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Category:

Monde

À la UneMonde

Guerre en Ukraine: une rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine prévue «dans les prochains jours»

by admin9775 7 août 2025
written by admin9775

Une rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine est prévue « dans les prochains jours ». Les préparatifs de ce sommet ont déjà commencé, a indiqué ce jeudi 7 août, le conseiller diplomatique du président russe, Iouri Ouchakov, cité par les agences d’État russes.

« À la suggestion de la partie américaine, un accord de principe a été conclu pour organiser un sommet bilatéral dans les prochains jours », a déclaré Iouri Ouchakov. « Nous commençons maintenant à régler les détails avec nos collègues américains », a-t-il ajouté, indiquant que cette rencontre pourrait se tenir « la semaine prochaine » et qu’un lieu avait été convenu « en principe » entre les deux parties, sans toutefois préciser lequel.

La Russie n’a en revanche pas répondu à l’idée américaine d’une rencontre à trois entre Donald Trump, Vladimir Poutine et le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky, a précisé le conseiller diplomatique du président russe.

Mercredi, le président américain avait évoqué une rencontre « très bientôt » avec Vladimir Poutine, selon la presse américaine. La dernière rencontre en chair et en os entre les deux dirigeants a eu lieu en 2019 en marge d’un sommet du G20 au Japon.

Ce regain d’activité diplomatique intervient à un jour de l’expiration d’un ultimatum des États-Unis à la Russie, sommée de mettre fin au conflit qui dure depuis début 2022.

Zelensky réitère son appel pour une rencontre en face-à-face avec Poutine 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réitéré jeudi son appel pour une rencontre en face-à-face avec Vladimir Poutine, estimant qu’un sommet au niveau des dirigeants constituait « une priorité très claire » pouvant « déboucher sur une paix véritablement durable ».

Ces déclarations interviennent dans la foulée d’une visite jugée « productive » de l’émissaire américain Steve Witkoff à Moscou, où celui-ci s’est notamment entretenu avec Vladimir Poutine.

Volodymyr Zelensky a de son côté échangé avec Donald Trump au téléphone mercredi, après la visite de Steve Witkoff au Kremlin. Plusieurs dirigeants européens ont également pris part à cette conversation. Le dirigeant ukrainien a déclaré jeudi matin qu’il avait prévu de tenir « plusieurs » conversations au cours de la journée, notamment avec le chancelier allemand Friedrich Merz, ainsi qu’avec des responsables français et italiens.

Alors que l’offensive russe se poursuit, le Kremlin maintient jusqu’ici des exigences jugées inacceptables par Kiev, pour mettre un terme au conflit. La Russie réclame à l’Ukraine qu’elle lui cède quatre régions partiellement occupées – celles de Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson -, en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.

RFI

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À la UneMonde

Trump ordonne le déploiement de deux sous-marins nucléaires après des déclarations russes «provocatrices»

by admin9775 2 août 2025
written by admin9775

Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi 1er août avoir ordonné le déploiement de deux sous-marins nucléaires dans des régions « appropriées » en réponse aux « déclarations hautement provocatrices » de l’ancien président russe Dmitri Medvedev. 

« Sur la base des déclarations très provocatrices de l’ancien président russe Dmitri Medvedev, aujourd’hui vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, j’ai ordonné que deux sous-marins nucléaires soient positionnés dans les régions appropriées, juste au cas où ces déclarations insensées et incendiaires seraient plus que cela. Les mots comptent et peuvent souvent avoir des conséquences imprévues. J’espère que ce ne sera pas le cas. Merci de votre attention à ce sujet ! », a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau social Truth Social.

Donald Trump n’a pas précisé où exactement les sous-marins seraient envoyés, ni s’il s’agissait de submersibles à propulsion nucléaire ou porteurs d’ogives atomiques. Il n’a pas non plus expliqué à quels propos de Dmitri Medvedev il réagissait. « Vous n’avez qu’à lire ce qu’il a écrit », a-t-il lancé aux journalistes qui l’interrogent sur les commentaires de Dimitri Medvedev, raconte notre correspondante aux États-Unis, Loubna Anaki.

Cette annonce de Donald Trump fait suite à une publication sur les réseaux sociaux de Dmitri Medvedev le 28 juillet. Celui-ci a estimé que « chaque nouvel ultimatum lancé est une menace et un pas vers la guerre ». Medvedev a été président de la Russie de 2008 à 2012, entre deux mandats de Vladimir Poutine, et était alors considéré en Occident comme un réformiste et un modéré. Aujourd’hui, il est vice-président du Conseil de sécurité de la Russie.

« Trump joue le jeu de l’ultimatum avec la Russie : 50 jours ou 10… Il doit retenir 2 choses : 1. La Russie n’est pas Israël ni même l’Iran. 2. Chaque nouvel ultimatum est une menace et un pas vers la guerre. Pas entre la Russie et l’Ukraine, mais avec son propre pays. N’empruntez pas la route de Sleepy Joe ! [référence à l’ancien président Joe Biden, NDLR] », a écrit Dmitri Medvedev dans un post sur le réseau social X.

