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Monde

À la UneMonde

Des bombardiers furtifs américains B-2 ont survolé le Pacifique

by admin9775 21 juin 2025
written by admin9775

Neuvième jour de guerre entre Israël et l’Iran. L’État hébreu poursuit son offensive contre les infrastructures militaires et nucléaires de la République islamique, dont le président s’est entretenu avec M. Macron par téléphone ce samedi. Téhéran écarte toute reprise des négociations sur son programme nucléaire avant l’arrêt des attaques sur son sol et la reconnaissance de responsabilité de son ennemi. L’armée israélienne se prépare à un conflit « prolongé ». 

Israël estime avoir « déjà retardé d’au moins deux ou trois ans la possibilité » pour l’Iran de disposer de la bombe atomique, a déclaré le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, dans un entretien au journal allemand Bild publié samedi, jugeant le résultat de l’offensive israélienne « très significatif ».  Le ministre iranien des Affaires étrangères a, de son côté, affirmé que son pays était prêt à « envisager » un retour à la diplomatie « une fois l’agression [israélienne] stoppée ».

 L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont exhorté l’Iran à négocier « sans attendre l’arrêt des frappes » israéliennes, après une rencontre à Genève avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Les trois pays ont appelé Téhéran à « poursuivre les discussions avec les États-Unis » sur son programme nucléaire.

Donald Trump a de nouveau confirmé vendredi 20 juin qu’il prendrait une décision quant à une éventuelle participation américaine aux frappes lancées par Israël contre l’Iran au cours des deux prochaines semaines, « un maximum », a-t-il précisé. La veille, sa porte-parole avait jugé « substantielle » la possibilité de négociations avec Téhéran.

RFI

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À la UneMonde

La bataille commence : Khamenei répond aux menaces de Trump face à une possible attaque américaine

by admin9775 18 juin 2025
written by admin9775

Dans son premier message sur les réseaux sociaux depuis les menaces de reddition inconditionnelle du président américain Donald Trump, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a lancé un avertissement à Israël sur X, en disant : « La bataille commence. »

« Ali retourne à Khaybar », indique le message, selon une traduction du média Iran International. La déclaration est une référence au premier imam de l’islam chiite et à sa conquête de la ville juive de Khaybar au VIIe siècle, a rapporté le Times of Israel. Le message a été initialement partagé en farsi.

Le message comprend l’image d’un homme tenant une épée entrant dans une porte ressemblant à un château, avec des traînées de feu dans le ciel au-dessus de sa tête.

Quelques minutes plus tard, Khamenei a posté un autre avertissement à Israël : « Nous devons donner une réponse forte au régime terroriste sioniste. Nous ne montrerons aucune pitié aux sionistes.

LE CONFLIT ENTRE ISRAËL ET L’IRAN ENTRE DANS SON SIXIÈME JOUR

Le conflit entre Israël et l’Iran est entré dans son sixième jour alors que les deux pays ont échangé de nouvelles frappes de missiles l’une contre l’autre mercredi, malgré un appel du président américain Donald Trump à la reddition inconditionnelle de l’Iran. L’armée israélienne a déclaré que deux barrages de missiles iraniens avaient été lancés vers Israël dans les deux premières heures de mercredi matin. Des explosions ont été entendues au-dessus de Tel Aviv.

Pendant ce temps, après avoir quitté le sommet du G7 plus tôt, Trump a rencontré pendant 90 minutes son Conseil de sécurité nationale mardi après-midi pour discuter du conflit, a déclaré un responsable de la Maison Blanche. Il se serait entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a rapporté Axios.

TRUMP EXIGE UNE REDDITION INCONDITIONNELLE

« Nous savons exactement où se cache le soi-disant ‘Guide suprême’ », a-t-il écrit sur Truth Social, faisant référence à l’ayatollah iranien Ali Khamenei. « Nous n’allons pas l’éliminer (tuer !), du moins pas pour l’instant … Notre patience s’épuise.The battle begins: Khamenei responds to Trump's threats amid possible US attack

La bataille commence : Khamenei répond aux menaces de Trump face à une possible attaque américaine

Trois minutes plus tard, Trump a posté : « REDDITION INCONDITIONNELLE ! »

Les États-Unis déploient davantage d’avions de chasse au Moyen-Orient et étendent le déploiement d’autres avions de guerre, selon l’agence de presse Reuters. Trump envisagerait toutes les options potentielles disponibles pour démanteler les bombes nucléaires souterraines de l’Iran.

