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Présidentielle au Brésil : Lula l’emporte de peu face à Jair Bolsonaro

by Pius KAMBU 31 octobre 2022
written by Pius KAMBU

Tout au long de la campagne, les deux hommes politiques ont multiplié les attaques personnelles très violentes. Onze ans après, Lula retrouve le pouvoir.

Le retour au pouvoir. Dimanche 30 octobre, Luiz Inácio Lula da Silva, plus connu sous le nom de Lula, s’est imposé face au président sortant Jair Bolsonaro, selon les résultats du Tribunal supérieur électoral. Tout au long de la soirée, les résultats sont restés serrés. L’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010) a été élu dimanche à la tête du Brésil en battant de justesse le président d’extrême droite sortant, Jair Bolsonaro, à 50,84 % contre 49,16 %, selon les résultats officiels quasi définitifs. C’est l’écart le plus serré entre deux finalistes de la présidentielle depuis le retour à la démocratie après la dictature militaire (1964-1985).

La marge est bien plus étroite que ce que prédisaient les sondages, qui avaient déjà sous-estimé le score de Jair Bolsonaro avant le premier tour.

L’ex-sidérurgiste de 77 ans, qui avait connu la prison pour corruption (2018-2019) avant de voir ses condamnations annulées par la justice, effectue un spectaculaire retour au sommet de l’État au terme d’une campagne délétère qui a divisé le pays.

Ces derniers mois, Lula était donné gagnant dans les sondages, bien que son avance se soit réduite au fil des semaines. Les bureaux de vote avaient fermé dimanche à 17 heures (21 heures, à Paris) au Brésil où 156 millions d’électeurs étaient appelés à départager l’ex-président de gauche Lula, favori de la présidentielle, et le chef d’État sortant d’extrême droite Jair Bolsonaro. Cette élection a été l’une des plus polarisées de l’Histoire moderne de l’immense pays, mais s’est apparemment déroulée sans violences.

Le président français, Emmanuel Macron, a félicité dimanche soir Lula, dont l’élection « ouvre une nouvelle page de l’histoire du Brésil ».

« Ensemble, nous allons unir nos forces pour relever les nombreux défis communs et renouer le lien d’amitié entre nos deux pays », a écrit le chef de l’État dans un message sur Twitter, quelques minutes après l’annonce des résultats de la présidentielle brésilienne.

Des alliances pour gouverner

Après cette victoire serrée, Lula va devoir composer avec un Parlement qui penche clairement à droite et devra nouer des alliances pour gouverner.

Jair Bolsonaro est le premier président se présentant à un second mandat à ne pas être réélu depuis le retour à la démocratie en 1985. Sa réaction est très attendue : après avoir lancé des attaques incessantes contre le système « frauduleux » des urnes électroniques, il a affirmé vendredi : « celui qui a le plus de voix gagne. C’est la démocratie » – sans convaincre.

Quand il a voté dans la matinée, Lula a espéré que « le gouvernement (Bolsonaro) sera civilisé et comprendra qu’une saine transition est nécessaire ». « J’espère que si je gagne l’élection, il aura un moment de sagesse et me téléphonera pour reconnaître le résultat », avait dit Lula lundi dernier.

Beaucoup craignent une réplique brésilienne de l’assaut du Capitole après la défaite de Donald Trump qui pourrait viser par exemple la Cour suprême si souvent vilipendée par Bolsonaro. « Bolsonaro va remettre en question le résultat », estimait à la veille du scrutin Rogerio Dultra dos Santos, de l’Université fédérale de Fluminense.

Des barrages routiers polémiques

Ce second tour a été marqué par une vive polémique autour de barrages filtrants de la Police routière fédérale (PRF) qui ont retenu les électeurs, notamment dans les régions pauvres du nord-est, fief électoral de Lula. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos montraient des embouteillages monstres ou des autocars transportant des électeurs bloqués dans les barrages.

Mais Alexandre de Moraes, président du Tribunal supérieur électoral, a toutefois relativisé ces problèmes, affirmant en conférence de presse que, malgré des retards, « aucun autocar n’a rebroussé chemin et tous les électeurs ont pu voter ».