Des propos jugés provocateurs par le locataire de la Maison Blanche, qui a donc décidé d’envoyer des sous-marins nucléaires : « Une menace a été proférée par un ancien président de la Russie. Il a parlé de nucléaire et quand on parle de nucléaire, on doit se préparer et protéger nos citoyens. » Cet épisode marque la dernière escalade entre Washington et Moscou autour de la guerre en Ukraine, alors que cela fait des semaines que Donald Trump affiche sa frustration face au manque de progrès dans ce dossier.

Le président américain avait donné en juin un délai de 50 jours à son homologue russe Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine sous peine de sanctions, avant de réduire, cette semaine, le délai à 10 jours, c’est-à-dire jusqu’à vendredi 8 août. Il envisage des sanctions dites « secondaires », c’est-à-dire infligées aux pays qui achètent notamment du pétrole russe, dans le but de tarir cette source de revenus essentiels pour la machine de guerre russe.

Vladimir Poutine a déclaré ce vendredi 1ᵉʳ août que la Russie espérait poursuivre ses pourparlers avec l’Ukraine en invitant implicitement Donald Trump à la patience, tout en soulignant que la dynamique de la guerre jouait en faveur de Moscou. « Nous avons besoin d’une paix durable, stable, sur de bonnes bases qui satisferaient à la fois la Russie et l’Ukraine », a déclaré Vladimir Poutine. « Les conditions (de paix de la Russie) restent bien sûr inchangées », a-t-il ajouté. « Toutes les déceptions naissent d’attentes démesurées. C’est une règle générale bien connue », a déclaré Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec son homologue biélorusse Alexandre Loukachenko au monastère de Valaam, sur une île du lac Ladoga près de Saint-Pétersbourg.

RFI

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À la UneMonde

Le Canada annonce à son tour son «intention» de reconnaître l’État de Palestine en septembre à l’ONU

by admin9775 31 juillet 2025
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Comme la France et le Royaume-Uni ces derniers jours, le Canada a, lui aussi, annoncé mercredi 30 juillet son « intention » de reconnaître l’État de Palestine à l’occasion de la prochaine Assemblée générale de l’ONU au mois de septembre. Une déclaration qui a immédiatement suscité la colère d’Israël pour qui elle entre dans le cadre d’une « campagne de pression internationale déformée ».

Après la France et le Royaume-Uni, le Canada. Ottawa « a l’intention » de reconnaître l’État de Palestine lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies qui aura lieu au mois de septembre à New York, a annoncé le Premier ministre canadien Mark Carney, mercredi 30 juillet.

« Le Canada a l’intention de reconnaître l’État de la Palestine lors de la 80ème session de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025 », a déclaré celui-ci lors d’une conférence de presse dans la capitale canadienne. Soulignant que « le niveau de souffrance humaine à Gaza est intolérable et se détériore rapidement », Mark Carney a aussi expliqué qu’il jugeait ce changement de politique nécessaire pour préserver l’espoir d’une solution à deux États.

Car jusqu’ici, Ottawa soutenait une solution à deux États — mais seulement si elle résultait d’un accord négocié avec Israël. Le Canada franchit donc un cap, en envisageant une reconnaissance unilatérale, comme l’ont fait la France et le Royaume-Uni, rapporte notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert.

Alors que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas parle d’une décision « historique » et « courageuse » « qui renforcera la paix, la stabilité et la sécurité dans la région », l’État hébreu l’a, lui, immédiatement condamnée. Dans un communiqué, l’ambassade d’Israël au Canada estime qu’elle entre dans le cadre d’une « campagne de pression internationale déformée » venant « durcir la position du Hamas à la table des négociations à un moment critique ». « Reconnaître un État palestinien en l’absence d’un gouvernement responsable, d’institutions fonctionnelles ou d’un leadership bienveillant, c’est récompenser et légitimer la barbarie monstrueuse du Hamas le 7 octobre 2023 », ajoute-t-elle.

La « possibilité d’une solution à deux États s’érode sous nos yeux »

Israël a récemment eu des réactions similaires lorsque Paris et Londres ont eux-aussi annoncé leur intention de reconnaître l’État de Palestine ou à la suite des déclarations du président Emmanuel Macron. Une telle décision « récompense la terreur », avait alors déclaré le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, tandis que le président américain Donald Trump l’avait jugée inutile.

En franchissant le pas de la reconnaissance, le Canada est motivé par sa conviction « de longue date » en faveur d’une solution à deux États au conflit israélo-palestinien qui dure depuis des décennies, a justifié son Premier ministre. « Cette possibilité d’une solution à deux États s’érode sous nos yeux », a-t-il encore déclaré, en faisant référence à « l’incapacité persistante » d’Israël à empêcher une catastrophe humanitaire à Gaza, ainsi qu’à l’expansion des colonies en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée par l’État hébreu.

