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Monde

À la UneMonde

Donald Trump assure que les États-Unis vont «prendre le contrôle de la bande de Gaza»

by admin9775 5 février 2025
written by admin9775

Donald Trump a annoncé mardi soir que les États-Unis allaient « prendre le contrôle de la bande de Gaza » lors d’une conférence de presse au côté du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.

Il ne s’agit pas d’une parole improvisée : Donald Trump lit son discours au pupitre de la Maison Blanche, souligne notre correspondant aux États-Unis, David Thomson. Il propose en pleine conférence de presse conjointe, aux côtés du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, « une prise de contrôle à long terme » de la bande de Gaza par les États-Unis. « Je vois ça apporter une grande stabilité à cette partie du Moyen-Orient, et peut-être à tout le Moyen-Orient. Tout le monde à qui j’ai parlé aime l’idée que les États-Unis prennent le contrôle de ce territoire », a affirmé le président américain. « Ce n’est pas une décision prise à la légère », a-t-il insisté.  Il ne s’est pas épanché sur la manière dont il comptait le faire, parlant d’un projet « à long terme ».

Le président américain a également répété que les habitants de Gaza pourraient aller vivre en Jordanie ou en Égypte, malgré l’opposition de ces pays et des Palestiniens eux-mêmes. Donald Trump est convaincu de pouvoir les faire changer d’avis : « J’ai le sentiment que le roi de Jordanie et le général d’Égypte vont ouvrir leur cœur et nous donnerons la terre dont nous avons besoin pour faire ça pour que les gens vivent en paix »

Une « riviera » du Proche-Orient ?

Donald Trump a aussi imaginé pouvoir transformer la bande de Gaza en « Côte d’Azur du Moyen-Orient », après avoir dit vouloir que les États-Unis prennent le contrôle de ce territoire palestinien. « Nous avons l’occasion de faire quelque chose qui pourrait être phénoménal », a insisté le président américain, en espérant superviser la reconstruction de cette enclave bombardée. Des propos qui font écho à de précédentes déclarations de son gendre, Jared Kushner, sur le potentiel immobilier du front de mer gazaoui.  

« Les États-Unis vont prendre le contrôle de la bande de Gaza et nous allons faire du bon boulot avec », parlant du territoire palestinien comme d’un « chantier de démolition ». « Nous en prendrons possession et serons responsables du démantèlement de toutes les bombes dangereuses qui n’ont pas explosé et de toutes les armes », a-t-il ajouté, en soulignant que les États-Unis allaient « aplanir la zone et se débarrasser des bâtiments détruits », afin de développer économiquement le territoire palestinien.

La déclaration sidère l’assistance, d’autant que Donald Trump n’exclut pas d’utiliser la force si nécessaire.

Netanyahu dépassé par les propos de Trump ?

Une proposition qui pourrait « changer l’Histoire » selon le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu qui semble dépassé par les paroles du président américain, souligne encore notre correspondant. Notre objectif, dit-il, est que Gaza ne représente plus jamais une menace pour Israël, mais le président Trump dit-il, met la barre encore plus haut. « Je l’ai déjà dit, je le répète : vous êtes le meilleur ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison Blanche », a-t-il affirmé, en saluant la capacité du milliardaire républicain à « penser de manière différente ».

Laisser les Gazaouis rentrer chez eux, dans les villes d’où ils ont été expulsés en 1948

L’annonce de Donald Tump, si elle prenait effet, serait surtout l’aboutissement des visées annexionnistes du gouvernement israélien, qui rêve de mettre la main sur l’enclave palestinienne. Plusieurs ministres israéliens, ceux de l’extrême droite notamment, appellent ouvertement à l’expulsion de tous les Gazaouis, rappelle notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa. 

Durant ces 15 mois de guerre, Benyamin Netanyahu a tout fait pour déplacer de force la population de Gaza. La pousser vers l’Égypte voisine, en vain… Donald Trump, épouse donc cette vision. Et lui donne même un vernis humanitaire. Car pour lui, les Palestiniens de Gaza méritent mieux. Ils méritent de vivre en paix, dans un bel endroit, et dans de bonnes conditions. Loin du champ de ruines qu’est Gaza.  

Donald Trump a tout prévu. Les Gazaouis resteront vivre dans la région en Égypte ou en Jordanie. Mais ces deux pays rejettent catégoriquement cette proposition. « Ils l’accepteront », dit avec détermination Donald Trump, qui affirme que d’autres pays au Proche-Orient « adorent cette idée ». 

Expulser de force les Gazaouis de leur terre constitue un crime de guerre. C’est un nettoyage ethnique. 

Les Palestiniens ont réagi sur les réseaux sociaux et certains suggèrent cette autre idée : 80 % des Palestiniens de Gaza ne sont pas originaires de Gaza, mais de villes devenues israéliennes lors de la création de l’État hébreu en 1948 : Jaffa, Haïfa, Beer Sheva. Si les Gazaouis devaient être déplacés quelque part : le plus simple serait de les laisser rentrer chez eux, dans leurs villes d’origine en Israël. 

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Visés par des droits de douane américains, le Canada, le Mexique et la Chine lancent la riposte

by admin9775 2 février 2025
written by admin9775

Alors qu’Ottawa va imposer en représailles des droits de douanes sur certains produits américains dès mardi 4 février, Mexico dit vouloir en faire de même et fustige une « calomnie » après que Donald Trump ait accusé le gouvernement mexicain d’entretenir des liens avec les cartels du narcotrafic. Quant à la Chine, elle promet de prendre des mesures « correspondantes » et affirme vouloir déposer plainte contre Washington auprès de l’OMC.

Alors que Donald Trump a mis sa menace de guerre commerciale à exécution, samedi 1er février, en imposant 25 % de droits de douane sur les produits provenant du Canada et du Mexique et 10 % supplémentaires à ceux déjà existants sur les produits chinois, Ottawa et Mexico ont aussitôt annoncé répliquer. En s’en prenant aux trois principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, le président américain affirme vouloir les forcer à agir pour diminuer le trafic de fentanyl et les arrivées de migrants illégaux sur le territoire américain.

