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Category:

Monde

À la UneMonde

Des missiles du Yémen « potentiellement » dirigés vers Israël abattus par les États-Unis en

by Ruben Yale 20 octobre 2023
written by Ruben Yale

Les États-Unis ont annoncé avoir abattu jeudi des missiles et des drones en mer Rouge « se dirigeant potentiellement vers des cibles en Israël ». Le Pentagone attribue ces tirs aux rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, dans un contexte de craintes accrues d’une implication directe de Téhéran dans le conflit entre Israël et le Hamas.

Tensions en mer Rouge. Un destroyer américain « opérant dans le nord de la mer Rouge » a abattu jeudi 19 octobre trois missiles sol-sol et plusieurs drones « se dirigeant potentiellement vers des cibles en Israël » et lancés par les rebelles houthis au Yémen, a annoncé le Pentagone.

Aucun blessé n’est à déplorer parmi les marins de l’USS Carney ni parmi les civils au sol « à notre connaissance », a précisé lors d’une conférence de presse le porte-parole du ministère américain de la Défense, le général Pat Ryder.

Le navire patrouillait en mer Rouge dans le cadre de la présence militaire renforcée des États-Unis dans la région, décidée par Joe Biden après le déclenchement le 7 octobre de la guerre entre Israël et le Hamas palestinien, qui a déjà fait plusieurs milliers de morts.

Selon le général Pat Ryder, les missiles sont probablement tombés au large après leur interception. « Nous ne pouvons pas affirmer avec certitude ce que ces missiles ciblaient, mais ils ont été lancés du Yémen, et se dirigeaient vers le nord, le long de la mer Rouge », a-t-il précisé.

Craintes d’une escalade régionale

Les Houthis, soutenus par l’Iran, ont pris le contrôle de la capitale yéménite Sanaa en 2014, déclenchant une guerre contre les forces gouvernementales qui a causé des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés, plongeant le pays dans l’une des pires crises humanitaires au monde.

L’interception de ces drones et missiles intervient dans un contexte de craintes accrues par Washington d’une implication directe de Téhéran dans le conflit entre Israël et le Hamas.

En Irak, des attaques de drones contre les forces américaines et la coalition internationale dans le pays ont été « déjouées » mercredi et les engins « abattus », faisant des blessés légers, ont indiqué les autorités militaires américaines. Des factions armées irakiennes proches de l’Iran ont menacé ces derniers jours de s’en prendre aux intérêts américains en Irak en raison du soutien de Washington à Israël.

Le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, avait annoncé samedi l’envoi par les États-Unis d’un deuxième porte-avions en Méditerranée orientale, afin de « dissuader les actions hostiles contre Israël ou tout effort visant à élargir cette guerre ».

Mardi, le Pentagone a en outre fait savoir qu’environ 2 000 membres de l’armée américaine avaient été placés en état d’alerte pour un éventuel déploiement au Moyen-Orient en soutien à Israël. Un porte-parole de la Maison Blanche avait toutefois précisé dans la foulée qu’il s’agissait avant tout d’un « signal de dissuasion » et non de troupes de combat.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Le prix Sakharov des droits de l’homme décerné à la jeune Kurde iranienne Mahsa Amini, décédée il y a un an

by Sam's Londele 19 octobre 2023
written by Sam's Londele

Mahsa Amini, jeune étudiante iranienne d’origine kurde de 22 ans, remporte le Prix Sakharov, plus haute distinction de l’UE en matière de droits de l’homme. Décédée le 16 septembre 2022 trois jours après avoir été arrêtée par la police des mœurs iranienne pour « port de vêtements inappropriés », la jeune femme est honorée, conjointement avec le mouvement « Femme Vie Liberté ».

La mort de la jeune femme en Iran a été le déclencheur d’une lame de fond de manifestations sans précédent, comme l’a souligné la présidente du Parlement européen : « Le meurtre brutal de Jina Mahsa Amini », le 16 septembre 2022, trois jours après son interpellation par la police pour un voile mal ajusté, « a marqué un tournant », a déclaré, Roberta Metsola pour expliquer le choix des députés européens. 

Women. Life. Freedom.

Proud to announce that the winners of the 2023 Sakharov Prize are #MahsaAmini & #WomenLifeFreedom Movement in Iran.

These brave women, men & young people have inspired the world through their fight for equality, liberty & dignity.

زن زندگی آزادی pic.twitter.com/CljmroF6Mo

— Roberta Metsola (@EP_President) October 19, 2023

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Monde : 600 millions de personnes souffriront de sous-alimentation chronique en 2030 (FAO)

by Ruben Yale 19 octobre 2023
written by Ruben Yale

Bien que des progrès aient été accomplis dans la réduction de la faim en Asie et en Amérique latine, la faim continue d’augmenter en Asie occidentale, dans les Caraïbes et dans toutes les sous-régions d’Afrique.

Intitulé « l’État de sécurité alimentaire et nutrition dans le monde 2023 », le nouveau rapport de l’organisation mondiale de l’agriculture (FAO) renseigne qu’entre 691 et 783 millions de personnes dans le monde étaient confrontées à la faim en 2022.

À cet effet, si l’on considère la moyenne (environ 735 millions), 122 millions de personnes de plus étaient confrontées à la faim en 2022 par rapport à 2019, avant la pandémie.

La PoU (prévalence de la sous-alimentation) en Afrique est passée de 19,4 pour cent en 2021 à 19,7 pour cent en 2022, principalement en raison des augmentations en Afrique du Nord et australe.

