samedi, juin 27, 2026
  • Qui sommes nous ?
  • Contactez nous
  • Login/Register
  • ACCUEIL
  • Actualités
  • BUSINESS NEWS
  • ENTREPRENEURIAT
  • SPOTS PUBLICITAIRES
  • ACHATS ET VENTES
  • BOUTIQUES
  • OPPORTUNITéS D’EMPLOI
  • Appels d’offres
  • ATTRIBUTION DES MARCHÉS
  • COMMUNICATIONS POLITIQUES
  • TRIBUNES
  • NOUVELLES NÉCROLOGIQUES
  • OUVRAGES
samedi, juin 27, 2026
  • Qui sommes nous ?
  • Contactez nous
  • Login/Register
Congo Pub Online

Contactez nous

QUI SOMMES NOUS ?

Banner
  • ACCUEIL
  • Actualités
  • BUSINESS NEWS
  • ENTREPRENEURIAT
  • SPOTS PUBLICITAIRES
  • ACHATS ET VENTES
  • BOUTIQUES
  • OPPORTUNITéS D’EMPLOI
  • Appels d’offres
  • ATTRIBUTION DES MARCHÉS
  • COMMUNICATIONS POLITIQUES
  • TRIBUNES
  • NOUVELLES NÉCROLOGIQUES
  • OUVRAGES
leopard
LIPANDA
Congo Pub Online
Congo Pub Online
  • Home
  • Home
  • Home

@2022 - All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign

Category:

Monde

À la UneMonde

États-Unis: une fusée Blue Origin explose lors d’un essai sur le site de lancement de Cap Canaveral

by admin9775 29 mai 2026
written by admin9775

La puissante fusée New Glenn de Blue Origin a explosé spectaculairement jeudi lors d’un essai au sol à Cape Canaveral, en Floride, une déconvenue de taille pour l’entreprise spatiale du fondateur d’Amazon Jeff Bezos.

« Tout le personnel a été localisé et est sain et sauf. Il est encore trop tôt pour connaître la cause exacte » de cette explosion, a fait savoir le multimilliardaire américain Jeff Bezos sur le réseau social X. « C’est une journée vraiment difficile, mais on va réparer tout ce qui doit l’être et reprendre les vols. Cela en vaut la peine », a-t-il ajouté.

Plus tôt, sa société avait indiqué avoir « constaté une anomalie lors de l’essai de mise à feu » des moteurs de la fusée, sur la même plateforme. Une vidéo publiée par un média spécialisé montre la puissante explosion dans la nuit de cette fusée haute de près de 100 mètres.

Site de lancement endommagé ?

Si les anomalies lors des tests au sol qui précèdent les lancements sont relativement fréquentes, de telles explosions sont rares et la magnitude de cette dernière fait craindre d’avoir sérieusement endommagé le site de lancement sur lequel se trouvait la fusée.

Le député de Floride Mike Haridopolos, dont la circonscription comprend Cap Canaveral, a indiqué sur X avoir « échangé » avec le chef de la Nasa, Jared Isaacman, à propos de l’explosion. « Je suis soulagé qu’aucun blessé n’ait été signalé et je remercie les premiers intervenants, les ingénieurs, et les équipes du lancement qui ont agi rapidement », a-t-il écrit. « Nous travaillerons avec nos partenaires pour mener une enquête approfondie sur cette anomalie », a ensuite réagi le patron de la Nasa Jared Isaacman sur X, promettant de « communiquer dès que possible toute information sur des répercussions éventuelles pour le programme sur le programme Artémis et de base lunaire ». 

La fusée New Glenn, qui a commencé à voler début 2025, est en effet au cœur des ambitions lunaires de Jeff Bezos mais aussi de la Nasa. La société Blue Origin a été chargée par l’agence spatiale américaine de développer des alunisseurs pour acheminer sur la surface lunaire à la fois des astronautes et du matériel visant à établir une base. Or l’entreprise a besoin de la fusée New Glenn pour les lancer.

Nombreux retards et déconvenues

En avril, Blue Origin avait déjà dû essuyer un échec lors du troisième lancement de cette grande fusée. Si elle avait alors réussi à récupérer pour la deuxième fois l’étage intérieur de l’appareil lors d’une manœuvre complexe, un dysfonctionnement avait empêché l’étage supérieur de placer un satellite de communication sur l’orbite visé.

Cette nouvelle déconvenue, bien plus importante, devrait retarder le retour en vol de la fusée, qui s’apprêtait à lancer prochainement des satellites de la constellation Leo d’Amazon. Cela pourrait aussi affecter le calendrier déjà très serré du programme lunaire Artémis, qui a déjà subi de nombreux retards et déconvenues, et ce alors que les États-Unis mettent les bouchées doubles pour parvenir à renvoyer des humains sur la Lune avant leurs grands rivaux chinois.

RFI

66 Vues
29 mai 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
À la UneMonde

Ukraine: au moins un mort dans d’intenses bombardements russes sur Kiev

by admin9775 24 mai 2026
written by admin9775

La capitale ukrainienne a été violemment bombardée par l’armée russe dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai. Quelques heures auparavant, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et l’ambassade des États-Unis à Kiev s’étaient inquiétés de la possibilité d’une attaque russe imminente et de grande ampleur tandis que Vladimir Poutine avait promis une réponse militaire à la frappe de drones ukrainiens sur des bâtiments éducatifs de la région de Lougansk occupée par Moscou, dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mai.

Quelques jours après une attaque ukrainienne meurtrière contre un lycée dans une région occupée par la Russie pour laquelle le président russe Vladimir Poutine avait promis une riposte militaire, d’intenses bombardements ont frappé Kiev, dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai. 

Selon notre correspondant dans la capitale ukrainienne, Lucas Lazo, une dizaine d’explosions très puissantes ont retenti sur les coups de 1h du matin, avant que de nouvelles vagues frappent la ville depuis la terre, les airs et la mer Noire. Des journalistes de l’AFP ont également aperçu des balles traçantes fendre le ciel noir et ont entendu des tirs de mitrailleuse tentant vraisemblablement d’abattre un drone vrombissant au-dessus du centre-ville. Dans les abris du métro, la lassitude était visible sur les visages des Ukrainiens, rapporte notre correspondant.

