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Category:

Santé

À la UneSanté

Ebola en RDC : l’OMS annonce quatre vaccins expérimentaux contre la souche Bundibugyo, disponibles dans environ trois mois si les essais sont concluants

by admin9775 11 juillet 2026
written by admin9775

Le directeur exécutif du Programme de gestion des urgences sanitaires de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Chikwe Ihekweazu, a annoncé jeudi à Bunia, dans la province de l’Ituri, que quatre candidats-vaccins contre la souche Bundibugyo du virus Ebola sont actuellement en phase d’essais cliniques.

Selon le responsable de l’OMS, les recherches progressent de manière encourageante grâce à la mobilisation des partenaires scientifiques internationaux engagés dans la riposte à cette épidémie. Les essais en cours évoluent dans des conditions jugées satisfaisantes par les équipes de recherche.

Le Dr Chikwe Ihekweazu a indiqué que, si les résultats continuent de répondre aux exigences scientifiques en matière d’efficacité et de sécurité, ces vaccins pourraient être disponibles dans un délai d’environ trois mois. Une telle avancée représenterait un tournant majeur dans la lutte contre la souche Bundibugyo, à l’origine de la 17ᵉ épidémie d’Ebola qui frappe actuellement la République démocratique du Congo.

Toutefois, le responsable de l’OMS a rappelé que les vaccins ne constituent pas, à eux seuls, la solution à la crise sanitaire. En attendant l’aboutissement des essais cliniques, la riposte continue de reposer sur les mesures éprouvées de santé publique, notamment la détection précoce des cas, l’identification et le suivi des contacts, l’isolement des malades, ainsi que l’organisation d’enterrements dignes et sécurisés.

Le Dr Chikwe Ihekweazu a également insisté sur le rôle déterminant des communautés dans la maîtrise de l’épidémie, soulignant que leur adhésion aux mesures de prévention demeure indispensable pour freiner la propagation du virus.

L’Ituri reste à ce jour l’épicentre de cette flambée épidémique, où les équipes sanitaires, avec l’appui de l’OMS et de plusieurs partenaires internationaux, poursuivent leurs interventions pour contenir la maladie.

Cette annonce intervient alors que la République démocratique du Congo est confrontée à sa 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola. Selon les dernières données officielles, la flambée totalise 1 759 cas confirmés, 600 décès et près de 750 personnes guéries, illustrant l’ampleur des défis auxquels les autorités sanitaires restent confrontées.

Par Marius Bopenga
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À la UneSanté

Ebola : la Tshopo et le Haut-Uele rejoignent les provinces touchées par la 17ᵉ épidémie

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a annoncé, jeudi 9 juillet à Bunia (Ituri), l’extension de la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola à deux nouvelles provinces. La Tshopo et le Haut-Uele, à travers la zone de santé de Wamba, sont désormais officiellement considérées comme des zones touchées par l’épidémie.

Selon le ministre, cette évolution est liée aux déplacements de personnes infectées en provenance de Nia-Nia, dans la province de l’Ituri, principal foyer de l’épidémie.

« Nous avons vu les malades d’ici entrer à la Tshopo et à Wamba. La Tshopo est désormais concernée par la maladie. Nous avons eu des cas à Wamba, nous considérons donc que Wamba est dans la liste des zones touchées », a déclaré Roger Kamba.

À Kisangani, l’Institut national de santé publique (INSP) a confirmé deux premiers cas de maladie à virus Ebola depuis le début de cette 17ᵉ épidémie. Selon l’INSP, l’un des patients présente un lien épidémiologique avec la zone de santé de Nia-Nia, tandis que le second ne semble, à ce stade, rattaché à aucun foyer connu, faisant craindre une possible transmission locale.

Face à cette situation, les autorités sanitaires ont renforcé la surveillance épidémiologique dans la ville de Kisangani. Les activités de recherche des contacts, de suivi des personnes exposées, de prise en charge des malades et de sensibilisation des communautés ont été intensifiées afin de limiter la propagation du virus.

Le ministre de la Santé a indiqué que les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu demeurent en phase aiguë de l’épidémie, caractérisée par une progression continue des cas, désormais aggravée par la forte mobilité des populations entre les provinces.

