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Category:

Santé

Santé

Une vaste étude parue dans « The Lancet » pointe le rôle du tabac et de l’alcool dans les cancers

by admin9775 19 août 2022
written by admin9775

Près de la moitié des cancers sont causés par des facteurs de risque connus, selon une méta-étude parue dans la revue médicale « The Lancet ». Ses auteurs plaident pour des mesures de prévention accrues.

Elle confirme ce que la médecine savait déjà. Près de la moitié des cancers dans le monde sont attribuables à un facteur de risque donné, dont le tabac en premier lieu, puis l’alcool, conclut une gigantesque étude publiée dans la revue médicale The Lancet, vendredi 19 août. « Selon notre analyse, 44,4 % des morts par cancer dans le monde (…) sont attribuables à un facteur de risque qui a été mesuré », avance l’enquête menée dans le cadre du Global Burden of Disease (qui évalue la mortalité et l’invalidité dues aux principales maladies), en insistant sur l’importance de la prévention sans toutefois en faire une panacée.

Ce vaste programme de recherche, financé par la Fondation Bill & Melinda Gates, est d’une ampleur sans équivalent, impliquant plusieurs milliers de chercheurs dans la majeure partie des pays. Son objectif premier est de « comprendre l’ampleur du fardeau du cancer attribuable aux facteurs de risque potentiellement modifiables », ce qui est « crucial pour l’élaboration de stratégies efficaces de prévention et d’atténuation (…), pour éclairer les efforts de planification de la lutte contre le cancer à l’échelle mondiale », explique The Lancet. Le cancer est la deuxième cause de décès dans le monde, ajoute l’étude.

La prévention ne suffit pas

Ces recherches permettent donc de mieux connaître les facteurs de risque selon les régions du monde même si, dans l’ensemble, ses conclusions confirment ce qui était déjà connu. Le tabac est de loin le principal élément ayant favorisé un cancer chez les hommes (33,9 %), suivi par l’alcool (7,4 %). Les taux correspondants chez les femmes sont respectivement 10,7 % et 2,3 %. Surtout, ces conclusions plaident pour accorder une grande place à la prévention en matière de santé publique, puisque nombre de ces facteurs de risque se rapportent à des comportements qui peuvent être changés ou évités.

« Les principaux facteurs de risque contribuant au fardeau mondial du cancer en 2019 étaient comportementaux, tandis que les facteurs de risque métaboliques ont connu les augmentations les plus importantes entre 2010 et 2019. » (The Lancet).

Toutefois, une grosse moitié de cancers ne sont pas attribuables à un facteur de risque donné, ce qui montre également que la prévention ne suffit pas. Celle-ci, selon les auteurs, doit donc s’accompagner de deux autres piliers que sont un diagnostic suffisamment précoce et des traitements efficaces.

Dans un commentaire indépendant, publié dans la même édition du Lancet, deux épidémiologistes ont appuyé ces conclusions, estimant également que l’étude souligne l’importance de la prévention. Ces deux commentateurs, Diana Sarfati et Jason Gurney, ont toutefois appelé à ne pas forcément prendre pour argent comptant la précision des estimations données, remarquant que le recueil des données est par nature sujet à de nombreuses insuffisances dans plusieurs pays.

Le Monde via CONGO PUB Online

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19 août 2022 0 comments
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Santé

Prison centrale de Bunia : 122 détenus souffrant de tuberculose en 2 mois

by admin9775 18 août 2022
written by admin9775

En l’espace de deux mois, la prison centrale de Bunia (Ituri) a enregistré au moins 122 détenus souffrant de tuberculose, a indiqué mercredi 17 août le directeur de cet établissement pénitentiaire, colonel Camille Zonzi.

Selon lui, l’accroissement de cette maladie est dû aux mauvaises conditions de détention dans cette prison, qui compte à ce jour plus 2300 détenus.

« Aujourd’hui, nous avons déjà cent vingt-deux cas (122) de tuberculeux qui sont catégorisés en deux : Il y a trois de multi-résistant et le reste, bénéficient du traitement que donne la coordination de la tuberculose », a déclaré le colonel Camille Zonzi.

Bunia : 100 cas de tuberculose enregistrés à la prison centrale

Seuls 40 malades sur les 122 sont gardés dans une cellule d’isolement érigée par les autorités.

Il estime que cette situation représente un risque très élevé de contagion : 

« Le risque est que nous avons un petit espace. Il s’agit d’un pavillon d’isolement de 40 malades seulement. Donc, il s’agit des conditions de détention difficiles par rapport à l’effectif. Et donc, il n’y a pas d’espace. Et du coup, il y a risque de contamination, si on n’a pas détecté les détenus tuberculeux qui n’ont pas été suivis sur le plan médical ».