L’armée ukrainienne a de son côté annoncé, sur Telegram, que la capitale faisait l’objet « d’une attaque massive de missiles ennemis ». Une alerte aérienne a été déclenchée dans toute l’Ukraine. L’attaque contre la capitale mobilise « des missiles de divers types et des drones », a indiqué l’armée ukrainienne.

Des incendies étaient toujours en cours dans certains quartiers résidentiels et industriels, dans la matinée du dimanche. Des familles étaient toujours bloquées dans l’abri d’une école du centre-ville dont l’ouverture s’est effondrée. 

Ces attaques nocturnes de missiles et de drones ont fait au moins un mort et 13 blessés, dont sept ont été hospitalisés, a écrit sur Telegram le maire de la capitale, Vitali Klitschko, selon qui une école a également été touchée dans le quartier de Shevchenkivsky. Une frappe « à proximité » d’un autre établissement scolaire a entraîné le blocage, par des débris, de l’entrée d’un abri où sont réfugiés des habitants, a enfin précisé celui-ci.

« Des signes de préparation pour une frappe combinée sur le territoire ukrainien »

Quelques heures plus tôt, le président ukrainien et l’ambassade des États-Unis à Kiev s’étaient inquiétés de la possibilité d’une attaque russe imminente et massive contre le pays. « Nous voyons des signes de préparation pour une frappe combinée sur le territoire ukrainien, y compris Kiev, impliquant divers types d’armes », notamment le missile Orechnik de portée intermédiaire et particulièrement difficile à intercepter, avait notamment déclaré Volodymyr Zelensky, appelant la population à « agir avec responsabilité » et à se rendre dans les abris en cas d’alerte. L’ambassade américaine à Kiev avait également « reçu des informations concernant une attaque aérienne potentiellement importante qui pourrait survenir à tout moment », selon un communiqué publié sur son site internet.

L’armée russe a déployé l’Orechnik, son missile hypersonique à capacité nucléaire le plus récent, l’année dernière en Biélorussie, pays allié de Moscou qui partage une frontière avec trois États membres de l’Otan et de l’Union européenne – la Pologne, la Lituanie et la Lettonie – ainsi qu’avec l’Ukraine. Moscou a déjà employé l’Orechnik à deux reprises depuis le début de son invasion de l’Ukraine en février 2022.

Le président russe Vladimir Poutine avait promis une réponse militaire après une frappe de drones ukrainiens dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mai sur des bâtiments éducatifs de Starobilsk, dans la région ukrainienne de Lougansk (est) occupée par Moscou. L’attaque a fait au moins 18 morts et plus de 40 blessés.

Kiev a démenti avoir visé des cibles civiles et a affirmé avoir frappé une unité russe de drones stationnée dans la région.

RFI

76 Vues
24 mai 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
À la UneMonde

États-Unis : un homme armé abattu après une fusillade près de la Maison Blanche, un passant grièvement blessé

by admin9775 24 mai 2026
written by admin9775

Un grave incident sécuritaire s’est produit samedi 23 mai à proximité immédiate de la Maison Blanche, à Washington. Un homme armé a été abattu par les agents des services secrets américains après avoir ouvert le feu contre un point de contrôle de sécurité situé près du complexe présidentiel américain.

Selon les premiers éléments communiqués par les autorités américaines, l’incident s’est produit peu avant 18 heures (heure locale), à proximité de l’intersection entre 17th Street Northwest et Pennsylvania Avenue, non loin de la Maison Blanche. D’après le Service secret américain, le suspect aurait sorti une arme de son sac avant de tirer en direction des agents en poste. Les forces de sécurité ont immédiatement riposté. L’homme, touché par les tirs, a été transporté à l’hôpital où son décès a ensuite été constaté.

Les autorités ont indiqué qu’un passant a également été atteint par balle durant l’échange de tirs. Son état est jugé critique selon plusieurs médias américains. Les enquêteurs tentent encore d’établir si cette personne a été blessée par les tirs initiaux du suspect ou lors de la riposte des forces de sécurité.

Le président américain Donald Trump se trouvait dans la résidence présidentielle au moment des faits. Les autorités précisent qu’il n’a pas été exposé au danger direct et qu’aucun agent des services secrets n’a été blessé.

Plusieurs journalistes présents sur le site ont rapporté avoir entendu une importante série de détonations. Les équipes de presse présentes aux abords de la Maison Blanche ont été rapidement confinées dans la salle de presse durant près de quarante minutes, pendant que les agents sécurisaient le périmètre.

Selon plusieurs médias américains, le suspect a été identifié comme Nasire Best, 21 ans. Des sources policières indiquent qu’il était déjà connu des services secrets après plusieurs incidents survenus en 2025 près du complexe présidentiel. Des documents judiciaires mentionnent également des antécédents liés à des troubles du comportement et plusieurs violations d’interdictions d’accès aux abords de la Maison Blanche.

Le FBI participe désormais à l’enquête afin d’établir les circonstances exactes de cet événement qui intervient dans un contexte de vigilance sécuritaire renforcée autour des institutions fédérales américaines.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

82 Vues
24 mai 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
À la UneMonde

Le ministre israélien des Finances affirme que la CPI a demandé un mandat d’arrêt international contre lui

by admin9775 21 mai 2026
written by admin9775

Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a déclaré mardi 19 mai qu’un procureur de la Cour pénale internationale (CPI) avait demandé un mandat d’arrêt à son encontre, accusant l’Autorité palestinienne d’être à l’origine de cette démarche. Bezalel Smotrich a indiqué que sa première mesure de représailles viserait la communauté bédouine palestinienne de Khan al-Ahmar, située à l’est de Jérusalem, en Cisjordanie occupée.

« On m’a informé que le procureur pénal de la cour antisémite de La Haye avait déposé une demande de mandat d’arrêt international contre moi », a affirmé Bezalel Smotrich (extrême droite) lors d’une conférence de presse diffusée sur son compte X. « En tant qu’État souverain et indépendant, nous n’acceptons pas les diktats hypocrites d’organismes biaisés qui prennent, encore et encore, position contre l’État d’Israël », a-t-il ajouté, sans préciser les accusations motivant cette demande d’arrestation.