« Pendant des décennies, on a espéré que [la solution à deux États] serait réalisée dans le cadre d’un processus de paix fondé sur un accord négocié entre le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne », mais « malheureusement, cette approche n’est plus tenable », a-t-il encore affirmé.

À la suite de cette annonce, la France, par la voix du palais de l’Élysée, a salué sans attendre la décision d’Ottawa. « Nous nous réjouissons de pouvoir travailler de concert avec le Canada pour relancer une perspective de paix dans la région », a indiqué la présidence française qui a fait savoir également que Paris allait « poursuivre [ses] efforts pour que d’autres rejoignent cette dynamique dans la perspective de l’Assemblée générale [de l’ONU] ». Celle-ci a enfin déclaré qu’Emmanuel Macron s’était entretenu avec le Premier ministre canadien Mark Carney « un peu plus tôt dans la journée » de cette question.

Mais contrairement à Londres, qui pose ses conditions à Israël, Ottawa s’adresse directement à l’autorité palestinienne : « Notamment la promesse de son président Mahmoud Abbas d’organiser des élections générales en 2026, et de ne pas militariser l’État palestinien. » Une approche qui rappelle celle de la France. Mark Carney précise que le Hamas ne pourra jouer aucun rôle dans ce futur gouvernement – et qu’il doit libérer tous les otages.

Des pressions internes croissantes

Au Canada, cette décision répond à des appels de plus en plus pressants : Ottawa « aurait dû le faire il y a bien longtemps », souligne la députée néodémocrate Heather McPherson. Son parti réclame cette reconnaissance depuis plus d’un an.

La pression s’était intensifiée ces dernières semaines : plus de 150 anciens diplomates canadiens, mais aussi de plus en plus de députés, y compris au sein du parti au pouvoir, réclamaient un geste fort face à l’aggravation de la crise humanitaire à Gaza.

RFI

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À la UneMonde

Guerre en Ukraine: Donald Trump donne «10 à 12 jours» à Vladimir Poutine pour mettre fin au conflit

by admin9775 28 juillet 2025
written by admin9775

Lundi 28 juillet, à l’occasion d’une rencontre en Écosse avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président américain Donald Trump a haussé le ton contre son homologue russe Vladimir Poutine. Il lui aurait donné « 10 à 12 jours » pour mettre fin au conflit en Ukraine, faute de quoi, il envisagerait des sanctions économiques « secondaires » sur l’achat de produits russes, tels que les hydrocarbures.

Le président américain Donald Trump a accru lundi 28 juillet la pression sur la Russie pour trouver un accord de cessez-le-feu en Ukraine. « Je suis déçu par le président Poutine », a-t-il déclaré lors de sa visite en écosse auprès du premier ministre Keir Starmer. Le 14 juillet, Donald Trump avait menacé d’imposer dans 50 jours des « droits de douane très sévères » à l’encontre de la Russie si Washington et Moscou ne parvenaient pas à un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine.

Une échéance qu’il a donc revue. À Vladimir Poutine, il a fixé « une nouvelle date limite d’environ 10 ou 12 jours à partir d’aujourd’hui ». « Il n’y a aucune raison d’attendre. Nous ne voyons aucun progrès réalisé », a déploré le républicain.

« Sanctions secondaires »

Le président américain dit envisager des sanctions « secondaires », c’est-à-dire touchant les pays qui achètent des produits russes, par exemple des hydrocarbures, afin d’assécher les revenus de Moscou.  Auparavant, il avait déjà menacé de frapper de 100% de surtaxes indirectes les pays achetant des produits russes. En cas d’application de telles sanctions, les exportations de pétrole russe pourraient être directement touchées. À 16 h 30, heure de Paris, le prix du baril avait déjà flambé et prenait 2,15% à 69,91 dollars.

Une déclaration qui intervient dans un contexte plus large de négociations. Dimanche 27 juillet, le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont trouvé un accord commercial. L’accord établit un tarif de 15% sur les produits européens importés aux États-Unis – bien en deçà des 30 % initialement menacés par l’administration Trump. En échange, l’Union européenne s’est engagée à investir massivement dans l’économie américaine : 750 milliards de dollars sur trois ans, soit 250 milliards par an. Pour l’Union européenne, cela permettra de remplacer les importations de gaz russe et d’éviter de financer ainsi la guerre lancée par le Kremlin en Ukraine. 

« Nous pensions avoir réglé cette question »

Tandis que le Kremlin n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat, Kiev a de son côté salué son message de « fermeté ». Une attitude qui a eu le don de froisser le président américain, qui a, dans la foulée, exprimé son agacement envers son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, n’ayant pas toujours donné suite à ses propos fermes contre Vladimir Poutine, invoquant la « bonne relation » qu’il dit avoir entretenue avec le dirigeant russe par le passé.

