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Monde

À la UneMonde

Droits de douane: la pause pour l’UE prolongée jusqu’au 9 juillet, annoncent Donald Trump et Ursula von der Leyen

by admin9775 26 mai 2025
written by admin9775

À l’issue d’une conversation téléphonique ce dimanche 25 mai, le président américain et la présidente de la Commission européenne ont tous deux annoncé que les droits de douane de 50% sur les produits européens importés aux États-Unis annoncés par Donald Trump vendredi n’entreraient pas en vigueur avant le 9 juillet, afin de laisser le temps aux deux partenaires de conclure un accord. Washington avait initialement indiqué que ces nouveaux tarifs seraient effectifs à compter du 1er juin.

Donald Trump et Ursula von der Leyen ont tous les deux annoncé, dimanche 25 mai, une prolongation jusqu’au 9 juillet de la pause dans les droits de douane de 50% imposés par les États-Unis à l’Union européenne (UE). La présidente de la Commission européenne a appelé le président américain au sujet de ces droits de douane qui étaient initialement suspendus jusqu’au 1er juin et auxquels l’UE a menacé de répliquer par des taxes sur certaines importations américaines.

« Elle vient de m’appeler et elle a demandé une prolongation de la date du 1er juin, et elle a dit qu’elle voulait entamer des négociations sérieuses », a déclaré Donald Trump avant d’embarquer dans Air Force One, au retour de son week-end dans le New Jersey. « Nous avons eu une très bonne conversation et j’ai accepté de déplacer la date au 9 juillet. […] J’ai accepté, et elle m’a dit que nous allions rapidement nous rencontrer et voir si nous pouvions trouver une solution », a poursuivi ce dernier.

les États-Unis doivent mener des « négociations sérieuses »

Juste avant, Ursula von der Leyen avait, de son côté, fait état d’un « bon appel » avec le président américain. « L’Europe est prête à faire avancer les négociations de manière rapide et décisive. Pour parvenir à un bon accord, nous aurons besoin de temps jusqu’au 9 juillet », a-t-elle déclaré sur le réseau social X, rappelant que « L’UE et les États-Unis entretiennent les relations commerciales les plus importantes et les plus étroites au monde ».

Vendredi 23 mai, Donald Trump avait affirmé qu’il ne « cherchait pas d’accord » commercial avec Bruxelles et avait menacé d’imposer des droits de douane de 50% sur les importations en provenance des Vingt-Sept dès le 1er juin. La Commission européenne, qui négocie les accords commerciaux au nom de l’UE, avait aussitôt réagi en réclamant du respect de la part de Washington. Dimanche 25 mai, le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a quant à lui exhorté les États-Unis à mener des « négociations sérieuses ». « Les droits de douane américains mettent en danger l’économie américaine tout autant que l’économie allemande et européenne », a-t-il affirmé dans un entretien à l’édition dominicale du quotidien Bild.

L’UE frappée à trois reprises par des droits de douane américains depuis la mi-mars

Au début du mois de mai, l’UE avait menacé de taxer pour 95 milliards d’euros d’importations américaines, dont les voitures et avions, en cas d’échec des négociations commerciales avec Trump. La Commission avait aussi annoncé qu’elle allait saisir l’Organisation mondiale du commerce (OMC) contre les mesures commerciales dont elle est victime de la part des États-Unis.

Au cours des derniers mois, l’UE a été frappée à trois reprises par des droits de douane de l’administration américaine : 25% sur l’acier et l’aluminium, annoncés mi-mars, 25% sur les automobiles, puis 20% sur tous les autres produits européens, en avril. Cette dernière surtaxe, pour l’UE comme pour de nombreux autres pays, a été suspendue jusqu’au 9 juillet pour engager une négociation. Mais des droits de douane de 10% restent appliqués sur la plupart des biens exportés aux États-Unis par les Vingt-Sept.

RFI

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À la UneMonde

Turquie: Recep Tayyip Erdogan décrète la «décennie de la famille» pour relancer la natalité

by admin9775 24 mai 2025
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Alors que la Turquie a vu son taux de natalité tomber à 1,51 enfant par femme au début de 2025, soit un niveau très en-deçà du taux de renouvellement des générations fixé à 2,05, le président turc avait baptisé 2025 « année de la famille » au mois de janvier dernier. La situation étant loin de s’être améliorée cinq mois plus tard, Recep Tayyip Erdogan a surenchéri, vendredi 23 mai, en déclarant que les autorités se mobiliseraient pour « la décennie de la famille et de la population » lors du Forum international de la famille.

Le taux de natalité enregistré en Turquie ces dernières années chute spectaculairement. Alors qu’il ne s’élevait déjà plus qu’à 1,51 enfant par femme au début de 2025, cinq mois plus tard, il est tombé à 1,48, à un niveau jamais vu dans le pays. Par comparaison, en 2001, le taux de natalité turc était de 2,38 enfants par femme, rappelle l’Institut national des statistiques.

Après avoir annoncé une série de mesures d’incitation à la procréation au mois de janvier, le président Recep Tayyip Erdogan est revenu à la charge, vendredi 23 mai : « Le taux de natalité de la Turquie est tombé à 1,48 [enfant par femme] pour la première fois dans notre histoire. C’est un désastre. Nous mettons en œuvre des politiques très importantes qui encourageront le mariage et la procréation, conformément à notre appel à avoir au moins trois enfants », a-t-il déclaré.