Le procureur de la CPI a déclaré que son bureau était « dans l’impossibilité de commenter les spéculations médiatiques ou les questions liées à une quelconque demande présumée de mandat d’arrêt ».

La CPI, qui siège à La Haye, a émis en novembre 2024 des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant. Ils sont soupçonnés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza, où Israël a livré une guerre dévastatrice après l’attaque meurtrière du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur son territoire.

Un coup de force politique

C’est le retour d’un dossier hautement sensible, embourbé dans les méandres judiciaires depuis 17 ans. Khan al-Ahmar, ce village de tentes et de tôle situé à l’est de Jérusalem, est redevenu le symbole d’un bras de fer idéologique. D’un côté, les organisations de colons exigent la démolition au nom de la loi israélienne. De l’autre, les habitants, des bédouins, et les ONG dénoncent un nettoyage ethnique et un désastre humanitaire.

Mais l’annonce de Bezalel Smotrich reste avant tout un coup de force politique. Légalement, une telle évacuation dépend du Premier ministre et de l’armée. Surtout, elle intervient dans un contexte de tensions maximales avec les instances internationales comme la CPI. Le ministre d’extrême droite assume la confrontation et lie directement ce dossier aux pressions judiciaires mondiales qui visent l’exécutif israélien, précise notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.

Bezalel Smotrich a accusé l’Autorité palestinienne d’avoir encouragé cette nouvelle procédure, fustigeant les poursuites engagées contre lui, Benyamin Netanyahu et Yoav Gallant. « L’émission de mandats d’arrêt contre le Premier ministre est une déclaration de guerre. L’émission de mandats d’arrêt contre le ministre de la Défense et contre le ministre des Finances est une déclaration de guerre. Et face à une déclaration de guerre, nous répondrons par la guerre. Je le promets à tous nos ennemis : ce n’est que le début », assure-t-il.

Une rhétorique offensive qui s’accompagne de menaces d’effets concrets sur le terrain. Reste à savoir si Benyamin Netanyahu donnera son feu vert. Un passage à l’acte à Khan al-Ahmar provoquerait une crise majeure avec l’Union européenne, qui a toujours qualifié cette perspective de ligne rouge.

Le ministre menace de représailles contre les Palestiniens

Plus de 750 personnes vivent à Khan al-Ahmar, dans un ensemble de baraques et de tentes situé à une dizaine de kilomètres de la Vieille Ville de Jérusalem, entouré de colonies israéliennes. « Le ministre de l’Expulsion et de l’Annexion cherche à se venger de La Haye et de la communauté internationale aux dépens de l’une des communautés les plus vulnérables », a réagi l’ONG anticolonisation israélienne La Paix Maintenant. « Sous ce gouvernement, nous constatons que, pour la première fois, ils ont approuvé le plan très sensible et important E1 et qu’ils se dirigent vers l’annexion de toute cette région », a déclaré son directeur Lior Amihai à l’AFP.

Khan al-Ahmar se trouve près de terrains qu’Israël prévoit d’utiliser pour son controversé projet de développement E1, destiné à faciliter l’expansion des colonies dans la zone proche de Jérusalem. Bezalel Smotrich, qui vit lui-même dans une colonie, est un fervent partisan de l’annexion de toute la Cisjordanie occupée.

L’accusation enquête depuis plusieurs années sur la colonisation des territoires palestiniens occupés. Dans les derniers mois, plusieurs sources ont confirmé que trois personnes étaient visées, dont le ministre des Finances ainsi qu’Itamar Ben Gvir, qui, il y a un an, avait assuré que rien ne l’arrêterait, précise notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas. Du côté de la CPI, les spéculations autour de nouveaux mandats d’arrêt viennent raviver les craintes de sanctions américaines sur l’institution alors que Washington exige la clôture des enquêtes concernant Israël.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

55 Vues
21 mai 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
À la UneMonde

Visite de Trump en Chine: après avoir vu Xi, le président des États-Unis met en garde Taïwan, qui répond

by admin9775 17 mai 2026
written by admin9775

Après deux jours de sommet à Pékin, Donald Trump repart en affichant une relation stabilisée avec Xi Jinping, mais avec aussi un message très clair sur Taïwan. Le président américain met désormais ouvertement en garde contre toute déclaration d’indépendance de l’île. Une prise de position qui intervient après un avertissement particulièrement ferme de Xi Jinping, pour qui la question taïwanaise reste la ligne rouge absolue dans les relations sino-américaines. Et à laquelle Taïwan a rapidement réagi.

Pendant toute sa visite à Pékin, Donald Trump avait soigneusement évité d’évoquer publiquement Taïwan. Mais dans l’avion du retour, le ton a changé, souligne notre correspondante à Pékin, Cléa Broadhurst.

« Je vais vous dire une chose. Je ne souhaite pas que quelqu’un réclame l’indépendance. Et, vous savez, on est censés parcourir 15 000 kilomètres pour aller faire la guerre. Ce n’est pas ce que je veux. Je veux qu’ils se calment. Je veux que la Chine se calme. Nous ne cherchons pas à entrer en guerre, et si vous laissez les choses telles qu’elles sont, je pense que la Chine s’en accommodera. Mais nous ne voulons pas que quelqu’un dise : “Déclarons notre indépendance parce que les États-Unis nous soutiennent »

Trump reprend ici presque mot pour mot la logique du statu quo défendue depuis des décennies par Washington : pas d’indépendance officielle de Taïwan, mais pas non plus d’unification forcée avec la Chine. Depuis 1979 et le Taiwan Relations Act, Washington a toujours maintenu un savant équilibre dans ses relations avec Taipei. Mais en mettant en garde l’île contre toute déclaration d’indépendance, Donald Trump a fait un pas vers Pékin, explique le chercheur Marc Julienne. Il est interrogé par Eliott Vaissié. « Il se rapproche de ce que souhaiterait la Chine… c’est de passer du non soutien à l’indépendance à une opposition à l’indépendance. » 

Mais ses propos interviennent surtout après une mise en garde très directe de Xi Jinping pendant le sommet. Le président chinois a prévenu que si la question taïwanaise était « mal traitée », les deux puissances pourraient « entrer en conflit ».