Quelques heures seulement après l’officialisation de ces mesures, la présidente Claudia Sheinbaum, employant un ton cinglant, a annoncé que des droits de douane seraient imposés en représailles sur les produits américains, sans donner de détails. De son côté, le Canada a annoncé imposer « des droits de douane de 25 % sur des produits américains pour un total de 155 milliards de dollars canadiens » [102 milliards d’euros], a annoncé le Premier ministre démissionnaire Justin Trudeau. Ces droits de douane seront appliqués sur 30 milliards de dollars de marchandises dès mardi, a ajouté le chef du gouvernement sur un ton très grave et qui a expliqué avoir parlé à la présidente mexicaine.

Les cartels ont « fait alliance avec le gouvernement mexicain », selon Donald Trump

La taxation américaine entrera en vigueur au plus tôt mardi 4 février, selon un premier décret présidentiel que l’AFP a pu consulter. En cause selon lui : « la menace majeure que représentent les migrants illégaux et les drogues mortelles qui tuent nos concitoyens, notamment le fentanyl. Nous devons protéger les Américains et c’est mon devoir en tant que président de m’assurer de la sécurité de tous », a-t-il écrit. Selon Donald Trump, la Chine exporte vers le Mexique des principes actifs permettant la fabrication par les cartels mexicains du fentanyl ensuite vendu de l’autre côté de la frontière. Il reproche également au Mexique et au Canada de ne pas suffisamment contrôler les flux migratoires vers les Etats-Unis.

 « Les droits de douane annoncés sont nécessaires pour forcer la Chine, le Mexique et le Canada à rendre des comptes à la suite de leurs promesses de faire cesser le flux de drogues toxiques aux Etats-Unis », a expliqué la Maison Blanche sur son compte X.

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Concernant le Mexique, ils resteront en place « jusqu’à ce que le [pays] coopère avec les Etats-Unis pour lutter contre le trafic de drogue. Les cartels mexicains sont les premiers trafiquants mondiaux de fentanyl, méthamphétamine et d’autres drogues ». La présidence américaine a également affirmé que les cartels avaient « fait alliance avec le gouvernement mexicain », sans pour autant fournir de preuves. Une affirmation qualifiée de « calomnie » par Claudia Sheinbaum. Quant au Canada, la présidence américaine a estimé que « la production de fentanyl y progresse ». La Chine, pour sa part, « joue un rôle central dans la crise de fentanyl qui détruit des vies américaines » et les droits de douane s’appliqueront « jusqu’à ce nous nous assurions de la pleine coopération » de Pékin en la matière, selon la même source.

les guerres commerciales n’ont « pas de vainqueurs » affirme Pékin

Au Mexique, la présidente Claudia Sheinbaum a rencontré dans la journée des chefs d’entreprise, son ministre de l’Économie Marcelo Ebrard et plusieurs ministres. « Nous savions pour les droits de douane mais il est sans précédent de voir le gouvernement américain faire officiellement le lien entre le gouvernement mexicain et les narcotrafiquants », a déclaré à l’AFP l’ancien ambassadeur mexicain Agustin Gutierrez Canet. « Ce paragraphe est extrêmement dur et inquiétant, c’est l’élément le plus grave au-delà de l’aspect économique. Trump est coutumier de ce type de rhétorique pour mettre la pression mais personne devrait agir à la légère de la sorte », a-t-il ajouté. Pour le Canada et le Mexique, « la pression intérieure pour des représailles va être forte mais cela va compliquer la possibilité d’une solution négociée ».

Quant à la Chine, elle s’est pour l’instant bornée à déclarer « s’opposer fermement » aux nouveaux droits de douanes américains sur les produits qu’elle exporte aux Etats-Unis, ajoutant que les guerres commerciales n’avaient « pas de vainqueurs » et promettant de répliquer à Washington avec des mesures « correspondantes » pour « résolument protéger » les « droits et intérêts » chinois. Pékin va par ailleurs déposer plainte contre Washington auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), selon le ministère du Commerce.

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Proche-Orient: Trump propose d’envoyer les Palestiniens de Gaza vers l’Egypte et la Jordanie

by admin9775 26 janvier 2025
written by admin9775

Le président Trump a fait samedi plusieurs annonces concernant Israël et Gaza. Il a proposé de déplacer les habitants de la bande de Gaza vers l’Égypte et la Jordanie dans le cadre d’un plan de paix consistant à « nettoyer » le territoire palestinien et annoncé la livraison à Israël de matériel militaire qui avait été bloqué par l’administration Biden.

Pour Donald Trump, il s’agit de « nettoyer » le territoire palestinien, qu’il a comparé à un « site de démolition ». 

« On parle d’environ 1,5 million de personnes, et on fait tout simplement le ménage là-dedans. Vous savez, au fil des siècles, ce site a connu de nombreux conflits. Et je ne sais pas, quelque chose doit se passer », a déclaré M. Trump aux journalistes à bord de l’avion présidentiel Air Force One. « Je préférerais m’impliquer avec certaines nations arabes et construire des logements à un autre endroit où ils pourraient peut-être vivre en paix pour une fois », a ajouté le président.

Donald Trump a ainsi jeté un pavé dans la mare, souligne Nicolas Falez, envoyé spécial en Israël. Mais son idée, qui n’est pas nouvelle, s’est toujours heurtée à la position des principaux intéressés à commencer par les Palestiniens qui revendiquent le droit de vivre libres dans leur État et non dans un autre.