A cet effet, le directeur de cet établissement pénitentiaire dit avoir déjà lancé un cri d’alarme auprès des autorités.

Il dit avoir « un projet de délocalisation de la cellule de détention des mineurs. Ce projet aura deux retombées : sur le plan sanitaire mais aussi alimentaire. (…)

« Quand les gens sont entassés, vous avez un effectif qui croît mais par la suite, si le budget qui ne change pas, c’est la quantité de ration alimentaire qui baisse. Le peu qu’on va leur donner ne va plus suffire », a fait savoir le colonel Camille Zonzi. 

Radio OKAPI via CONGO PUB Online

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18 août 2022 0 comments
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Santé

Goma : plus de 400 blessés soignés gratuitement grâce au CICR en 7 mois

by admin9775 18 août 2022
written by admin9775

Environ 411 blessés par balle ou arme blanche ont bénéficié, depuis janvier dernier, de prise en charge médicale et psycho-sociale gratuite à l’hôpital CBCA Ndosho de Goma (Nord-Kivu).

Ces soins sont offerts dans le cadre du projet « Chirurgie de guerre » du Comité international de la Croix-Rouge (CIRC).

La cheffe de ce projet, Anne-Kathrin Muller a livré ces chiffres, mercredi 17 aout, à Radio Okapi.

Elle a précisé qu’une cinquantaine de ces patients sont des victimes de dernières manifestations anti-MONUSCO survenues à Goma.

Un travail complexe, reconnaît-elle, surtout pendant les moments de crise :

« On fait la prise en charge des blessés. On commence avec la stabilisation quand le malade arrive, après on fait les actes opératoires. Donc, chaque malade peut être suivi jusque 3,4,5 interventions chirurgicales, ça dépend de la blessure.  Normalement, si la plaie est propre on fait la fermeture de la blessure, mais parfois la plaie n’est pas propre donc ça nécessite plusieurs interventions. Après, le malade est suivi pendant plusieurs semaines et parfois les mois au niveau des services… » 

Les bénéficiaires, quant à eux, ne font que remercier le CICR pour ces soins gratuits et spécialisés car nombreux parmi eux sont des vulnérables.

« J’ai été fusillé par des bandits alors que j’accompagnais un ami. Je demanderais à Dieu de bénir le CICR car nous sommes bien soignés ici. Nous mangeons et nous sommes bien pris en charge. L’avantage avec le CICR est qu’on ne demande de payer même pas un 10 Francs congolais, donc si tu as été blessé ou poignardé par arme blanche, tu viens au CICR on va t’aider rapidement… », a témoigné l’un des patients pris en charge, Joseph Hangi.

Ce programme du CICR prévoit plusieurs volets notamment le suivi psycho-social et la réinsertion socio-économique pour certains cas, le transport des malades venus de coins éloignés ainsi que la restauration pour tous les malades hospitalisés.

En 2021, environ 533 blessés avaient été soignées à Goma grâce à ce projet du CICR.

Radio OKAPI via CONGO PUB Online

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Santé

Kinshasa : l’Hôpital Monkole démarre ce dimanche les chirurgies ophtalmologiques gratuites

by admin9775 17 août 2022
written by admin9775

Le ministre de la Santé publique, Jean-Jacques Mbungani, a lancé mardi 16 aout à Kinshasa, la campagne de chirurgie ophtalmologique gratuite pour des patients souffrants de la cataracte.  

Il a néanmoins précisé que ces opérations se réaliseront du 21 au 27 aout à l’Hôpital Monkole de Kinshasa. 

Jean-Jacques Mbungani a cependant recommandé aux patients désirant se faire opérer de s’enregistrer déjà à l’Hôpital Monkole.

« Votre ministère a pris toutes les dispositions nécessaires pour que la prise en charge des patients soit totalement gratuite », a-t-il assuré. 

Radio Okapi via CONGO PUB Online

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Santé

Carnet de santé: l’espérance de vie

by admin9775 17 août 2022
written by admin9775

L’espérance de vie en bonne santé connaît une hausse de près de 10 ans en Afrique. Quel est le facteur le plus important pour vivre longtemps? Des réfrigérateurs à énergie solaire sont utilisés pour transporter des vaccins au Kenya. L’OMS rebaptise les variants de la variole du singe.