Reste désormais une question centrale : Donald Trump ira-t-il jusqu’à ralentir, voire bloquer, les importantes ventes d’armes promises à Taïwan? Pékin pousse clairement en ce sens. Donald Trump a déclaré n’avoir pas encore pris de décision sur la poursuite des ventes d’armes à Taïwan. Or, toute annulation ou diminution des livraisons constituerait un signal inquiétant, explique Marc Julienne. « C’est la suspension ou l’abandon du soutien militaire étatsunien qui est prévu par la loi américaine, reprend Marc Julienne. C’est une forte préoccupation pour les autorités taïwanaises mais aussi je pense pour la population puisque les États-Unis sont le seul partenaire de défense de Taïwan. »

Le chercheur estime qu’il s’agirait aussi d’un signal extrêmement négatif envoyé aux alliés des Etats-Unis dans la région. Notamment à la Corée du Sud et au Japon. Les prochains mois diront jusqu’où Washington est prêt à aller pour préserver cette fragile stabilité avec la Chine. 

La réponse de Taïpei

En réponse à ces déclarations du président américain Donald Trump, le mettant en garde contre toute proclamation d’indépendance susceptible de déclencher une guerre avec Pékin, le gouvernement de Taïwan a affirmé samedi que l’île est une nation « indépendante ». « Taïwan est une nation démocratique, souveraine et indépendante, qui n’est pas subordonnée à la République populaire de Chine », a déclaré le ministère taïwanais des Affaires étrangères dans un communiqué, ajoutant que les ventes d’armes faisaient partie des engagements de sécurité des Etats-Unis à l’égard de Taïwan et qu’à cet égard, la politique de Washington demeurait « inchangée ».

« Il n’a fait aucune promesse à la Chine. C’est un signal très important. Certains pensent que les garanties américaines sont compromises : je pense que c’est surinterpréter », abonde Chen YouZhong du cabinet gouvernemental chargé des affaires inter-détroit. 

L’opposition taïwanaise, elle, jubile, et Zheng Liwen, la présidente du Kuomintang, s’imagine adoubée par Washington, relève notre correspondant à Taïpei, Jules Bois. « Trump a ouvertement dit que si Taiwan avait un président convenable, il n’y aurait aucune menace dans le détroit. La politique d’une seule Chine est soutenue par la communauté internationale, et les Etats-Unis, en tête, l’ont toujours accepté. Cette position est entièrement conforme avec la politique que le Kuomintang et moi-même mettons récemment en avant », s’est-elle vantée.

Donald Trump a beau affirmer que la position américaine vis-à-vis de Taïwan n’a pas changé, son ton a durci après le tête-à-tête avec Xi Jinping, de quoi garder Taiwan, dans l’incertitude.

RFI

92 Vues
17 mai 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
À la UneMonde

Donald Trump en Chine pour une rencontre avec Xi Jinping aux enjeux multiples

by admin9775 13 mai 2026
written by admin9775

Le président américain Donald Trump est à Pékin, ce mercredi 13 mai, pour une rencontre très scrutée avec son homologue chinois, Xi Jinping. Officiellement, il s’agit de stabiliser une relation sino-américaine toujours fragile, après des mois de guerre commerciale et de tensions technologiques. Mais l’agenda s’est alourdi : Taïwan, les terres rares, l’intelligence artificielle, désormais la guerre avec l’Iran… Pour beaucoup d’observateurs, Pékin arrive à cette rencontre en position de force.

Dans ce sommet Trump-Xi de ce 13 mai, c’est la Chine qui se présente en position dominante. Elle a tenu face à l’escalade commerciale américaine, conserve un levier majeur sur les minerais critiques et sait que Washington a aujourd’hui besoin d’elle sur plusieurs dossiers.

Le président américain Donald Trump n’arrive pas seulement à ce sommet avec des exigences commerciales. Il arrive aussi avec des besoins : obtenir davantage d’achats chinois de produits agricoles ou d’avions américains, préserver une trêve commerciale fragile et surtout pousser Pékin à utiliser son influence sur l’Iran.

De son côté, la Chine dispose de plusieurs leviers : les terres rares, essentielles à l’industrie et à la défense, son rôle central dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, mais aussi ses liens avec Téhéran.

Le commerce au cœur des discussions

Le commerce reste le sujet central, mais il ne faut pas s’attendre à une vraie résolution. Le scénario le plus probable est une prolongation de la trêve commerciale ou des annonces ciblées : achats de soja, d’avions Boeing, mécanismes de dialogue économique…

Mais les désaccords de fond restent entiers : droits de douane, restrictions technologiques, puces avancées, et surtout contrôle chinois des terres rares.

Taiwan, « le plus grand risque » dans les relations Washington-Pékin

Taïwan est aussi un enjeu sensible dans cette rencontre. Pékin veut tester jusqu’où Donald Trump est prêt à aller, alors que la Chine réclame depuis longtemps que Washington réduise ses ventes d’armes à Taïwan et adopte un langage plus favorable à Pékin.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a récemment qualifié Taïwan de « plus grand risque » dans la relation sino-américaine. Donald Trump a lui-même affirmé qu’il discuterait des ventes d’armes à Taïwan avec Xi Jinping, ce qui inquiète fortement Taipei.

Face à l’Iran, les États-Unis ont besoin de la Chine

L’Iran change également l’équilibre de la rencontre. La guerre avec Téhéran place Donald Trump dans une position inhabituelle : il a besoin de la Chine. L’Empire du milieu est le principal acheteur de pétrole iranien et peut, potentiellement, peser sur Téhéran.

Mais la Chine n’a pas forcément intérêt à aider gratuitement Washington à sortir d’une crise qu’elle considère largement provoquée par les États-Unis. Ce dossier pourrait donc devenir une monnaie d’échange implicite dans les discussions.

Avant tout, l’objectif est de stabiliser les relations

Aucune grande percée n’est toutefois attendue de cette rencontre, mais plutôt une volonté affichée de stabiliser la relation : quelques annonces commerciales, peut-être une poursuite du dialogue sur l’intelligence artificielle, et un effort pour éviter une nouvelle escalade.

Derrière cette façade, le rapport de force évolue : Washington cherche des résultats rapides, tandis que Pékin veut gagner du temps, consolider ses positions industrielles et faire reconnaître ses lignes rouges, notamment sur Taïwan.