Douze gouverneurs d’États brésiliens ont également été élus dimanche, dont le bolsonariste Tarcisio de Freitas dans l’État de Sao Paulo, le plus peuplé et le plus riche du Brésil.

LE POINT via CONGO PUB Online

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Monde

La Russie suspend sa participation à l’accord sur les céréales ukrainiennes

by Pius KAMBU 30 octobre 2022
written by Pius KAMBU

La Russie a annoncé suspendre sa participation à l’accord sur l’exportation des céréales ukrainiennes, après une attaque de drones sur sa flotte dans la baie de Sébastopol, en Crimée annexée, qui a endommagé un navire participant à la sécurité des convois chargés d’exporter ces céréales. Voici le fil du 29 octobre.

Washington accuse la Russie de se servir de « l’alimentation comme d’une arme »

La Russie, qui a annoncé suspendre sa participation à l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes, se sert de « l’alimentation comme d’une arme », a fustigé la porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche.

« La Russie essaie encore une fois d’utiliser la guerre qu’elle a initiée comme prétexte pour se servir de l’alimentation comme d’une arme, ce qui affecte directement des pays dans le besoin et les prix des denrées alimentaires à travers le monde, et exacerbe des crises humanitaires déjà graves et l’insécurité alimentaire », a déclaré Adrienne Watson dans un communiqué.

La Turquie « n’a pas été officiellement notifiée » par la Russie de son retrait

« La Turquie n’a pas été officiellement notifiée » par la Russie de son retrait de l’accord international sur les exportations de céréales, dont elle est un des garants avec les Nations unies, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

L’accord signé le 22 juillet à Istanbul, avec la Russie et l’Ukraine et qui a permis d’exporter plus de 9 millions de tonnes de céréales et produits agricoles est supervisé depuis un centre de coordination conjointe (JCC) installé également dans la mégapole turque.

L’ONU appelle à préserver l’accord sur les exportations de céréales après l’annonce russe d’une suspension

Les Nations unies ont appelé à tout faire pour préserver l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes, après l’annonce par la Russie qu’elle suspendait sa participation en raison de l’attaque de drones ayant visé ses navires en Crimée.

« Il est vital que toutes les parties s’abstiennent de toute action qui mettrait en péril l’accord céréalier de la mer Noire », a déclaré dans un communiqué le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, soulignant que cet accord avait un « impact positif » pour l’accès à l’alimentation de millions de personnes à travers le monde.

AFP via CONGO PUB Online

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Monde

Iran: les forces de sécurité tirent sur des manifestants après un hommage à Mahsa Amini

by admin9775 26 octobre 2022
written by admin9775

Ce mercredi 26 octobre marque le quarantième jour suivant le décès de la jeune Iranienne Mahsa Amini, morte alors qu’elle était détenue par la police des mœurs. Une date hautement symbolique qui marque traditionnellement la fin du deuil dans ce pays, et qui pourrait donner un nouvel élan à la mobilisation.

Les tensions restent extrêmement fortes dans tout l’Iran, au 40ᵉ jour suivant la mort de la jeune Kurde iranienne Mahsa Amini, décédée le 16 septembre après son arrestation par la police des mœurs à Téhéran, pour un port du voile jugé non conforme. 

Dans la matinée, mercredi, des milliers de fidèles ont défié les mesures de sécurité mises en place, pour rejoindre le cimetière Aichi à Saghez, dans la province du Kurdistan iranien, la ville d’origine de la Mahsa Amini où elle repose, et lui rendre hommage. Les forces de sécurité iraniennes ont ouvert le feu et tiré des gaz lacrymogènes sur les manifestants rassemblés sur la place Zindan, dans le centre de la ville, a annoncé le groupe de défense des droits des Kurdes en Iran, Hengaw. 