Concernant les causes probables du phénomène, le chef de l’État accuse, une nouvelle fois, le « fléau » et la « perversion » du  mouvement LGBTQ+ : « Ce mouvement s’est littéralement transformé en fascisme. Je tiens à dire que nous ne tolérerons aucune idéologie qui déclare la guerre à la famille et aucune tyrannie qui nie la nature des êtres humains ». Le président, lui-même père de quatre enfants, entend même lutter contre le mouvement LGBTQ+ pour « sauver l’humanité ».

Le président Erdogan a enfin balayé l’argument économique d’un revers de main, affirmant que la perte du pouvoir d’achat des Turcs n’avait pas d’impact sur la chute de la natalité dans son pays.

RFI

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À la UneMonde

Benyamin Netanyahu défie la justice en nommant le général David Zini nouveau chef du Shin Bet

by admin9775 23 mai 2025
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Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a annoncé ce jeudi 22 mai avoir choisi le général de division David Zini comme prochain chef de l’Agence de la sécurité intérieure, défiant l’interdit que lui avait signifié la veille la procureure générale de l’État.

L’annonce est tombée dans la soirée via un communiqué du bureau de Benyamin Netanyahu. Il indique que le Premier ministre a pris la décision « de nommer le général de division David Zini comme prochain chef du Shin Bet ». « Le général Zini a occupé de nombreux postes opérationnels et de commandement dans les Forces de défense israéliennes », précisent les services du chef du gouvernement israélien. 

Juif pratiquant à tendance messianique, raison pour laquelle le Premier ministre israélien avait refusé dans le passé de le nommer au poste d’attaché militaire, David Zini est père de onze enfants, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Il est le fils d’immigrants venus de France et sa grand-mère est une rescapée du camp d’extermination Auschwitz. Général de division, fondateur de la brigade Commando, combattant de la Sayeret Matkal, une unité d’élite où ont servi Benyamin Netanyahu et son frère Yoni, Zini est un proche de la famille de Netanyahu. Il était également chargé du compliqué dossier de la mobilisation des ultra-orthodoxes. Le bureau du Premier ministre souligne que quelques mois avant le 7 octobre, il avait rédigé un rapport alertant sur l’impréparation de la Brigade de Gaza face à une éventuelle attaque-surprise.

Le général Zini est actuellement chef du commandement de cette formation et du corps d’Etat-major général. Le gouvernement le crédite d’avoir rédigé en mars 2023 un rapport exposant les failles de l’armée israélienne en cas « d’incursion surprise » en Israël à partir de la bande de Gaza.

Un processus « vicié »

La procureure générale de l’État, Gali Baharav Miara, a réagi en dénonçant un processus de nomination « vicié ». La veille, elle avait interdit à Benyamin Netanyahu de nommer en l’état un successeur au chef démissionnaire du Shin Bet, Ronen Bar. Arguant d’un « conflit d’intérêts » du Premier ministre dans cette affaire, elle avait justifié sa décision en s’appuyant sur un arrêt rendu le même soir par la Cour suprême et jugeant « contraire à la loi » la décision prise en mars par le gouvernement de limoger Ronen Bar. En cause, une enquête du Shin Bet diligentée par son chef sortant et visant des proches de Benyamin Netanyahu soupçonnés d’avoir touché des pots-de-vin du Qatar.

Mais le chef de l’exécutif a campé sur sa ligne, affirmant qu’il avait bel et bien l’intention de proposer un candidat au vote du gouvernement. Benyamin Netanyahu assure que le gouvernement peut décider à sa guise de nommer et renvoyer le chef du Shin Bet. Il reproche à Ronen Bar de n’avoir pas su empêcher l’attaque sanglante du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023.

L’intéressé, qui a reconnu sa responsabilité personnelle dans cet échec, a toujours soutenu que la décision du Premier ministre de le limoger était motivée par une animosité personnelle à son endroit et non pour des raisons liées à ses compétences professionnelles. Il avait finalement accepté de jeter l’éponge fin avril, en annonçant qu’il quitterait ses fonctions le 15 juin, non sans adresser à la Cour suprême une déclaration écrite affirmant que le Premier ministre avait exigé de lui une loyauté personnelle et lui avait ordonné d’espionner des manifestants antigouvernementaux, ce que Benyamin Netanyahu a qualifié de « mensonge absolu ».

Le chef de l’opposition israélienne, Yaïr Lapid, a appelé ce jeudi soir David Zini à refuser de prendre la direction du Shin Bet, « tant que la Cour suprême ne s’est pas prononcée sur cette affaire ». « Il s’agit d’un test crucial pour l’État de droit en Israël », a de son côté réagi le Mouvement pour un gouvernement de qualité, une ONG qui lutte pour la transparence en politique. L’organisation prévient qu’elle « ne restera pas indifférente face à cette démarche effrontée ». « Dans les prochains jours, nous soumettrons un nouveau recours à la Haute Cour de justice contre cette nomination invalide et nous continuerons à résister fermement aux tentatives de défier le système judiciaire », ajoute-t-elle.

RFI

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À la UneMonde

Échanges musclés, mais pas de débordements à la Maison Blanche entre Donald Trump et Cyril Ramaphosa

by admin9775 21 mai 2025
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C’était une rencontre très attendue. Attendue avec une certaine inquiétude étant donnéles relations notoirement difficiles entre l’Afrique du Sud et les États-Unis depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Le président américain a donc reçu ce mercredi 21 mai son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa dans le Bureau ovale.