Les purges au sein de l’appareil diplomatique américain ont un impact sur la visite de Trump en Chine

Air Force One est attendu à Pékin à partir de 13h45 (heure française) ce 13 mai 2026. Le président Trump n’avait pas effectué le déplacement chez son homologue chinois Xi Jinping depuis 2017. Et, depuis son retour à la Maison Blanche, son administration a réalisé des coupes massives au sein du département d’État. Le ministre américain des Affaires étrangères a pointé encore plus de 250 licenciements confirmés pas plus tard que la semaine dernière. Y compris des spécialistes de la Chine. Comment le retrait forcé de ces diplomates spécialisés pèse sur la visite du président américain ?

Il y a dix jours, Rachael Cullins était encore diplomate au bureau de la coopération scientifique, écrit notre correspondant à Washington, Vincent Souriau. Son job : faire en sorte que les États-Unis conservent une longueur d’avance sur la Chine dans des domaines aussi sensibles que l’intelligence artificielle, le quantique ou les biotechnologies. Mais ça, c’est terminé depuis son licenciement définitif le 5 mai : « Contrer la Chine et nous assurer que les États-Unis restent numéro un dans le secteur de la tech, c’est l’un des objectifs affichés de cette administration. C’est aussi triste que déconcertant qu’ils décident d’éliminer un bureau comme le nôtre. »

Le plus grave, selon Rachael Cullins, c’est le flou qui règne sur ces sujets depuis les vagues de licenciements; Et ce flou va se manifester à l’occasion de la visite de Donald Trump à Pékin : « Les changements de doctrine de semaine en semaine… L’incohérence. Il n’y a plus d’experts capables d’expliquer pourquoi un sujet compte. Et ça a des implications énormes, pas seulement sur une visite présidentielle en Chine. Mais sur la manière dont on va mener la course technologique dans le futur avec la Chine. On combine un retard d’investissement dans la recherche et le développement. Avec des suppressions de postes massives chez les diplomates spécialisés, ça va avoir un effet dévastateur à long terme pour les États-Unis. »

Il y a aussi des dommages collatéraux, dit-elle ; dans ces conditions, « comment allons-nous prouver à des partenaires comme la France qu’entre la Chine et les États-Unis, il vaut mieux choisir les États-Unis »…

RFI

83 Vues
13 mai 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
À la UneMonde

L’UE parvient à un accord politique pour sanctionner des colons extrémistes israéliens

by admin9775 12 mai 2026
written by admin9775

L’Union européenne est parvenue lundi 11 mai à se mettre d’accord pour sanctionner des colons extrémistes israéliens coupables de violences contre les Palestiniens en Cisjordanie, a-t-on appris de sources diplomatiques. Israël a dénoncé une décision « arbitraire » et « politique ».

« C’est fait ! L’Union européenne sanctionne aujourd’hui les principales organisations israéliennes coupables de soutenir la colonisation extrémiste et violente de la Cisjordanie, ainsi que leurs dirigeants », a annoncé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot sur X. « Ces actes gravissimes et intolérables doivent cesser sans délai », a ajouté le ministre.

Des sanctions contre des responsables du mouvement islamiste palestinien Hamas, également bloquées en raison du veto hongrois sur les colons extrémistes, ont également été l’objet de cet accord politique, selon Jean-Noël Barrot.

Sept colons extrémistes ou leurs organisations sont concernés par ces sanctions ainsi que 12 responsables du Hamas.

Ce sont les sanctions classiques de l’Union européenne, à savoir le gel des avoirs détenus dans l’Union et l’interdiction de pénétrer sur le territoire européen, rappelle notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet. « La situation en Cisjordanie est inacceptable, tout comme celle à Gaza, qui reste très dramatique », explique Tanja Fajon, ministre slovène des Affaires étrangères. « Nous appelons tout le monde à réclamer un cessez-le-feu, car la solution à deux États est de plus en plus menacée par les agissements du gouvernement israélien, et nous condamnons les violations du droit international humanitaire ainsi que la situation en Cisjordanie et à Gaza »

Israël dénonce une décision « arbitraire et politique »

C’est une fin de non-recevoir catégorique. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a vivement dénoncé la décision de l’Union européenne de sanctionner des organisations et des individus liés aux colonies en Cisjordanie, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.

Pour Jérusalem, ces mesures sont « arbitraires et politiques ». Le chef de la diplomatie fustige ce qu’il appelle une « comparaison moralement déformée » : l’Europe a en effet choisi d’annoncer, lors de la même session, des sanctions contre des colons et contre des responsables du Hamas.

Au-delà de la rhétorique, l’inquiétude grandit dans les couloirs du ministère. Des diplomates israéliens confient aux médias ce soir que le climat s’est brutalement dégradé. Le retrait du veto de la Hongrie – allié historique d’Israël – a laissé le champ libre aux Vingt-Sept. Selon ces sources, l’Europe perçoit désormais une dérive d’Israël vis-à-vis des valeurs démocratiques communes. Un fossé qui menace désormais le socle même des accords commerciaux et diplomatiques entre l’État hébreu et son principal partenaire économique.

Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, a qualifié lundi l’Union européenne d’« union antisémite ». « Attendre de l’Union antisémite qu’elle prenne une décision dictée par la morale, c’est comme attendre que le soleil se lève à l’ouest », a écrit sur X M. Ben Gvir, colon et figure de l’extrême droite israélienne, coutumier des déclarations outrancières et des accusations d’antisémitisme.

Ce lundi soir, le Premier ministre israélien a dénoncé la « faillite morale » de l’Union européenne : « Alors qu’Israël et les États-Unis font le « sale boulot de l’Europe » en se battant pour la civilisation contre les fanatiques jihadistes en Iran et ailleurs, l’Union européenne a révélé sa faillite morale en établissant un faux parallélisme entre les citoyens israéliens et les terroristes du Hamas ».

Quatre entités israéliennes visées

Quatre entités israéliennes sont concernées par ces sanctions qui ont pour conséquences le gel des avoirs et des transactions financières mais aussi l’interdiction de voyager en Europe, rapporte notre correspondante à Jérusalem, Frédérique Misslin.