VOA via CONGO PUB Online

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Santé

Vaccins: plaidoyer pour le partage des technologies avec l’Afrique

by admin9775 16 août 2022
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Cinq chefs d’Etat et de gouvernement d’Europe et d’Afrique, et l’OMS plaident pour un « partage des technologies » et un « soutien à l’innovation » afin de produire plus de vaccins localement dans le monde face aux pandémies

VOA via CONGO PUB Online

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Santé

Plus de 150 enfants morts dans une épidémie de rougeole au Zimbabwe

by admin9775 16 août 2022
written by admin9775

Une épidémie de rougeole au Zimbabwe a tué au moins 157 enfants, avec plus de 2.000 infections signalées dans le pays, a déclaré le gouvernement mardi.

Les cas se multiplient rapidement dans ce pays d’Afrique australe depuis l’apparition du premier, début août, les décès signalés ayant presque doublé en moins d’une semaine.

« Au 15 août, les chiffres cumulés dans le pays s’élevaient à 2.056 cas et 157 décès », a déclaré la ministre de l’Information Monica Mutsvangwa, lors d’un point presse.

Mme Mutsvangwa a déclaré que le gouvernement allait intensifier les vaccinations et qu’il comptait puiser dans le fonds national pour les catastrophes « pour faire face à l’urgence ».

Le gouvernement va également demander aux chefs traditionnels et religieux leur soutien pour inciter les populations à se faire vacciner.

Le ministère de la Santé a précédemment imputé l’épidémie à des rassemblements religieux.

Le virus de la rougeole s’attaque principalement aux enfants. Parmi les complications les plus graves figurent la cécité, la diarrhée et les infections respiratoires graves.

Ses symptômes sont une éruption cutanée rouge qui apparaît d’abord sur le visage et s’étend au reste du corps. Autrefois très courante, elle peut désormais être évitée grâce à un vaccin.

En avril, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que l’Afrique était confrontée à une hausse de maladies évitables par la vaccination. Elle est particulièrement touchée par la rougeole, avec un bond de 400% au premier trimestre 2022 par rapport à la même période de 2021, en raison du retard dans la vaccination des enfants, a souligné le bureau Afrique de l’OMS.

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Santé

Des Dakarois enragés par la fermeture de l’hôpital Le Dantec

by admin9775 15 août 2022
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Après plus d’une centaine d’années au service du système sanitaire sénégalais et ouest-africain, l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar ferme ses portes. Une décision prise par l’Etat du Sénégal afin de réhabiliter la structure jugée vétuste, et d’en faire un hub médical en Afrique de l’Ouest.

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Santé

Le sperme, un nid à microbes encore mal connu

by admin9775 14 août 2022
written by admin9775

La détérioration de la fertilité masculine s’explique par la baisse de la qualité du sperme, mais pas seulement. Le microbiote spermatique est crucial.

Depuis plusieurs années, les constats sur l’évolution de la qualité du sperme inquiètent d’autant qu’elle semble aller de pair avec un taux de fécondité en baisse. Une baisse devenue une préoccupation mondiale…

Une des questions les plus cruciales est de savoir si ce déclin s’explique uniquement par des facteurs économiques et comportementaux, ou si des facteurs biologiques peuvent également être impliqués.

Les causes sont complexes.

La diminution de la qualité du sperme fait partie d’une tendance plus large à la détérioration de la santé reproductive masculine, qui commence à dégénérer en une crise générale de fertilité. S’il est déjà établi que des facteurs environnementaux influencent négativement la qualité du sperme, pour bien comprendre la situation, la compréhension de la biologie des spermatozoïdes reste un enjeu crucial : avec l’impact de l’environnement cellulaire, elles réservent encore des inconnues.

Considérés dans un premier temps comme des parasites contenus dans la semence, mi-vers mi-anguilles, les spermatozoïdes ont été isolés puis reconnus comme des acteurs cellulaires de la reproduction chez le mâle au XVIIᵉ siècle. Mais ils ne sont pas les seuls… Depuis quelques années, les milieux scientifiques constatent que d’autres cellules, non humaines cette fois, joueraient à leurs côtés un rôle dans la fertilité humaine.

Le nombre d’études publiées sur les microbiotes en fonction des tissus : celui associé au sperme est sous-représenté (données extraites via le moteur de recherches bibliographiques Pubmed jusqu’en 2021). © Auteur

Les microbiotes en nous

D’innombrables micro-organismes (bactéries, levures, champignons et virus) vivent dans tous les organismes pluricellulaires. Ils y constituent de véritables écosystèmes que l’on appelle un microbiote, et dont les fonctions physiologiques sont un sujet d’étude depuis une vingtaine d’années.