« Nous pensions avoir réglé cette question à plusieurs reprises, puis le président Poutine se met à lancer des roquettes sur des villes comme Kiev et tue beaucoup de gens dans des maisons de retraite ou ailleurs », a déclaré Donald Trump. « Et je dis que ce n’est pas la bonne façon de procéder ».

Depuis plus de trois ans, le pays est confronté à des attaques répétées de la part du Kremlin. Cette nuit encore, au moins huit civils – dont une fillette de deux ans – ont été blessés dans une attaque à l’ouest du pays.  

RFI

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À la UneMonde

La Thaïlande et le Cambodge conviennent d’un cessez-le-feu «inconditionnel»

by admin9775 28 juillet 2025
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La Thaïlande et le Cambodge ont convenu d’un cessez-le-feu « inconditionnel » à partir de lundi minuit, a annoncé le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim à l’issue de pourparlers en Malaisie.

Les dirigeants thaïlandais et cambodgiens ont convenu, lundi 28 juillet, d’un cessez-le-feu « immédiat et inconditionnel » pour mettre fin aux affrontements meurtriers survenus ces derniers jours à leur frontière commune. L’annonce a été faite par le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim à l’issue de pourparlers tenus en Malaisie, pays actuellement à la tête de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean).

Ce cessez-le-feu entrera en vigueur « à compter de minuit ce soir ». « C’est définitif, a-t-il déclaré aux côtés des Premiers ministres cambodgien et thaïlandais. C’est un premier pas vital vers la désescalade et le rétablissement de la paix et de la sécurité. »

Les tensions entre les deux voisins d’Asie du Sud-Est avaient brusquement resurgi fin mai, après la mort d’un soldat cambodgien lors d’un échange de tirs à la frontière. Depuis, les deux armées avaient massivement renforcé leur présence dans la zone, aggravant une crise déjà tendue, notamment pour la fragile coalition gouvernementale thaïlandaise.

Un « retour à la normale »

Les hostilités ont repris jeudi dernier, devenant en seulement quatre jours la flambée de violence la plus grave entre les deux pays depuis treize ans. Les affrontements ont tué au moins 36 personnes et entraîné l’évacuation de plus de 200 000 personnes vivant près de la frontière. Chaque camp a accusé l’autre d’avoir déclenché les affrontements.

« Aujourd’hui, nous avons eu une très bonne réunion et d’excellents résultats […] qui nous permettent d’espérer mettre immédiatement un terme aux combats, a déclaré le Premier ministre cambodgien Hun Manet. Nous espérons que les solutions que le Premier ministre Anwar vient d’annoncer poseront les conditions nécessaires à la poursuite de nos discussions bilatérales, au retour à la normale des relations et serviront de base à une future désescalade des tensions. »

Le Premier ministre thaïlandais par intérim, Phumtham Wechayachai, a de son côté affirmé que son pays avait accepté un cessez-le-feu qui serait appliqué « de bonne foi » par les deux parties.

RFI

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À la UneMonde

La France va reconnaître l’État de Palestine en septembre

by admin9775 26 juillet 2025
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Le président de la République Emmanuel Macron a annoncé sur son compte X, jeudi 24 juillet, que la France allait reconnaître l’État de Palestine en septembre prochain lors de l’Assemblée générale des Nations unies. La France deviendra ainsi la première puissance du G7 à prendre une telle mesure, que le groupe Hamas a qualifié d’« étape positive », alors que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a fustigé une décision qui « récompense la terreur ».

« Fidèle à son engagement historique pour une paix juste et durable au Proche-Orient, j’ai décidé que la France reconnaîtra l’État de Palestine. J’en ferai l’annonce solennelle à l’Assemblée générale des Nations unies, au mois de septembre prochain. L’urgence est aujourd’hui que cesse la guerre à Gaza et que la population civile soit secourue. La paix est possible », écrit le chef de l’État français sur les réseaux sociaux.

La France coprésidera alors avec l’Arabie saoudite une conférence internationale au niveau des chefs d’État et de gouvernement visant à relancer la solution dite « à deux États », palestinien et israélien. Depuis ce printemps, le président français avait plusieurs fois avancé cette reconnaissance. Elle devait initialement avoir lieu le mois dernier lors d’une conférence à New York avec l’Arabie Saoudite, mais le déclenchement de la guerre entre Israël et l’Iran l’avait conduit à renoncer. Paris avait également temporisé ces derniers temps, évoquant la difficulté de faire une reconnaissance unilatérale, en raison du statut de la France comme membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Avec cette décision, la France sera le premier membre du Conseil de sécurité à reconnaître l’État de Palestine.

« Il faut enfin bâtir l’État de Palestine »

« L’urgence est aujourd’hui que cesse la guerre à Gaza et que la population civile soit secourue », a martelé le président français. Dans ce contexte, « il faut enfin bâtir l’État de Palestine, assurer sa viabilité et permettre qu’en acceptant sa démilitarisation et en reconnaissant pleinement Israël, il participe à la sécurité de tous au Proche-Orient », a-t-il ajouté.