NewsletterRecevez toute l’actualité internationale directement dans votre boite mailJe m’abonne

Des organisations d’extrême droite sont visées comme Regavim, ou encore Nachala qui a un objectif affiché : recoloniser Gaza. Il y a aussi Amana, une entreprise de travaux publics qui a participé à la construction de 80 colonies, et Hashomer Yosh qui coordonne les actions sur les avant-postes. 

Des violences qui ont explosé ces derniers mois

Les violences de colons israéliens contre des Palestiniens ont explosé ces derniers mois en Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967, et où le nombre de colonies – que l’ONU juge illégales au regard du droit international – a fortement augmenté ces dernières années.

Ces sanctions étaient bloquées depuis des mois par un veto de la Hongrie de Viktor Orban. Mais la victoire de Peter Magyar aux élections législatives du 12 avril a permis d’obtenir un accord politique sur ces sanctions, qui prévoient un gel des avoirs dans l’Union européenne et une interdiction d’entrer dans l’UE. Une décision officielle des 27 doit encore être prise pour qu’elles entrent en vigueur.

Territoire palestinien miné par des violences quotidiennes, la Cisjordanie est occupée par Israël depuis 1967. Au moins 1 069 Palestiniens, parmi lesquels de nombreux combattants mais aussi beaucoup de civils, y ont été tués par des soldats ou des colons israéliens depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, selon un comptage de l’AFP établi à partir de données de l’Autorité palestinienne.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

66 Vues
12 mai 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
À la UneMonde

Les États-Unis sanctionnent trois entreprises chinoises pour leur aide à l’Iran

by admin9775 10 mai 2026
written by admin9775

À moins d’une semaine de la visite de Donald Trump en Chine prévue les 14 et 15 mai, le département d’État américain annonce des sanctions contre trois sociétés chinoises. Elles sont accusées d’avoir apporté une aide militaire à l’Iran.

Les trois entreprises chinoises ont un point commun : toutes sont spécialisées dans les satellites. Le département d’État américain les accuse d’avoir fourni des images captées dans l’espace à l’Iran. Images qui auraient ensuite permis à Téhéran de frapper les forces américaines dans la région. 

Ce n’est pas la première fois que la Chine est ainsi accusée de soutenir l’Iran face aux États-Unis. Mi-avril déjà, le Financial Times révélait que Téhéran s’était procuré un accès en secret aux données d’un satellite espion chinois dans le but de cibler des bases américaines au Moyen-Orient.

Pour l’économiste Philippe Aguigner, enseignant-chercheur à l’Inalco, « c‘est un phénomène classique avant une négociation qui s’annonce intense. On montre les dents et on montre les armes dont on dispose. Donc, c’est un message envoyé par les États-Unis à la Chine pour dire “attention, on sait ce que vous faites, on a des armes et on n’hésitera pas à les employer si nécessaire”. »

Jusqu’à maintenant, on voit bien que la Chine, même si elle est inquiète, garde quand même une certaine sérénité face aux mesures américaines.

Philippe Aguigner, économisteNicolas Feldmann

Un message politique clair

À quelques jours de la visite de Donald Trump en Chine, ces nouvelles sanctions envoient aussi un message politique clair. Les États-Unis cherchent à accentuer la pression pour pousser Pékin à couper tout soutien à l’Iran. Fin avril, cinq entreprises chinoises avaient d’ailleurs été sanctionnées par les États-Unis, accusées justement de raffiner du pétrole iranien. 

Mais Pékin qui nie en bloc ne semble pas prêt à céder, puisqu’en réponse pour la première fois, la Chine a activé sa «loi de blocage». Un dispositif qui permet à ses entreprises de ne pas se conformer à certaines sanctions étrangères.

« La Chine résiste même quand il y a des chocs assez violents »

Les exportations de la Chine, deuxième économie mondiale, se portent bien. Elles ont bondi de 14,1 % sur un an en avril dernier. C’est presque deux fois plus que les prévisions des observateurs. Si ces chiffres ne sont qu’une photo à un instant donné, ils témoignent cependant – au moins pour le moment – de la résilience de l’économie chinoise face à la crise au Moyen-Orient.

« Cela montre qu’effectivement l’appareil industriel chinois est aujourd’hui tellement imbriqué dans toutes les chaînes de valeur. Cela montre que la Chine résiste même quand il y a des chocs assez violents », souligne Philippe Aguigner.

La Chine est quand même atteinte par [la situation avec l’Iran], mais moins en relatif que d’autres pays, beaucoup moins, par exemple que ses voisins asiatiques…

RFI

78 Vues
10 mai 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
À la UneMonde

Élections au Royaume-Uni: déconfiture pour les travaillistes du Premier ministre Keir Starmer

by admin9775 9 mai 2026
written by admin9775

Un désastre électoral pour les travaillistes au Royaume-Uni. Alors que le pays renouvelait une partie de ses collectivités locales et les Parlements d’Écosse et du Pays de Galles, le gouvernement de Keir Starmer s’était préparé à un jugement de son action, dans un contexte d’impopularité record.

Le Parti travailliste a perdu sa majorité dans une vingtaine de collectivités locales, et près de 600 sièges. Le grand gagnant, c’est le parti d’extrême droite Reform UK – son dirigeant Nigel Farage parle d’un moment historique.

« Reform parvient à l’emporter dans des endroits qui ont toujours été aux mains des conservateurs, et de même nous gagnons dans des zones que les travaillistes dominent depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Et le meilleur est à venir », s’exclame le candidat populiste.

L’homme du Brexit semble confirmer l’ascension que lui prédisaient les sondages, avec une percée notable dans plusieurs bastions travaillistes. Mais il a peu de chances de pouvoir accéder au pouvoir prochainement. « Il est sans doute quelqu’un qui pourrait éventuellement être un Premier ministre. Je crois que ce qui est plus probable, c’est une continuation de la fragmentation de la scène politique britannique », souligne Christopher Bickerton, enseignant-chercheur en sciences politiques à l’université de Cambridge auprès de Paul Estanol du service international de RFI.

« Cette fragmentation-là, elle n’est pas automatiquement quelque chose de bien pour Farage. On suppose plutôt qu’il y aurait peut-être un genre de système de coalition dans lequel un parti du centre ou un parti travailliste ou conservateur pourrait mener une coalition et c’est une façon d’exclure les partis de l’extrême », ajoute-t-il.