L’idée a aussi de quoi crisper les pays de la région pour des raisons évidentes de souveraineté… 

Premières réactions

Ce projet est une « excellente idée » réagit ce dimanche le ministre d’extrême-droite israélien en charge des Finances, Bezalel Smotrich. « L’idée de les aider à trouver d’autres endroits où commencer une vie meilleure est une excellente idée. Après des années de glorification du terrorisme, (les Palestiniens) pourront établir une nouvelle et belle vie ailleurs », a-t-il déclaré dans un communiqué. Représentant du camp ultra-nationaliste religieux qui revendique une souveraineté israélienne sur la totalité des territoires palestiniens occupés, y compris la Bande de Gaza, Bezalel Smotrich rêve d’en voir partir un maximum d’habitants palestiniens…

Autres réactions, côté palestinien, celle du Jihad islamique, selon lequel la proposition du président Trump « encourage les crimes de guerre ». Du côté du Hamas, un haut-responsable annonce que les Palestiniens « feront échouer » la proposition de Donald Trump de les relocaliser dans d’autres pays « comme ils ont fait échouer tous les projets de déplacement (…) pendant des décennies ». « Nous confirmons que notre peuple, avec tous ses soutiens, est capable de reconstruire Gaza », a ajouté Bassem Naïm, membre du bureau politique du mouvement islamiste palestinien, joint au téléphone par l’AFP.

La Jordanie et l’Égypte pays d’accueil

Selon Donald Trump, le déplacement des habitants de Gaza pourrait être « temporaire ou à long terme » et deux pays accueilleraient les déplacés : la Jordanie et l’Égypte. Le président américain a d’ailleurs déclaré s’être entretenu samedi par téléphone avec le roi Abdallah de Jordanie et prévoir d’appeler le président Sissi.

L’Égypte, où sont arrivés hier — en transit – des dizaines de Palestiniens libérés des geôles israéliennes dans le cadre de la deuxième vague de libérations d’otages israéliens prisonniers du Hamas et de détenus palestiniens en Israël. Ces libérations se font dans le cadre d’une trêve entre Israël et le Hamas qui est entrée dimanche dans sa deuxième semaine. 

À lire aussiGaza: des prisonniers palestiniens arrivent en Egypte après la libération des quatre soldates israéliennes

Déblocage de livraisons d’armes à Israël

Par ailleurs, le président américain Donald Trump a confirmé samedi avoir débloqué une livraison de bombes de 2.000 livres (907 kg) à Israël, suspendue l’an dernier par l’administration de son prédécesseur Joe Biden. « Nous les avons débloquées aujourd’hui, a déclaré M. Trump aux journalistes qui l’interrogeaient à ce sujet à bord de l’avion présidentiel Air Force One. Ils ont payé pour ça et ils les attendent depuis longtemps », a-t-il ajouté.

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Plus tôt hier samedi, le président américain avait affirmé qu’un « grand nombre de choses » commandées par Israël aux États-Unis avaient été livrées, mais sans mentionner spécifiquement les bombes de 2.000 livres. Ce déblocage avait été annoncé en premier lieu dans un article publié sur Axios par un journaliste israélien spécialisé dans la sécurité nationale, Barak Ravid. « Un grand nombre de choses qui avaient été commandées et payées par Israël, mais qui n’avaient pas été envoyées par Biden, sont maintenant en route ! » avait écrit M. Trump sur sa plateforme Truth Social.

L’administration de l’ancien président démocrate Joe Biden avait suspendu l’année dernière les livraisons à Israël de 1.800 bombes de 2.000 livres, alors que l’armée israélienne envisageait une offensive à grande échelle sur Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, où 1,4 million de Palestiniens déplacés par les bombardements et les combats avaient trouvé refuge

Larguées par avion, les bombes de 2.000 livres sont à la fois précises et dotées d’une grande puissance destructrice. Elles sont généralement utilisées pour causer des dommages étendus à des cibles telles que des installations militaires, des centres de commandement et des infrastructures.

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États-Unis: un juge suspend la remise en cause du droit du sol, Donald Trump fait appel

by admin9775 24 janvier 2025
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Un juge américain a suspendu temporairement, jeudi 23 janvier, la remise en cause du droit du sol ordonnée par Donald Trump au lendemain de son investiture en tant que président des États-Unis. « Il s’agit d’un ordre manifestement inconstitutionnel », a estimé le magistrat.

Jeudi 23 janvier, un juge américain a suspendu temporairement la remise en cause du droit du sol ordonnée par Donald Trump, signe qui montre que l’offensive anti-immigration voulue par le milliardaire républicain est promise à une longue bataille judiciaire.

« Il s’agit d’un ordre manifestement inconstitutionnel », a estimé le magistrat fédéral John Coughenour, cité par des médias locaux lors d’une audience à Seattle, au sujet du décret signé par Donald Trump revenant sur le droit du sol, un principe consacré par le 14e amendement de la Constitution américaine et appliqué depuis plus de 150 ans aux États-Unis.

« Il faut espérer que ce décret n’entrera jamais en vigueur »

Cette mesure a immédiatement été contestée en justice par 22 États américains, dont la Californie et New York, et plusieurs associations. Ils ont intenté plusieurs procédures pointant son inconstitutionnalité. La procédure jugée jeudi à Seattle était portée par les procureurs généraux de quatre États : Washington, Arizona, Oregon et Illinois. Ils soulignaient que ce décret pourrait priver de droit 150 000 nouveaux-nés chaque année aux États-Unis, et risquerait de rendre certains d’entre eux apatrides. « Franchement, j’ai du mal à comprendre comment un membre du barreau peut affirmer sans équivoque qu’il s’agit d’un ordre constitutionnel », a ajouté le juge Coughenour, en suspendant le décret. « Cela me laisse perplexe », a-t-il ajouté.

Selon de nombreux juristes, ce décret présidentiel risque de déclencher une bataille judiciaire susceptible de remonter jusqu’à la Cour suprême. Le décret devait interdire au gouvernement fédéral de délivrer des passeports, des certificats de citoyenneté ou d’autres documents aux enfants dont la mère séjourne illégalement ou temporairement aux États-Unis, et dont le père n’est pas citoyen américain ou résident permanent – titulaire de la fameuse carte verte.