Trump a déclaré mardi que les États-Unis avaient le contrôle total de l’espace aérien iranien, affirmant que les systèmes de défense de l’Iran, y compris les équipements de suivi avancés, ne faisaient pas le poids face à la technologie militaire de fabrication américaine. Il a salué la supériorité des capacités de défense américaines dans un post sur Truth Social.

Sur Truth Social, Trump a écrit : « L’Iran avait de bons trackers de ciel et d’autres équipements défensifs, et beaucoup d’entre eux, mais cela ne se compare pas aux « trucs » fabriqués, conçus et fabriqués par les États-Unis. Personne ne le fait mieux que les bons vieux États-Unis.

Il a également averti que la patience des États-Unis s’épuisait. Bien qu’il ait déclaré qu’il n’y avait aucune intention de tuer le dirigeant iranien « pour l’instant », ses commentaires ont suggéré une position plus agressive envers l’Iran alors qu’il évalue s’il faut approfondir l’implication des États-Unis.

« Nous savons exactement où se cache le soi-disant ‘Guide suprême’ », a-t-il écrit sur Truth Social, faisant référence à l’ayatollah iranien Ali Khamenei. « Nous n’allons pas l’éliminer (tuer !), du moins pas pour l’instant … Notre patience s’épuise.

Times

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Monde

Un candidat à la mairie de New York menotté en plein tribunal par la police de l’immigration

by admin9775 18 juin 2025
written by admin9775

La police fédérale de l’immigration (ICE) a menotté en plein tribunal mardi 17 juin 2025 Brad Lander, un candidat à la mairie de New York venu assister des migrants menacés d’expulsion. Cette brève arrestation spectaculaire a été qualifiée de nouvelle dérive « autoritaire » sous Donald Trump.

Les images diffusées par des témoins et des médias américains montrent Brad Lander, qui est aussi contrôleur financier de la ville, en costume cravate, arrêté avec force et menotté par des agents de la police des frontières (ICE), dans un tribunal du sud de Manhattan. « Vous n’avez pas l’autorité pour arrêter un citoyen américain […]. Je ne fais obstruction à personne », lance Brad Lander aux agents, dont certains ont le visage couvert d’un masque sanitaire, selon des vidéos.

La procureure générale de New York Letitia James, une élue démocrate, a jugé « profondément inacceptable » cette arrestation par les agents du ICE. « Arrêter le contrôleur Lander pour le simple fait d’avoir défendu des immigrants et leurs droits civiques constitue un abus de pouvoir choquant », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Une politique migratoire de plus en plus contestée

Sollicité par l’AFP, le ICE n’a pas commenté cette affaire, mais le département de la Sécurité intérieure a indiqué qu’il avait été arrêté pour avoir « entravé le travail d’un agent fédéral ». Un peu plus tard en journée, Brad Lander a été relâché d’un centre de détention du ICE à New York et accueilli par une foule nombreuse et ses proches. « Je suis heureux d’apprendre qu’aucune charge n’a été retenue [contre moi] », a-t-il déclaré sur place.

Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, le président américain et son gouvernement ont multiplié les initiatives pour expulser un maximum de sans-papiers du pays. Pour faciliter les expulsions, les autorités fédérales ont annulé des règles empêchant des policiers d’accéder à certaines zones, comme les tribunaux. Et ces dernières semaines, des agents du ICE ont multiplié les arrestations d’immigrants dits « clandestins » ou de demandeurs d’asile dès la sortie de leur audience au tribunal de l’immigration, ont constaté des journalistes de l’AFP.

En réaction aux raids de la police de l’immigration, les protestations se multiplient aux États-Unis contre la politique migratoire de Donald Trump. De New York à Casper, au Wyoming, en passant par Los Angeles, des centaines de milliers d’Américains – jusqu’à cinq millions selon les organisateurs – ont défilé samedi à travers les États-Unis pour dénoncer la politique du milliardaire républicain.