En revanche, le Nord-Kivu totalise déjà 42 jours sans nouveau cas, tandis que le ministre a laissé entendre que le Sud-Kivu pourrait prochainement être retiré de la liste des provinces concernées par la riposte.

Déclarée le 15 mai 2026, cette 17ᵉ épidémie d’Ebola, provoquée par la souche Bundibugyo, comptabilisait, au 7 juillet, 1 759 cas confirmés, 600 décès et 750 guérisons, selon les dernières données de l’INSP.

Le Dr Roger Kamba est arrivé mercredi à Bunia pour évaluer les opérations de riposte, vingt-quatre heures après la visite de son homologue ougandais, Chris Baryomunsi, qui a conduit une délégation de 48 médecins ougandais venus appuyer les équipes congolaises dans le cadre de la coopération sanitaire transfrontalière.

Cette mission intervient toutefois dans un contexte de tensions au sein du dispositif de riposte. Plusieurs prestataires, notamment les équipes chargées des enterrements dignes et sécurisés, dénoncent le non-paiement de leurs primes depuis plus d’un mois et menacent de suspendre leurs activités, estimant que ces retards compromettent l’efficacité des interventions sur le terrain.

L’apparition de nouveaux foyers dans des provinces stratégiques comme la Tshopo, dont Kisangani constitue un important carrefour fluvial, routier et aérien, renforce les préoccupations des autorités sanitaires, qui appellent à une vigilance accrue afin d’empêcher une propagation plus large de l’épidémie.

Par Marius Bopenga
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À la UneSanté

RDC : le SYNAMED lance l’opération « Hôpitaux sans médecins » du 7 au 16 juillet dans les hôpitaux publics

by admin9775 7 juillet 2026
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Le Syndicat national des médecins (SYNAMED) a annoncé un durcissement de son mouvement de grève en lançant l’opération « Hôpitaux sans médecins », qui se déroulera du 7 au 16 juillet 2026 dans les hôpitaux publics de la République démocratique du Congo, à l’exception des provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue le 6 juillet à Kinshasa. Le syndicat justifie cette nouvelle étape par le non-respect, selon lui, des engagements pris par le gouvernement à l’égard des médecins des services publics.

Le secrétaire exécutif provincial du SYNAMED pour la ville de Kinshasa, Dr Patrick Boloko May, a regretté l’absence de dialogue avec l’exécutif.

« Il est fort regrettable de constater qu’en dépit de l’instruction du Président de la République adressée à la Première ministre de recevoir le SYNAMED et d’ouvrir le dialogue social en faveur des médecins des services publics de l’État, la cheffe du gouvernement est restée indifférente. Cela traduit un mépris à l’égard des médecins des services publics de l’État et de la population bénéficiaire de leurs prestations », a-t-il déclaré.

Le syndicat affirme que cette absence de réponse du gouvernement justifie la poursuite de la grève et la mise en œuvre de cette nouvelle forme de mobilisation.

« Au vu de cette indifférence affichée par le gouvernement, le Bureau exécutif national indique que la grève des médecins des services publics de l’État membres du SYNAMED se poursuit et que le format « Hôpitaux sans médecins » débute ce mardi 7 juillet 2026 à partir de 7 h 30 sur toute l’étendue du territoire national », a ajouté le Dr Patrick Boloko May.

Pendant cette période, les consultations et les activités médicales ordinaires seront suspendues dans les établissements concernés. Le SYNAMED précise toutefois que les services d’urgence et les banques de sang continueront de fonctionner, tandis que la prise en charge des cas critiques sera assurée dans des structures désignées sous la supervision des médecins directeurs, des chefs de département et des chefs de staff.

Le syndicat a également averti les responsables des établissements publics de santé contre toute tentative visant à entraver le mouvement de grève. Il appelle l’ensemble de ses membres à respecter strictement les consignes syndicales et à maintenir la mobilisation jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

Cette nouvelle phase du mouvement social intervient dans un contexte de tensions persistantes entre le corps médical et le gouvernement, alors que les négociations sur les conditions de travail et les revendications des médecins peinent à aboutir.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSanté

Félix Tshisekedi célèbre l’excellence médicale congolaise en décorant les professeurs Jean-Jacques Muyembe et Stanislas Sulu Maseba

by admin9775 26 juin 2026
written by admin9775

À l’occasion de la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi procédera, le 27 juin prochain, à la décoration des professeurs Jean-Jacques Muyembe-Tamfum et Stanislas Sulu Maseba Mwang, deux éminentes figures de la médecine congolaise.