Dans ce cas de figure là, le système britannique commencerait un peu à ressembler à le système européen de coalition. Mais ces systèmes là fonctionnent pour exclure des partis d’extrême droite du pouvoir.

Pour Christopher Bickerton, Nigel Farage a peu de chances de devenir Premier ministreRFI

Les Verts décrochent une mairie d’arrondissement pour la première fois

En réalité les reports de voix des anciens électeurs travaillistes sont surtout allés chez les Verts, en particulier à Londres : Zoë Garbett a remporté une mairie d’arrondissement pour la première fois.

NewsletterRecevez toute l’actualité internationale directement dans votre boite mailJe m’abonne

« À Londres, et à travers le pays, les électeurs ont été clairs : ils veulent désespérément une alternative à ce gouvernement travailliste défaillant », estime Zoë Garbett. « Ce n’est pas une bataille entre anciens et nouveaux partis, mais entre peur et espoir ! »

Keir Starmer refuse de démissionner de son poste de Premier ministre

Le Premier ministre Keir Starmer reconnaît des résultats « sévères ». Mais refuse de démissionner. « Nous avons remporté une victoire écrasante en juillet 2024, et avons un mandat de cinq ans. Nous devons réinjecter l’espoir d’une vie meilleure. Je ne vais pas m’en aller et plonger le pays dans le chaos », assure le Premier ministre.

Le Parti travailliste a déjà reconnu sa défaite au Pays de Galles et en Écosse, avant le dépouillement.

RFI

65 Vues
9 mai 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
À la UneMonde

Élections en Israël : le faucon Bennett et le centriste Lapid, « Ensemble » pour détrôner Netanyahu

by admin9775 9 mai 2026
written by admin9775

L’annonce de la fusion des partis de deux anciens Premiers ministres, Naftali Bennett et Yair Lapid n’a pas bouleversé les sondages d’opinion en Israël en vue des prochaines législatives qui doivent avoir lieu en octobre. En dépit de leur engagement à maintenir une politique sécuritaire et nationaliste très ferme, les deux leaders de l’opposition peinent à séduire les électeurs traditionnels de Benjamin Netanyahu.

Après l’annonce de la fusion de leurs partis respectifs au sein d’une nouvelle formation nommée « Behayad » (“Ensemble” en hébreu), Naftali Bennett et Yaïr Lapid se donnaient l’accolade, dimanche 26 avril, devant les caméras de télévision.

Avec cette annonce, les deux hommes lançaient la campagne électorale en vue des prochaines élections parlementaires qui doivent se tenir avant le 30 octobre 2026. Ils renouvelaient aussi leur alliance conclue pour les élections législatives de mars 2021 qui leur avait permis de détrôner brièvement Benjamin Netanyahu, qui occupait le poste de Premier ministre depuis 2009.

Le 13 juin 2021, Naftali Bennett avait pris les rênes de l’État hébreu à la tête d’une coalition hétéroclite de huit partis, dont un parti arabe israélien, le Ra’am (Liste arabe unie). Yaïr Lapid lui a succédé le 1er juillet 2022 avant que de nouvelles élections anticipées ne remettent Benjamin Netanyahu sur son trône, en décembre 2022. 

L’impact incertain d’une fusion

Selon des sondages, publiés peu après l’annonce des deux leaders d’opposition, la nouvelle formation « Beyahad » rassemblerait entre 25 et 28 députés sur 120. A peu près autant que le Likud de Netanyahu. Dans un sondage publié peu avant, Yesh Atid, la formation Yaïr Lapid était créditée de 21 sièges et celle de Bennett de 7 sièges.

Pour Dahlia Scheindlin, consultante politique américano-israélienne “cette alliance ne modifie pas sensiblement le paysage politique. De nombreux sondages publiés depuis l’annonce de cette fusion montrent qu’il n’y a pratiquement aucun changement dans le rapport de force entre l’opposition et la coalition au pouvoir. Je ne constate pas de changement majeur, du moins pas pour l’instant”, explique-t-elle.

Pour cette experte qui analyse élections et sondages en Israël depuis 25 ans, la fusion de partis pendant les campagnes électorales n’a que peu d’influence sur le vote. Le peu d’enthousiasme que suscite cette annonce s’explique sans doute aussi par la répétition d’une alliance opportuniste entre un nationaliste venu de la droite (Bennett) et un centriste libéral (Lapid), dans le seul but de renverser Netanyahu.

Denis Charbit, professeur de sciences-politiques à l’université ouverte d’Israël ajoute cependant qu’“il y a eu quand même un effet psychologique indéniable. Pour une fois l’agenda politique a été fixé par l’opposition et non pas par Netanyahu. On a tellement été habitué à ce que Netanyahu renaisse de ses cendres tel un phénix, qu’il était important de créer la surprise”.

Une opposition apeurée et frileuse ?

Pour tenter de convaincre à nouveau les Israéliens de voter pour l’alternance, les deux leaders de l’opposition ont martelé quelques principes destinés à rallier les voix des électeurs traditionnels de Netanyahu : “Nous défendrons le territoire de notre pays et ne céderons pas un pouce de terrain à l’ennemi”, ou encore “La création d’un État palestinien n’est pas à l’ordre du jour”.

Mais c’est une autre formule qui a retenu l’attention. “Nous refuserons de former un gouvernement avec des partis arabes non sionistes”, ont-il affirmé alors qu’il y a seulement cinq ans, Yaïr Lapid et Naftali Bennett avaient fait entrer au gouvernement israélien Mansour Abbas, le leader de la Liste arabe unie, une formation islamo-conservatrice forte de 4 députés, pour obtenir la majorité à la Knesset.

Pour Denis Charbit, “c’est sûr qu’on ne peut pas leur décerner la médaille du courage politique. Le courage politique aurait été de dire ‘nous avons travaillé avec un parti arabe, le parti Ra’am, et si le gouvernement n’a pas tenu 18 mois, ce n’est pas à cause de lui’. Mais il est vrai que le 7 octobre est passé par là.”