En franchissant le pas de la reconnaissance, la France entend « apporter une contribution décisive à la paix au Proche-Orient » et « mobilisera tous ceux de ses partenaires internationaux qui souhaitent y prendre part », écrit également Emmanuel Macron dans une lettre adressée au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Le ministre des Affaires étrangères français a déclaré que le Consul de la France à Jérusalem a remis une lettre du président Macron à l’Autorité palestinienne et que « la France procèdera à la pleine reconnaissance de l’État de Palestine en septembre. Le président de la République s’y est engagé, je confirmerai cet engagement à la tribune des Nations unies ce lundi », écrit Jean-Noël Barrot sur son compte X.

Depuis des mois, Emmanuel Macron avait évoqué l’hypothèse de la reconnaissance par la France d’un État palestinien, notamment en rentrant de sa visite en Égypte en avril où il avait dénoncé la situation humanitaire inacceptable à Gaza.

Dans l’espoir de faire bouger les choses et de mobiliser les partenaires internationaux d’ici septembre, Emmanuel Macron s’engage et ne pourra pas reculer. Ce, au moment où les négociations pour un cessez-le-feu à Gaza ont encore échoué et avant une conférence au niveau ministériel sur le sujet la semaine prochaine à New York.

Réactions palestiniennes et israéliennes

Le vice-président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Hussein al-Cheikh, a salué dans la foulée l’annonce de la France, remerciant le président français. « Cette position reflète l’attachement de la France au droit international et son soutien aux droits du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de notre État indépendant », a-t-il déclaré. Dans les rues, des Palestiniens ont déclaré à l’AFP qu’ils espéraient que d’autres pays suivraient désormais cet exemple.

Le Hamas a également réagi dans la soirée, y voyant « une étape positive dans la bonne direction pour rendre justice à notre peuple palestinien opprimé et soutenir son droit légitime à l’autodétermination », et appelant « tous les pays du monde – surtout les nations européennes et celles qui n’ont pas encore reconnu l’État de Palestine – à suivre l’exemple de la France ».

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a estimé que la décision de la France « récompense la terreur » et constitue une menace existentielle pour Israël. Il a déclaré dans un communiqué que cette initiative du président Macron « risque de créer un autre proxy iranien, tout comme Gaza l’est devenu », ce qui serait « une rampe de lancement pour anéantir Israël – et non pour vivre en paix à ses côtés ». « Soyons clairs : les Palestiniens ne cherchent pas à obtenir un État aux côtés d’Israël, ils cherchent un État à la place d’Israël », a-t-il ajouté.

Le vice-Premier ministre israélien et ministre de la Justice Yariv Levin a lui qualifié la déclaration du président Macron de « tache noire dans l’histoire française et d’aide directe au terrorisme ». Il a également déclaré que la « décision honteuse » de la France signifiait qu’il était désormais « temps d’appliquer la souveraineté israélienne » en Cisjordanie, territoire qu’Israël occupe depuis 1967.

Au moins 142 pays membres de l’ONU ont reconnu l’État palestinien

Les trois quarts des États membres de l’ONU reconnaissent l’État de Palestine, proclamé par la direction palestinienne en exil à la fin des années 1980, un acte diplomatique désormais réalisé par dix pays depuis le début de la guerre à Gaza. 

Selon le décompte et les vérifications de l’AFP, au moins 142 pays sur les 193 membres de l’ONU ont désormais reconnu l’État palestinien, en comptabilisant la France après l’annonce du président Emmanuel Macron. Ce n’est pas le cas de la plupart des pays d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord, de l’Australie et la quasi-totalité des pays d’Océanie, du Japon ou encore la Corée du Sud, ainsi que d’une poignée de pays en Afrique et en Amérique latine.

Keir Starmer annonce un «entretien d’urgence» entre Paris, Londres et Berlin

Un « entretien d’urgence » entre Paris, Londres et Berlin se tiendra ce vendredi 25 juillet sur la situation à Gaza, a annoncé jeudi le Premier ministre britannique Keir Starmer. « Je tiendrai demain (vendredi) un appel d’urgence avec les partenaires de l’E3 (groupe qui rassemble la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ndlr), au cours duquel nous discuterons de ce que nous pouvons faire de toute urgence pour arrêter les massacres et fournir à la population la nourriture dont elle a désespérément besoin », a déclaré Keir Starmer dans un communiqué.

La situation à Gaza « a atteint un nouveau seuil critique et continue d’empirer. Nous assistons à une catastrophe humanitaire », a insisté le dirigeant britannique. Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin aux souffrances des plus de deux millions d’habitants du territoire palestinien, soumis à un blocus qui les prive d’une aide humanitaire vitale.