« Il faut espérer que ce décret anticonstitutionnel et anti-américain n’entrera jamais en vigueur », a estimé le procureur général de l’État de Washington, Nick Brown, dans un communiqué saluant la suspension. La procureure générale d’Arizona, Kris Mayes, a de son côté salué « ​​​​​​​une victoire pour l’État de droit ». Selon elle, cette décision « est la première de nombreuses victoires à venir (…) contre les cas d’excès de pouvoir de l’exécutif ».

L’administration Trump fait appel

En le signant, Donald Trump avait lui-même reconnu s’attendre à des contestations devant les tribunaux. Le président avait également jugé que le droit du sol est un principe « ​​​​​​​ridicule », et avait faussement affirmé que les États-Unis seraient « ​​​​​​​les seuls » à l’appliquer. En réalité, des dizaines de pays reconnaissent le droit du sol, dont le Canada, le Mexique et la France.

Donald Trump a déclaré dans la foulée que son administration allait interjeter appel de la décision du juge de district John Coughenour. Et outre la remise en cause du droit du sol, le président a signé d’autres décrets lundi pour lancer une vaste offensive anti-immigration, qu’il a érigé en priorité absolue de son retour au pouvoir. Il a notamment déclaré l’état d’urgence à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, et y a envoyé l’armée pour en assurer la surveillance. Il compte également s’attaquer au droit d’asile.

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États-Unis: avant de céder sa place, Biden accorde des grâces préventives aux cibles de Trump

by admin9775 21 janvier 2025
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Ce lundi, Donald Trump devient officiellement le 47ᵉ président des États-Unis. Et le 46ᵉ président, Joe Biden, a tout fait tout pour protéger les ennemis du milliardaire de son courroux : ce lundi, à midi heure locale, Joe Biden a accordé, lundi 20 janvier, une série de grâces préventives à des élus ou des fonctionnaires.

Quelques heures avant de céder le pouvoir à Donald Trump, Joe Biden a frustré lundi 20 janvier son successeur d’une possible revanche personnelle en graciant préventivement des élus ou des fonctionnaires pour les protéger de « poursuites judiciaires injustifiées et politiquement motivées. » Parmi eux : l’ancien chef d’état-major des armées, le général Mark Milley, et l’ex-architecte de la stratégie de la Maison Blanche contre le Covid-19, le docteur Anthony Fauci. L’ancienne parlementaire républicaine Liz Cheney en fait également partie, comme tous les élus et fonctionnaires ayant participé à la commission d’enquête sur l’assaut du Capitole par des partisans de Donald Trump le 6 janvier 2021. Les policiers ayant témoigné devant cette commission sont aussi concernés par ces grâces.

« Je crois en l’État de droit et je suis sûr que la solidité de notre système judiciaire finira par s’imposer face aux débats politiciens. Mais nous vivons dans des circonstances exceptionnelles et je ne peux pas, en bonne conscience, ne rien faire », explique dans un communiqué le président démocrate sortant, 82 ans, pour justifier une initiative exceptionnelle. « De manière inquiétante, des serviteurs de l’État ont fait l’objet de menaces et d’intimidations pour avoir rempli fidèlement leurs charges », a déclaré Joe Biden. « Certains ont même été menacés de poursuites judiciaires », a-t-il précisé.

Le président sortant a par ailleurs gracié cinq membres de sa famille quelques minutes avant de céder le pouvoir. « Ma famille a été visée par des attaques et des menaces incessantes, motivées par le seul désir de m’atteindre – la pire sorte de politique partisane. Malheureusement, je n’ai aucune raison de penser que ces attaques vont s’arrêter », a expliqué dans un communiqué Joe Biden.

En septembre, Donald Trump, qui a notamment choisi un très proche, Kash Patel, taxé de complotisme, pour diriger la police fédérale (FBI), avait ainsi promis qu’après sa victoire « ces gens qui ont triché seront poursuivis avec toute la rigueur de la justice, ce qui inclura de longues peines de prison. »

Remerciements des graciés

Le général Milley, chef d’état-major des armées lors du premier mandat de Donald Trump, avait averti pendant la campagne que le milliardaire républicain était un « fasciste jusqu’au bout des ongles » et la « personne la plus dangereuse pour ce pays. » L’intéressé avait de son côté laissé entendre que l’officier s’était rendu coupable de « trahison » et qu’en d’autres temps, il aurait été exécuté. « Ma famille et moi-même sommes profondément reconnaissants au président pour sa décision », a déclaré lundi 20 janvier le général Milley dans un communiqué. Il a confié ne pas vouloir, après 43 ans sous l’uniforme, passer le restant de ses jours à « se défendre contre ceux qui pourraient injustement chercher revanche » ni infliger cette angoisse à ses proches.

Quant au docteur Fauci, dont le franc-parler lors de la pandémie de coronavirus l’a souvent mis en porte-à-faux avec Donald Trump pendant son premier mandat, il est depuis devenu une des personnalités les plus honnies pour une partie de la droite et de mouvements complotistes qui réclament son inculpation. Anthony Fauci a fait l’objet d’un livre en 2021 écrit par Robert J. Kennedy Jr., qui a été choisi par Donald Trump pour diriger le ministère de la Santé, intitulé Le vrai Anthony Fauci : Bill Gates, les grandes sociétés pharmaceutiques et la guerre mondiale contre la démocratie et la santé publique.

Anthony Fauci, 84 ans, a remercié ce lundi dans une interview le président Biden mais a assuré n’avoir « commis aucun crime » susceptible de motiver « une enquête ou des poursuites pénales » contre lui.

Liz Cheney, elle, est devenue la porte-voix des anti-Trump au sein du camp républicain. Cette ancienne élue au Congrès, qui avait perdu en 2022 son siège au profit d’une trumpiste, a fait campagne aux côtés de la candidate démocrate Kamala Harris.