Les deux hommes ont dit devant les médias ce qu’ils avaient à se dire, mais l’échange est resté courtois. La tension était palpable, mais jamais les choses n’ont dérapé comme cela avait été le cas lors de la réception de Volodymyr Zelensky en février dernier. Et pourtant, la Maison Blanche avait préparé son affaire, puisque après les politesses d’usage Donald Trump a fait diffuser des images de réunions publiques où des leaders politiques appellent à tuer des Blancs, et d’autres d’alignement de croix dont Donald Trump a dit qu’elles étaient les sépultures de fermiers blancs.

Cyril Ramaphosa, a expliqué que les mouvements politiques représentés dans ces vidéos ne font pas partie de sa coalition et que ce n’est pas la politique de l’Afrique du Sud que de mettre en place ces appels à la haine. Il assure que non, il n’y a pas d’expropriation de terres agricoles sans compensation en Afrique du Sud. Enfin, lui et sa délégation ont expliqué à Donald Trump que le pays fait face à un problème de criminalité qui touche certes les fermiers blancs, mais qui est général et coute encore plus de vies à la population noire et il a demandé à Donald Trump l’aide des États-Unis pour lutter contre cette criminalité endémique par des moyens technologiques et par des moyens économiques à travers un partenariat renouvelé.

Une délégation sud-africaine savamment composée

Les membres de la délégation sud-africaine lors de la rencontre du président américain Donald Trump avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 21 mai 2025.
Les membres de la délégation sud-africaine lors de la rencontre du président américain Donald Trump avec le président sud-africain Cyril Ramaphosa dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 21 mai 2025. AFP – JIM WATSON

Cyril Ramaphosa est venu accompagné d’une délégation très diverse, notamment par la couleur de la peau. Avec en particulier son ministre de l’Agriculture, John Steenhuisen qui, comme son nom l’indique, est un Afrikaner, la minorité soi-disant persécutée dans le pays selon l’administration américaine. Il a défendu la politique agricole sud-africaine. Et puis le président sud-africain a su prendre son homologue par les sentiments en faisant appel à sa passion du golf avec, dans sa délégation, deux grands joueurs sud-africains, Ernie Els et Retief Goosen, ce qui a eu le don d’amadouer Donald Trump et de permettre que la rencontre se termine civilement.

L’arrivée le 12 mai d’environ 50 membres de la minorité afrikaner, après que Donald Trump les a appelés à quitter leur pays et à trouver refuge aux États-Unis, a été très mal reçue à Pretoria. Le président américain affirme, sans preuves tangibles, que les blancs sont victimes d’un « génocide » en Afrique du Sud, le pays de l’ancien régime de l’apartheid. Il menace de snober le premier sommet du G20 sur le continent africain en novembre à Johannesburg et a fait expulser l’ambassadeur sud-africain à Washington en mars. Les États-Unis sont le deuxième partenaire commercial de Pretoria derrière la Chine.

RFI

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À la UneMonde

Donald Trump annonce la levée des sanctions américaines contre la Syrie

by admin9775 14 mai 2025
written by admin9775

Le président américain Donald Trump a créé la surprise, ce mardi 13 mai, en annonçant depuis Riyad, en Arabie saoudite, qu’il levait les sanctions américaines contre la Syrie, à la veille de sa rencontre avec le président syrien par intérim Ahmed al-Charaa en Arabie saoudite qui a eu lieu ce mercredi.

« Je vais ordonner l’arrêt des sanctions contre la Syrie pour leur donner une chance de grandeur », a dit le président américain, en indiquant être parvenu à cette décision après des demandes pressantes de son hôte, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman.

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a salué cette décision du président américain, évoquant un « tournant décisif » pour son pays. Cité par l’agence officielle syrienne Sana, Assaad al-Chaibani a indiqué que cette levée des sanctions américaines intervenait alors que la Syrie se dirige « vers un avenir de stabilité, d’autosuffisance et de véritable reconstruction après des années de guerre destructrice ».

Rencontre entre Trump et al-Charaa

Donald Trump a surpris en faisant cette annonce à la veille d’une rencontre prévue mercredi 14 mai en Arabie saoudite avec le président Ahmed al-Charaa. Un haut responsable américain a fait savoir, peu avant l’annonce de la levée des sanctions, que le président américain avait « accepté de saluer » le président syrien par intérim, au pouvoir depuis la chute de Bachar el-Assad fin 2024. L’entrevue, annoncée comme brève et informelle par Washington, a débuté ce mercredi autour de 10h15 (07h15 GMT) peu avant une réunion du Conseil de coopération du Golfe (CCG), organisation de six pays de la région.

Selon l’agence de presse officielle turque, le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est joint par internet à la conversation. Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane y a aussi participé, selon une photo publiée par l’agence de presse officielle saoudienne, qui montre une poignée de main entre le président américain et le nouveau chef de l’État syrien, arrivé au pouvoir en décembre à la tête d’une coalition de forces islamistes qui ont renversé Bachar al-Assad.

Le milliardaire conservateur a reconnu avoir pris cette décision après des demandes répétées de Mohammed ben Salman. Accueilli en grande pompe à Riyad, Donald Trump n’a pas manqué de louer son interlocuteur saoudien. « Qu’est-ce que je ne ferais pas pour le prince héritier », a-t-il lâché en faisant mine de soupirer.