Des images d’une grande force et d’une extraordinaire émotion ! Quarante jours après son assassinat par la police des mœurs, une foule immense se rend au cimetière de la ville de Saqqez dans l’ouest de l’#Iran pour rendre hommage à #MahsaAmini. pic.twitter.com/sngwP3VbvT

— Farid Vahid (@FaridVahiid) October 26, 2022

Les images sont impressionnantes : on peut voir sur plusieurs vidéos une longue foule silencieuse qui chemine le long d’une route de campagne jusqu’au cimetière. Sur d’autres vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, des centaines d’hommes et femmes sont réunis à Saghez pour protester contre le régime. « Mort au dictateur ! », les entend-on clamer. Les femmes, comme elles le faisaient déjà il y a 40 jours, brandissent leur voile. 

#IranRevolution2022—October 26, Day 41
Kurdistan, W #Iran—Hundreds of citizens rally on the grave of Mahsa Amini in Aichi cemetery, chanting:
Death to the child-killing regime!#MahsaAmini🌹 pic.twitter.com/NHhYYtXXPD

— Iran News Update (@IranNewsUpdate1) October 26, 2022

En prévision des manifestations attendues ce mercredi pour cette date symbolique qui marque le 40e et dernier jour de deuil pour la jeune Iranienne, les autorités ont pourtant pris des mesures pour tenter d’empêcher ces rassemblements, rapporte notre correspondant à Téhéran Siavosh Ghazi. Des policiers anti-émeutes avaient notamment été déployés dans la capitale dès mardi.

De même, les écoles, les lycées et les universités sont fermés ce mercredi dans la province du Kurdistan et dans la ville d’Ardébil, qui a connu des manifestations violentes la semaine dernière. Raison officielle invoquée : la propagation de la grippe dans ces deux régions. Pourtant, la tension risque de continuer de monter tout au long de la journée, et à Téhéran, une manifestation est officiellement prévue pour la fin de l’après-midi. 

#IranRevolution2022—October 26, Day 41
Kurdistan, W #Iran—Footage shows authorities blocking leading roads to the Aichi cemetery, placing anti-riot forces to prevent citizens from attending the late Mahsa Amini commemoration ceremony.#MahsaAmini🌹 pic.twitter.com/MFxLzYCgIc

— Iran News Update (@IranNewsUpdate1) October 26, 2022
Menace contre la famille de Mahsa Amini

Selon plusieurs militants, les forces de sécurité ont également mis en garde les parents de Mahsa Amini : pas de cérémonie de commémoration, comme c’est normalement la tradition pour un 40ᵉ jour de deuil, ni de réunion autour de sa tombe.

Un communiqué publié mardi soir par l’agence de presse officielle Irna confirme l’information. La vie de son frère serait aussi menacée pour empêcher la famille de braver l’interdit, et depuis plusieurs jours, aucun de ses proches ne s’adresse plus aux médias.

Les manifestations continuent dans les universités

Pour marquer ce quarantième jour de deuil, des étudiants ont manifesté mardi 25 octobre dans plusieurs universités du pays pour dénoncer la répression exercée par les forces de sécurité, accusées d’avoir battu des écolières la veille. « Nous nous battrons, nous mourrons, nous reprendrons l’Iran ! » : ont scandé des manifestants à l’université de technologie de Sharif à Téhéran.

«Nous nous battrons, nous mourrons, nous reprendrons l’Iran !»: université de technologie de Sharif à Téhéran @Vahid pic.twitter.com/shtUVOyzOd

— L’important (@Limportant_fr) October 25, 2022

Deux membres des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, ont été tués par balle par des inconnus mardi, à Zahedan, dans le sud-est. Cette région a été touchée par plusieurs jours de violences déclenchées le 30 septembre, lors de manifestations contre le viol d’une jeune fille imputé à un policier, qui ont fait au moins 93 morts selon l’ONG Iran Human Rights (IHR).

Au moins 234 personnes sont mortes depuis le début des mobilisations, selon l’IHR. Des centaines de personnes ont été arrêtées et leurs proches dénoncent des tortures et des viols commis en incarcération.