Il s’agit des ultimes mesures de clémence de la présidence sortante. Joe Biden a annoncé vendredi avoir commué le nombre record de près de 2500 peines de condamnés pour des délits non violents liés à la drogue. En décembre, il avait déjà prononcé 39 grâces et 1500 commutations et commué la peine de 37 des 40 condamnés à mort par la justice fédérale.

Ces actions intervenaient après sa décision très critiquée le 1er décembre d’accorder une très large grâce à son fils Hunter, une des cibles privilégiées de la droite dure américaine, qui avait été reconnu coupable dans deux affaires distinctes de détention illégale d’arme à feu et de fraude fiscale.

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États-Unis: des donations record pour l’investiture de Donald Trump

by admin9775 20 janvier 2025
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Le comité d’investiture du président-élu a reçu plus de 170 millions de dollars pour fêter la prestation de serment de Donald Trump : un record. Américains fortunés et grandes entreprises se sont empressés de signer de gros chèques, non seulement pour pouvoir participer aux festivités, mais dans l’espoir d’obtenir quelques faveurs de la part du président élu.

Un million de dollars. C’est la somme versée au comité d’investiture de Donald Trump par les géants de l’automobile (Ford, General Motors, Stellantis, Toyota) ou les leaders de la tech (Google, Microsoft) pour participer à l’investiture de Donald Trump. C’est le double de qu’ils avaient donné à Joe Biden pour son investiture. À ce prix, ils auront le privilège de s’entretenir brièvement avec le président américain et son vice-président, J.D. Vance.

Les multinationales craignent par-dessus tous les droits de douane que veut imposer Donald Trump au Mexique ou à la Chine, des pays où de nombreuses entreprises américaines ont des usines et des activités. Les grands patrons réussiront-ils à convaincre un président dont on dit qu’il a une vision « transactionnelle » de la politique ? L’un des plus généreux donateurs, Tim Cook, à la tête d’Apple, avait réussi lors du premier mandat Trump à obtenir des exemptions de taxes pour les produits de la marque à la pomme.

Déjà très influents, les patrons d’Amazon, Meta, Open AI ou Uber ont contribué, à titre personnel, avec des sommes à sept chiffres. De quoi leur ouvrir les portes du dîner aux chandelles et des bals fastueux. D’autres, qui ont préféré rester anonymes, ont payé des sommes tout aussi mirobolantes, alors même qu’ils ne pourront pas participer aux festivités, car l’évènement affiche complet depuis plusieurs semaines.

250 millions de dollars récoltés depuis le jour de l’élection

Les alliés de Donald Trump ont collecté plus de 250 millions de dollars depuis le jour de l’élection pour ses projets politiques, y compris le comité d’investiture et certains groupes extérieurs alliés (contre 107 millions de dollars en 2017). Les dons aux comités d’investiture ne sont pas limités, seuls les ressortissants étrangers n’ont pas le droit de faire des dons.

La commission d’investiture de Donald Trump est chargée de couvrir les frais de tous les évènements, à l’exception de la prestation de serment au Capitole, qui est à la charge des contribuables. La ville de Washington DC aura dépensé 1,5 million de dollars rien que pour la structure qui était censée accueillir la prestation de serment et les invités de marque devant les marches du Capitole. Une structure qui finalement ne servira pas puisque tout aura lieu à l’intérieur, dans la Rotonde, avec un public limité à 600 personnes.

Chaque année, 220 000 tickets sont distribués aux membres du Congrès, qui sont ensuite chargés de les offrir gratuitement à leurs électeurs intéressés à venir aux abords du Capitole ou le long du parcours du défilé inaugural. À cause du froid, la prestation de serment a été déplacée à l’intérieur du Capitole, et avec -12 degrés attendus dehors, le stade Capital One Arena a été mis à disposition du public muni d’un billet qui souhaite assister à la cérémonie au chaud. Donald Trump s’y rendra pour saluer ses soutiens, après avoir prêté serment.

L’argent qui n’aura pas été dépensé par le comité d’Investiture est censé être transféré à un autre comité, pour l’éventuelle « bibliothèque présidentielle » de Donald Trump. Un projet encore très nébuleux.

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La Cour suprême américaine autorise l’entrée en vigueur de la loi interdisant TikTok

by admin9775 19 janvier 2025
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La loi adoptée en avril 2024 qui prévoyait l’interdiction de TikTok aux États-Unis va donc s’appliquer. Celle-ci fixait la date du 19 janvier pour que la plateforme de partage de vidéos change de propriétaire. Donald Trump avait demandé à la Cour suprême de retarder son entrée en vigueur pour lui donner la possibilité d’agir une fois de retour à la Maison Blanche. La Cour a rejeté cette option. Le ministère de la Justice a fait part de sa satisfaction et le gouvernement Biden a déclaré laisser à Donald Trump le choix d’appliquer, ou non, la loi.

« Il ne fait pas de doute que, pour plus de 170 millions d’Américains, TikTok offre un important mode d’expression, d’interaction et d’appartenance à une communauté. Mais le Congrès a établi que sa cession était nécessaire pour répondre à ses inquiétudes bien fondées en matière de sécurité nationale », ont estimé les neuf juges de la Cour suprême américaine.

À l’unanimité, ils ont donc conclu que la loi contestée ne violait pas le Premier amendement de la Constitution américaine garantissant la liberté d’expression. Le Congrès américain avait adopté à une large majorité d’élus démocrates et d’élus républicains en avril 2024 cette loi censée prévenir les risques d’espionnage et de manipulation par les autorités chinoises des utilisateurs de TikTok.

Promulguée par Joe Biden, la loi prévoyait la date du 19 janvier pour que la maison mère du réseau social cède l’application à un autre propriétaire. L’entreprise tablait sur la sympathie du nouveau président élu Donald Trump, qui prendra ses fonctions le 20 janvier. Celui-ci avait adressé une lettre aux juges de la Cour suprême, assurant que s’il ne prenait pas position sur le fond du dossier, il souhaitait éviter la fermeture de TikTok, qui revendique 170 millions d’utilisateurs aux États-Unis. La Cour suprême n’a pas été dans ce sens.