« On en a eu, des annonces… »

Dans les rues de Damas, où l’économie survit au ralenti depuis plus d’une décennie, l’annonce américaine résonne comme une lueur d’espoir, constate notre correspondant, Mohamed Errami. Pour beaucoup, la levée des sanctions pourrait enfin relancer une reconstruction en panne et alléger le poids de la misère quotidienne.  « Avant 2011, il n’y avait pas de sanctions. Nous avions tout dans le pays. On était un pays où l’on ne manquait de rien. S’ils lèvent vraiment les sanctions, évidemment que la situation va devenir vraiment meilleure au niveau social, économique et touristique. Mais il faut surtout que le gouvernement fasse une chose très importante : faire respecter la loi et que tout le monde y soit soumis de la même manière », confie Ahmed, commerçant, au micro de notre correspondant à Damas, Mohamed Errami.

L’enthousiasme reste prudent dans la capitale syrienne, où l’on a appris à se méfier. Jamal, serveur dans un salon à thé de la vieille ville, a conscience que même si cette annonce est une bonne nouvelle, il va falloir au moins plusieurs mois avant d’en voir les effets concrets sur le quotidien : « On en a eu, des annonces. Mais si les sanctions tombent vraiment… Ce qu’on espère, c’est que ce soit inscrit de manière officielle et que ça ne bouge plus. »

Dans une ville exsangue, l’annonce de Donald Trump agit comme un électrochoc. Reste à voir si la rencontre à Riyad avec le président Ahmed Al-Charaa marquera un tournant, ou s’il ne s’agira que d’un épisode de plus dans la longue histoire des espoirs déçus. En attendant, à Damas, on guette – sans trop y croire – les premiers signes d’un vrai changement.

RFI

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À la UneMonde

Donald Trump en visite en Arabie saoudite: une alliance stratégique, économique et personnelle

by admin9775 14 mai 2025
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Donald Trump débarque au Moyen-Orient ce mardi 13 mai avec une première étape à Riyad. Une halte hautement symbolique pour le président américain, qui entretient depuis huit ans une relation privilégiée avec l’Arabie saoudite. Une alliance stratégique, économique… et personnelle.

Dès son premier mandat, Donald Trump avait choisi l’Arabie saoudite pour sa première visite programmée à l’étranger. Chez celui qu’il considère comme un ami, le souverain Mohammed ben Salman, sous les dorures. Riyad avait acheté pour des dizaines de milliards de dollars d’armes américaines, et Washington fermé les yeux sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

Huit ans plus tard, la formule reste intacte. Une visite américaine consacrant une alliance stratégique avec le royaume contre des investissements massifs. La presse américaine évoque des contrats d’une valeur de plus de 600 milliards de dollars promis côté saoudien, dans l’IA, les semi-conducteurs et les infrastructures. Peut-être 1 000 milliards même pour le président Trump qui aime les chiffres ronds. La Trump Organization tire profit de cette entente puisque plusieurs projets immobiliers doivent être dévoilés.

Donald Trump a promis de grandes annonces…

Par ailleurs, entre les deux pays, il y a toujours les négociations en cours pour l’accession de l’Arabie saoudite à des capacités nucléaires civiles. L’activisme diplomatique américain dans la région trouvera à Riyad un terrain propice pour discuter des nombreux dossiers brûlants, notamment de l’Iran.

Donald Trump a promis de grandes annonces. Est-ce qu’elles concerneront Gaza ? La normalisation avec Israël ? Le mystère est savamment entretenu et les attentes dans la région sont immenses.

Les intérêts personnels de Donald Trump dans les pays du golfe Persique

Donald Trump est en visite d’affaire en Arabie saoudite, puis au Qatar et aux Émirats arabes unis où la Trump Organization – la société familiale  –, a de nombreux projets. La famille Trump mise sur le tourisme de ces monarchies pétrolières. On a pu voir Eric Trump, un des fils du président, à Dubaï fin avril. Pas pour des vacances, mais plutôt un voyage affaires pour promouvoir sa cryptomonnaie USD One. Invité d’honneur d’une conférence où le fonds émirien MGX a annoncé qu’il utiliserait USD One pour investir deux milliards de dollars dans la plateforme de cryptoactifs Binance.

La Trump Organization a aussi récemment dévoilé le gratte-ciel d’un milliard de dollars qu’elle compte bâtir à Dubaï et les appartements pourront être achetés en cryptomonnaies. Également signé le mois dernier un contrat pour la construction d’un golf et de résidences de luxe au Qatar. Ajoutez à cela une tour Trump à Jeddah en Arabie saoudite et un autre projet immobilier à 4 milliards de dollars à Oman.

Officiellement, Donald Trump ne gère rien, mais il est toujours actionnaire du conglomérat. Aucun conflit d’intérêt, assure la Maison Blanche. Sa porte-parole Karoline Leavitt l’assure d’ailleurs : Donald Trump perd de l’argent en étant président. 

RFI

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L’Inde et le Pakistan s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu conclu plus tôt dans la journée

by admin9775 11 mai 2025
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L’Inde et le Pakistan ont accepté samedi 10 mai de cesser leurs hostilités après quatre jours d’attaques meurtrières de drones, de tirs d’artillerie et de frappes de missiles, mais quelques heures plus tard, les deux pays se sont accusés mutuellement de violer le cessez-le-feu.