3e des sondages dans la primaire démocrate pour New York

Selon les derniers sondages, Brad Lander est crédité de la troisième place dans la primaire du Parti démocrate pour la mairie de New York, derrière l’ancien gouverneur de l’État, Andrew Cuomo, et le candidat surprise Zohran Mamdani, qui ont tous deux fustigé son arrestation. Les électeurs du parti ont commencé samedi à voter dans cette primaire qui se termine le 24 juin.

Brad Lander s’est engagé à soutenir Zohran Mamdani, qui se dit ouvertement « socialiste ». « L’arrestation de Brad Lander est le résultat de la crise autoritaire à laquelle New York est confrontée sous Donald Trump et tous ceux qui le soutiennent. La défense des immigrants doit être saluée, et non condamnée », a réagi Zohran Mamdani.

RFI

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Escalade sans précédent au Moyen-Orient : Israël et Iran s’engagent dans un échange de frappes meurtrières

by admin9775 13 juin 2025
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 La région du Moyen-Orient plonge dans une crise majeure après une série d’attaques militaires sans précédent entre Israël et l’Iran. Dans la nuit du 12 au 13 juin, l’armée israélienne a lancé l’opération « Lion dressé », ciblant des installations stratégiques iraniennes, dont des sites nucléaires et des usines de missiles balistiques.

Les frappes israéliennes ont causé des pertes humaines considérables :

  • Hossein Salami, commandant des Gardiens de la Révolution, figure emblématique du régime
  • Mohammed Bagheri, chef d’état-major des forces armées
  • Amirali Hajizadeh, responsable du programme aérospatial
  • Gholamali Rachid, haut commandant des opérations extérieures

Réponse iranienne immédiate :
L’Iran a riposté en lançant « des dizaines de missiles balistiques » vers Israël, avec des explosions signalées à Jérusalem et Tel-Aviv. Le ministre iranien des Affaires étrangères a qualifié ces événements de « déclaration de guerre », tandis que le nouveau président Massoud Pezeshkian a promis de « faire regretter » cette attaque à Israël.

Contexte stratégique :
Ces développements interviennent dans un climat de tensions croissantes depuis l’attaque du 7 octobre 2023. Les Gardiens de la Révolution, désormais sous le commandement de Mohammad Pakpour, ont juré une « vengeance sévère ». Le guide suprême Ali Khamenei a nommé Abdolrahim Mousavi pour remplacer le défunt chef d’état-major.

Réactions internationales :
La communauté internationale suit la situation avec une extrême inquiétude, craignant une escalade régionale incontrôlable. Les États-Unis, alliés clés d’Israël, n’ont pas encore fait de déclaration officielle.

Enjeux militaires :
L’élimination de quatre hauts responsables militaires iraniens représente un coup dur pour les capacités opérationnelles de Téhéran. Cependant, les experts mettent en garde contre une possible intensification des attaques par proxy via les réseaux du Hezbollah et des Houthis.

Cette confrontation directe marque un tournant dangereux dans les relations israélo-iraniennes, avec des conséquences potentielles déstabilisatrices pour l’ensemble de la région.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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Ukraine: Friedrich Merz annonce la fin des restrictions sur la portée des armes livrées à Kiev

by admin9775 27 mai 2025
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Le chancelier allemand a affirmé, ce lundi 26 mai, que les principaux alliés occidentaux de l’Ukraine, dont l’Allemagne, ne fixaient plus de restrictions sur la portée des armes fournies à l’Ukraine, sans toutefois dire concrètement ce que cela signifiait pour les livraisons futures.

« Il n’y a plus de limites de portée pour les armes qui ont été livrées à l’Ukraine. Ni par les Britanniques, ni par les Français, ni par nous. Ni par les Américains », a déclaré Friedrich Merz, lors d’un entretien à la télévision publique WDR à Berlin. « Cela signifie que l’Ukraine peut désormais se défendre, par exemple en attaquant des positions militaires en Russie (…) ce qu’elle ne faisait pas il y a quelque temps, à quelques exceptions près. Elle peut le faire maintenant », a ajouté le dirigeant conservateur allemand, entré en fonction au début du mois.

