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Category:

Province

À la UneProvince

Kasaï-Oriental : Augustin Kayemba nommé gouverneur par intérim après la mise en accusation de Jean-Paul Mbuebua 

by admin9775 19 mai 2025
written by admin9775

Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a désigné, ce lundi, Augustin Kayemba pour assurer l’intérim au poste de gouverneur de la province du Kasaï-Oriental. Cette décision intervient dans un contexte de crise politique locale, marquée par la mise en accusation du gouverneur sortant, Jean-Paul Mbuebua, par l’Assemblée provinciale.

Une transition sous le signe de la continuité

Augustin Kayemba, jusque-là vice-gouverneur, n’en est pas à sa première expérience à la tête de l’exécutif provincial. L’année dernière, il avait déjà occupé ce poste par intérim en raison de l’indisponibilité temporaire de son prédécesseur. Médecin de formation, il prend désormais les rênes de la province jusqu’à l’élection d’un nouveau gouverneur par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Dans un communiqué officiel, le vice-Premier ministre de l’Intérieur a indiqué avoir « pris acte des résolutions portant mise en accusation de Jean-Paul Mbuebua », confirmant ainsi la fin anticipée de son mandat.

Les accusations contre Jean-Paul Mbuebua

Le gouverneur déchu, Jean-Paul Mbuebua, était sous le feu des critiques depuis plusieurs semaines. L’Assemblée provinciale l’a officiellement mis en accusation pour « opacité dans la gestion des fonds publics » et « détournement de deniers destinés aux investissements provinciaux ». Ces fonds, envoyés par le gouvernement central, étaient censés financer des projets de développement dans le Kasaï-Oriental, une région marquée par des défis économiques et infrastructurels majeurs.

Bien que réputé démissionnaire depuis cette mise en accusation, Mbuebua n’avait pas encore officiellement quitté ses fonctions avant la décision du gouvernement central.

Prochaines étapes : vers une élection anticipée ?

La nomination d’Augustin Kayemba comme gouverneur intérimaire ouvre la voie à une transition politique dans la province. Selon les directives du vice-Premier ministre, son mandat sera temporaire, le temps que la CENI organise une élection pour désigner un nouveau chef de l’exécutif provincial.

Cette situation pourrait relancer les débats sur la gouvernance locale et la transparence financière dans les provinces congolaises, alors que plusieurs autres gouverneurs ont fait face à des accusations similaires ces derniers mois.

Par Christel MABAYA
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À la UneProvince

RDC : sous le M23, les conditions de travail dans les mines inchangées

by admin9775 14 mai 2025
written by admin9775

Au cœur des collines verdoyantes du territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, se trouve le site d’exploitation minière artisanale de Rubaya. Des milliers de travailleurs y extraient, à la main, des minéraux tels que le coltan, la cassitérite et le manganèse, essentiels à la production de téléphones, de batteries et d’autres technologies modernes.

Alors que l’Est du pays est en crise depuis des décennies, avec plus de 100 groupes armés, dont la plupart se disputent le territoire dans la région minière près de la frontière avec le Rwanda.

« Je creuse depuis sept ans. Je reçois 40 dollars par mois, mais ce n’est pas suffisant. Les enfants ont besoin de vêtements, d’éducation et de nourriture. Quand je divise l’argent pour voir comment je vais m’occuper des enfants, je me rends compte que ce n’est pas assez », s’est confié Jean Baptiste Bigirimana, mineur.

La mine de Rubaya et ses environs sont passés sous le contrôle du groupe armé M23. Une situation qui semble changer peu de choses pour les hommes travaillant dans ces mines.

À certains moments, les mines étaient également sous le contrôle du Wazalendo, une milice alliée à l’armée congolaise.

Certains travailleurs affirment toutefois que les conditions de travail sous les rebelles sont plus faciles que sous le contrôle de la Wazalendo, milice alliée à l’armée congolaise.

« Je travaille dans cette mine depuis 13 ans, et j’ai travaillé ici sous le Wazalendo. Quand ils étaient là, ils nous harcelaient, parfois ils prenaient nos minéraux et demandaient de l’argent. Nous avancions un peu, puis ils prenaient les minerais et nous renvoyaient en arrière », a déclaré Alexis Twagira, mineur.

Les mines de ce type ont été au cœur des discussions autour de la prise de contrôle par le M23 d’une partie de l’est du Congo, le gouvernement congolais affirmant qu’ils veulent contrôler les minerais et qu’ils les font passer illégalement au Rwanda.