Le gouvernement indien a accusé samedi 10 mai le Pakistan de « violations répétées » du cessez-le-feu, affirmant que son armée y avait riposté « de façon appropriée ». « Il y a eu ces dernières heures des violations répétées » de l’accord, a déclaré devant la presse le secrétaire du ministère des Affaires extérieures, Vikram Misri, « les forces armées ont répondu de façon appropriée à ces violations ».

De son côté, le Pakistan « maintient son engagement à appliquer fidèlement » le cessez-le-feu convenu avec l’Inde après les accusations de violations formulées par New Delhi qui se dit contraint aux représailles, a affirmé son ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les forces armées pakistanaises « gèrent la situation avec responsabilité et retenue », a avancé le ministère, accusant l’Inde de commettre elle-même des violations du cessez-le-feu. « Nous pensons que toute question relative à la mise en œuvre diligente du cessez-le-feu doit être abordée par le biais d’une communication aux niveaux appropriés. Les troupes sur le terrain devraient également faire preuve de retenue », ajoute le communiqué.

Donald Trump avait annoncé un cessez-le-feu « total et immédiat » entre les deux pays

Plus tôt dans la journée, le président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu « total et immédiat » entre l’Inde et le Pakistan. Les deux ennemis jurés se livrent depuis mercredi à une intense confrontation militaire, avec attaques de drones, de missiles et échanges de tirs sur leur frontière contestée au Cachemire.

« Après une longue nuit de discussions sous la médiation américaine, je suis heureux d’annoncer que l’Inde et le Pakistan ont accepté un CESSEZ-LE-FEU TOTAL ET IMMÉDIAT », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, adressant ses « félicitations aux deux pays » pour leur « bon sens et grande intelligence ».

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Dans la foulée, le ministre pakistanais des Affaires étrangères Ishaq Dar a annoncé que le Pakistan et l’Inde avaient accepté « un cessez-le-feu avec effet immédiat » dans un message sur X, confirmant l’annonce du président américain Donald Trump. L’Autorité pakistanaise de l’aviation a aussi annoncé rouvrir son espace aérien.

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« L’Inde et le Pakistan sont parvenus aujourd’hui à un accord sur un cessez-le-feu et l’arrêt des opérations militaires », avait également confirmé le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, lors d’une conférence de presse.

À New Delhi, une source gouvernementale indienne indiquait toutefois que le cessez-le-feu avait été directement négocié entre l’Inde et le Pakistan et que les deux pays voisins n’avaient pas prévu de discuter d’autre chose que du cessez-le-feu. Le conflit autour de l’eau n’a donc pas été abordé. L’Inde menace toujours d’assécher les fleuves qui irriguent le Pakistan après avoir mis fin au traité de partage des eaux entre les deux pays.

De nouvelles discussions prévues pour le 12 mai

Le cessez-le-feu a été négocié entre le responsable des opérations militaires du Pakistan et son homologue indien lors d’un échange téléphonique samedi après-midi, a précisé le secrétaire du ministère, Vikram Misri, devant la presse. « Les responsables des opérations militaires se reparleront le 12 mai », a-t-il ajouté

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a pour sa part déclaré que l’accord faisait suite à des négociations approfondies entre lui-même et le vice-président J.D. Vance avec les Premiers ministres indiens et pakistanais Narendra Modi et Shehbaz Sharif, ainsi que d’autres hauts responsables.

« Je suis heureux d’annoncer que les gouvernements de l’Inde et du Pakistan ont accepté un cessez-le-feu immédiat et de commencer des pourparlers sur un large éventail de questions dans un lieu neutre, a déclaré Rubio sur X. Nous saluons les Premiers ministres Modi et Sharif pour leur sagesse, prudence et l’esprit d’État dans le choix de la voie de la paix », a-t-il ajouté. 

Ce cessez-le-feu met fin à quatre jours d’affrontements particulièrement violents, les plus graves entre les deux puissances nucléaires depuis des décennies. Soixante civils ont été tués, des deux côtés de la frontière. L’accord a été accueilli avec soulagement par la population en Inde et au Pakistan. Des rassemblements spontanés de badauds s’offrant des sucreries ont eu lieu à travers le Pakistan, relate notre correspondante à Islamabad, Sonia Ghezali. Mais l’armée indienne a prévenu que toute action militaire ou future escalade de la part du Pakistan recevra une réponse « ferme et décisive », précise de son côté notre correspondante à New Delhi, Léa Aujal.

« La désescalade est dans l’intérêt de tous », dit le Royaume-Uni

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a salué samedi l’accord de cessez-le-feu conclu entre l’Inde et le Pakistan, disant espérer qu’il aboutisse à « une paix durable ». « Le secrétaire général salue l’accord de cessez-le-feu entre l’Inde et le Pakistan comme une mesure positive vers la fin des hostilités actuelles et la réduction des tensions. Il espère que cet accord contribuera à une paix durable et créera un environnement propice au règlement de problèmes plus vastes et de longue date entre les deux pays », selon un communiqué de son porte-parole.

Le cessez-le-feu est « extrêmement bienvenu », a salué le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy. « J’exhorte les deux parties à le maintenir. La désescalade est dans l’intérêt de tous », a ajouté le chef de la diplomatie britannique sur X.

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Le ministère allemand des Affaires étrangères a salué, lui aussi, le cessez-le-feu, jugeant qu’il s’agissait d’« une première étape importante pour sortir de la spirale de l’escalade ». « Le dialogue est essentiel. Le gouvernement allemand a été en contact avec les deux parties ces derniers jours », a ajouté le ministère dans un message sur son compte X.