Le nouveau chef du gouvernement allemand n’a toutefois pas spécifié si ses propos auraient ou non une incidence sur les armes livrées à l’avenir par Berlin à l’Ukraine, en particulier concernant les missiles longue portée Taurus. Sous le précédent gouvernement du social-démocrate Olaf Scholz, l’Allemagne, deuxième fournisseur d’aide militaire à l’Ukraine, a refusé de lui fournir ces missiles Taurus, craignant une escalade des tensions avec la Russie.

Selon Guillaume Encel, ancien officier et chroniqueur de guerre, cette déclaration publique a aussi pour but de « mettre la pression sur Donald Trump », le président américain quelque peu réticent à adopter une position ferme et opposée à Vladimir Poutine. « C’est un message assez crucial qu’envoie le chancelier allemand en révélant que les Américains ont, dans les faits, décidé d’augmenter la pression militaire sur la Russie de Poutine, tout en affichant leur volonté de négocier », explique le spécialiste à Achim Lippold pour RFI.

Moscou dénonce une « décision assez dangereuse »

Avant son entrée en fonction début mai comme chancelier, Friedrich Merz s’était dit favorable à la livraison de ces missiles à portée de plus de 500 kilomètres, permettant d’atteindre le territoire russe en profondeur. Mais depuis, il s’est montré plus ambigu, soulignant qu’il ne détaillerait plus les armes qu’il enverrait à l’Ukraine, pour des raisons stratégiques, afin de ne pas en informer Moscou. Jusqu’à présent, l’Allemagne n’a pas livré à l’Ukraine d’armes d’une portée supérieure à 70 kilomètres environ.

« Ce que Friedrich Merz nous dit aussi, c’est que les États-Unis ont aussi donné leur autorisation, alors que l’on voyait bien que Donald Trump ne voulait pas le dire publiquement », reprend Guillaume Encel, auteur de Petites leçons sur la guerre (éditions Autrement).

Le Kremlin n’a pas tardé à réagir à l’annonce de Friedrich Merz. « Si ces décisions ont vraiment eu lieu, elles vont absolument à l’encontre de nos aspirations à entrer dans un règlement politique (…) Et donc c’est une décision assez dangereuse », a déclaré Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe, dans une vidéo diffusée par des médias russes.

Les alliés européens feront encore « tout ce qui est en (leur) pouvoir pour continuer à soutenir militairement l’Ukraine », a assuré de manière générale Friedrich Merz. Après l’échec de récents pourparlers pour aboutir à un cessez-le feu en Ukraine, le chancelier allemand a par ailleurs jugé que le président russe Vladimir Poutine considérait les offres de discussions comme une « faiblesse ». « Si même une proposition de réunion au Vatican ne rencontre pas » l’approbation de la Russie, « nous devons nous préparer à ce que cette guerre dure plus longtemps que nous ne le souhaitons ou ne pouvons l’imaginer », a-t-il ajouté.

RFI

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À la UneMonde

Droits de douane: la pause pour l’UE prolongée jusqu’au 9 juillet, annoncent Donald Trump et Ursula von der Leyen

by admin9775 26 mai 2025
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À l’issue d’une conversation téléphonique ce dimanche 25 mai, le président américain et la présidente de la Commission européenne ont tous deux annoncé que les droits de douane de 50% sur les produits européens importés aux États-Unis annoncés par Donald Trump vendredi n’entreraient pas en vigueur avant le 9 juillet, afin de laisser le temps aux deux partenaires de conclure un accord. Washington avait initialement indiqué que ces nouveaux tarifs seraient effectifs à compter du 1er juin.

Donald Trump et Ursula von der Leyen ont tous les deux annoncé, dimanche 25 mai, une prolongation jusqu’au 9 juillet de la pause dans les droits de douane de 50% imposés par les États-Unis à l’Union européenne (UE). La présidente de la Commission européenne a appelé le président américain au sujet de ces droits de douane qui étaient initialement suspendus jusqu’au 1er juin et auxquels l’UE a menacé de répliquer par des taxes sur certaines importations américaines.