« Ces minerais ne nous aident pas. Pourquoi ? On entend dire que les téléphones Tecno sont fabriqués à partir du coltan que nous extrayons, mais cela ne nous aide pas. Tout le pays, le monde entier sait que les téléphones sont fabriqués à partir du coltan qui provient d’ici, mais regardez la vie que nous menons. Le coltan que nous produisons ne nous aide vraiment pas. Nous ne pouvons pas continuer ainsi », a indiqué Bahati Moïse, commerçant et revendeur de minerais.

En avril, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a supervisé la signature par le Congo et le Rwanda d’un engagement à œuvrer pour la paix dans la région, qui faciliterait l’accès des États-Unis aux minerais de l’est du Congo.

Le président congolais Félix Tshisekedi a en effet cherché à conclure un accord avec l’administration Trump qui pourrait offrir aux États-Unis un meilleur accès aux ressources de son pays en échange de l’aide américaine pour calmer les hostilités.

Le Congo et le Rwanda espèrent que l’implication des États-Unis – et l’incitation à des investissements majeurs si la sécurité est suffisante pour que les entreprises américaines puissent travailler en toute sécurité dans l’est du Congo – calmera les combats et la violence des milices qui ont défié le maintien de la paix et les négociations depuis le milieu des années 1990.

Africanews

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À la UneProvince

Kasaï Oriental : sept années d’instabilité politique sous l’ère Tshisekedi

by admin9775 13 mai 2025
written by admin9775

Depuis l’accession au pouvoir de Félix Tshisekedi en 2019, la province du Kasaï Oriental connaît une instabilité politique sans précédent dans l’histoire récente de la République Démocratique du Congo. En l’espace de sept ans, pas moins de six gouverneurs, tous issus de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), se sont succédé à la tête de cette province. De Jean Maweja à Jean-Paul Mbwebwa, la rotation au sommet de l’exécutif provincial a été marquée par des tensions constantes, des rivalités internes et des accusations récurrentes de mauvaise gestion.

Cette instabilité contraste avec la longévité politique de Ngoyi Kasanji, gouverneur avant l’alternance de 2019, qui, malgré des périodes de fortes tensions, a réussi à conserver son poste durant plusieurs années. Son maintien au pouvoir, dans un contexte souvent agité, suscite encore aujourd’hui des interrogations sur les leviers qu’il a su actionner pour préserver sa position.

Pour beaucoup d’observateurs, la situation actuelle dans le Kasaï Oriental est symptomatique d’une incapacité structurelle à instaurer une gouvernance stable et inclusive, même dans une province considérée comme le fief politique du chef de l’État. Des figures influentes du régime y ont pourtant été placées, mais aucun n’a réussi à fédérer les forces vives autour d’une vision claire du développement.

À chaque changement de gouverneur, le même schéma semble se répéter : luttes de pouvoir internes, accusations de détournement de fonds, gestion décriée, et parfois, des dénonciations qui relèvent davantage de stratégies d’élimination politique que de réels mécanismes de reddition de comptes. Ces pratiques, souvent instrumentalisées, alimentent le climat de méfiance et entravent les efforts de stabilité institutionnelle.

Aujourd’hui, l’opinion publique s’interroge : comment une province aussi stratégique, berceau politique du président Tshisekedi, a-t-elle pu devenir le théâtre d’une telle fragmentation du leadership ? Et surtout, comment sortir de ce cycle de remplacements successifs sans réel progrès sur le terrain ?

Ce contexte appelle à une réflexion nationale sur les critères de gouvernance locale, la cohésion au sein des partis politiques et la capacité des institutions provinciales à résister aux conflits de leadership. Pour le Kasaï Oriental, la stabilité demeure un objectif à atteindre — et non un acquis.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Crise dans le secteur pétrolier du Nord-Kivu : les opérateurs montent au créneau

by admin9775 13 mai 2025
written by admin9775

La colère gronde au sein de l’Association des pétroliers du Nord-Kivu (APENOKI). Les opérateurs économiques du secteur des hydrocarbures dénoncent avec véhémence ce qu’ils qualifient de « gestion opaque » des frais de contribution au développement de la ville de Goma. Cette fronde s’accompagne d’une mise en cause directe de leur président, accusé de ne pas défendre efficacement leurs intérêts dans un contexte où les activités du secteur tournent au ralenti.