Son homologue français Jean-Noël Barrot a souligné que « La France encourage les parties à assurer un cessez-le-feu durable et souligne la nécessité de poursuivre la lutte contre les groupes terroristes », écrit-il également sur X.

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L’Iran a exprimé l’espoir que le cessez-le-feu puisse « garantir une paix durable ». Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a également appelé les deux pays à « saisir cette occasion pour réduire les tensions et instaurer une paix durable dans la région ».

Pékin soutient les efforts de l’Inde et du Pakistan pour conclure un cessez-le-feu et reste « disposé à continuer à jouer un rôle constructif » dans ce processus, a dit le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, selon l’agence Chine nouvelle. M. Wang a tenu ces propos lors d’un entretien téléphonique avec son homologue pakistanais, Ishaq Dar, et a ajouté que la Chine restait préoccupée par toute escalade du conflit, étant donné qu’elle partage des frontières avec les deux pays, a précisé le média d’État chinois.

AFP

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Ukraine : Macron à Kiev avec Merz, Starmer et Tusk pour appeler Moscou à un cessez-le-feu

by admin9775 10 mai 2025
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Le président français est arrivé samedi dans la capitale ukrainienne avec le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk pour réaffirmer leur solidarité avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Le président français est arrivé samedi dans la capitale ukrainienne avec le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk pour réaffirmer leur solidarité avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Le président français Emmanuel Macron se prépare à monter à bord d'un train en direction de l'Ukraine à Przemysl en Pologne, le 9 mai 2025

01:53

Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Keir Starmer et Donald Tusk sont arrivés à Kiev samedi 10 mai pour afficher leur soutien à l’Ukraine et réclamer, de concert avec les États-Unis, un « cessez-le-feu complet et inconditionnel de 30 jours » à Moscou, au lendemain d’une démonstration de force diplomatique russe.

Cette visite des dirigeants français, allemand, britannique et polonais répond, symboliquement, aux commémorations en grande pompe des 80 ans de la victoire sur l’Allemagne nazie tenues vendredi sur la place Rouge autour du président russe Vladimir Poutine et d’une vingtaine de dirigeants étrangers, dont le président chinois Xi Jinping.

« Nous continuerons d’accroître notre soutien à l’Ukraine. Nous intensifierons notre pression sur la machine de guerre russe jusqu’à ce que la Russie accepte un cessez-le-feu durable », préviennent-ils dans une déclaration commune.

« Coalition des volontaires »

À Kiev, le quatuor européen doit tenir, au côté du président ukrainien Volodymyr Zelensky, une réunion virtuelle avec les autres dirigeants de la « coalition des volontaires », ces pays occidentaux, essentiellement européens, prêts à apporter des « garanties de sécurité » à l’Ukraine.

Ils informeront ainsi les autres pays des « progrès réalisés en vue d’une future coalition rassemblant des forces aériennes, terrestres et maritimes pour aider à régénérer les forces armées ukrainiennes après un éventuel accord de paix et pour renforcer la confiance en la paix future », selon leur déclaration.

Le président français et le Premier ministre britannique assurent le pilotage de cette coalition aux contours encore flous qui s’est déjà réunie à Paris et Londres.

Emmanuel Macron entouré de Keir Starmer (gauche) et Friedrich Merz (droite) lors d'une réunion trilatérale à bord d'un train pour l'Ukraine, le 9 mai 2025
Emmanuel Macron entouré de Keir Starmer (gauche) et Friedrich Merz (droite) lors d’une réunion trilatérale à bord d’un train pour l’Ukraine, le 9 mai 2025 © Ludovic MARIN / POOL/AFP

Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz ont embarqué dans le même train en Pologne près de la frontière avec l’Ukraine et se sont retrouvés en tenue décontractée dans un wagon pour un échange à trois, ont constaté vendredi soir des journalistes de l’AFP.

Les Européens se rendent à Kiev forts de l’appel du président américain Donald Trump, qui a pressé jeudi la Russie d’accepter un « cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours ». Il a menacé de nouvelles sanctions occidentales en cas d’échec.

Emmanuel Macron a affirmé vendredi souhaiter aboutir « dans les prochaines heures et les prochains jours » à un plan commun américano-européen de cessez-le-feu, assorti de nouvelles « sanctions économiques massives » en cas d’échec.

« Nous réaffirmons notre soutien aux appels lancés par le président Trump en faveur d’un accord de paix et nous demandons à la Russie de cesser (d’y) faire obstacle », ont martelé les quatre dirigeants européens.

« Aux côtés des États-Unis, nous appelons la Russie à accepter un cessez-le-feu complet et inconditionnel de 30 jours afin de permettre la tenue de pourparlers en vue d’une paix juste et durable », ajoutent ces dirigeants qui doivent aussi rendre « hommage aux défenseurs de l’Ukraine tués et blessés lors de cette guerre menée par la Russie, sur la place Maïdan, où flottent des drapeaux en souvenir de ces victimes ».