« Elle vient de m’appeler et elle a demandé une prolongation de la date du 1er juin, et elle a dit qu’elle voulait entamer des négociations sérieuses », a déclaré Donald Trump avant d’embarquer dans Air Force One, au retour de son week-end dans le New Jersey. « Nous avons eu une très bonne conversation et j’ai accepté de déplacer la date au 9 juillet. […] J’ai accepté, et elle m’a dit que nous allions rapidement nous rencontrer et voir si nous pouvions trouver une solution », a poursuivi ce dernier.

les États-Unis doivent mener des « négociations sérieuses »

Juste avant, Ursula von der Leyen avait, de son côté, fait état d’un « bon appel » avec le président américain. « L’Europe est prête à faire avancer les négociations de manière rapide et décisive. Pour parvenir à un bon accord, nous aurons besoin de temps jusqu’au 9 juillet », a-t-elle déclaré sur le réseau social X, rappelant que « L’UE et les États-Unis entretiennent les relations commerciales les plus importantes et les plus étroites au monde ».

Vendredi 23 mai, Donald Trump avait affirmé qu’il ne « cherchait pas d’accord » commercial avec Bruxelles et avait menacé d’imposer des droits de douane de 50% sur les importations en provenance des Vingt-Sept dès le 1er juin. La Commission européenne, qui négocie les accords commerciaux au nom de l’UE, avait aussitôt réagi en réclamant du respect de la part de Washington. Dimanche 25 mai, le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a quant à lui exhorté les États-Unis à mener des « négociations sérieuses ». « Les droits de douane américains mettent en danger l’économie américaine tout autant que l’économie allemande et européenne », a-t-il affirmé dans un entretien à l’édition dominicale du quotidien Bild.

L’UE frappée à trois reprises par des droits de douane américains depuis la mi-mars

Au début du mois de mai, l’UE avait menacé de taxer pour 95 milliards d’euros d’importations américaines, dont les voitures et avions, en cas d’échec des négociations commerciales avec Trump. La Commission avait aussi annoncé qu’elle allait saisir l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre les mesures commerciales dont elle est victime de la part des États-Unis.

Au cours des derniers mois, l’UE a été frappée à trois reprises par des droits de douane de l’administration américaine : 25% sur l’acier et l’aluminium, annoncés mi-mars, 25% sur les automobiles, puis 20% sur tous les autres produits européens, en avril. Cette dernière surtaxe, pour l’UE comme pour de nombreux autres pays, a été suspendue jusqu’au 9 juillet pour engager une négociation. Mais des droits de douane de 10% restent appliqués sur la plupart des biens exportés aux États-Unis par les Vingt-Sept.

RFI

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Turquie: Recep Tayyip Erdogan décrète la «décennie de la famille» pour relancer la natalité

by admin9775 24 mai 2025
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Alors que la Turquie a vu son taux de natalité tomber à 1,51 enfant par femme au début de 2025, soit un niveau très en-deçà du taux de renouvellement des générations fixé à 2,05, le président turc avait baptisé 2025 « année de la famille » au mois de janvier dernier. La situation étant loin de s’être améliorée cinq mois plus tard, Recep Tayyip Erdogan a surenchéri, vendredi 23 mai, en déclarant que les autorités se mobiliseraient pour « la décennie de la famille et de la population » lors du Forum international de la famille.

Le taux de natalité enregistré en Turquie ces dernières années chute spectaculairement. Alors qu’il ne s’élevait déjà plus qu’à 1,51 enfant par femme au début de 2025, cinq mois plus tard, il est tombé à 1,48, à un niveau jamais vu dans le pays. Par comparaison, en 2001, le taux de natalité turc était de 2,38 enfants par femme, rappelle l’Institut national des statistiques.

Après avoir annoncé une série de mesures d’incitation à la procréation au mois de janvier, le président Recep Tayyip Erdogan est revenu à la charge, vendredi 23 mai : « Le taux de natalité de la Turquie est tombé à 1,48 [enfant par femme] pour la première fois dans notre histoire. C’est un désastre. Nous mettons en œuvre des politiques très importantes qui encourageront le mariage et la procréation, conformément à notre appel à avoir au moins trois enfants », a-t-il déclaré.