Ces micro-organismes vivent en colonies au sein de nombreux tissus : appareils digestifs et respiratoires (qui sont particulièrement étudiés et bien connus du grand public), mais aussi nez, peau, etc. Pesant de 2 à 3 kg chez un adulte, ces communautés microbiennes intriguent. Et elles intéressent d’autant plus qu’elles confèrent à chacun des caractères uniques et sont susceptibles de varier au cours de la vie d’un individu. Elles seraient donc associées, pour certaines, à une bonne santé et une longévité accrue.

Lancé en 2008, le Human Microbiome Project (Projet Microbiote humain) vise à caractériser la diversité de ces ensembles de micro-organismes et à explorer le lien entre la présence ou la variation de ces communautés et le développement de maladies. Près de 40 000 articles ont été écrits entre 2009 et 2021 sur le microbiote intestinal, qui constitue la plus grande masse du microbiote d’un individu adulte.

La découverte de l’importance physiologique de ces microbiotes a bouleversé notre rapport à la santé et ouvert des perspectives thérapeutiques nouvelles. La communauté scientifique a donc commencé à explorer les microbiotes d’autres tissus, moins étudiés en première intention.

Le microbiote spermatique, cet inconnu

Le sperme et l’environnement testiculaire ne sont pas stériles, dans les deux sens du terme : ils contiennent, naturellement, de nombreux micro-organismes. Moins riche mais plus diversifié que le microbiote vaginal, il s’enrichit ou s’altère au cours de la vie d’un individu. Ces deux microbiotes revêtent un intérêt particulier dans les études de fertilité humaine.

L’analyse comparée de plus d’une cinquantaine d’études a en effet mis en lumière la complexité et les modifications du microbiote spermatique.

Initialement estimés par des techniques de mise en culture, les microbiotes sont maintenant analysés grâce aux techniques de biologie moléculaire pour accéder aux génomes bactériens. Les techniques de séquençage à haut débit des génomes ainsi que les progrès en bio-informatique contribuent à la caractérisation et l’analyse de ces écosystèmes de micro-organismes et de leurs relations avec l’état de santé de leurs hôtes respectifs.

Ces deux méthodes d’analyse ont pu mettre en évidence l’existence de types de bactéries différents dans le sperme chez les sujets fertiles et non fertiles.

Les méthodes de culture observent fréquemment la présence de Staphylocoques, d’Entérocoques, d’Escherichia et d’Ureaplasma. Les méthodes de séquençage rapportent, quant à elles, une abondance de Lactobacilles, Prevotella, Pseudomonas ainsi que d’autres pathogènes opportunistes anaérobies (micro-organismes vivants dans un milieu sans dioxygène).

Ces résultats illustrent sans doute les limites de ces méthodes de détection, mais ne laissent pas planer de doute sur le fait que les spermatozoïdes ne sont pas seuls dans les éjaculats…

Quelle origine et quels impacts pour le microbiote spermatique ?

Deux origines sont admises. L’une implique les voies génitales hautes (incluant la prostate), l’autre des tissus étrangers au système urogénital (l’appareil digestif, la cavité buccale, le sang ou le vagin), le partage de microbiotes entre les deux pouvant se réaliser à la faveur de relations sexuelles.

Plusieurs études rapportent une corrélation entre la présence de microbes particuliers et la qualité du sperme. Ils seraient par exemple capables d’adhérer aux spermatozoïdes et, partant, d’en modifier des fonctions – telle la mobilité, jusqu’à les immobiliser.

Les effets rapportés sont très variables… La présence de lactobacilles serait ainsi favorable aux fonctions des spermatozoïdes, alors que les présences de protéobactéries, d’Anaerococcus et de Bacteroides ureolyticus seraient davantage associées à des spermes de moins bonne qualité. Comment expliquer ces différents impacts sur les fonctions spermatiques ?

Première possibilité, les micro-organismes pourraient avoir une action positive sur les fonctions du testicule même… Mais, seconde hypothèse, ils pourraient agir comme des antioxydants : ils diminueraient la concentration des dérivés réactifs de l’oxygène (ou espèces réactives de l’oxygène, dont l’excès peut endommager les structures cellulaires) et diminueraient de ce fait la fragmentation et l’altération de l’ADN.