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Monde

Aux États-Unis, le consensus politique autour de l’Ukraine s’effrite

by admin9775 26 octobre 2022
written by admin9775

Si le soutien militaire et financier à l’Ukraine était jusqu’ici l’un des rares sujets de consensus dans la vie publique américaine, certaines voix, à gauche comme à droite, s’élèvent désormais pour une inflexion de la politique étrangère de Joe Biden.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, le président américain Joe Biden et son administration veillent à construire et entretenir l’alliance forgée entre les Occidentaux et l’Ukraine. L’assistance militaire des États-Unis à l’Ukraine s’élève pour l’heure à 40 milliards de dollars, et une enveloppe de 11,2 milliards de dollars reste encore à faire approuver par les Démocrates et les Républicains.

Mais Joe Biden doit désormais tourner ses efforts et son attention au sein de son propre parti présidentiel. Trente élus de l’aile gauche de la Chambre des représentants ont adressé une lettre, rendue publique lundi, au locataire de la Maison Blanche, pour lui suggérer d’infléchir sa stratégie vis-à-vis de l’Ukraine et d’ouvrir un canal de négociation avec la Russie.

La missive a déclenché une levée de boucliers au sein du parti démocrate et a été retirée en catastrophe dès mardi, en plaidant l’erreur de publication par un collaborateur parlementaire. Les élus concernés ont également déclaré regretter que leur initiative ait donné l’impression d’un « alignement » avec certaines personnalités du camp républicain.

Pas de « chèque en blanc » à l’Ukraine, selon les Républicains

La semaine dernière, Kevin McCarthy, chef de la minorité républicaine à la Chambre, a en effet prévenu que son parti ne signerait pas de « chèque en blanc » à l’Ukraine si les républicains remportaient les élections de mi-mandat en novembre.

Pourtant, au sein du parti républicain, la question de l’Ukraine divise. Certains républicains pro-Trump ont critiqué l’assistance militaire à l’Ukraine, comme l’élue de Géorgie, Marjorie Taylor Greene, qui a accusé le président américain d’envoyer « des dollars gagnés à la sueur de leur front par les contribuables américains ». Au contraire, le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, s’est quant à lui engagé à en faire encore plus pour l’Ukraine, et à « expédier » des armes à Kiev, y compris des missiles capables d’atteindre le territoire russe.

De son côté, la Maison Blanche réitère sa ligne de conduite : rien ne se décidera sur l’Ukraine sans l’Ukraine, et le président ukrainien Volodymyr Zelensky sera le premier décideur d’une ouverture de négociations avec la Russie.

Guillaume Naudin

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Monde

Entre Olaf Scholz et Emmanuel Macron, une rencontre pour apaiser les tensions

by admin9775 26 octobre 2022
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Le chancelier allemand sera ce mercredi 26 octobre à Paris pour un déjeuner de travail avec le président français. Cette visite intervient alors qu’un Conseil des ministres franco-allemand prévu ce jour à Fontainebleau a été annulé il y a une semaine.

« Les repas en commun au plus haut niveau ont toujours détendu les relations difficiles entre la France et l’Allemagne », observe le quotidien Süddeutsche Zeitung, rappelant par la même occasion que les relations entre les deux pays ont toujours été marquées par des tensions. Le report à janvier d’un Conseil franco-allemand a montré l’ampleur des désaccords. Un report qui a d’ailleurs fait moins de vagues à Berlin qu’à Paris, rapporte notre correspondant, Pascal Thibaut.

Sur les questions énergétiques, les deux modèles différents des deux pays ne facilitent pas les accords. Berlin s’oppose à un plafonnement du prix du gaz en Europe que préconise Paris. L’Allemagne, plus dépendante de cette source d’énergie, craint que les fournisseurs se détournent vers d’autres clients. Le bouclier énergétique de Berlin de 200 milliards d’euros a suscité des critiques à Paris et ailleurs. Paris n’en a d’ailleurs pas été informé. Olaf Scholz qui vantait les mesures ici, a cherché ensuite à les minimiser auprès de ses voisins européens.

Une coopération industrielle de défense quasiment à l’arrêt

Outre la politique énergétique, Olaf Scholz et Emmanuel Macron devrait parler armement. Fort de son méga budget de 100 milliards d’euros, Berlin ne cache plus son ambition de faire cavalier seul en matière de défense. Ainsi, concernant le bouclier anti-missile, le chancelier allemand a laissé entendre cet été qu’il se verrait bien prendre la main sur ce projet à vocation européenne. Ce futur bouclier du ciel a depuis séduit quatorze pays de l’Otan, et sera composé de matériels allemands, américains et peut-être israéliens, alors que des capacités anti-missile existent déjà en Europe, notamment avec le « Mamba », produit en France.