Concernant les causes probables du phénomène, le chef de l’État accuse, une nouvelle fois, le « fléau » et la « perversion » du  mouvement LGBTQ+ : « Ce mouvement s’est littéralement transformé en fascisme. Je tiens à dire que nous ne tolérerons aucune idéologie qui déclare la guerre à la famille et aucune tyrannie qui nie la nature des êtres humains ». Le président, lui-même père de quatre enfants, entend même lutter contre le mouvement LGBTQ+ pour « sauver l’humanité ».

Le président Erdogan a enfin balayé l’argument économique d’un revers de main, affirmant que la perte du pouvoir d’achat des Turcs n’avait pas d’impact sur la chute de la natalité dans son pays.

RFI

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À la UneMonde

Benyamin Netanyahu défie la justice en nommant le général David Zini nouveau chef du Shin Bet

by admin9775 23 mai 2025
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Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a annoncé ce jeudi 22 mai avoir choisi le général de division David Zini comme prochain chef de l’Agence de la sécurité intérieure, défiant l’interdit que lui avait signifié la veille la procureure générale de l’État.

L’annonce est tombée dans la soirée via un communiqué du bureau de Benyamin Netanyahu. Il indique que le Premier ministre a pris la décision « de nommer le général de division David Zini comme prochain chef du Shin Bet ». « Le général Zini a occupé de nombreux postes opérationnels et de commandement dans les Forces de défense israéliennes », précisent les services du chef du gouvernement israélien. 

Juif pratiquant à tendance messianique, raison pour laquelle le Premier ministre israélien avait refusé dans le passé de le nommer au poste d’attaché militaire, David Zini est père de onze enfants, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Il est le fils d’immigrants venus de France et sa grand-mère est une rescapée du camp d’extermination Auschwitz. Général de division, fondateur de la brigade Commando, combattant de la Sayeret Matkal, une unité d’élite où ont servi Benyamin Netanyahu et son frère Yoni, Zini est un proche de la famille de Netanyahu. Il était également chargé du compliqué dossier de la mobilisation des ultra-orthodoxes. Le bureau du Premier ministre souligne que quelques mois avant le 7 octobre, il avait rédigé un rapport alertant sur l’impréparation de la Brigade de Gaza face à une éventuelle attaque-surprise.

Le général Zini est actuellement chef du commandement de cette formation et du corps d’Etat-major général. Le gouvernement le crédite d’avoir rédigé en mars 2023 un rapport exposant les failles de l’armée israélienne en cas « d’incursion surprise » en Israël à partir de la bande de Gaza.

Un processus « vicié »

La procureure générale de l’État, Gali Baharav Miara, a réagi en dénonçant un processus de nomination « vicié ». La veille, elle avait interdit à Benyamin Netanyahu de nommer en l’état un successeur au chef démissionnaire du Shin Bet, Ronen Bar. Arguant d’un « conflit d’intérêts » du Premier ministre dans cette affaire, elle avait justifié sa décision en s’appuyant sur un arrêt rendu le même soir par la Cour suprême et jugeant « contraire à la loi » la décision prise en mars par le gouvernement de limoger Ronen Bar. En cause, une enquête du Shin Bet diligentée par son chef sortant et visant des proches de Benyamin Netanyahu soupçonnés d’avoir touché des pots-de-vin du Qatar.

Mais le chef de l’exécutif a campé sur sa ligne, affirmant qu’il avait bel et bien l’intention de proposer un candidat au vote du gouvernement. Benyamin Netanyahu assure que le gouvernement peut décider à sa guise de nommer et renvoyer le chef du Shin Bet. Il reproche à Ronen Bar de n’avoir pas su empêcher l’attaque sanglante du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023.

L’intéressé, qui a reconnu sa responsabilité personnelle dans cet échec, a toujours soutenu que la décision du Premier ministre de le limoger était motivée par une animosité personnelle à son endroit et non pour des raisons liées à ses compétences professionnelles. Il avait finalement accepté de jeter l’éponge fin avril, en annonçant qu’il quitterait ses fonctions le 15 juin, non sans adresser à la Cour suprême une déclaration écrite affirmant que le Premier ministre avait exigé de lui une loyauté personnelle et lui avait ordonné d’espionner des manifestants antigouvernementaux, ce que Benyamin Netanyahu a qualifié de « mensonge absolu ».