Cependant, le nombre de personnes confrontées à la faim en Afrique a augmenté de 11 millions depuis 2021 et de plus de 57 millions de personnes depuis le début de la pandémie.

La PoU (prévalence de la sous-alimentation) en Asie est passée de 8,8 pour cent en 2021 à 8,5 pour cent en 2022, soit une diminution de plus de 12 millions de personnes, principalement en Asie du Sud. On dénombre 58 millions de plus qu’avant la pandémie.

Par ailleurs, le rapport note que des améliorations ont été constatées dans toutes les sous-régions, à l’exception de l’Asie occidentale, où la PoU est passée de 10,2 pour cent en 2021 à 10,8 pour cent en 2022.

Aussi, souligne le rapport, un revirement s’est également produit en Amérique latine et dans les Caraïbes où la PoU est passée de 7,0 pour cent en 2021 à 6,5 pour cent en 2022 – soit une diminution de 2,4 millions du nombre de personnes confrontées à la faim, mais toujours 7,2 millions de plus qu’en 2019. Cette baisse est due à l’Amérique du Sud et masque une augmentation notable dans les Caraïbes, de 14,7 pour cent en 2021 à 16,3 pour cent en 2022.

Ceci étant, le rapport prévoit que près de 600 millions de personnes souffriront de sous-alimentation chronique en 2030, ce qui souligne l’immense défi que représente la réalisation de l’objectif des ODD visant à éradiquer la faim.

Selon les experts de FAO, cela représente environ 119 millions de plus que dans un scénario dans lequel ni la pandémie ni la guerre en Ukraine n’auraient eu lieu, et environ 23 millions de plus que si la guerre en Ukraine n’avait pas eu lieu. La plupart des progrès devraient se produire en Asie, alors qu’aucun progrès n’est prévu en Amérique latine et dans les Caraïbes, et la faim devrait augmenter considérablement en Afrique d’ici 2030.

Suivant les chiffres du rapport, la prévalence de l’insécurité alimentaire grave au niveau mondial a légèrement diminué, passant de 11,7 pour cent en 2021 à 11,3 pour cent en 2022, soit l’équivalent de 27 millions de personnes en moins.

Toutefois, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire grave était encore d’environ 900 millions en 2022, soit 180 millions de plus qu’en 2019.

À ce jour, précise le rapport, la prévalence de l’insécurité alimentaire modérée ou grave a légèrement augmenté en Afrique, en Amérique du Nord et en Europe, et a diminué de manière non significative en Asie de 2021 à 2022. La seule région affichant des progrès encourageants est l’Amérique latine et les Caraïbes où les problèmes de sécurité alimentaire sont modérés ou graves. L’insécurité est passée de 40,3 pour cent en 2021 à 37,5 pour cent en 2022, soit l’équivalent de 16,5 millions de personnes en moins en un an, principalement en Amérique du Sud.

Flory Musiswa

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À la UneMonde

Des manifestations à l’humanitaire, la nouvelle mission des Brothers and Sisters in Arms en Israël

by Ruben Yale 19 octobre 2023
written by Ruben Yale

Héraut de la révolte contre la réforme de la justice qui déchirait le pays depuis le début de l’année, l’organisation Brothers and Sisters in Arms s’est mobilisée immédiatement après l’attaque du Hamas. Évacuation de kibboutz, distribution de nourriture, sauvetage d’animaux… Les anciens militaires ont troqué leur combat contre Netanyahu pour une mission humanitaire.

C’est un kibboutz situé dans le sud d’Israël, non loin de la bande de Gaza. Depuis l’attaque du Hamas le 7 octobre, l’exploitation agricole s’est transformée en état-major civil de crise. Sous un soleil déjà brûlant malgré l’heure matinale, plusieurs dizaines de bénévoles attendent. Tous sont vétérans de l’armée. Tous sont membres de ce qui est devenu la plus grande organisation du pays : Brothers and Sisters in Arms (Frères et sœurs d’armes). Un mouvement né en janvier 2023 pour protester contre le projet de réforme de la justice du gouvernement d’extrême droite de Benjamin Netanyahu.

Les bénévoles des Frères et sœurs d’armes attendent une mission, le 18 octobre 2023.
Les bénévoles des Frères et sœurs d’armes attendent une mission, le 18 octobre 2023. © Assiya Hamza France 24

« Au début, l’organisation n’était composée que de quelques amis proches », raconte Eitan Herzel, co-fondateur de l’organisation et ancien membre d’un commando d’élite de l’armée israélienne. « Nous avons décidé de faire un voyage de trois jours à la Cour suprême de Jérusalem. Nous pensions qu’après cela, les gens nous écouteraient et que tout s’arrêterait. Malheureusement, ce n’était pas suffisant même si des milliers de personnes nous ont rejoints ».

Considérés comme des « traîtres » voire des « anarchistes » par les plus fervents soutiens du Premier ministre, les anciens soldats n’ont pourtant pas hésité à troquer leur combat pour sauver la « démocratie en Israël » contre une mission d’urgence afin de venir en aide aux populations victimes des attaques du Hamas et du Jihad islamique.

« Samedi, le ciel nous est tombé sur la tête. Notre organisation s’est immédiatement transformée en secours d’urgence avec deux cellules de crise, l’une à Tel-Aviv et l’autre ici « , ajoute Eitan Herzel.