Une des solutions envisagées en cas de maintien de la loi était que ByteDance revende ses parts à des investisseurs non-chinois, hypothèse constamment repoussée par l’entreprise.

Le gouvernement Biden laisse le dossier à Donald Trump, qui dit avoir « besoin de temps »

Le ministère américain de la Justice a salué la décision de la Cour suprême autorisant l’entrée en vigueur de la loi menaçant d’interdiction imminente le très populaire réseau social TikTok, mais a précisé que son application s’étalerait dans le temps.

« Cette législation vise à couper les liens entre TikTok et le gouvernement de Pékin d’une manière conforme à la Constitution. La phase suivante de cet objectif – appliquer la loi et en garantir le respect après son entrée en vigueur le 19 janvier – est un processus qui s’étalera dans le temps », a expliqué le ministère dans un communiqué.

Le gouvernement de Joe Biden a dit laisser à l’équipe de Donald Trump le soin de décider de l’application ou non de la loi prévoyant l’interdiction du réseau social TikTok. Le futur président Donald Trump a réclamé du temps pour prendre une décision.

Donald Trump a souligné que la décision de la Cour devait être « respectée », mais dit avoir « besoin de temps » pour statuer sur le sort du réseau social, promettant une décision « dans un avenir assez proche ». 

Le dossier est éminemment politique et même diplomatique. Il a été évoqué ce vendredi, au même titre que le commerce, le trafic de drogue, lors d’un coup de téléphone entre le président élu Donald Trump et le président chinois Xi Jinping. Un très bon coup de téléphone pour les deux pays, dit Donald Trump sur son réseau social personnel. 

Le patron de TikTok a, quant à lui, remercié Donald Trump pour son « engagement à trouver une solution » empêchant son interdiction aux États-Unis. « Je tiens à remercier le président Trump pour son engagement à travailler avec nous afin de trouver une solution qui permette à TikTok de rester disponible aux États-Unis », a déclaré Shou Chew, le patron de l’application, dans une vidéo sur la plateforme vendredi. Le dirigeant de Tiktok fait également partie des invités d’honneur de la cérémonie d’investiture.

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Israël et le Hamas concluent un accord sur une trêve dans la guerre à Gaza et la libération d’otages

by admin9775 16 janvier 2025
written by admin9775

Israël et le Hamas ont accepté un accord pour un cessez-le-feu à Gaza et la libération d’otages, a confirmé le Qatar, l’un des principaux médiateurs dans les négociations. Le président élu américain Donald Trump a confirmé « un accord sur les otages au Moyen-Orient ». Selon le Premier ministre qatarien, la trêve entrera en vigueur dimanche 19 janvier, avec la libération de 33 otages israéliens, contre la libération de près d’un millier de Palestiniens détenus en Israël.

Le cessez-le-feu à Gaza était attendu, il se concrétise mercredi 15 janvier, a indiqué une source, sous couvert d’anonymat, à l’AFP, affirmant qu’il a « été atteint à la suite de la rencontre du Premier ministre qatarien (Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani) avec les négociateurs du Hamas et, séparément, avec les négociateurs israéliens, dans son bureau ».

Le Premier ministre qatarien lui-même a confirmé les informations peu après. Selon Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, « l’accord entrera en vigueur le dimanche 19 janvier », avec une première phase qui « durera 42 jours », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse à Doha le Premier ministre du Qatar, un des pays médiateurs, avec l’Égypte et les États-Unis.

Donald Trump a également confirmé l’accord de trêve entre Israël et le Hamas. « Nous avons un accord sur les otages au Moyen-Orient. Ils seront libérés bientôt », a annoncé le président élu américain sur son réseau Truth Social. « Cet accord épique n’a pu voir le jour que grâce à notre victoire historique en novembre », a estimé le républicain, qui doit prendre ses fonctions le 20 janvier.

D’abord silencieux, l’actuel locataire de la Maison Blanche Joe Biden s’est finalement dit « ravi » de la future libération des otages à Gaza. Le président américain, qui quittera le pouvoir lundi 20 janvier, a affirmé que cet accord était à mettre au crédit d’une « tenace et minutieuse » campagne diplomatique américaine.

Dès l’annonce de l’accord, des milliers de Palestiniens ont exulté et exprimé leur joie mercredi soir, dans une bande de Gaza plongée dans le noir et coupée du monde, sans électricité et sans eau, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa. Plusieurs rassemblements similaires spontanés ont eu lieu à Deir el-Balah, ainsi que devant l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa et dans d’autres localités, selon des journalistes de l’AFP. Cela en dansant ou brandissant des drapeaux palestiniens.

Les Palestiniens célèbrent l'annonce d'un accord de cessez-le-feu entre le Hamas et Israël à Deir al-Balah, au centre de la bande de Gaza, mercredi 15 janvier 2025.
Les Palestiniens célèbrent l’annonce d’un accord de cessez-le-feu entre le Hamas et Israël à Deir al-Balah, au centre de la bande de Gaza, mercredi 15 janvier 2025. © Abdel Kareem Hana / AP

Malgré l’annonce de l’accord, le bureau du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a annoncé que des questions restaient « à régler » dans l’accord, mais qu’il espérait conclure « cette nuit ». « Plusieurs questions restent encore à régler dans l’accord et nous espérons que les détails seront finalisés cette nuit », a indiqué ce bureau dans un communiqué.

Le grand allié de Donald Trump a annoncé avoir remercié le président élu, ainsi que le président sortant Joe Biden. « Le Premier ministre Benyamin Netanyahu s’est entretenu avec le président élu américain Donald Trump et l’a remercié pour son aide à faire progresser la libération des otages », indique le communiqué, précisant que M. Netanyahu avait aussi parlé au téléphone avec le président sortant Joe Biden pour « le remercier aussi de son aide dans l’accord sur les otages ».