Le chef de l’opposition israélienne, Yaïr Lapid, a appelé ce jeudi soir David Zini à refuser de prendre la direction du Shin Bet, « tant que la Cour suprême ne s’est pas prononcée sur cette affaire ». « Il s’agit d’un test crucial pour l’État de droit en Israël », a de son côté réagi le Mouvement pour un gouvernement de qualité, une ONG qui lutte pour la transparence en politique. L’organisation prévient qu’elle « ne restera pas indifférente face à cette démarche effrontée ». « Dans les prochains jours, nous soumettrons un nouveau recours à la Haute Cour de justice contre cette nomination invalide et nous continuerons à résister fermement aux tentatives de défier le système judiciaire », ajoute-t-elle.

RFI

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À la UneMonde

Échanges musclés, mais pas de débordements à la Maison Blanche entre Donald Trump et Cyril Ramaphosa

by admin9775 21 mai 2025
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C’était une rencontre très attendue. Attendue avec une certaine inquiétude étant donnéles relations notoirement difficiles entre l’Afrique du Sud et les États-Unis depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Le président américain a donc reçu ce mercredi 21 mai son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa dans le Bureau ovale.

Les deux hommes ont dit devant les médias ce qu’ils avaient à se dire, mais l’échange est resté courtois. La tension était palpable, mais jamais les choses n’ont dérapé comme cela avait été le cas lors de la réception de Volodymyr Zelensky en février dernier. Et pourtant, la Maison Blanche avait préparé son affaire, puisque après les politesses d’usage Donald Trump a fait diffuser des images de réunions publiques où des leaders politiques appellent à tuer des Blancs, et d’autres d’alignement de croix dont Donald Trump a dit qu’elles étaient les sépultures de fermiers blancs.

Cyril Ramaphosa, a expliqué que les mouvements politiques représentés dans ces vidéos ne font pas partie de sa coalition et que ce n’est pas la politique de l’Afrique du Sud que de mettre en place ces appels à la haine. Il assure que non, il n’y a pas d’expropriation de terres agricoles sans compensation en Afrique du Sud. Enfin, lui et sa délégation ont expliqué à Donald Trump que le pays fait face à un problème de criminalité qui touche certes les fermiers blancs, mais qui est général et coute encore plus de vies à la population noire et il a demandé à Donald Trump l’aide des États-Unis pour lutter contre cette criminalité endémique par des moyens technologiques et par des moyens économiques à travers un partenariat renouvelé.

Une délégation sud-africaine savamment composée

Les membres de la délégation sud-africaine lors de la rencontre du président américain Donald Trump avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 21 mai 2025.
Les membres de la délégation sud-africaine lors de la rencontre du président américain Donald Trump avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 21 mai 2025. AFP – JIM WATSON

Cyril Ramaphosa est venu accompagné d’une délégation très diverse, notamment par la couleur de la peau. Avec en particulier son ministre de l’Agriculture, John Steenhuisen qui, comme son nom l’indique, est un Afrikaner, la minorité soi-disant persécutée dans le pays selon l’administration américaine. Il a défendu la politique agricole sud-africaine. Et puis le président sud-africain a su prendre son homologue par les sentiments en faisant appel à sa passion du golf avec, dans sa délégation, deux grands joueurs sud-africains, Ernie Els et Retief Goosen, ce qui a eu le don d’amadouer Donald Trump et de permettre que la rencontre se termine civilement.

L’arrivée le 12 mai d’environ 50 membres de la minorité afrikaner, après que Donald Trump les a appelés à quitter leur pays et à trouver refuge aux États-Unis, a été très mal reçue à Pretoria. Le président américain affirme, sans preuves tangibles, que les blancs sont victimes d’un « génocide » en Afrique du Sud, le pays de l’ancien régime de l’apartheid. Il menace de snober le premier sommet du G20 sur le continent africain en novembre à Johannesburg et a fait expulser l’ambassadeur sud-africain à Washington en mars. Les États-Unis sont le deuxième partenaire commercial de Pretoria derrière la Chine.