Armes occidentales

Photo diffusée par l'agence d'État russe Sputnik du président russe Vladimir Poutine saluant les commandants militaires après le défilé militaire du Jour de la Victoire sur la Place Rouge, à Moscou, le 9 mai 2025
Photo diffusée par l’agence d’État russe Sputnik du président russe Vladimir Poutine saluant les commandants militaires après le défilé militaire du Jour de la Victoire sur la Place Rouge, à Moscou, le 9 mai 2025 © Gavriil Grigorov / POOL/AFP

Vendredi à Moscou, Vladimir Poutine a célébré le « courage » des soldats russes engagés dans le conflit depuis l’invasion du pays voisin qu’il a ordonné en février 2022. La guerre en Ukraine a fait des dizaines de milliers de morts et la Russie occupe actuellement 20 % du territoire ukrainien.

Sur la chaîne américaine ABC, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé qu’un cessez-le-feu devrait être précédé d’un arrêt des livraisons d’armes occidentales, faute de quoi cela donnerait « un avantage à l’Ukraine » à un moment où « les troupes russes avancent de manière assurée » sur le front. Il a jugé que l’Ukraine n’était « pas prête à des négociations immédiates » en vue d’une solution diplomatique.

Moscou a rejeté pour l’instant les appels au cessez-le-feu, se contenant de décréter unilatéralement une trêve de trois jours ; qui doit s’achever samedi, à l’occasion des célébrations de la victoire sur l’Allemagne nazie. L’Ukraine a évoqué des centaines des violations.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier, et son début de rapprochement spectaculaire avec le maître du Kremlin, les Ukrainiens et les Européens redoutent un accord qui se nouerait sans leur consentement. Mais ils espèrent avoir réussi à accorder leurs violons avec le président américain, notamment depuis un tête-à-tête Trump-Zelenksy à Rome à l’occasion des funérailles du pape François le 26 avril.

Pour Emmanuel Macron, il s’agit de la deuxième visite en Ukraine depuis le début de la guerre après celle de juin 2022 – à l’époque avec les dirigeants allemand et italien. Il a plusieurs fois dit vouloir y retourner, tout en plaidant qu’un déplacement devrait être « utile ».

« Il y a toute une série de symboles », explique son entourage à l’AFP pour justifier le choix de ce 10 mai.

« Que les dirigeants de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la Pologne viennent en bloc quatre jours après l’élection du chancelier allemand, ça montre l’unité, la force, la réactivité de l’Europe », estime un proche du président français. « Et puis c’est en miroir avec les célébrations de Poutine. »

Avec AFP

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À la UneMonde

9-Mai: une cérémonie moscovite aux accents très diplomatiques

by admin9775 9 mai 2025
written by admin9775

Ces commémorations des 80 ans de la guerre mondiale ont été placées, comme les éditions précédentes, sous le signe de la filiation directe avec la guerre russe en Ukraine. Mais Vladimir Poutine a aussi pris soin de ménager chacun de ses alliés et partenaires importants du moment, et notamment la Chine, les États-Unis et la Corée du Nord.

Sur la place Rouge aux côtés de Vladimir Poutine étaient présents ses alliés du moment, de l’Asie à l’Afrique en passant par l’Amérique latine, mais le Kremlin n’a quasiment pas pu élargir. Pour célébrer les 80 ans de la victoire contre l’Allemagne nazie, aucun représentant – ou presque – des alliés de l’époque à l’ouest, à l’exception notable, parmi les membres de l’Union européenne du Premier ministre slovaque, n’étaient présents.

Depuis le début de la guerre, jamais le petit écran russe ne s’est montré aussi déterminé à vouloir démontrer que la Russie n’est pas isolée. Une présentatrice de la télévision d’État a ainsi comparé les tribunes et le défilé au sommet des Brics à Kazan. Et tant pis, si, en réalité, le cercle était vraiment bien moins large – le Premier ministre indien Narendra Modi était par exemple absent -. Pour le pouvoir, il fallait montrer à l’opinion public le plus de dirigeants possibles,« malgré l’ignorance de l’ouest », a ainsi insisté un commentateur, « le centre de la diplomatie est au Kremlin ».

11 500 soldats ont défilé sur la place Rouge, selon les chiffres donnés par l’agence étatique Tass. Parmi eux, des soldats de 13 pays ont aussi pris part à la parade comme la Chine, le Vietnam, la Birmanie et l’Égypte. Aucun Nord-Coréen n’a battu le pavé moscovite sous les yeux d’un Xi Jinping qui n’a jamais été aussi proche de son homologue russe, mais qu’on sait aussi soucieux de voir Pyongyang récolter de nombreuses contreparties au renforcement de ses liens militaires avec Moscou. Leur présence, discrète, était dans les tribunes. Mais Vladimir Poutine est venu les saluer à la fin du défilé.

Comme en 2023 et 2024, des soldats russes combattants en Ukraine étaient aussi présents dans le défilé et abondamment honorés dans les commentaires des médias légitimistes. Ils étaient 1 500, selon les chiffres officiels. Manière pour le chef de l’État russe de souligner encore et toujours son narratif assimilant la Seconde Guerre mondiale et la guerre en Ukraine.  Autre manifestation de la guerre menée par les soldats de Vladimir Poutine, les armes qui ont été montrées sur la Place Rouge : les drones iraniens Geran et les russes Lancet qui déferlent sur l’Ukraine depuis presque deux ans.