La situation est devenue si tendue que les membres de l’association réclament désormais la démission de leur président. Cette crise ouverte survient alors que le secteur traverse des difficultés sans précédent. À ce jour, seize stations-service sur les soixante-dix que compte Goma ont déjà mis la clé sous la porte, et plusieurs autres s’apprêtent à suivre le même chemin.

Un secteur asphyxié par les problèmes douaniers

Le cœur du problème réside dans les obstacles rencontrés dans le processus de dédouanement des produits pétroliers. Les opérateurs pointent du doigt une perception inéquitable des droits de douane qui, selon eux, crée une distorsion de concurrence sur le marché local. Ils affirment que ce système avantagerait indûment certains acteurs économiques au détriment des autres.

Autre grief majeur : l’obligation de payer les frais de douane en dollars américains alors que la vente du carburant à la pompe s’effectue en francs congolais. Cette disparité crée selon eux un déséquilibre financier insoutenable pour de nombreux opérateurs.

Des propositions concrètes pour sauver le secteur

Face à cette situation critique, les pétroliers ont formulé des propositions précises aux autorités. Ils réclament l’instauration d’un système forfaitaire qui fixerait les droits à 6 000 USD pour un camion d’essence et 6 250 USD pour le gasoil. Ils proposent par ailleurs un paiement mixte, à hauteur de 60% en devise et 40% en francs congolais, afin de mieux correspondre à la réalité de leur trésorerie.

Une gouvernance associative contestée

La crise prend également une dimension interne à l’APENOKI. Les membres reprochent à leur président d’avoir largement dépassé la durée de son mandat, initialement fixée à trois ans et renouvelable une seule fois. Plus grave encore, ils l’accusent de vouloir maintenir des frais de contribution élevés malgré la situation économique difficile que traverse le secteur.

Face à ces accusations, les opérateurs demandent l’intervention de l’autorité urbaine et réclament la tenue d’une assemblée élective pour renouveler la direction de leur association. Contacté par Radio Okapi pour répondre à ces accusations, le président de l’APENOKI s’est contenté de promettre une réaction ultérieure, sans plus de précisions.

Une crise aux multiples enjeux

Cette crise sectorielle dépasse largement le simple cadre associatif. Elle met en lumière les difficultés structurelles que rencontre l’économie du Nord-Kivu, une région déjà fragilisée par des années d’insécurité. Les fermetures en cascade de stations-service risquent d’avoir un impact significatif sur l’ensemble de l’activité économique régionale, sans parler des conséquences sociales avec les suppressions d’emplois qui en découlent.

Les jours à venir seront déterminants pour l’avenir du secteur. La capacité des autorités à entendre les doléances des opérateurs et à proposer des solutions concrètes sera cruciale pour éviter un effondrement complet de la distribution des hydrocarbures dans la région.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneProvince

Catastrophes en RDC : le gouvernement face à l’urgence humanitaire entre Fizi et le Kongo-Central

by admin9775 12 mai 2025
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Ce dimanche 11 mai 2025, la République démocratique du Congo a été secouée par deux tragédies distinctes : de violents accidents de la circulation sur la Route nationale n°1 (RN1) dans la province du Kongo-Central et des pluies torrentielles meurtrières à Fizi, dans le Sud-Kivu. Face à l’ampleur de ces drames, le gouvernement congolais a réagi rapidement en déployant les secours et en assurant la prise en charge des sinistrés.

Une pluie dévastatrice à Fizi : plus de 110 morts

Le village de Kasaza, dans le territoire de Fizi, a été frappé dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 mai par des pluies diluviennes. Le bilan, encore provisoire, est particulièrement lourd : plus de 110 corps ont été repêchés, une quarantaine de blessés, 150 habitations détruites et plus de 850 personnes désormais sans abri, selon l’administrateur du territoire, Samy Kalonji.

Les recherches se poursuivent de manière manuelle, ce qui laisse craindre un bilan encore plus élevé dans les jours à venir. Devant cette catastrophe, M. Kalonji a lancé un appel pressant au gouvernement national et provincial pour qu’il fournisse une aide humanitaire urgente :

« Nous avons besoin de cercueils pour enterrer dignement nos morts. De nombreux corps sont encore étalés au sol. Les familles sinistrées n’ont ni abris, ni nourriture, ni soins. »

Drames routiers à Kasangulu et Mbanza-Ngungu : des morts et des blessés

La RN1 a également été le théâtre de deux accidents de la route dans la province du Kongo-Central. À Kasangulu, un camion transportant des moellons a perdu le contrôle suite à une défaillance des freins. Le véhicule a percuté une voiture de marque Noah, plusieurs taxis et des bâtiments commerciaux, provoquant un carnage.