Paris, Londres et Berlin s’accordent « sur la nécessité urgente pour Israël de changer de cap et de permettre à l’aide dont Gaza a désespérément besoin d’entrer sans délai », a encore affirmé Keir Starmer. Il a également insisté sur le fait que l’existence d’un État de Palestine est « un droit inaliénable du peuple palestinien ». « Un cessez-le-feu à Gaza nous mettra sur la voie de la reconnaissance d’un État palestinien et d’une solution à deux États qui garantira la paix et la sécurité pour les Palestiniens et les Israéliens », a-t-il ajouté.

RFI

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Monde

Un an après le retrait de Joe Biden, son fils Hunter règle ses comptes avec George Clooney

by admin9775 24 juillet 2025
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Dans des interviews publiées lundi, Hunter Biden s’en est violemment pris à George Clooney, qui avait appelé Joe Biden à se retirer de la présidentielle 2024. Le fils du président a fustigé l’acteur, un an jour pour jour après la décision de son père de quitter la course à la Maison Blanche.

Règlement de comptes après la présidentielle. Hunter Biden a vertement critiqué lundi 21 juillet l’acteur George Clooney pour avoir appelé son père Joe Biden à se retirer de la course à la présidentielle de 2024, lors d’interviews parues le jour anniversaire de l’abandon du démocrate.

« Qu’il aille se faire foutre, et tous ceux autour de lui », a lancé le fils cadet de Joe Biden dans un entretien de plus de trois heures au journaliste Andrew Callaghan, qui compte plus de 3 millions d’abonnés sur YouTube. « George Clooney n’est pas un putain d’acteur, (…) c’est une marque », a-t-il déclaré.

« Vraiment, vous pensez que dans l’Amérique moyenne, cette électrice à Green Bay, dans le Wisconsin, elle en a quelque chose à battre de ce que George Clooney pense qu’elle devrait voter ? », a aussi lancé Hunter Biden sur le podcast de Jaime Harrison, ancien chef du Parti démocrate.

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L’acteur avait été le 10 juillet 2024 l’un des premiers grands soutiens des démocrates à appeler Joe Biden à se retirer de la course à la présidentielle. 

Le président démocrate faisait alors face à des doutes croissants dans son propre camp sur son état de santé, après un débat calamiteux face à Donald Trump une dizaine de jours plus tôt.

« Pourquoi est-ce que je devrais t’écouter ? »

George Clooney avait écrit une tribune publiée par le New York Times et intitulée : « J’aime Joe Biden. Mais il nous faut un autre candidat ».

L’acteur et producteur oscarisé racontait avoir vu lors d’un gala le mois précédent un Joe Biden affaibli, loin du candidat qu’il était en 2020.

« Je le considère comme un ami et je crois en lui. Je crois en son caractère, sa morale », avait écrit George Clooney, avant d’ajouter : « Mais la seule bataille qu’il ne peut pas gagner, c’est celle contre le temps. »

Joe Biden avait finalement renoncé le 21 juillet 2024.

Dans les interviews de lundi, Hunter Biden est revenu sur cet épisode.

« Pourquoi est-ce que je devrais t’écouter ? Quel droit as-tu d’écraser un homme qui a donné 52 ans de sa putain de vie au service de ce pays, et de décider que toi, George Clooney, tu vas en somme acheter une pleine page de pub dans le putain de New York Times ? », a-t-il lancé dans celle donnée à Andrew Callaghan.

En proie pendant plusieurs années à des démêlés avec la justice et à des addictions, Hunter Biden avait été l’une des cibles privilégiées de la droite dure américaine, qui le considéraient comme le talon d’Achille de son père président.

Avec AFP

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À la UneMonde

Trump, Obama, Deepfakes : la menace touche aussi l’Afrique

by admin9775 23 juillet 2025
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Une vidéo virale montre Barack Obama arrêté par le FBI. Entièrement générée par l’IA, elle a été publiée par Donald Trump lui-même. Mais au-delà de la mise en scène, c’est l’explosion de la désinformation numérique, aux États-Unis comme en Afrique, qui inquiète.

La vidéo a fait le tour du web en quelques heures. Publiée dimanche 20 juillet sur le réseau Truth Social de Donald Trump, elle met en scène l’arrestation de Barack Obama par le FBI, suivie de son incarcération. Des images choquantes, mais surtout inventées, ou plutôt générées par intelligence artificielle (IA), avec en légende : « Personne n’est au-dessus des lois ». L’auteur de la publication n’est autre que le président américain lui-même.

Cette mise en scène fait écho à des accusations récemment formulées par Tulsi Gabbard, actuelle directrice du renseignement américain. « Nous avons publié plus de 100 documents détaillant la manière dont cette conspiration a été orchestrée par le président Obama », a-t-elle affirmé sur la chaîne Fox News, accusant ce dernier d’avoir manipulé les services de renseignement en 2016 pour nuire à Trump. Selon Mme Gabbard, l’équipe Obama avait « préparé le terrain pour un coup d’État » contre le milliardaire, après sa victoire face à Hillary Clinton.