Le premier est mondialement reconnu pour son rôle déterminant dans la découverte du virus Ebola et dans la lutte contre les grandes épidémies, tandis que le second s’est illustré par son engagement en faveur de la lutte contre le cancer et le développement d’infrastructures médicales de pointe en RDC. Cette distinction rend hommage à deux parcours exceptionnels qui ont durablement marqué le système de santé congolais et contribué au rayonnement scientifique du pays.

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, procédera le 27 juin prochain à la décoration du professeur Jean-Jacques Muyembe-Tamfum en reconnaissance de son immense contribution à la découverte du virus Ebola, à la recherche scientifique et à la lutte contre les grandes épidémies qui ont marqué le continent africain.

Cette distinction vient consacrer plus d’un demi-siècle d’engagement au service de la santé publique, faisant du virologue congolais l’une des figures scientifiques africaines les plus respectées au monde.

Un acteur majeur de la découverte du virus Ebola

Né en 1942 dans l’actuelle province du Kwilu, Jean-Jacques Muyembe-Tamfum est médecin, virologue et directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB). Diplômé en médecine de l’ancienne Université Lovanium en 1969, il obtient ensuite un doctorat en virologie à l’Université catholique de Louvain, en Belgique.

Son nom reste indissociable de la découverte du virus Ebola lors de la première épidémie survenue en 1976 à Yambuku, dans la province de l’Équateur. Membre de l’équipe médicale envoyée sur place pour enquêter sur cette mystérieuse maladie hémorragique, il participe aux premiers travaux scientifiques qui permettront d’identifier le virus, aujourd’hui considéré comme l’un des plus dangereux au monde.

Depuis cette première flambée, le professeur Muyembe consacrera l’essentiel de sa carrière à la compréhension du virus Ebola, à l’amélioration des méthodes de prise en charge des patients et au développement de nouvelles stratégies de prévention.

Un scientifique reconnu à l’échelle internationale

Surnommé par la revue scientifique The Lancet le « chasseur d’Ebola », Jean-Jacques Muyembe a dirigé ou participé à la plupart des grandes ripostes contre les différentes épidémies d’Ebola qui ont frappé la RDC depuis près de cinquante ans.

À la tête de l’INRB depuis 1998, il a contribué au renforcement des capacités scientifiques du pays en développant plusieurs laboratoires de haute sécurité biologique et en faisant de l’institut une référence régionale dans la recherche sur les maladies infectieuses.

Ses recherches ont également permis le développement de l’anticorps monoclonal mAb114, devenu l’un des traitements les plus efficaces contre Ebola grâce à une collaboration entre chercheurs congolais et américains.

Lors de la grande épidémie d’Ebola dans l’Est de la RDC entre 2018 et 2020, il a dirigé la coordination scientifique de la riposte et supervisé l’utilisation des premiers vaccins expérimentaux ayant permis de contenir la propagation de la maladie.

Une contribution décisive face au Covid-19

En mars 2020, au début de la pandémie de Covid-19, le président Félix Tshisekedi le nomme coordonnateur national de la riposte contre le coronavirus.

Son expertise scientifique contribue alors à orienter les décisions sanitaires du gouvernement dans un contexte mondial marqué par une forte incertitude.

Un parcours jalonné de distinctions

Les travaux du professeur Muyembe lui ont valu de nombreuses récompenses internationales.

En 2015, il reçoit notamment le prestigieux Prix Christophe Mérieux pour ses recherches sur les maladies infectieuses, ainsi que le Prix Afrique de la Royal Society, qui récompense ses contributions majeures à la compréhension des fièvres hémorragiques virales, notamment Ebola.

Son œuvre scientifique continue d’inspirer plusieurs générations de chercheurs africains engagés dans la lutte contre les maladies émergentes.

Le Pr Stanislas Sulu Maseba également distingué

Au cours de la même cérémonie, le président de la République décorera également le professeur Stanislas Sulu Maseba Mwang, gynécologue-obstétricien et président de la Ligue nationale contre le cancer en RDC.