Avec l’accord de l’armée, les Frères et sœurs d’armes commencent par évacuer les habitants des kibboutz du sud, les travailleurs étrangers… « Notre priorité était de les mettre à l’abri dans un endroit sûr », précise-t-il. Une mission qui n’a pas toujours fait que des heureux. « Certaines personnes n’aiment pas que nous venions avec nos tee-shirts et nos symboles (tous les volontaires portent des vêtements arborant le logo des Frères et sœurs d’armes, NDLR), mais la plupart nous font des câlins. Une dame de 75 ans est venue ici. Quand elle est descendue de sa voiture, elle m’a serré dans ses bras en disant : ‘Je ne sais pas pourquoi on nous a appris à vous haïr. Vous êtes comme des anges’. Et elle m’a donné 20 shekels. C’est la seule chose qu’elle avait. C’était un moment très émouvant pour moi. »

Le Centre logistique des Frères et sœurs d’armes

Très rapidement, l’organisation au cordeau des volontaires permet de multiplier les actions : livraison de nourriture aux familles et aux soldats, distribution de vêtements, chaussures, produits de première nécessité, sauvetage des animaux domestiques… « Nous sommes comme une entreprise. Elle n’a qu’une semaine d’existence, mais elle maîtrise très bien toutes ses missions, les besoins, la logistique », se félicite Eitan Herzel. « Cela ressemble à Amazon et c’est parti de rien. Tout est basé sur un système de volontariat. C’est tout simplement incroyable ! »

Pour celui qui s’est engagé toute sa vie pour son pays, c’est une fois de plus le signe révélateur de l’échec de la politique du gouvernement israélien. « Ils étaient concentrés sur cette réforme de la justice et ne se souciaient pas vraiment des besoins du peuple israélien. Malheureusement, c’est ce qui nous a amenés à cette situation. Je ne parle pas des aspects liés à la sécurité, mais le pays ne fonctionne plus et nous sommes en train de le remplacer. Nous sommes le système qui fonctionne. »

Un système entièrement basé sur la générosité des particuliers et des entreprises. Et les dons affluent de partout. Tant et si bien que l’organisation utilise désormais un gigantesque entrepôt pour stocker près de dix tonnes de produits collectés. « Nous étions huit il y a dix jours et aujourd’hui nous sommes 3 000 chaque jour », détaille fièrement Yoav, co-fondateur des Frères et sœurs d’armes. Et les demandes abondent. Près de 5 000 commandes d’eau, de nourriture, de produits divers et variés, jusqu’aux batteries de téléphones portables, ont été préparés pour les familles déplacées mais aussi pour les soldats mobilisés.

La cellule de crise des Frères et sœurs d’armes, le 18 octobre 2023.
La cellule de crise des Frères et sœurs d’armes, le 18 octobre 2023. © Assiya Hamza, France 24

Une organisation millimétrée

La cellule de crise fourmille dans un véritable brouhaha. Des dizaines de personnes s’affairent de-ci- de-là. Installées sur des tables et des chaises en plastique blanc, certaines sont rivées au téléphone tandis que d’autres ont les yeux braqué sur les écrans d’ordinateur. Mais chacune a une mission bien précise : réception des demandes, préparation, distribution… le tout parfois facilité par la technologie. « Ici, nous pouvons surveiller les déplacements de chaque équipe grâce à un système GPS et chaque couleur est associée à une mission sur le terrain », explique le réserviste en montrant un écran au mur où des points de couleurs se déplacent sur une carte de la région. » Des points bleus correspondent à une mission spécifique définie en amont, les points verts sont les membres déployés sur le terrain sans tâche précise. 

Dan gère la cellule de sauvetage des animaux domestiques des Frères et sœurs d’armes.
Dan gère la cellule de sauvetage des animaux domestiques des Frères et sœurs d’armes. © Assiya Hamza, France 24

Dans la grande salle où les ventilateurs brassent de l’air chaud, Dan s’active. Il est en charge du sauvetage des animaux domestiques. Deux jours après l’attaque du Hamas, cet amoureux des chiens a réalisé qu’ils étaient peut-être aussi eux-mêmes en danger. « Nous avons commencé à recevoir des appels de l’armée qui découvrait des chiens, des chats, parfois d’autres animaux qu’elle sauvait, mais elle ne savait pas où les emmener. Nous avons donc créé cette organisation pour recevoir les animaux en provenance du terrain, de s’en occuper, puis de leur trouver un foyer. »

Les cages vides utilisées pour transporter les animaux sauvés des zones de guerre, le 18 octobre 2023.
Les cages vides utilisées pour transporter les animaux sauvés des zones de guerre, le 18 octobre 2023. © Assiya Hamza, France 24

Une zone du kibboutz leur est entièrement dédiée. Derrière un hangar où les cages vides jonchent le sol, une pièce un peu hybride. Sacs de croquettes, muselières et autre matériel cohabitent avec ce qui ressemble à une table d’examen surplombée de poches de perfusion. Tout est financé par des dons. « Nous avons une clinique vétérinaire. Ici, nous avons environ un dixième de ce que nous avons reçu. Nous réceptionnons constamment du matériel, de l’équipement et de la nourriture pour chiens et chats. C’est absolument fou. »

La table d'examen de la clinique vétérinaire des Frères et sœurs d’armes, le 18 octobre 2023.
La table d’examen de la clinique vétérinaire des Frères et sœurs d’armes, le 18 octobre 2023. © Assiya Hamza, France 24

Dan raconte alors l’histoire d’un soldat entré dans une maison où toute une famille avait été retrouvée morte après la déflagration d’une grenade. Seul le chien avait survécu. « Le militaire était blessé à la poitrine, mais il a ramené le chien dans un hôpital vétérinaire du centre d’Israël avant de se faire lui même soigner. Voilà le type de soldats et de personnes formidables que nous avons ici. »