Autre pierre d’achoppement : l’avion de combat du futur. Depuis plus d’un an, ce programme stratégique est à l’arrêt. Après des mois d’âpres discussions, aucun accord n’a été trouvé entre le français Dassault et Airbus qui représente les intérêts allemands. Le groupe tricolore, initialement désigné maître d’œuvre du projet pour ses compétences incontestables en matière d’avion de combat, refuse les exigences d’Airbus, à savoir le partage des brevets sur les commandes de vols, la partie la plus critique d’un chasseur.

Quant aux chars du futur et canons du futur, ils sont également dans l’impasse et c’est donc presque toute la coopération industrielle de défense franco-allemande qui est aujourd’hui à l’arrêt.

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Monde

Royaume-Uni : Rishi Sunak va être nommé Premier ministre par le roi Charles III

by admin9775 25 octobre 2022
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C’est le troisième Premier ministre britannique en deux mois. Au lendemain de sa victoire au sein du parti conservateur britannique, Rishi Sunak rencontre mardi matin le roi Charles III qui le nommera officiellement à la tête du pays, secoué par une instabilité inédite et une profonde crise sociale. C’est la première fois que Charles III nomme un chef de gouvernement. La locataire sortante de Downing Street, Liz Truss, avait été reçue par Elizabeth II le 6 septembre lors d’une audience au château écossais de Balmoral. La souveraine de 96 ans était décédée deux jours plus tard.

Liz Truss, qui a annoncé son départ jeudi dernier après seulement 44 jours au pouvoir, fait son dernier discours devant le 10, Downing Street ce mardi, puis se rendra au palais de Buckingham pour rendre sa démission au roi. Rishi Sunak sera ensuite reçu en audience par le souverain. Il ira enfin à Downing Street, où il prononcera à son tour un discours.

Ascension fulgurante
Ex-banquier et ministre des Finances, Rishi Sunak devient, à 42 ans, le plus jeune chef de gouvernement de l’histoire contemporaine du Royaume-Uni, après une ascension fulgurante en politique. Il est aussi le premier dirigeant britannique d’origine indienne et le premier originaire d’une ancienne colonie britannique.

Après sa victoire au sein de sa formation lundi, il a promis « stabilité et unité ». « Rassembler le parti et le pays sera ma priorité absolue », a-t-il déclaré dans une brève allocution. « Le Royaume-Uni est un grand pays, mais il ne fait aucun doute que nous sommes confrontés à un profond défi économique ».

Crise économique et sociale
Rishi Sunak devient le chef de gouvernement d’un pays confronté à une grave crise économique et sociale. L’inflation dépasse 10 %, au plus haut au sein du G7. Les prix de l’énergie flambent, comme ceux de l’alimentation. Le risque de récession plane. Il faudra aussi qu’il calme les marchés, ébranlés par les annonces budgétaires du gouvernement Truss fin septembre, annulées depuis pour l’essentiel en catastrophe.

Rishi Sunak arrive au pouvoir dans une période d’instabilité sans précédent. Il est le cinquième Premier ministre britannique depuis 2016, quand le pays a choisi lors d’un référendum de sortir de l’Union européenne, et le troisième en deux mois.

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Monde

Washington accuse Pékin de chercher à « saper le système judiciaire » américain

by admin9775 25 octobre 2022
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Les États-Unis ont accusé la Chine, lundi, d’être impliquée dans trois affaires distinctes dans lesquelles des agents présumés du renseignement chinois ont harcelé un de leurs compatriotes aux États-Unis, tenté d’interférer dans les poursuites intentées à une grande entreprise de télécommunications chinoise et fait pression sur des chercheurs américains afin de les pousser à travailler pour Pékin.

Le ministre américain de la Justice a accusé, lundi 24 octobre, l’État chinois de chercher à « saper le système judiciaire » des États-Unis, et a annoncé des inculpations contre 13 ressortissants chinois qui travailleraient pour les renseignements de Pékin.