Selon des sources locales, au moins six personnes ont trouvé la mort et plusieurs autres ont été grièvement blessées. Les victimes ont été évacuées vers des structures sanitaires de proximité. En réaction, des habitants en colère ont incendié le camion responsable, compliquant les interventions de secours.

Une réaction rapide des autorités

Alertée, la Première ministre Judith Suminwa a immédiatement instruit le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur de mobiliser les secours dans les deux provinces concernées. Elle a également exigé de tous les ministres sectoriels concernés qu’ils prennent les mesures nécessaires pour apporter une aide concrète aux populations touchées.

La prise en charge des victimes assurée

À travers un communiqué, la Primature a confirmé que la cheffe du gouvernement suit de près la situation dans le Sud-Kivu et au Kongo-Central. Elle a donné des instructions claires pour que l’État prenne en charge les sinistrés des pluies à Fizi et les blessés des accidents de la RN1.

Une mobilisation saluée

Ces événements tragiques ont donné lieu à une mobilisation rapide des autorités, qui entendent faire preuve de solidarité et d’efficacité dans la gestion de ces urgences. La réactivité du gouvernement congolais dans cette double crise témoigne de sa volonté de répondre aux besoins pressants des populations et de renforcer la résilience face aux catastrophes naturelles et aux risques routiers.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Les 100 premiers jours d’occupation de Goma par l’AFC-M23 marqués par la peur et la précarité extrême

by admin9775 12 mai 2025
written by admin9775

Cent jours après la prise de Goma par la rébellion de l’AFC-M23, soutenue par le Rwanda, la population locale vit toujours dans un climat de peur, d’incertitude et de précarité extrême, selon plusieurs témoignages enregistrés dimanche 11 mai par radio Okapi. La capitale du Nord-Kivu traverse une crise multidimensionnelle :  sécuritaire, humanitaire, économique, sociale et politique sans perspective claire de retour à la normale. 

Depuis l’occupation de Goma, les habitants vivent sous la surveillance constante des rebelles.  Malgré l’insécurité omniprésente, ils tentent de reprendre leurs activités quotidiennes la peur au ventre.

La prise de Goma a entraîné des déplacements massifs de la population.

Paralysie de l’économie locale

Les conditions de vie se sont rapidement dégradées, marquées par des pénuries alimentaires et la dégradation des infrastructures scolaires et sanitaires. 

L’économie locale est paralysée. Les banques et institutions financières sont fermées, rendant l’accès à l’argent liquide extrêmement difficile.

Les prix des biens de première nécessité ont fortement augmenté, alors que les chaînes d’approvisionnement sont perturbées.

Violations des droits de l’homme

Les rebelles du M23 imposent également des taxes élevées sur les activités économiques, notamment les produits miniers et le commerce. Cette situation aggrave la pauvreté et la vulnérabilité des habitants.

Des rapports émanant d’organisations humanitaires et du gouvernement congolais documentent de nombreuses violations graves des droits humains :  meurtres, viols, exécutions sommaires, enlèvements et recrutements forcés, notamment parmi les jeunes. 

Reprise du trafic lacustre

Quelques signes de résilience émergent malgré tout. La navigation sur le lac Kivu entre Goma et Bukavu a repris et les écoles ont rouvert dans l’espoir de sauver l’année scolaire.

Cependant, l’aéroport reste fermé, limitant fortement la mobilité et les échanges avec le reste du pays. 

Malgré les efforts diplomatiques en cours pour désamorcer la crise, la situation sur le terrain reste instable. Les combats se poursuivent dans d’autres zones du Nord-Kivu et de nouvelles localités sont tombées sous le contrôle du M23. 

La population civile, principale victime de cette crise, attend toujours une issue pacifique. Son quotidien reste marqué par l’angoisse, ainsi que par une étonnante capacité de résistance face à l’adversité, selon des sources locales. 

Radio okapi

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À la UneProvince

Goma : cinq corps retrouvés dans un climat de terreur sous occupation du M23 et des forces rwandaises

by admin9775 11 mai 2025
written by admin9775

Alors que la ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC), est sous le contrôle du groupe armé M23 soutenu par les forces rwandaises depuis plusieurs semaines, les signes d’une crise humanitaire et sécuritaire majeure se multiplient. Cette occupation s’inscrit dans une longue série de tensions géopolitiques à l’Est de la RDC, marquée par des conflits récurrents impliquant des groupes rebelles et des acteurs étrangers depuis plus de deux décennies.