Vered est venue spécialement de Tel-Aviv pour apporter sa pièce à l’édifice. C’est le premier jour de volontariat de la vétérinaire de 34 ans. « Nous attendons que des chiens et des chats soient sauvés des zones de guerre. Quand ils arrivent dans la salle d’urgence, nous leur donnons les premiers traitements. Si leurs propriétaires sont encore en vie, nous essayons de le leur ramener. Dans le cas contraire, nous les plaçons », explique Vered, en précisant qu’elle espère ne pas avoir de « blessures trop graves qu’elle ne puisse prendre en charge ». Souvent traumatisées, ces bêtes sont rapidement évacuées, le bruit des détonations et le balai incessant des hélicoptères dans le sud d’Israël étant une source de stress supplémentaire.

Vered nourrit un chat du kibboutz, "le vrai propriétaire des lieux", le 18 octobre 2023.
Vered nourrit un chat du kibboutz, « le vrai propriétaire des lieux », le 18 octobre 2023. © Assiya Hamza, France 24

Près de 200 animaux ont été sauvés au cours des cinq derniers jours, reprend Dan. Chaque jour, il en arrive un peu plus. « Nos soldats risquent leur vie pour sauver les animaux de compagnie parce qu’ils font partie de la famille. Et en tant que propriétaire de chiens, je voudrais qu’ils soient en sécurité avant moi, parce qu’ils sont comme nos enfants. Nous devons prendre soin d’eux avant de prendre soin de nous-mêmes », explique Dan avant de s’interrompre, saisi par l’émotion.

« Nous avons secouru des chiens palestiniens qui se sont enfuis de l’autre côté de la barrière avec Gaza. Peu importe qu’il s’agisse d’un chien palestinien ou israélien », raconte Dan qui estime que « toutes les vies sont importantes. Que vous marchiez sur deux ou quatre pattes, que vous ayez des ailes ou non, cela n’a pas d’importance. »

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À la UneMonde

En visite à Tel-Aviv, Joe Biden apporte le soutien inconditionnel des États-Unis à Israël

by Sam's Londele 18 octobre 2023
written by Sam's Londele

Joe Biden est arrivé ce mercredi matin en Israël, quelques heures après la frappe meurtrière sur un hôpital de Gaza. Des centaines de civils tués et les deux camps qui se renvoient la responsabilité de ce drame supplémentaire. C’est dans ce contexte que le président américain a été accueilli par Benyamin Netanyahu. Une visite pour apporter son soutien à Israël. 

Dès son arrivée, le président américain a dit que s’il a tenu à faire le déplacement, c’est pour montrer le soutien inconditionnel des États-Unis à l’État d’Israël : « J’ai voulu être ici aujourd’hui pour une raison simple : pour que le peuple israélien et le monde entier sachent de quel côté nous sommes. »

Au nom du peuple américain, il a présenté ses condoléances à Benyamin Netanyahu et s’est lancé dans une comparaison osée entre le Hamas et le groupe État islamique : « Ils ont commis des atrocités qui d’une certaine manière font passer le groupe État islamique pour une organisation plus équilibrée. »

Joe Biden ajoute qu’Israël doit répliquer à l’attaque du Hamas et que les États-Unis vont continuer de fournir à l’État hébreu les moyens de se défendre. Et Joe Biden de prendre position sur le sujet qui a embrasé le Proche-Orient depuis hier soir, l’explosion qui a causé la mort de plusieurs centaines de personnes à l’hôpital de Gaza : « Je suis profondément attristé et meurtri par l’explosion survenue à l’hôpital de Gaza hier… D’après ce que j’ai pu voir, il semble qu’elle ait été causée par les gars d’en face, pas par vous. » Impossible de savoir si les services de renseignement américains ont vérifié ces informations ou si le président américain se fonde seulement sur les éléments fournis par les services de renseignement israéliens.

Tel-Aviv, en Israël, mercredi 18 octobre 2023.

L’armée israélienne dément toute implication. Ce mercredi matin, son porte-parole s’est présenté devant les journalistes, carte satellite à la main. Il avance que l’explosion n’a pas causé de dommages aux bâtiments voisins de l’hôpital et qu’aucun cratère pouvant être associé aux traces d’une frappe aérienne n’a selon lui été repéré sur le site du drame. D’après lui, si le Hamas a si vite désigné Israël comme responsable, c’est que sa communication était préparée. Il répète que les services de renseignement israéliens auraient des preuves liant la déflagration au défaut d’une roquette tirée par le Jihad islamique, une faction palestinienne, qui aurait causé le drame.

Le bilan, encore provisoire, est lui aussi controversé. Le ministère de la Santé contrôlé par le Hamas estime qu’au moins 500 personnes ont été tuées, en majorité des femmes et des enfants, et qu’un nombre de corps très important reste enseveli sous les décombres. Car cet hôpital situé dans le centre de Gaza et chapeauté par l’Église épiscopale de Jérusalem hébergeait des milliers de Palestiniens cherchant à fuir les bombardements massifs qui visent l’enclave depuis une dizaine de jours. L’État hébreu rétorque que ces chiffres sont exagérés. Une cérémonie mortuaire est prévue aujourd’hui en hommage aux victimes de l’explosion.