L’apport de micro-organismes vivants, sous forme de probiotiques, montre des effets bénéfiques sur la motilité des spermatozoïdes chez le lapin. Chez l’homme, la supplémentation du régimeen Lactobacillum et Bifidobacterium augmente la motilité et diminue la fragmentation de l’ADN chez les individus atteints d’asthénozoospermie (diminution ou absence de la mobilité des spermatozoïdes, pour plus de 50 % d’entre eux une heure après l’éjaculation).

Des études plus récentes d’administration de probiotiques ont également montré des améliorations de la concentration et de la mobilité des spermatozoïdes ainsi que des diminutions de la mort cellulaire ou de marqueurs d’inflammation. Pour autant, ces observations n’ont pas été réalisées sur des populations suffisamment grandes pour que des conclusions nettes puissent être posées…

Les spermatozoïdes face au microbiote vaginal

Une fois qu’ils ont pénétré les voies génitales féminines, les spermatozoïdes doivent aussi se confronter à l’existence du microbiote local…

Peu d’études ont été réalisées sur les effets de cet autre microbiote sur le sperme, mais plusieurs résultats indiquent tout de même que les bactéries vaginales peuvent avoir des effets délétères sur la survie des spermatozoïdes. Ainsi, si les lactobacilles auraient plutôt un effet protecteur dans les voies génitales masculines, leur présence massive au niveau du vagin altère la qualité du sperme et des phénomènes d’adhérence et d’agglutination des spermatozoïdes sont observés.

D’autres mécanismes cellulaires peuvent être déclenchés tels que la diminution de la mobilité cellulaire ou la destruction des spermatozoïdes par apoptose. Cette mort cellulaire programmée pourrait être provoquée soit par interaction entre des molécules bactériennes et la surface de l’acrosome du spermatozoïde (au niveau de sa tête), soit par l’altération de sa membrane.

Il a été suggéré que le microbiote vaginal puisse agir en discriminant les spermes de moindre qualité, puisque ces derniers seraient plus sensibles aux bactéries hébergées par les voies génitales féminines.

Des pistes d’avenir

Connaître le microbiote séminal et ses modifications permettrait de mieux comprendre l’impact de cet environnement sur la qualité des spermatozoïdes : est-ce que ces bactéries peuvent avoir un réel effet bénéfique sur la qualité du sperme ? Selon leur nature, ces microbiotes peuvent-ils favoriser ou nuire à la fécondité masculine ?

Le microbiote spermatique tend de plus en plus à être reconnu comme une cause potentielle d’infertilité, mais trop peu d’études se sont focalisées sur ces aspects – qui restent par conséquent controversés.

Il est donc nécessaire de rester prudent et que soit tranchée l’hypothèse offerte par ces études : si la présence de microbiote est parfois corrélée à des états pathologiques, le rapport de cause à effet n’est pas clairement établi. L’exploration des mécanismes biologiques de ce compagnonnage spermatozoïdes-microbes ne fait donc que débuter… Elle offre déjà, malgré tout, de nouvelles pistes diagnostiques ou thérapeutiques aux couples non fertiles.

Jean-François Bodart

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Santé

Attaque de la milice Zaïre à Djugu: la MONUSCO évacue les blessés graves vers Bunia

by admin9775 13 août 2022
written by admin9775

Neuf personnes grièvement blessées lors de dernières atrocités commises dans le territoire de Djugu, ont été évacuées vendredi 12 août à Bunia par un hélicoptère de la MONUSCO. Selon le chef de bureau de la mission onusienne en Ituri, Karna Soro, il s’agit des civils victimes de l’attaque de la milice Zaïre à Dala, le 5 août.

Karna Soro indique que cette assistance humanitaire fait suite à une demande du gouverneur de province. À l’occasion, il a lancé un appel à toutes les communautés pour une cohabitation pacifique entre elles et aux groupes armés de rejoindre le processus de DDRC-S ( Démobilisation, désarmement, réinsertion communautaire-stabilisation) pour un retour définitif de la paix dans la province. 

Aussi, le numéro un de la MONUSCO en Ituri assure la disponibilité des Nations unies à accompagner le gouvernement dans la recherche de la paix.

Réaction de la communauté Lori

A son tour, la communauté Lori remercie la MONUSCO et les autorités provinciales pour cette opération, qui, selon elle, va sauver les vies humaines. Elle réitère les vœux de voir les violences cesser et la paix gagner les cœurs et les esprits, au sein des communautés vivant en Ituri. Un de leur représentant s’est ainsi exprimé en ces termes.

Deux autres blessés seront évacués ce samedi vers Bunia.

L’attaque du 5 aout dernier à Dala a fait vingt-six morts.

Radio OKAPI via CONGO PUB Online

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