Côté israélien, l’accord ne fait pas l’unanimité. L’extrême droite israélienne a d’ores et déjà rejeté l’accord et dénonce une « capitulation ». Le ministre d’extrême-droite Bezalel Smotrich a dénoncé mercredi un accord « dangereux » pour Israël. « L’accord qui sera présenté au gouvernement est un accord mauvais et dangereux pour la sécurité de l’État d’Israël », a déclaré le ministre des Finances dans un communiqué. Il a précisé que les ministres de son parti voteront contre l’accord qui doit être validé jeudi par le gouvernement israélien.

Pour que l’accord soit formellement approuvé par Israël, le cabinet de sécurité et le gouvernement doivent le valider. Des votes sont prévus jeudi 16 janvier, a fait savoir un représentant israélien. En dépit de cette opposition de certains membres ultra-nationalistes du gouvernement, il est attendu que l’accord soit accepté par la coalition dirigée par Benyamin Netanyahu.

Du côté des familles des otages, l’inquiétude prime : à l’heure actuelle, l’accord n’est connu que dans ses grandes lignes et les noms des 33 premiers otages libérables n’ont pas encore été dévoilés.

De son côté, le Hamas a déclaré que l’accord était « le produit de la ténacité légendaire de notre peuple palestinien et de notre vaillante résistance dans la bande de Gaza depuis plus de 15 mois ». Le principal négociateur du groupe armé, Khalil al-Hayya, a toutefois déclaré que son mouvement « ne (pardonnerait) pas » les « souffrances » vécues par les Palestiniens durant la guerre : « Nous n’oublierons pas et nous ne pardonnerons pas », a dit ce responsable du mouvement, basé au Qatar.

Israël dit ne pas quitter « Gaza tant que tous les otages ne seront pas rentrés, les vivants et les morts »

Le cessez-le-feu initial sera mis en place à partir de dimanche 19 janvier, avec une première phase qui s’accompagnera d’un retrait progressif des troupes israéliennes du centre de la bande de Gaza ainsi que du retour des habitants palestiniens du nord de l’enclave chassés par les combats, a annoncé le Premier ministre qatarien. Dans cette phase, « Hamas libérera 33 captifs israéliens », a-t-il précisé. Cela « en échange de plusieurs prisonniers détenus dans les prisons israéliennes » : un chiffre qui pourrait dépasser le millier, selon deux sources proches des négociations.

Selon Joe Biden, la deuxième phase de l’accord concernera « une fin définitive de la guerre », ainsi que la libération des derniers otages, y compris les soldats, ainsi que le retour des corps des otages morts.

Deux sentiments se dégageaient de la conférence de presse donnée ce soir à Doha, rapporte notre correspondant régional, Joseph Clément. D’un côté, il y a le soulagement qu’un accord puisse être scellé, enfin. Et puis de l’autre, il y a une très grande prudence : cela ne sera qu’à partir de dimanche que l’on ne saura si oui ou non le cessez-le-feu entrera bel et bien en vigueur.

Comme une preuve que la prudence devait être de mise, Israël a mené des frappes après l’annonce de l’accord, tuant au moins 20 personnes dans la bande de Gaza mercredi soir, a annoncé la Défense civile de l’enclave. Dix-huit personnes ont été tuées dans trois frappes distinctes sur la ville de Gaza, a indiqué à l’AFP Mahmoud Bassal, porte-parole de cet organisme chargé des opérations de secours. Deux autres personnes ont été tuées dans un raid aérien sur Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, a-t-il ajouté.

Un responsable israélien a d’ailleurs prévenu qu’Israël ne quitterait « pas Gaza tant que tous les otages ne seront pas rentrés, les vivants et les morts ». Il reste encore une centaine de captifs israéliens à Gaza, mais on ignore combien sont encore vivants. Les noms de ces 33 premiers libérables ne sont pas encore connus. Au total, 251 Israéliens avaient été enlevés par le Hamas le 7 octobre.

Pression maximale à quelques jours de l’investiture de Donald Trump

Le cessez-le-feu pourrait par ailleurs mettre fin au cauchemar qui a duré 467 jours pour les 2,4 millions d’habitants de l’enclave palestinienne, dont la plupart ont fui leur foyer pour tenter d’échapper aux combats et aux bombardements. Les 15 mois de guerre ont fait au moins 46 707 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par les Nations unies. L’offensive d’Israël dans la bande de Gaza a débuté après l’attaque perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023 et qui a fait 1 210 morts.

Selon des médias d’État égyptiens, une coordination était en cours pour « ouvrir le passage palestinien de Rafah afin de permettre l’entrée de l’aide internationale ». L’Égypte « se prépare à acheminer la plus grande quantité possible d’aide vers la bande de Gaza », a indiqué leur source de sécurité égyptienne.

En un peu plus de 15 mois de guerre, une seule trêve d’une semaine avait été observée fin novembre 2023, et les négociations menées depuis se sont heurtées à l’intransigeance des deux camps. Cet accord a été âprement négocié par les médiateurs internationaux, Qatar, États-Unis et Égypte, et conclu à quelques jours du retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

Le milliardaire républicain a mis en place une politique de pression maximale sur les différentes parties. Donald Trump a récemment promis l’enfer à la région si les otages n’étaient pas libérés avant son retour. Il a également dépêché au Qatar et en Israël son émissaire pour le Proche-Orient : Steve Witkoff a alors mis les choses au clair avec Benyamin Netanyahou et martelé de finir avec les tergiversations. Cela, car Donald Trump voulait un accord et ce n’est pas négociable. C’est désormais obtenu.

À mesure que les négociations progressaient, Israël a multiplié les frappes meurtrières sur la bande de Gaza, affirmant viser des combattants du Hamas. Mercredi, 27 personnes ont encore été tuées, selon les secours, notamment à Deir el-Balah, dans le centre du territoire, et à Gaza-ville, dans le nord, où une frappe a touché une école abritant des déplacés.