Une visite sous haute sécurité

Ce que veut à tout prix éviter le Secret Service, c’est ce qui est arrivé à Olaf Scholz mardi. Le chancelier allemand venait d’embarquer à bord de son avion à l’aéroport de Tel-Aviv pour rentrer à Berlin quand une alerte aérienne a retenti. Olaf Scholz, ses conseillers et les médias qui l’accompagnaient ont dû sortir au plus vite de l’appareil. Certains journalistes ont filmé la scène : on les voit se coucher sur le tarmac de l’aéroport pendant que le système de défense israélien neutralise un tir de roquette. Olaf Scholz lui a été évacué dans un abri et tout le monde a pu décoller quelques minutes plus tard.

Pour Joe Biden, l’atterrissage s’est bien passé. Son avion est l’un des plus sécurisés au monde, son service de sécurité s’est préparé à cette visite. Et ses déplacements seront limités. Le président américain n’est censé rester que quelques heures en Israël. Il ne dort pas sur place, ce qui facilite sa protection. Son programme est tenu secret. Et selon certains experts cités par le Washington Post, sa visite à Kiev en février dernier était beaucoup plus dangereuse au vu des capacités militaires de la Russie.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

L’homme d’affaires Daniel Noboa devient le plus jeune président de l’Équateur

by Ruben Yale 16 octobre 2023
written by Ruben Yale

Le candidat de droite Daniel Noboa a remporté, dimanche, le second tour de l’élection présidentielle en Équateur, devenant ainsi le plus jeune président de l’histoire du pays. Il a promis de se mettre « immédiatement au travail » pour ramener « la paix » dans un pays ravagé par la violence du narcotrafic.

À 35 ans, l’homme d’affaires Daniel Noboa devient le plus jeune président de l’histoire moderne de l’Équateur. Il a remporté, dimanche 15 octobre, le second tour de l’élection présidentielle avec 52,10 % des voix, a annoncé le Conseil national électoral (CNE).

Avec 47,90 % des voix à son adversaire de gauche Luisa Gonzalez, et « plus de 90 % des votes validés à l’échelle nationale, le CNE considère ces résultats comme irréversibles et que l’Équateur a virtuellement élu Daniel Noboa comme président », a déclaré la présidente de cette instance, Diana Atamaint.

« Demain, nous commencerons à travailler pour ce nouvel Équateur (…) pour reconstruire un pays qui a été gravement touché par la violence, la corruption et la haine », a commenté le président élu. « À partir de demain, l’espoir commence à travailler », a-t-il promis, remerciant « Dieu, ma femme, mes parents et toutes les personnes qui ont fait partie d’un projet politique nouveau, jeune, improbable, dont l’objectif était de redonner le sourire au pays ».

Comme inlassablement répété durant sa campagne, il s’est une nouvelle fois « engagé à redonner la paix à un pays, à redonner l’éducation, des emplois aux nombreuses personnes qui en cherchent, de donner la paix aux familles qui ne peuvent pas sortir dans la rue ».

De son côté, Luisa Gonzalez, dauphine de l’ex-président Rafael Correa, a reconnu sa défaite et félicité son adversaire. « En démocratie, nous n’avons jamais appelé à brûler une ville et nous n’avons jamais crié à la fraude », a-t-elle ajouté.

Une participation massive

Le scrutin s’est déroulé sans incident majeur, selon Diana Atamaint, qui a célébré « une fête démocratique ». Le taux de participation est de 82,33 %, a-t-elle annoncé, un « chiffre dans les taux de participation historiques des dernières élections ».

Des irrégularités ont été détectées et solutionnées à temps dans la province de Sucumbios (nord-est, frontalière de la Colombie), une personne ayant été arrêtée en flagrant délit de remplir 14 bulletins, selon la mission électorale de l’Organisation des États américains (OEA), qui, hormis cet incident mineur, a fait état d’une « forte participation » et d’une élection « calme ».

Ce scrutin marque une lourde défaite pour le corréisme, principale force politique en Équateur depuis une quinzaine d’années, alors que l’ombre de l’ex-président Correa (en exil car condamné pour corruption dans son pays) a plané sur le vote.

Luisa Gonzalez était arrivée le 20 août en tête du premier tour avec 34 % des voix. Benjamin de l’élection, Daniel Noboa avait créé la surprise en prenant la deuxième place (23 %) d’une campagne marquée par l’assassinat de l’un des principaux candidats, Fernando Villaviciencio, un ex-journaliste au discours anti-corruption.

Cette élection s’est déroulée « dans un climat d’insécurité et de violence politique imposé par les bandes liées au crime organisé international », a résumé dimanche la presse locale.

L’incarnation de l’élite politique équatorienne

Daniel Noboa a grandi dans les coulisses des campagnes électorales de son père, Alvaro Noboa, qui a fait fortune dans l’exportation de bananes et s’est présenté en vain cinq fois à la présidentielle, notamment contre Rafael Correa en 2006.

Marié et père de deux enfants, ce prospère homme d’affaires a étudié dans les meilleures universités américaines avant d’intégrer l’empire familial, la Noboa Corporation.

Il a promis « une main ferme » contre les groupes criminels. Il propose pour cela la « militarisation des ports et des frontières, de protéger les voies stratégiques d’exportation et de commerce », ou encore de développer la « vigilance citoyenne ».

Daniel Noboa se dit de « centre gauche », mais ce néo-libéral incarne l’élite politique équatorienne issue du monde de l’entreprise privée et proche de la droite. Son programme de 76 pages contient quatre volets, « social, économique, institutionnel et environnemental », et se fonde sur une « stratégie intégrale » pour s’attaquer « aux causes profondes de la faible croissance économique et les niveaux élevés de criminalité », deux défis liés selon lui.

