retrait français du Sahel, accompagne cette offensive économique. Cette évolution s’accompagne d’un renforcement de la coopération dans la lutte contre les groupes armés.

Perspectives et implications
Cette stratégie américaine soulève plusieurs questions fondamentales :

  • Équilibre entre exploitation des ressources et développement local
  • Degré de souveraineté effective des États africains
  • Impact sur la stabilité régionale à moyen et long terme
  • Capacité de négociation des pays africains dans ces partenariats

L’engagement américain en Afrique, illustré par les cas de la RDC et du Kenya, reflète une approche intégrée combinant dimensions économique et sécuritaire. Cette évolution redessine progressivement les équilibres régionaux dans un contexte de compétition internationale accrue pour les ressources et l’influence.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

Starlink Officiellement Autorisé à Opérer en République Démocratique du Congo

by admin9775 3 mai 2025
written by admin9775

L’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) a annoncé ce week-end l’octroi d’une licence officielle à Starlink DRC S.A., permettant ainsi à la filiale congolaise du géant américain SpaceX d’opérer légalement sur le territoire national. Cette décision marque l’aboutissement d’un processus de régularisation et ouvre la voie au déploiement des services internet par satellite dans le pays.

Un Revirement Significatif

La licence accordée contraste avec la position exprimée par l’ARPTC en mars 2024, lorsque le régulateur affirmait que Starlink ne disposait d’aucune autorisation d’exploitation et que ses services étaient considérés comme illégaux en RDC. Après avoir régularisé sa situation administrative, la société peut désormais proposer officiellement ses solutions de connectivité à travers le pays.

Une Technologie Révolutionnaire pour la Connectivité Nationale

Avec sa constellation de plus de 6 750 satellites en orbite, Starlink promet d’apporter une connexion internet haut débit et à faible latence, même dans les zones les plus reculées du territoire congolais. Cette arrivée pourrait combler le déficit d’infrastructures numériques qui affecte particulièrement les régions rurales et enclavées.

Un Contexte Diplomatique Porteur

L’autorisation de Starlink s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre la RDC et les États-Unis, où plusieurs projets technologiques et infrastructurels font l’objet de discussions bilatérales. Cette évolution positionne la RDC parmi les pays africains, comme le Nigeria et le Kenya, ayant adopté cette technologie innovante.

Perspectives et Défis

Starlink devrait annoncer prochainement le lancement effectif de ses services, avec des offres adaptées au marché local. Les particuliers, entreprises et institutions publiques pourront ainsi accéder à une alternative performante aux fournisseurs d’accès traditionnels.

Plusieurs éléments restent à surveiller, notamment la politique tarifaire de Starlink, l’étendue réelle de sa couverture nationale, et l’impact de cette arrivée sur le paysage concurrentiel des télécommunications en RDC.

Cette étape marque le début d’une nouvelle ère pour la connectivité numérique en République Démocratique du Congo, avec des potentialités significatives pour le développement économique et social du pays.

Prochaine Étape : Le déploiement effectif des services et les réactions des premiers utilisateurs congolais.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

L’ODEP plaide pour une réforme drastique des institutions publiques en RDC

by admin9775 29 avril 2025
written by admin9775

Face à la crise économique et sécuritaire que traverse la République démocratique du Congo, l’Observatoire de la dépense publique (ODEP) persiste dans son combat pour une rationalisation des finances publiques. Florimond Muteba Tshitenge, président du conseil d’administration de l’ODEP, a présenté ce lundi 28 avril 2025 des propositions concrètes visant à réduire substantiellement le train de vie de l’État.

Réforme des rémunérations présidentielles

L’organisation propose un nouveau barème salarial pour les plus hautes fonctions :

  • Président de la République : 5 000 USD mensuels nets (contre environ 13 500 USD actuellement)
  • Premier ministre : 6 000 USD mensuels (plafond maximal)
  • Fonctionnaires : échelle de 300 à 6 000 USD

« Cette modération s’inspire des pratiques internationales », argumente M. Muteba, citant les exemples du président français (8 000 €) et du dirigeant chinois (moins de 3 000 €).