Ce samedi 10 mai 2025, de nouvelles découvertes macabres ont accentué la peur au sein de la population. Au moins cinq corps sans vie ont été retrouvés dans différents quartiers de la ville, confirmant les craintes d’exactions massives et systématiques contre les civils.

Des cadavres découverts dans trois zones distinctes

Les faits se sont produits dans plusieurs quartiers :
– À Kyeshero, un corps présentant des signes évidents de torture a été identifié.
– À Kasika, trois cadavres en état de décomposition avancée ont été exhumés d’une fosse commune.
– À Ndosho, un jeune marié a été abattu dans la nuit de vendredi à samedi.

La coordination urbaine de la protection civile a confirmé ces découvertes. « Les victimes de Kasika ont dû être réinhumées sur place, tant leur état de putréfaction rendait impossible leur identification et leur transfert », a indiqué un responsable local sous anonymat.

Un climat d’horreur depuis l’occupation

Depuis la prise de contrôle de Goma par le M23, les témoignages se multiplient sur une stratégie de répression et de terreur instaurée par les forces d’occupation. Le gouvernement congolais avait déjà alerté, dans un communiqué daté du 8 mai, sur la recrudescence des assassinats ciblés, des disparitions forcées et des violations massives des droits humains dans les zones occupées.

Les rapports locaux décrivent :
– Des actes de torture et des exécutions sommaires,
– Des enlèvements nocturnes suivis de disparitions,
– Des enterrements clandestins pour dissimuler les preuves.

Une communauté internationale silencieuse

Malgré les alertes répétées des organisations locales de défense des droits humains, la communauté internationale reste silencieuse face à la gravité de la situation. « Chaque jour qui passe sous occupation se traduit par de nouvelles victimes civiles », témoigne un activiste local, contraint à l’anonymat par crainte de représailles.

Selon les estimations des organisations humanitaires présentes sur place, environ 80 % des habitants de Goma vivent actuellement sous la menace directe des forces d’occupation.

Une demande urgente d’accès pour les enquêteurs

L’accès à une enquête indépendante reste pour l’instant impossible en raison de l’insécurité. Les autorités congolaises appellent à l’intervention urgente des mécanismes internationaux de protection des droits de l’homme et exigent un accès immédiat pour les missions d’enquête afin de documenter les exactions, protéger les civils et engager la responsabilité des auteurs présumés.

La situation à Goma illustre une nouvelle fois la fragilité de la paix dans l’Est de la RDC et les limites de la réaction internationale face aux crimes commis contre les civils. Alors que les tensions régionales restent vives, la protection des populations doit redevenir une priorité urgente pour les institutions nationales et internationales.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneProvince

Félix Tshisekedi relance ses tournées nationales : un retour sur le terrain pour consolider l’unité et évaluer les priorités

by admin9775 10 mai 2025
written by admin9775

Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a annoncé lors du Conseil des ministres du 9 avril la reprise de ses missions d’itinérance à travers le pays. Cette décision marque une nouvelle phase de contact direct avec les populations, dans un contexte où les défis sécuritaires et économiques demeurent prégnants.

Un itinéraire stratégique

Le programme présidentiel s’articulera autour de plusieurs étapes clés :

  1. Lualaba : Point de départ symbolique de cette tournée, coïncidant avec la 12e Conférence des gouverneurs à Kolwezi du 10 au 12 juin
  2. Kongo-Central : Province stratégique sur le plan économique et infrastructurel
  3. Grand Bandundu : Zone aux enjeux agricoles et de développement rural
  4. Grand Équateur : Région aux spécificités socio-culturelles marquées

Une approche multisectorielle

La Première ministre Judith Tuluka Suminwa a reçu pour instruction de superviser l’organisation de ces déplacements, avec l’appui du Vice-premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani. Cette coordination interministérielle souligne la dimension transversale de cette initiative, qui combine :

  • Évaluation des politiques publiques
  • Échanges directs avec les acteurs locaux
  • Renforcement du dialogue État-population

Continuité d’une démarche engagée

Ces nouvelles tournées s’inscrivent dans la continuité des visites provinciales entamées en 2023, où le chef de l’État avait insisté sur :

  • La nécessité de l’unité nationale face aux menaces sécuritaires
  • L’importance du développement territorial équilibré
  • La prise en compte des réalités locales dans l’action gouvernementale

Enjeux et perspectives

Cette reprise des déplacements présidentiels intervient à un moment crucial où :

  • Les défis sécuritaires à l’Est persistent
  • Les attentes en matière de développement local s’accentuent
  • La cohésion nationale reste un impératif

Le choix des provinces visitées reflète une volonté de couvrir des réalités diverses, des zones minières du Lualaba aux régions agricoles du Bandundu, en passant par les territoires frontaliers du Kongo-Central.