Merrick Garland a détaillé trois affaires distinctes dans lesquelles des agents présumés du renseignement chinois ont harcelé un de leurs compatriotes aux États-Unis, tenté d’interférer dans les poursuites intentées à une grande entreprise de télécommunications chinoise (il s’agirait du géant Huawei) et fait pression sur des chercheurs américains afin de les pousser à travailler pour la Chine.

Ces affaires montrent que « l’État chinois a cherché à interférer avec les droits et les libertés de personnes aux États-Unis et à saper notre système judiciaire qui protège ces droits », a déclaré Merrick Garland lors d’une conférence de presse.

« Le ministère de la Justice ne tolèrera aucune tentative de la part d’une puissance étrangère de saper l’État de droit sur lequel notre démocratie est fondée », a-t-il ajouté, alors que deux des accusés ont été arrêtés jeudi à New York.

Opération « Chasse au renard »

Parmi les affaires citées par Merrick Garland, figure celle impliquant sept Chinois accusés d’avoir tenté d’obliger un de leurs compatriotes, résidant aux États-Unis, à retourner en Chine dans le cadre d’une campagne de rapatriement forcé menée par Pékin.

Ils auraient surveillé et harcelé ce ressortissant chinois, présenté par la justice américaine sous l’identité fictive de John Doe-1 pour protéger son anonymat, et sa famille dans le cadre de l’opération « Chasse au renard », qui implique des « brigades de rapatriement » clandestines cherchant à forcer des expatriés à rentrer en Chine.

Pékin présente cette opération comme une stratégie de lutte contre la corruption, assurant que ses services respectent les lois internationales lors de leurs déplacements à l’étranger.

Dans une deuxième affaire, deux agents présumés des renseignements chinois ont été inculpés pour avoir tenté d’entraver des poursuites intentées aux États-Unis à une entreprise de télécoms chinoise, probablement Huawei.

Ces deux personnes auraient élaboré un plan pour « voler des documents et autres informations » au parquet, y compris en payant « un pot-de-vin de 41 000 dollars en bitcoin à un employé du gouvernement américain ». Les agents présumés pensaient avoir recruté ce dernier au profit de la Chine mais il s’agissait en fait d’un agent double travaillant pour le FBI, selon les autorités américaines.

Des professeurs d’université approchés

Et dans la troisième affaire, quatre ressortissants chinois ont été inculpés « en lien avec une campagne de longue date des renseignements ciblant des personnes aux États-Unis pour qu’elles agissent en tant qu’agents de la République populaire de Chine ».

De 2008 à 2018, ces quatre personnes auraient notamment approché des professeurs d’université et un ancien agent fédéral, selon les autorités américaines.

Interrogé pendant la conférence de presse de lundi sur le moment choisi pour faire ces annonces, au lendemain d’un troisième sacre historique pour Xi Jinping, le directeur du FBI Christopher Wray a affirmé que les affaires étaient présentées « quand elles (étaient) prêtes ».

« Si le gouvernement chinois, le Parti communiste chinois continuent de violer nos lois, ils vont continuer à tomber sur le FBI », a-t-il dit.

France 24 via CONGO PUB Online

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Monde

Emmanuel Macron rencontre le pape François au Vatican pour la troisième fois

by admin9775 24 octobre 2022
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Le président français Emmanuel Macron a rencontré, lundi, le pape François au Vatican. L’entretien devait notamment porter sur la guerre en Ukraine, mais aussi sur les débats de société en France, comme l’accueil des réfugiés et la fin de vie.

Emmanuel Macron a été reçu, lundi 24 octobre, par le pape François au Vatican sur fond de guerre en Ukraine et de débat sur la fin de vie en France. Il s’agit de sa troisième audience papale : la première en juin 2018, tandis que la deuxième remonte à il y a moins d’un an, en novembre 2021.

Le chef de l’État français, accompagné de son épouse Brigitte Macron, est arrivé au palais apostolique, qui jouxte la basilique Saint-Pierre de Rome pour une audience privée. Le tête-à-tête avec le souverain pontife devait être suivi d’un entretien avec le numéro deux du Saint-Siège, le cardinal Pietro Parolin, ainsi qu’avec le « ministre » des Affaires étrangères du pape, Mgr Paul Gallagher.