L’homme à la maigre expérience de deux ans comme député n’aura que bien peu de temps pour tenir ses promesses. Il gouvernera jusqu’au début 2025, terme du mandat du président conservateur sortant Guillermo Lasso qui avait choisi d’appeler à des élections anticipées pour éviter sa destitution sur fond d’accusations de corruption.

Daniel Noboa aura aussi fort à faire pour obtenir une majorité à l’Assemblée nationale, particulièrement fragmentée, où il ne dispose que de 13 députés, contre 48 pour le parti corréiste, sur un total de 137 sièges.

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Guerre Israël-Hamas : les États-Unis « piégés » par la promesse de réponse forte

by Ruben Yale 16 octobre 2023
written by Ruben Yale

Les civils doivent avoir « accès à l’eau, à la nourriture et aux soins médicaux ». Alors que l’offensive terrestre israélienne à Gaza est imminente, le président américain Joe Biden s’est entretenu, samedi 14 octobre, avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, soulignant l’importance de protéger les habitants prisonniers de conflit. Le même jour, il a également assuré au président palestinien Mahmoud Abbas son « soutien total » aux efforts d’apporter de l’aide humanitaire aux Palestiniens, « en particulier à Gaza ». 

Après l’attaque meurtrière du Hamas contre l’Etat hébreu, samedi 7 octobre, Israël a lancé une campagne de frappes massive sur Gaza et coupé l’approvisionnements en eau, en électricité et en nourriture.    

Soutien inconditionnel d’Israël, les États-Unis ont reconnu au pays le « droit de répondre et le devoir de riposter », tout en appelant à une réponse proportionnée. Le secrétaire d’État Anthony Blinken est pour sa part attendu en Israël lundi après une mission diplomatique régionale avec des escales en Jordanie, au Qatar, aux Émirats, en Arabie saoudite ou bien encore en Égypte.   

Quel rôle Washington entend jouer dans la résolution de cette nouvelle crise qui agite le Moyen-Orient ? Eléments de réponse avec le géopolitologue Pascal Boniface.  

Les Américains se sont montrés très offensifs diplomatiquement et militairement depuis l’attaque du Hamas. Quels sont leurs principaux objectifs ? 

Pascal Boniface : Washington veut tout d’abord réassurer Israël du soutien inébranlable des États-Unis, illustré notamment par l’envoi de deux porte-avions en Méditerranée orientale. Ce renforcement militaire ne concerne pas le Hamas mais a plutôt une visée dissuasive vis-à-vis d’une éventuelle attaque iranienne si la situation était amenée à se détériorer. Il y a donc une volonté de réaffirmer un soutien à Israël qui fait partie de l’ADN de la diplomatie américaine.   

Néanmoins il y a un problème pour les Américains car si l’offensive terrestre sur Gaza fait un nombre de morts trop élevé et que les normes du droit international sont trop ouvertement violées, ce soutien inconditionnel mettrait alors les États-Unis en difficulté dans d’autres parties du monde. 

Outre le fait de diminuer le soutien d’Israël à l’échelle internationale, une telle opération rejaillirait négativement sur les principaux soutiens du pays hébreux que sont les pays occidentaux et en particulier les États-Unis. C’est pourquoi les Américains appellent à la retenue.

Washington tente également d’empêcher l’extension du conflit avec les forces du Hezbollah, à la frontière libanaise, ce qui ouvrirait un second front, et de calmer le jeu en Cisjordanie, où des affrontements entre colons et Palestiniens ont fait un nombre de morts relativement important depuis l’attaque du Hamas. On peut imaginer que de manière discrète, les Américains font pression sur Israël pour éviter les actes de représailles et que ne s’enflamment les violences intercommunautaires.  

On sait que Joe Biden est bien plus critique de l’action du Premier ministre israélien Netanyahu que ne l’était son prédécesseur Donald Trump. Cette crise ressoude-t-elle les liens entre les deux pays ?   

Joe Biden et Benjamin Netanyahu ont incontestablement des divergences. Le président américain est forcément gêné par l’entrée au gouvernement de ministres ouvertement racistes, avec qui le Premier ministre a formé une coalition pour sauver sa peau. Il désapprouve également la poursuite de la colonisation, sous l’influence forte des colons dans l’actuelle coalition.   

Malgré tout, on ne peut pas dire que la crise actuelle a ressoudé les liens car ceux-ci ne se sont pas distendus. Joe Biden n’a absolument rien remis en cause de ce qu’avait décidé Donald Trump, qu’il s’agisse des accords d’Abraham ou bien du transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Avec le retour d’Israël au premier plan de l’actualité, il y a eu une réaffirmation des liens et d’une solidarité totale, du fait de l’ampleur inédite de l’attaque sur territoire israélien. En même temps, face à la promesse israélienne de réponse par la force, les États-Unis sont piégés car ils savent très bien que l’opération va déboucher sur une catastrophe humanitaire.  

Anthony Blinken termine dimanche son marathon diplomatique dans les pays arabes. Qu’espère-t-il obtenir des partenaires régionaux ?   

Outre l’objectif de contenir un éventuel embrasement régional, le secrétaire d’État américain négocie le droit pour les quelque 600 Américains qui sont à Gaza de pouvoir franchir le point de passage entre l’enclave et l’Égypte. À cela s’ajoute la question du sort des otages américains détenus par le Hamas.    