Le soutien des partis arabes israéliens indispensable à l’opposition

Yaïr Golan, le leader du Parti Démocrate, l’héritier du parti de Yitzhak Rabin, Shimon Peres et David Ben Gourion a critiqué cette prise de position qui exclurait d’une coalition d’opposition des partis que ne seraient pas “sionistes”. 

“Mansour Abbas est un partenaire légitime pour la formation d’un gouvernement”, a-t-il répondu sur X au ministre des finances suprémaciste Bezalel Smotrich pour qui “inclure un parti arabe dans un gouvernement est pire que le 7-Octobre”.

Pour Shanna Orlik, conseillère politique du parti Les Démocrates, “’il est évident pour nous, d’un point de vue idéologique autant que pratique, que le partenariat avec le parti de Mansour Abbas est une nécessité pour créer une stabilité, une alternative réelle et donner de l’espoir aux citoyens arabes.” 

“Personnellement, je suis choqué de voir que des partis qui ont été dans une coalition avec Mansour Abbas et avec qui ça s’est très bien passé, pour le bien être des citoyens israéliens, fassent marche arrière dans une démarche populiste” poursuit-elle.

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett, au centre, s'entretient avec le député Mansour Abbas à la Knesset. A gauche, assis, Yaïr Lapid. A Jérusalem, le jeudi 30 juin 2022
Le Premier ministre israélien Naftali Bennett, au centre, s’entretient avec le député Mansour Abbas à la Knesset. A gauche, assis, Yaïr Lapid. A Jérusalem, le jeudi 30 juin 2022. AP – Ariel Schalit

“Il est à peu près certain que la coalition d’opposition à Netanyahou ne réunira pas 61 députés sans les députés arabes” ajoute Denis Charbit. “Et donc ça veut dire qu’ils auront besoin de se dédire de leur promesse”. 

Plus grinçante, Dahlia Scheindlin estime que “si un Israélien pense qu’un homme politique israélien tient ses promesses faites avant les élections… alors vous connaissez le dicton : ‘Trompe moi une fois, honte à toi, mais trompe moi une deuxième fois, honte à moi’“

Tout sauf Bibi, mais à quel prix ?

Après trois ans de guerre quasi ininterrompue, Yaïr Lapid et Naftali Bennett ont lancé une campagne électorale qui est avant tout un référendum pour ou contre Netanyahu et ses ministres d’extrême droite qui veulent refonder l’Etat d’Israël sur un modèle illibéral et suprémaciste juif.

Le ministre de l'intérieur israélien Itamar Ben-Gvir, leader du parti kahaniste Force juive, porte un noeud coulant en pins, signifiant son soutien à la peine de mort pour les "terroristes palestinien
Le ministre de l’intérieur israélien Itamar Ben-Gvir, leader du parti kahaniste Force juive, porte un noeud coulant en pins, signifiant son soutien à la peine de mort pour les « terroristes palestiniens ». Le 15 avril 2026 à Jérusalem. ZUMA Press Wire via Reuters Conn – Matteo Placucci

Pour mettre sur pied une coalition qui soit en mesure de gouverner dans quelques mois, les deux hommes n’ont visiblement pas peur du mariage des contraires et des contradictions. 

En effet, Yaïr Lapid est le dernier Premier ministre israélien à s’être déclaré en faveur d’une solution à deux états à la tribune des Nations unies tandis que Naftali Bennett est un artisan de la colonisation de la Cisjordanie occupée. Le premier est fermement laïc, alors que le second ne répond pas au téléphone le samedi, shabbat oblige.

Si, aux yeux des différents courants de l’opposition en Israël, tout vaut mieux que “Bibi”, la viabilité de leur union pose question. Sur le fond, estime Dahlia Scheindlin doute qu' »à long terme, une politique d’expansionnisme nationaliste à grande échelle et de conquête territoriale puisse coexister avec les valeurs libérales”.

France 24

75 Vues
9 mai 2026 0 comments
0 FacebookTwitterPinterestEmail
Newer Posts
Older Posts
66 Vues
Yembu-25-10-2022
CFAO-20-10-2022

Souscrivez à notre Newsletter pour recevoir nos nouveaux articles, offres d'emploi & appels d'offre. Restez à jour !

A propos de nous

Congo Pub Online.com est une plateforme en ligne d’annonces et de publications qui fait partie des services médias de NCM SARLU. Nous sommes la plateforme en ligne idéale spécifiquement dédiée à la communication et à la promotion de vos produits et services.

Liens utiles

    • Contactez-nous
    • Collaboration

Derniers articles

La RDC saisit la Cour internationale de Justice contre le...
Procès Tshiwewe : Constant Ndima prête serment comme juge assesseur,...
Affaire Nathanaël Onokomba : le Tribunal militaire de Kinshasa/Gombe se...

Choix de l'éditeur

  • All

Julien Paluku accuse Joseph Kabila...

Les FARDC poursuivent leur contre-offensive...

Affaire Rebo Tchulo : son...

RDC : décès du Dr...

©2022 Congopubonline. Conçu et développé par Fenx.

Facebook Twitter Youtube Instagram Soundcloud
Congo Pub Online
  • ACCUEIL
  • Actualités
  • BUSINESS NEWS
  • ENTREPRENEURIAT
  • SPOTS PUBLICITAIRES
  • ACHATS ET VENTES
  • BOUTIQUES
  • OPPORTUNITéS D’EMPLOI
  • Appels d’offres
  • ATTRIBUTION DES MARCHÉS
  • COMMUNICATIONS POLITIQUES
  • TRIBUNES
  • NOUVELLES NÉCROLOGIQUES
  • OUVRAGES
Congo Pub Online
  • ACCUEIL
  • Actualités
  • BUSINESS NEWS
  • ENTREPRENEURIAT
  • SPOTS PUBLICITAIRES
  • ACHATS ET VENTES
  • BOUTIQUES
  • OPPORTUNITéS D’EMPLOI
  • Appels d’offres
  • ATTRIBUTION DES MARCHÉS
  • COMMUNICATIONS POLITIQUES
  • TRIBUNES
  • NOUVELLES NÉCROLOGIQUES
  • OUVRAGES
©2022 Congopubonline. Conçu et développé par Fenx.
Sign In

Keep me signed in until I sign out

Forgot your password?

Password Recovery

A new password will be emailed to you.

Have received a new password? Login here