Le président Macron est à Rome depuis dimanche où il a prononcé un discours à l’ouverture d’un sommet interreligieux sur la paix organisé par la communauté catholique italienne Sant’Egidio. Il y a livré un plaidoyer pour la paix en Ukraine, tout en soulignant que celle-ci ne pourrait intervenir que quand les Ukrainiens « le décideront » et selon les « termes » de Kiev.

Sur l’invasion russe de l’Ukraine, le pape François n’a cessé de condamner le conflit depuis février, tout en tentant de maintenir un dialogue diplomatique avec Moscou et l’Église orthodoxe russe, très alignée sur les positions du Kremlin.

Emmanuel Macron a en outre appelé les religions, dans son discours de dimanche, à leur « devoir de résistance » contre « la pulsion de pureté » et le retour des « grandes peurs » qui agitent les sociétés occidentales.

Selon l’Élysée, l’entretien devait aussi porter sur les débats de société en France, comme l’accueil des réfugiés et la fin de vie.

Le pape s’est élevé, vendredi, contre l’euthanasie lors d’un discours devant des élus français, au moment même où Paris s’apprête à lancer une convention citoyenne sur cette question délicate pour aboutir à un éventuel changement de la loi.

France24 via CONGO PUB Online

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Ursula_von_der_Leyen
Monde

Sommet de l’UE: une feuille de route établie pour faire face à la crise de l’énergie

by admin9775 21 octobre 2022
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Quasiment 12 heures de discussions, pour aboutir à ce que la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen a qualifié de « très bonne feuille de route ». Une série de pistes pour faire baisser les factures, mais les mesures concrètes sont renvoyées aux ministres et à la Commission. Les dirigeants n’espéraient pas davantage tant les divergences étaient grandes.  

Trois objectifs sont cités par les 27 : faire baisser les prix, assurer les approvisionnements, et réduire la demande. Le président du Conseil européen, Charles Michel, a rappelé leur détermination à la suite de ce sommet pour appliquer les trois objectifs qui ont été fixés. 

Pour contenir les prix, la piste du modèle ibérique est retenue –  plafonner le prix du gaz utilisé dans les centrales électriques alimentées par des combustibles fossiles – sauf que les ministres devront y associer des mesures concrètes pour éviter que cela augmente la consommation, et pour éviter que l’électricité subventionnée par l’UE soit ensuite exportée à des pays voisins hors UE.  Il n’y a donc rien d’opérationnel en vue et c’est aux ministres de faire le travail.

C’est la même chose pour un plafonnement temporaire des transactions sur le marché du gaz. Sur la solidarité, les 27 sont d’accord pour un mécanisme obligatoire en cas de ruptures d’approvisionnement en gaz. Pas question d’avoir cet hiver des Européens qui se chauffent et d’autres non.

Mais en même temps sur la solidarité financière, c’est le grand flou. Il était question de redistribuer une partie du fonds de cohésion, ou du fonds de relance, pour corriger les différences de capacités budgétaires et soutenir ainsi les ménages et les entreprises. Mais les conclusions de cette nuit n’en font pas mention.

Cette feuille de route, qui doit maintenant être travaillée puis mise en oeuvre, c’est un achat en commun, un grand pas en avant

Le sentiment que tout reste à faire

Les ministres de l’Énergie se retrouvent mardi et il leur revient -et à la Commission-  de concrétiser les grandes lignes, sur les sujets cités, mais aussi sur les achats de gaz en commun, et la négociation des prix avec les fournisseurs comme la Norvège et les États-Unis. Ces deux pays sont qualifiés de « partenaires fiables » eu égard à la situation géopolitique.

Le président français, Emmanuel Macron, espère que des solutions seront opérationnelles fin octobre-début novembre, mais les discussions vont encore être tendues et le chancelier allemand a prévenu qu’une nouvelle réunion des 27 pourrait être nécessaire.