À travers cette tournée, les États-Unis veulent montrer qu’ils sont à la manœuvre. Néanmoins nous savons qu’Israël va décider de son agenda seul et ne tiendra pas compte des demandes de Washington. Cela peut paraitre paradoxal vu l’ampleur de l’aide américaine mais c’est la situation qui prévaut entre les deux pays depuis le début du 21eme siècle. Comme les États-Unis s’interdisent toute pression réelle sur Israël, ses dirigeants savent bien qu’ils peuvent diriger comme ils l’entendent sans s’exposer à la menace de sanctions.  

Qu’en est-il des accords d’Abraham, initiés par l’administration Trump pour normaliser des rapports diplomatiques entre Israël et les pays arabes ? 

Les discussions sont, au mieux, sur pause. L’Arabie saoudite a suspendu les négociations avec Israël et il parait difficile aujourd’hui pour le roi du Maroc de poursuivre son rapprochement avec l’État hébreu. Même si les Émirats et Bahreïn ont condamné les attaques du Hamas, il sera compliqué pour eux de développer des liens avec Israël dans un futur proche.   

Il est inutile pour les États-Unis de s’en occuper car à l’heure actuelle il ne pourront pas les mettre en œuvre ou les revitaliser, et ce vis-à-vis de tout gouvernement arabe y compris les plus autoritaires. 

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Israël affirme avoir tué un chef du Hamas qui a mené l’attaque du 7 octobre

by admin9775 14 octobre 2023
written by admin9775

Si Israël n’a toujours pas lancé son offensive terrestre sur Gaza, l’État hébreu continue de pilonner l’enclave palestinienne et affirme avoir tué plusieurs dirigeants de la branche armée du Hamas, dont des responsables de l’attaque sanglante du 7 octobre. Les forces armées israéliennes ont affirmé avoir procédé à des incursions au sol, vendredi 13 octobre.

Israël poursuit la chasse aux responsables de l’assaut du 7 octobre. Et annonce avoir éliminé Ali Qadi, le commandant de la compagnie de l’unité Nukhba (« élite » en arabe) du Hamas qui a mené l’attaque contre les localités israéliennes situées en bordure de la frontière avec la bande de Gaza, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Il a été tué par un tir aérien, indique le porte-parole de l’armée israélienne à la suite d’informations précises fournies par le Shin Bet, le service de sécurité intérieur israélien.

Ali Qadi était une vieille connaissance des services israéliens.  Arrêté en 2006 pour meurtre et enlèvement, Ali Qadi avait, selon le porte-parole, été libéré par les autorités israéliennes dans le cadre de l’échange de détenus consécutifs à la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit enlevé le 25 juin 2006 par le Hamas et relâché le 18 octobre 2011 après cinq ans et demi de captivité dans la bande de Gaza.

Par ailleurs, Israël affirme également avoir éliminé la nuit dernière le commandant des activités aériennes du Hamas. Mourad Abou Mourad qui, lui aussi, était impliqué dans l’attaque surprise sur Israël il y a une semaine.

Incursions au sol

EDITORS NOTE: Graphic content / TOPSHOT – Palestinians look for survivors from under the rubble of a collapsed building following an Israeli strike, in Khan Yunis in the southern Gaza Strip on October 14, 2023, amid the ongoing battles between Israel and the Palestinian Islamist group Hamas. Thousands of people, both Israeli and Palestinians have died since October 7, 2023, after Palestinian Hamas militants based in the Gaza Strip, entered southern Israel in a surprise attack leading Israel to declare war on Hamas in Gaza on October 8. (Photo by Mahmud HAMS / AFP)

Les forces aériennes israéliennes poursuivent donc leur campagne de bombardement de Gaza. Mais l’armée assure qu’elle cible bien les cellules et infrastructures de la branche armée du Hamas : tunnels, postes de commandement et résidences de ses chefs.  

Pour cibler sa riposte, l’armée israélienne a conduit des incursions au sol vendredi. Des véhicules blindés et des unités d’infanterie ont été déployés quelques heures afin d’éliminer, affirme-t-elle, la menace terroriste et des armes. 

L’enjeu est aussi de collecter des informations permettant de localiser les otages. Ils seraient 120 civils actuellement aux mains du Hamas. Les repérer et ensuite tenter de les libérer dans le dédale urbain et sous-terrain qu’est Gaza est un défi immense pour l’armée israélienne.

Un journaliste vidéo de l’agence Reuters a été tué et six autres journalistes de l’AFP, Reuters et Al-Jazira blessés vendredi dans des bombardements dans le sud du Liban. L’armée israélienne s’est dite samedi « très désolée » de ce décès, indiquant « enquêter », sans reconnaître explicitement une responsabilité.

L’évacuation de la population du nord de la bande de Gaza

La tension est vive aussi à la frontière nord du pays, où l’armée israélienne a annoncé dans la matinée avoir tué « plusieurs terroristes » qui tentaient de s’infiltrer à partir du Liban, après avoir frappé dans la nuit une cible du Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse à une « infiltration » aérienne et des tirs.

Israël continue d’exiger l’évacuation de la population du nord de la bande de Gaza en direction du sud. Tous ceux qui refusent de s’évacuer en direction du sud se mettent en danger, proclame le porte-parole de l’armée israélienne. Une heure après l’expiration de l’ultimatum sur le passage par les corridors d’évacuation, rien de vraiment nouveau. Israël continue à ordonner à la population du nord de l’enclave palestinienne de franchir la ligne transversale de Ouadi Ghaza. Notamment à l’aide de messages SMS. Des sources militaires israéliennes indiquent qu’elles distinguent sur le terrain un important exode de la population.