La désinformation, menace mondiale n°1

Au-delà des rivalités politiques américaines, cette vidéo symbolise une nouvelle ère dans la guerre de l’information. Dans son rapport 2024, le Forum économique mondial (WEF) identifie la désinformation comme la principale menace globale à court terme. « C’est la première fois que ce risque est explicitement évoqué dans notre rapport, et il passe directement à la première place », souligne Saadia Zahidi, directrice générale du WEF.

Le secteur privé partage cette inquiétude. « L’intelligence artificielle fournit de nouvelles armes aux cybercriminels. Il n’y a même plus besoin d’être supérieurement intelligent pour manipuler l’opinion », prévient Carolina Klint, analyste en gestion des risques chez Marsh McLennan.

L’Afrique, laboratoire de la désinformation numérique

Ce phénomène ne s’arrête pas aux États-Unis. En Afrique, où les institutions démocratiques sont parfois plus vulnérables, l’IA devient un outil de manipulation politique de plus en plus courant. Comme le note le rapport du WEF, la prolifération de fausses informations générées par IA pourrait exacerber la polarisation des sociétés, affaiblir la confiance dans les institutions et déstabiliser les pays.

Au Togo, une fausse édition du journal de Radio France Internationale (RFI), accompagnée d’un enregistrement audio attribué à Emmanuel Macron, lui aussi généré par IA, « a été écoutée plus de deux millions de fois sur TikTok et Facebook », selon le média français.

Même scénario au Burkina Faso, où des vidéos surréalistes circulent en ligne, montrant des célébrités comme R. Kelly, Beyoncé, Eminem, voire le pape, saluant le capitaine Ibrahim Traoré comme un héros panafricain. Si les images sont fausses, les effets sur la jeunesse connectée auprès de laquelle la junte veut renforcer son image sont eux bien réels.

Ces cas illustrent un phénomène de plus en plus difficile à endiguer : l’instantanéité et l’anonymat de la diffusion de contenus falsifiés via les réseaux sociaux, de Truth Social à TikTok, en passant par X (ex-Twitter) et Facebook.

« La crainte, c’est qu’un jour, plus personne ne croie en rien de ce qu’il lit ou voit », s’alarme John Scott, expert en risques mondiaux chez Zurich Insurance Group. Un constat partagé par les chercheurs. Dès 2019, une étude conjointe de l’Université de Baltimore et d’une entreprise de cybersécurité estimait le coût économique de la désinformation à plus de 78 milliards de dollars, voire 100 milliards si l’on inclut les pertes indirectes.

Servan Ahougnon

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23 juillet 2025 0 comments
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Monde

Le poison de l’affaire Epstein s’immisce dans le camp trumpiste

by admin9775 17 juillet 2025
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Six ans après sa mort, « Jeffrey Epstein est en train de semer la zizanie dans la coalition trumpiste, » écrit le Figaro. Le scandale couve depuis plusieurs jours, sans s’éteindre, au contraire : il semble s’étendre, et gagne la presse des deux côtés de l’Atlantique. Il faut dire, souligne le Guardian, que Donald Trump « peine à contenir la crise politique naissante au sein de sa base Make America Great Again, habituellement loyale ». En cause ? « Des soupçons, selon lesquels l’administration cache des détails des crimes d’Epstein », accusé de diriger un réseau de trafic sexuel pédocriminel avant de se suicider en prison. Et ce silence serait orchestré « pour protéger les riches élites avec lesquelles Epstein était associé, dont Donald Trump ». 

Au premier abord, l’affaire a tout de la « théorie du complot, » reconnaît le New York Times. Pourtant, on le sait désormais, c’est bien vrai : « parmi les associés d’Epstein se trouvaient beaucoup des personnes les plus puissantes de la planète ». Bill Gates, le couple Clinton, ou encore le prince Andrew en font partie. Au point, retrace le Figaro, de devenir « une obsession chez nombre de membres de la faction d’extrême droite trumpiste (…). C’est un des éléments fondateurs de la philosophie de leur mouvement : les élites dirigeantes sont capables du pire, puisqu’elles ont pris la défense d’un ramassis de pédophiles ». Le camp MAGA a donc réclamé sans relâche la publication d’une supposée « liste de clients » qui permettrait d’y voir plus clair. 

L’arroseur arrosé 

Après avoir remué le sujet pendant sa campagne et « généré une profonde paranoïa » chez ses soutiens, écrit le Guardian, voilà que l’administration du magnat « affirme qu’il n’existe pas de liste de clients d’Epstein à publier ». Conclusion, constate le Figaro : « Donald Trump est coincé : s’il n’y a réellement pas de liste, cela signifie qu’il a menti, et exploité une affaire sordide à des fins politiques ; si elle existe, cela laisse entendre qu’il veut cacher son contenu, car elle comprend des noms qu’il veut protéger – dont peut être le sien ». Par ailleurs, renchérit le Washington Post, si les électeurs « ultra » de Trump « pensent que Trump peut trahir leur confiance pour protéger ce qu’il y a dans les supposés « dossiers Epstein », ils pourraient commencer à se demander si [le président] leur a menti à d’autres sujets », là aussi dans l’objectif de protéger ses amis « riches et puissants ». 