Rationalisation de la liste civile

L’ODEP suggère une réduction drastique :

  • Budget annuel proposé : 2,4 millions USD (200 000 USD/mois)
  • Soit une diminution de 80% par rapport aux 12 millions USD actuels
  • Fin de la prise en charge des dépenses familiales présidentielles

Optimisation des structures présidentielles

Les propositions incluent :

  1. Simplification du cabinet :
    • 1 directeur de cabinet
    • 1 directeur adjoint
    • 6 collèges spécialisés (économie, sécurité sociale…)
  2. Redéploiement des compétences :
    • Transfert du complexe agricole de Kaniama Kasese au ministère concerné
    • Réduction de la maison militaire et civile
    • Restructuration du secrétariat général

Réforme gouvernementale

L’ODEP préconise :

  • Un gouvernement resserré de 10 ministères maximum
  • Une adéquation avec les capacités productives du pays
  • Une meilleure allocation des ressources publiques

Justifications et enjeux

Ces mesures visent à :

  • Libérer des ressources pour les secteurs prioritaires (sécurité, social)
  • Instaurer une gestion plus vertueuse des finances publiques
  • Créer une administration résiliente aux changements politiques
  • Restaurer la confiance des partenaires internationaux

L’ODEP, actif depuis 2019 sur ces questions, espère voir ces recommandations intégrées dans le cadre des réformes structurelles promises par le gouvernement. La balle est désormais dans le camp des décideurs politiques pour traduire ces propositions en actions concrètes.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

Mali/Application du nouveau code : Barrick Gold saisi l’arbitrage de la Banque mondiale

by admin9775 29 avril 2025
written by admin9775

Alors que le secteur minier constitue l’un des piliers économiques du Mali, un contentieux d’envergure oppose l’Etat malien à la multinationale canadienne Barrick Gold. En toile de fond, l’application du nouveau code minier adopté par Bamako en 2024, et la réclamation par les autorités de plusieurs millions de dollars d’arriérés fiscaux. Face à ce qu’elle qualifie d »’escalade », Barrick Gold a saisi selon les information de RFI, le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), l’institution d’arbitrage de la Banque mondiale. L’affaire prend désormais une tournure internationale.

Une crise ouverte malgré un début d’accord

En effet, début février dernier, Barrick Gold avait annoncé un premier compromis, avec un versement initial de 85 millions de dollars à l’Etat malien. Pourtant, loin d’apaiser les tensions, ce paiement s’est inscrit dans une relation qui continue de se détériorer. Dernier épisode en date, la fermeture depuis une dizaine de jours des bureaux de la compagnie à Bamako, et la menace qui pèse sur la mine de Loulo-Gounkoto, joyau de la production aurifère du pays, de passer sous administration provisoire.

Selon Barrick, les autorités maliennes multiplient les pressions malgré les discussions en cours. En réaction, l’entreprise a activé la procédure d’arbitrage international prévue par les accords d’investissement, une démarche qui pourrait l’opposer pendant plusieurs années à l’Etat malien devant les instances de la Banque mondiale.

L’arbitrage du CIRDI, un processus à plusieurs étapes

La procédure d’arbitrage engagée par Barrick Gold entre désormais dans sa première phase officielle. L’entreprise a désigné son arbitre, ouvrant la voie à la nomination du représentant malien, puis à celle du président du tribunal arbitral, choisi d’un commun accord.

‘’Classiquement, il y a deux phases : une phase écrite, suivie d’une phase orale durant laquelle des experts et témoins peuvent être entendus « , explique Mamadou Gacko, avocat au barreau de Paris, spécialiste de l’arbitrage international, cité par RFI. Selon lui, ces procédures, souvent complexes, s’étalent sur un minimum de trois ans, parfois bien plus, en raison du volume des pièces à examiner et de la nécessité de laisser aux parties le temps de développer pleinement leurs arguments.

Si la justice arbitrale suit son cours, la sentence finale s’imposera juridiquement au Mali. Le pays ne peut plus revenir sur sa participation à la procédure. Et les conséquences pourraient être lourdes : ‘’Barrick pourra, en cas de victoire, utiliser la sentence pour saisir des actifs maliens à l’étranger « , prévient maître Gacko. Pour autant, l’ouverture de cette procédure n’empêche pas une résolution à l’amiable. Barrick Gold continue d’affirmer sa volonté de trouver un accord hors arbitrage. Si tel était le cas, le processus engagé auprès du CIRDI pourrait être interrompu. Mais pour l’heure, le dialogue semble au point mort.

Un bras de fer à fort enjeu

Ce litige dépasse la simple querelle contractuelle. Il soulève la question plus large de la souveraineté économique du Mali face aux géants de l’industrie extractive, mais aussi de la sécurité juridique offerte aux investisseurs étrangers. Dans un contexte régional tendu, et alors que Bamako cherche à redéfinir ses partenariats économiques et géopolitiques, le différend avec Barrick Gold cristallise bien des enjeux. Si une solution diplomatique n’est pas trouvée rapidement, ce contentieux pourrait devenir un précédent lourd de conséquences pour les futures relations entre le Mali et les opérateurs internationaux.

Narcisse Angan

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