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Donald Trump annonce la levée des sanctions américaines contre la Syrie

by admin9775 14 mai 2025
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Le président américain Donald Trump a créé la surprise, ce mardi 13 mai, en annonçant depuis Riyad, en Arabie saoudite, qu’il levait les sanctions américaines contre la Syrie, à la veille de sa rencontre avec le président syrien par intérim Ahmed al-Charaa en Arabie saoudite qui a eu lieu ce mercredi.

« Je vais ordonner l’arrêt des sanctions contre la Syrie pour leur donner une chance de grandeur », a dit le président américain, en indiquant être parvenu à cette décision après des demandes pressantes de son hôte, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman.

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a salué cette décision du président américain, évoquant un « tournant décisif » pour son pays. Cité par l’agence officielle syrienne Sana, Assaad al-Chaibani a indiqué que cette levée des sanctions américaines intervenait alors que la Syrie se dirige « vers un avenir de stabilité, d’autosuffisance et de véritable reconstruction après des années de guerre destructrice ».

Rencontre entre Trump et al-Charaa

Donald Trump a surpris en faisant cette annonce à la veille d’une rencontre prévue mercredi 14 mai en Arabie saoudite avec le président Ahmed al-Charaa. Un haut responsable américain a fait savoir, peu avant l’annonce de la levée des sanctions, que le président américain avait « accepté de saluer » le président syrien par intérim, au pouvoir depuis la chute de Bachar el-Assad fin 2024. L’entrevue, annoncée comme brève et informelle par Washington, a débuté ce mercredi autour de 10h15 (07h15 GMT) peu avant une réunion du Conseil de coopération du Golfe (CCG), organisation de six pays de la région.

Selon l’agence de presse officielle turque, le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est joint par internet à la conversation. Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane y a aussi participé, selon une photo publiée par l’agence de presse officielle saoudienne, qui montre une poignée de main entre le président américain et le nouveau chef de l’État syrien, arrivé au pouvoir en décembre à la tête d’une coalition de forces islamistes qui ont renversé Bachar al-Assad.

Le milliardaire conservateur a reconnu avoir pris cette décision après des demandes répétées de Mohammed ben Salman. Accueilli en grande pompe à Riyad, Donald Trump n’a pas manqué de louer son interlocuteur saoudien. « Qu’est-ce que je ne ferais pas pour le prince héritier », a-t-il lâché en faisant mine de soupirer.

« On en a eu, des annonces… »

Dans les rues de Damas, où l’économie survit au ralenti depuis plus d’une décennie, l’annonce américaine résonne comme une lueur d’espoir, constate notre correspondant, Mohamed Errami. Pour beaucoup, la levée des sanctions pourrait enfin relancer une reconstruction en panne et alléger le poids de la misère quotidienne.  « Avant 2011, il n’y avait pas de sanctions. Nous avions tout dans le pays. On était un pays où l’on ne manquait de rien. S’ils lèvent vraiment les sanctions, évidemment que la situation va devenir vraiment meilleure au niveau social, économique et touristique. Mais il faut surtout que le gouvernement fasse une chose très importante : faire respecter la loi et que tout le monde y soit soumis de la même manière », confie Ahmed, commerçant, au micro de notre correspondant à Damas, Mohamed Errami.

L’enthousiasme reste prudent dans la capitale syrienne, où l’on a appris à se méfier. Jamal, serveur dans un salon à thé de la vieille ville, a conscience que même si cette annonce est une bonne nouvelle, il va falloir au moins plusieurs mois avant d’en voir les effets concrets sur le quotidien : « On en a eu, des annonces. Mais si les sanctions tombent vraiment… Ce qu’on espère, c’est que ce soit inscrit de manière officielle et que ça ne bouge plus. »

Dans une ville exsangue, l’annonce de Donald Trump agit comme un électrochoc. Reste à voir si la rencontre à Riyad avec le président Ahmed Al-Charaa marquera un tournant, ou s’il ne s’agira que d’un épisode de plus dans la longue histoire des espoirs déçus. En attendant, à Damas, on guette – sans trop y croire – les premiers signes d’un vrai changement.

RFI

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