Pendant un temps, Trump et son entourage ont espéré que « la controverse se calme avec le temps, » comme cela a toujours été le cas jusqu’à présent. Raison pour laquelle, rappelle le Guardian, le président a balayé les interrogations, déclarant par exemple qu’ « il ne comprend pas pourquoi cette affaire plutôt ennuyante intéresserait qui que ce soit ». Sans succès. 

Une nouvelle stratégie 

Inspirée du célèbre dicton selon lequel la meilleure défense, c’est l’attaque, le président américain vise large : « il s’en est pris à ses propres supporters, raconte le Guardian, qu’il a qualifiés de « faiblards naïfs » ». Surtout, il fait ce qu’il sait faire de mieux : il s’en prend aux démocrates. « Dans son scénario, analyse ainsi le New York Times, les dossiers ne font plus partie d’un complot, mais sont en réalité un « canular » et une campagne de diffamation des démocrates à l’encontre de son administration ». La colère de ses soutiens ne serait plus liée à la gestion de l’affaire, mais, « un stratagème mijoté par la gauche ». Là encore, sans succès.

Pour le Post, ce moment est crucial pour les démocrates qui ont l’occasion de « rappeler aux votants que le véritable populisme consiste à demander des comptes au pouvoir, même quand il réside au Bureau ovale » – et pour ce faire, les élus de gauche devraient, juge le titre, « traiter l’affaire Epstein comme un scandale de corruption orchestré par les élites » plutôt que « comme une théorie du complot ». La gauche pourra-t-elle, avec cette affaire, éloigner certains électeurs du camp MAGA ? Seul l’avenir le dira, mais, une chose est sûre, pour le Figaro : « des tensions sont apparues ces dernières semaines » et « pas seulement sur l’affaire Epstein ». Bref, « cette rébellion de la base ultra semble signer la fin de la lune de miel avec le président ». 

RFI

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Monde

Syrie: Ahmed al-Charaa annonce transférer aux Druzes le maintien de la sécurité à Soueïda

by admin9775 17 juillet 2025
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Le président syrien Ahmad al-Charaa a annoncé, jeudi 17 juillet, le transfert « à des factions locales et des cheikhs » druzes la responsabilité du maintien de la sécurité à Soueïda (sud), théâtre de sanglants affrontements communautaires depuis dimanche.

« Nous avons donné la priorité à l’intérêt des Syriens plutôt qu’au chaos et à la destruction », a déclaré Ahmed al-Charaa dans une allocution télévisée. « Nous avons décidé que des factions locales et des cheikhs avisés assumeraient la responsabilité du maintien de la sécurité à Soueïda », a-t-il dit, en évoquant « la nécessité d’éviter de sombrer dans une nouvelle guerre de grande ampleur » après quatre jours de violences.

« Nous avions deux options : une guerre ouverte avec l’entité israélienne aux dépens de notre peuple druze, de sa sécurité et de la stabilité de la Syrie et de la région tout entière, ou bien donner aux anciens et aux cheikhs druzes la possibilité de revenir à la raison et de donner la priorité à l’intérêt national », a-t-il expliqué.

Dans son discours, Ahmed al-Charaa a promis de faire « rendre des comptes » aux auteurs d’exactions contre « notre peuple druze, qui est sous la protection et la responsabilité de l’État ». « L’État syrien est intervenu pour mettre fin aux affrontements entre les groupes armés de Soueïda et des régions avoisinantes », a affirmé le président intérimaire.

Médiation américaine, arabe et turque

Il a accusé Israël, qui a bombardé la Syrie en affirmant agir en soutien des Druzes, d’avoir « eu recours à un ciblage à grande échelle des installations civiles et gouvernementales pour saper ces efforts, ce qui a entraîné une complication significative de la situation et poussé les choses à une escalade à grande échelle, sauf pour l’intervention efficace de la médiation américaine, arabe et turque, qui a sauvé la région d’un sort inconnu ».

Ahmed al-Charaa n’a pas précisé quels pays arabes étaient intervenus dans la médiation. Mercredi, le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait annoncé « un accord sur des mesures spécifiques qui permettront de mettre fin à cette situation troublante et terrifiante » en Syrie.

Ici, les gens ont de la famille à Soueïda. Des jeunes sont venus depuis le côté syrien pour montrer leur solidarité, mais Israël les en a empêchés, à coup de grenades assourdissantes et en allumant un feu.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
CONGO PUB Online

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