Prochaines étapes

Les services protocolaires et de sécurité sont désormais à pied d’œuvre pour préparer ces déplacements qui devraient s’échelonner sur plusieurs semaines. Les observateurs attendent notamment des annonces concrètes lors de la Conférence des gouverneurs de Kolwezi, qui pourrait servir de cadre à l’annonce de nouvelles mesures de décentralisation.

Cette initiative renforce l’image d’un président proche des territoires, dans un contexte où la connexion entre le pouvoir central et les réalités locales reste un défi majeur pour la gouvernance congolaise.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Crise institutionnelle au Maniema : le président de l’Assemblée provinciale destitué

by admin9775 7 mai 2025
written by admin9775

Le paysage politique de la province du Maniema a connu un bouleversement ce mercredi 7 mai 2025 avec la destitution du président de son Assemblée provinciale, Makonga Toboka Iki Claude. Cette décision radicale, prise lors d’une séance plénière extraordinaire, a recueilli une écrasante majorité de 18 voix sur les 19 députés que compte l’institution provinciale.

Les motifs de cette motion de défiance sans précédent révèlent une grave crise de confiance au sein de l’organe délibérant. Les accusations formulées contre le président déchu touchent à plusieurs aspects sensibles de sa gestion :

  • Détournement présumé de biens publics avec des allégations de spoliation des avoirs de l’État
  • Opacité financière dans l’administration des fonds de l’Assemblée provinciale
  • Incompétence administrative dans l’exercice quotidien de ses fonctions

Cette décision couronne plusieurs jours de tensions politiques après le dépôt d’une pétition par une majorité de députés, document qui détaillait déjà ces griefs. La rapidité avec laquelle la procédure a abouti témoigne de l’ampleur de la fracture entre le président et ses pairs.

Cette crise institutionnelle survient dans un contexte où la province du Maniema, riche en ressources minières mais confrontée à des défis socio-économiques majeurs, a plus que jamais besoin d’institutions stables et intègres. Les observateurs politiques s’interrogent désormais sur les répercussions de cette destitution sur la gouvernance provinciale et les équilibres politiques locaux.

La vacance du poste de président ouvre une période d’incertitude institutionnelle, alors que l’Assemblée devra rapidement se doter d’une nouvelle direction pour poursuivre ses travaux législatifs et de contrôle de l’action gouvernementale provinciale. Cette situation inédite dans l’histoire récente de la province pose également la question des éventuelles suites judiciaires qui pourraient découler des graves accusations portées contre l’ancien président.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Des combats entre M23 et Wazalendo signalés dans les territoires d’Uvira et Walungu au Sud-Kivu

by admin9775 7 mai 2025
written by admin9775

Des combats ont éclaté entre les combattants Wazalendo et les rebelles du M23 dans les territoires d’Uvira et de Walungu, au Sud-Kivu. Depuis lundi 5 mai, les agglomérations de Katogota et Kamanyola, situées entre ces deux territoires, sont plongées dans une spirale de violences.

Selon des sources locales, les Wazalendo ont lancé en premier une attaque surprise contre plusieurs positions avancées des rebelles de l’AFC-M23. Les témoins sur place rapportent que les Wazalendo, partis de Katogota, progressent en direction de Kamanyola. Les affrontements se sont intensifiés sur les collines de Rutebe, Kayange et Luzinzi, où les hostilités ont duré huit heures. Durant toute la journée, aucun mouvement ni activité n’a été observé dans la zone, les habitants s’étant réfugiés à l’intérieur de leurs maisons.

Des blessés ont été enregistrés parmi les civils, tandis que les deux camps ont également subi des pertes humaines, selon un activiste des droits de l’homme présent dans la plaine de la Ruzizi.

La situation demeure tendue ce mardi, chaque camp revendiquant la suprématie sur l’autre. Des renforts en hommes et en munitions sont visibles des deux côtés, avec une mobilisation accrue des rebelles et des Wazalendo.

Radio okapi

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