Juliette Gheerbrant

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Liz_Truss
Monde

Au Royaume-Uni, qui pour remplacer Liz Truss à la tête du pays?

by admin9775 21 octobre 2022
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Six semaines à Downing Street : un record de brièveté. La Première ministre britannique Liz Truss a démissionné ce jeudi 20 octobre, face à l’impossibilité de mettre en œuvre son programme. L’échec de son plan fiscal a conduit de plus en plus de députés à appeler à son départ. Le Parti conservateur doit désormais se trouver encore une fois un nouveau chef.

Avec notre correspondante à Londres, Emeline Vin

Une élection rapide, voilà une bonne manière d’éviter un scrutin fratricide comme à l’été, selon Michael Howard, ancien leader du parti.

Je suis très content que l’élection se tienne en une semaine. En réalité, j’espère qu’il n’y aura même pas d’élection et que tout le monde va se rassembler derrière une personne, afin de restaurer la stabilité et la responsabilité à la tête du gouvernement.

Sa préférence : Rishi Sunak, battu par Liz Truss lors de la dernière primaire.

Hors de question de repasser par la case des législatives. Mais pour Brandon Clark Smith, seul un député a la légitimité requise et son choix ne se porte pas sur M. Sunak.

Boris Johnson, bien sûr ! Il a la légitimité de l’électorat général. Grâce à lui, nous avons remporté une majorité historique de 80 sièges. Nous avons besoin de quelqu’un qui peut nous faire remonter dans les sondages, d’un gagnant.

Cependant, le seuil de cent parrainages complique le retour de « Bojo ». Charles Walker, exaspéré par les déboires de son parti, appelle ses collègues à la responsabilité.

Le vainqueur doit composer son équipe ministérielle en fonction des compétences. Pas de faveurs, pas de copinage. Si nous sommes dans la pagaille actuelle, c’est parce que la condition pour entrer au gouvernement, c’était d’avoir soutenu le bon candidat. Nous avons beaucoup trop de gens ambitieux dans ce parti, dont l’ambition dépasse les compétences.

Le ou les candidats seront connus lundi. Le nouveau Premier ministre sera en poste en fin de semaine.

Et l’on reparle donc de « Bojo »

Trois mois après son départ, certains conservateurs s’agitent déjà sur Twitter autour du mot clé #BringBorisBack, « Ramenez Boris ». Un retour de M. Johnson qui, pour d’autres tories, serait cependant une insulte.

Quoi qu’il en soit, selon The Times, l’ex-Premier ministre compte y aller ! Si c’est le cas, il fera peut-être face à certains de ceux qui étaient en lice cet été pour sa succession, et dont les noms réapparaissent.

Rishi Sunak avait été battu dans la phase finale par Mme Truss. Ce tenant de l’orthodoxie budgétaire était le favori des députés conservateurs, mais les fidèles de Boris Johnson le considèrent comme un traître dont la démission du poste de ministre des Finances a provoqué la chute de leur champion.

Autres candidates potentielles : la charismatique Penny Mordaunt, ministre de la Défense sous Theresa May, ou encore Suella Braverman, la ministre de l’Intérieur qui a démissionné mercredi, une conservatrice très à droite rêvant d’avions de migrants partant pour le Rwanda.

Les règles pour être candidats sont connues depuis ce jeudi : il faut être parrainé par au moins cent députés conservateurs (sur 357). Si trois personnes y parviennent, les députés en retiendront deux, qui se soumettront alors au vote en ligne des adhérents du parti.

Rédaction internationale,
Christophe Paget

Analyse

Une nouvelle fois, tout va se passer en interne. Mais d’après le spécialiste des institutions britanniques Aurélien Antoine, c’est une faute politique des tories qui devraient se confronter à un scrutin législatif au lieu de désigner par eux-mêmes un nouveau Premier ministre.

Ils font de la politique politicienne. Quelqu’un de très honnête et de très courageux dirait : « Bon, écoutez, on va retourner devant les électeurs, on va se prendre une veste, mais admettons qu’on est nuls, qu’on n’est plus en capacité de gouverner au regard du Parti conservateur, qu’il faut accepter l’alternance. »

RFI via CONGO PUB Online

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