L’ONG Médecins sans frontières (MSF) France a transmis à RFI l’enregistrement vocal de l’un de ses collaborateurs sur place. Louis Baudoin-Laarman, responsable de la communication pour MSF à Gaza se trouve actuellement dans une base de l’ONU à Khan Younes dans le sud de la bande de Gaza : « Je suis ici avec trente de mes collègues de MSF et d’autres organisations internationales et plusieurs milliers de Palestiniens. Nous sommes tous venus nous réfugier ici hier après une annonce de l’armée israélienne de demander à toutes les personnes au nord de la bande de Gaza d’évacuer. Rien n’a été organisé donc les gens ont pris tout l’espace qu’ils pouvaient dans cette base qui est très grande. Très vite l’espace a été occupé, les gens dorment par terre, partout sur cette base les gens essayent de trouver un peu de sécurité. Il n’y a pas beaucoup de nourriture, tout a été organisé à la dernière minute. »

Une partie de la population de Haute Galilée est dans les abris. Mais nombreux sont les habitants de la région qui ont quitté leurs localités pour se réfugier plus au sud dans des zones plus tranquilles à ce stade.

AFP via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Ukraine: la situation se tend à Avdiïvka alors que les Russes tentent toujours d’«encercler»

by Guyguy Lelo 14 octobre 2023
written by Guyguy Lelo

La situation reste « tendue » ce samedi 14 octobre à Avdiïvka, une ville de l’est de l’Ukraine, cible depuis plusieurs jours d’une offensive d’ampleur des forces russes qui tentent une fois encore de l’«encercler», a indiqué son maire Vitaly Barabach.

La ville d’Avdiïvka, située à 13 kilomètres au nord de Donetsk, sous contrôle de la Russie, était brièvement tombée en juillet 2014 aux mains des séparatistes prorusses soutenus et armés par Moscou, avant de revenir sous contrôle ukrainien. Depuis, elle marque la ligne de front dans cette zone et était déjà régulièrement bombardée avant même l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.

La situation y est « très tendue, pour le cinquième jour déjà, l’ennemi n’a pas cessé d’attaquer ou de bombarder les positions autour de la ville », a déclaré Vitaly Barabach samedi à la télévision ukrainienne. L’objectif des Russes est d’« encercler la ville », a déploré le responsable, pour qui l’armée de Moscou « déploie de plus en plus de troupes » pour faire tomber Avdiïvka.

La nuit dernière a toutefois été « la première nuit » depuis ces derniers jours où « il n’y a pas eu d’attaques à la roquette dans la ville », aujourd’hui largement détruite, a-t-il ajouté. Mais depuis, « les tirs se poursuivent, à partir du nord et du sud de la ville », a-t-il décrit.

Selon le ministère ukrainien de l’Intérieur, le 13 octobre au soir, la Russie a « détruit » complètement « un bâtiment de cinq étages » par une attaque aérienne. « Un homme né en 1959 se trouve probablement sous les décombres, il est actuellement impossible de sortir le corps », a ajouté le ministère sur Telegram, accompagnant son message de photos d’un bâtiment en ruines. « La police demande aux habitants d’évacuer », a-t-il ajouté.

Les évacuations difficiles des civils

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait assuré jeudi 12 octobre que son armée « tenait bon » et résistait à l’assaut russe, tandis que les troupes russes affirmaient, elles, avoir « amélioré » ces derniers jours leurs positions dans le secteur.

Selon le maire, 1 622 civils demeurent à Avdiïvka et les évacuations y sont difficiles du fait des constants bombardements. Avant l’invasion russe, la cité comptait 30 000 habitants.

RFI via CONGO PUB Online

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Marine Le Pen condamnée pour diffamation envers la Cimade

by admin9775 13 octobre 2023
written by admin9775

« La Cimade organise en réalité la filière d’immigration clandestine en provenant des Comores » à Mayotte, avait-elle déclaré, lors d’un entretien diffusé sur BFM-TV en janvier 2022.

Marine Le Pen a été condamnée, vendredi 13 octobre, à 500 euros d’amende avec sursis pour diffamation envers la Cimade, après avoir accusé l’association d’aide aux migrants d’organiser « la filière d’immigration clandestine en provenance des Comores » à Mayotte, a appris l’Agence France-Presse.

La cheffe de file du Rassemblement national avait accusé les associations humanitaires d’être « parfois » « complices des passeurs », lors d’un entretien diffusé sur BFM-TV en janvier 2022. A la question « est ce que les associations humanitaires sont complices du délit d’entrée ? », Marine Le Pen, alors candidate à l’élection présidentielle d’avril 2022, avait répondu : « Parfois oui. Ils sont même complices des passeurs, oui, parfois. »

Elle avait ensuite visé directement la Cimade, association engagée contre la xénophobie et l’exclusion des personnes immigrées, pour ses actions à Mayotte. « La Cimade organise en réalité la filière d’immigration clandestine en provenant des Comores » à Mayotte, avait-elle déclaré.

Les « limites de la liberté d’expression [ont] été franchies »

Elle avait enfin pointé du doigt les subventions versées aux associations, appelant à arrêter de verser des subventions « à des gens qui organisent quelque chose qui est illégal ».

Elle a été reconnue coupable des faits de diffamation publique envers un particulier, la justice estimant que les propos « ont dépassé la dose d’exagération possible dans le contexte dans lequel ils ont été prononcés » et que « les limites de la liberté d’expression [ont] été franchies ».

Elle a été condamnée à 500 euros d’amende avec sursis, ainsi qu’à deux mille euros de frais de justice et un euro à titre de dommages et intérêts.

Le Monde via CONGO PUB Online

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