L’ouest, allié de 45 et ennemis d’aujourd’hui, n’a en revanche pas été ciblé dans la traditionnelle courte allocution du chef de l’État russe. Vladimir Poutine a même déclaré : « Nous nous souviendrons toujours que l’ouverture du deuxième front en Europe après les batailles décisives sur le territoire de l’Union soviétique a rapproché la victoire. Nous apprécions hautement la contribution à notre lutte commune des soldats des armées alliées, des participants à la résistance. » Le président n’a pas dit à quels pays il faisait référence. Mais on pouvait lire, dans ces propos, une volonté qu’on lui connaît bien depuis que Donald Trump a pris les rênes de la Maison Blanche : celle de ménager les États-Unis, le seul interlocuteur qui compte à ses yeux. Un geste particulièrement soupesé, dans cette période incertaine où les pourparlers entre Washington et Moscou sur l’arrêt des combats en Ukraine ne donnent pas de résultat visible.

RFI

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À la UneMonde

Israël: le cabinet de sécurité approuve un plan incluant la «conquête» de la bande de Gaza

by admin9775 5 mai 2025
written by admin9775

Les médias israéliens l’annonçaient, c’est confirmé : des dizaines de milliers de réservistes sont appelés par l’armée. C’est ce qui ressort du Conseil de sécurité réuni dimanche 4 mai par le Premier ministre Benyamin Netanyahu. Les dirigeants israéliens ont aussi évoqué une reprise de l’aide humanitaire, bloquée aux portes de Gaza depuis plus de deux mois. Ces projets ne devraient toutefois pas voir le jour immédiatement.

Le cabinet de sécurité israélien a donné le feu vert à une intensification de l’offensive militaire à Gaza, qui comprendra notamment la « conquête de la bande de Gaza » et la promotion du « départ volontaire des Gazaouis » du territoire palestinien. Cela se fera en plusieurs phases et en plusieurs parties de la bande de Gaza etdevrait prendre des mois ont encore indiqué les ministres. Ces derniers ont adopté ce plan à l’unanimité, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Ce dernier prévoit « des frappes puissantes contre le Hamas », selon une source officielle israélienne.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d’otages en Israël, a accusé de son côté le gouvernement israélien de « sacrifier » les otages à Gaza. Ce plan mérite le nom de « plan Smotrich-Netanyahu » car il « sacrifie les otages », selon un communiqué de l’association, en référence à l’influence du ministre des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, sur le gouvernement du Premier ministre, Benyamin Netanyahu. « Ce matin, le gouvernement admet qu’il choisit le territoire plutôt que les otages contrairement aux souhaits de plus de 70% de la population », ajoute le texte.

Le Premier ministre israélien a par ailleurs affirmé pendant la réunion qu’il « continuait à promouvoir le plan Trump visant à permettre le départ volontaire des habitants de Gaza et que les négociations à ce sujet se poursuivaient », selon la même source. Ce projet avait suscité un tollé à l’international.

On n’a pas confiance dans ce gouvernement mais en même temps on a peur pour nos vies…

La jeunesse israélienne et l’appel aux réservistes

Amira Souilem

Exclure le Hamas de la chaîne de distribution alimentaire

Le rappel de dizaines de milliers de réservistes a également été entériné. Il a également été décidé d’autoriser l’entrée d’aide humanitaire dans l’enclave palestinienne dans des conditions qui ne sont pas très claires à l’aide d’une fondation internationale. Le but est « d’empêcher le Hamas de prendre le contrôle des approvisionnements », a expliqué une source officielle qui a précisé que lors de la réunion, les membres du cabinet ont estimé qu’il y avait « actuellement suffisamment de nourriture à Gaza ».

Les organisations d’aide internationale, de même que les Gazaouis, témoignent depuis des semaines d’une situation humanitaire dramatique dans ce petit territoire, notamment en raisons des pénuries de biens de première nécessité. Le Programme alimentaire mondial, un des principaux fournisseurs de nourriture dans la bande de Gaza, a par exemple annoncé le 25 avril avoir « épuisé tous ses stocks » dans le territoire palestinien.

Ce plan n’est pas supposé entrer en vigueur de manière immédiate et s’est heurté à l’opposition de l’extrême droite, notamment du ministre Itamar Ben Gvir et a donné lieu à de vives altercations avec le chef d’état-major qui a mis en garde les ministres extrémistes.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a de son côté accusé Israël d’utiliser l’aide humanitaire comme un moyen de « chantage politique » et de porter la responsabilité de « l’aggravation de la catastrophe humanitaire » dans la bande de Gaza. « Nous rejetons l’utilisation de l’aide humanitaire comme un moyen de chantage politique », a déclaré le Hamas dans un communiqué, ajoutant que « l’obstruction continue de l’entrée de l’aide » depuis le 2 mars rendait Israël « pleinement responsable de l’aggravation de la catastrophe humanitaire » dans le territoire palestinien.

Riposte contre les rebelles yéménites et l’Iran

Benyamin Netanyahu a aussi réagi à une nouvelle frappe des Houthis ce dimanche. Il promet des ripostes contre les rebelles yéménites mais aussi contre l’Iran. La riposte se déroulera en plusieurs phases et en temps voulu, a déclaré Benyamin Netanyahu. Ce dernier a également menacé l’Iran qui se trouve derrière les attaques des rebelles houthis.

Cela va demander une certaine coordination avec les États-Unis, précise-t-on en Israël. En attendant plusieurs compagnies aériennes ont décidé de prolonger la suspension de leurs vols à destination de l’aéroport de Tel-Aviv ces prochains jours. Conséquence : des dizaines de milliers d’Israéliens sont bloqués à l’étranger.

RFI

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