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Incendies de Los Angeles: le renforcement du vent fait craindre de nouveaux départs de feu

by admin9775 14 janvier 2025
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Près d’une semaine après que ses collines se sont embrasées, Los Angeles s’inquiète de voir le vent se renforcer. De nouveaux départs de feu sont attendus dans l’inquiétude.

« Non seulement ces conditions extrêmes et dangereuses compliquent beaucoup la lutte contre les incendies en cours, mais elles rendront de nouveaux départs de feux beaucoup plus probables », alertent les services météo américains. « Des conditions météo extrêmement propices aux feux » se développent dans la région, où des rafales soufflent déjà jusqu’à 120 km/h dans certaines zones, et elles dureront au moins jusqu’à mercredi, avertissent-ils.

« Nous allons continuer à utiliser tous les moyens dont nous disposons pour combattre les incendies », s’est engagé à la mi-journée le président Joe Biden. Ces vents chauds et secs annoncés devraient avoir « une force proche de celle d’un ouragan », a comparé la maire de Los Angeles, Karen Bass.

Le bilan s’alourdit

Assiégée par les flammes depuis mardi dernier, la deuxième ville la plus peuplée des États-Unis compte ses morts jour après jour : le bilan s’est alourdi dimanche à 24 personnes décédées, selon les autorités locales. Dans les quartiers ravagés, des secouristes assistés de chiens continuent d’inspecter les décombres à la recherche de corps.

« Nous sommes toujours dans la région d’Altadena et nous en sommes au troisième jour de recherche. C’est une tâche très difficile, et malheureusement, chaque jour, nous tombons sur les restes de membres de la communauté », a expliqué le shérif du comté de Los Angeles, Robert Luna. 

Les efforts déployés par des milliers de pompiers, y compris venus du Mexique voisin, ont néanmoins permis de circonscrire en partie les deux principaux incendies au cours des derniers jours. Et les pompiers à pied d’œuvre ont reçu des renforts humains et matériels, dont des dizaines de camions citernes, et sont prêts à faire face à la situation, ont assuré plusieurs de leurs responsables.

« Des dizaines de milliards de dollars » pour reconstruire

Tout retour des évacués a néanmoins été stoppé jusqu’à jeudi à cause du vent qui regagne en puissance, ont averti les pompiers, appelant à la patience les dizaines de milliers d’habitants faisant la queue, parfois pendant des heures, dans l’espoir de récupérer des médicaments ou des vêtements chez eux, ou tout simplement de voir si leur maison a été détruite ou non.

Le président américain Joe Biden a affirmé lundi que « des dizaines de milliards de dollars » seront nécessaires pour la reconstruction à Los Angeles après les graves dégâts causés par les très violents incendies qui l’assiègent depuis près d’une semaine.

C’est notre métier de donner de la force, et de l’espoir et de l’envie. Le sport, c’est beaucoup de choses. Il peut offrir de l’évasion, de la distraction et ce soir, espérons qu’il peut offrir de l’espoir.

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États-Unis : cinq feux restent toujours actifs à Los Angeles malgré la chute du vent

by admin9775 11 janvier 2025
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Le dernier bilan des incendies qui ravagent Los Angeles depuis plusieurs jours est de onze morts. Ces feux meurtriers continuent de semer la destruction.

Il y a encore cinq feux actifs, en Californie aux États-Unis, dont deux principaux. Le feu de Pacific Palisades, qui a rayé de la carte ce quartier entier très chic au bord de l’océan Pacifique. Plus de 5 000 bâtiments ont été détruits et les dégâts sont considérables. Surtout, il est très loin d’être maîtrisé et un immense panache de fumée est visible au-dessus des collines. Les avions larguent de l’eau ou des produits chimiques pour ralentir les flammes. On les voit passer – pas très haut – au-dessus de l’immense réseau autoroutier de la ville.

À Santa Monica, Claude Budin-Juteau se souvient très distinctement du départ du feu de Palisades. « Quelqu’un a dit « tiens, il y a une volute de fumée qui vient, qui vient juste de se produire en ce moment sur les collines, là-bas ». Donc, on a appelé tout de suite les pompiers. Et effectivement, c’était le début du feu qui s’est élargi très rapidement ».

Le feu menaçant Hollywood éteint

Sur la table de la terrasse, il y a de la cendre, et on distingue encore très nettement le panache de fumée au-dessus des collines de Los Angeles. Ce n’est donc pas encore terminé, mais Claude Budin-Juteau ne cache pas qu’il y a des moments difficiles. « J’avoue que pendant ces deux derniers jours, on a très peu dormi puisque les avertissements tombaient à toute heure du jour et de la nuit et créent beaucoup d’anxiété », explique-t-il. Le motif d’espoir, c’est que le vent est tombé ce vendredi, mais l’incendie qui a ravagé Pacific Palisades est encore loin d’être maîtrisé.

L’autre feu le plus important est le feu, dit de « Eaton », au nord-est de la ville. Il a ravagé le quartier d’Altadena et menace toujours Pasadena. Plus de 7 000 bâtiments ont été endommagés. La bonne nouvelle, c’est que le feu qui menaçait directement le quartier de Hollywood est éteint. La baisse des vents facilite le travail des pompiers, mais ils éprouvent cependant toujours des difficultés.

Polémiques

Les moyens dont ils disposent continuent par ailleurs d’alimenter les polémiques. Le gouverneur de Californie Gavin Newsom, accusé par le président élu Donald Trump d’être responsable de la situation, demande une enquête sur la gestion des ressources en eau. La cheffe des pompiers de Los Angeles dit que la ville et ses responsables ont fait défaut à ses équipes, car un réservoir avait été vidé pour des travaux sans qu’elle en soit avertie. La maire démocrate de Los Angeles, Karen Bass, qui était en voyage au Ghana au début de la crise, fait face à des questions difficiles sur sa gestion de la crise et son degré de préparation.

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