Médecin reconnu pour son engagement en faveur de l’amélioration de l’offre de soins, le professeur Sulu est le fondateur du Centre Hospitalier Nganda, devenu au fil des années l’un des principaux établissements privés de référence du pays.

Animé par une volonté constante d’innovation, il a notamment permis l’installation du premier scanner dans un centre médical privé en RDC et a créé, avec son épouse, le Centre de Radiothérapie Muk et Maseb, inauguré en mars 2021.

À ce jour, cette structure demeure le premier et l’unique centre de radiothérapie du pays, offrant aux patients atteints de cancer un accès local à des traitements auparavant disponibles uniquement à l’étranger.

Un hommage à l’excellence congolaise

À travers cette double distinction, le chef de l’État entend saluer deux parcours exceptionnels qui ont profondément marqué le système de santé congolais. L’un a contribué à faire progresser la recherche mondiale sur les maladies infectieuses, tandis que l’autre a joué un rôle majeur dans le développement des infrastructures médicales et dans la lutte contre le cancer en République démocratique du Congo.

Ces décorations constituent également une reconnaissance du rôle essentiel joué par la communauté scientifique congolaise dans la protection de la santé publique et le rayonnement international de la RDC.

Par Marius Bopenga
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À la UneSanté

Épidémie d’Ebola: un premier cas identifié en France, chez un médecin de retour de RDC

by admin9775 24 juin 2026
written by admin9775

Pour la première fois, un cas d’Ebola a été identifié sur le territoire français, chez un médecin de retour de République démocratique du Congo (RDC) actuellement confrontée à une importante épidémie, ont annoncé les autorités sanitaires françaises.

Le ministère de la Santé « confirme ce jour l’identification d’un premier cas positif de maladie à virus Ebola sur le territoire national », dit-il dans un communiqué. Interrogé par l’AFP, le ministère a précisé que le cas avait été identifié en métropole.

Il avait déjà été isolé dès son arrivée sur le territoire national, avant que la maladie soit officiellement identifiée. « Toutes les mesures de précaution, et notamment l’isolement du patient, ont été prises dès son arrivée », précise le ministère.

La situation est suivie « de très près » par le Premier ministre, selon son entourage cité par l’AFP.

Une urgence de santé publique internationale

En RDC, où l’épidémie sévit au moins depuis le 15 mai, l’Institut national de santé publique congolais (INSP) a enregistré 1 003 cas et 254 décès, soit un taux de létalité moyen de 25,3%. La capacité de test de la RDC, très faible au début de l’épidémie, s’est améliorée, ce qui explique en partie l’augmentation du nombre des cas recensés. Mais les organisations humanitaires internationales et ONG déployées sur le terrain estiment de façon unanime que les chiffres officiels sont encore sous-estimés.

Le virus, qui provoque une fièvre hémorragique, s’est également propagé en Ouganda, où les autorités ont déclaré le 11 juin que la situation était « sous contrôle ». Vingt cas confirmés, dont deux décès, ont été recensés dans le pays frontalier de la RDC.

L’épidémie est causée par le virus Bundibugyo, pour lequel il n’existe aujourd’hui ni vaccin, ni traitement. Les vaccins mis au point ne sont efficaces que contre le virus Zaïre, responsable des plus grandes épidémies d’Ebola connues jusqu’ici.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale et l’Africa CDC estime que dix pays de la zone sont à risque. Ebola a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.

RFI

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À la UneSanté

Ebola: la Belgique rejette la demande des États-Unis de fermer ses frontières aux Congolais

by admin9775 11 juin 2026
written by admin9775

Les États-Unis ont demandé à plusieurs pays européens de ne plus accueillir sur leur territoire de ressortissants de RDC, du Soudan du Sud et d’Ouganda, craignant de voir l’épidémie d’Ebola se propager sur leur territoire via l’Europe à l’occasion du Mondial de football. Washington a même menacé de ne pas admettre sur son territoire les ressortissants des pays qui n’appliqueraient pas ces mesures. La Belgique a rejeté cette demande. Une position élaborée en commun avec l’Union européenne.

Les ministres européens de la Santé ont débattu, vendredi 5 juin, de la réaction commune à adopter face à l’épidémie d’Ebola. Et la demande américaine d’interdire l’entrée des Congolais, Sud-Soudanais et Ougandais sur le territoire de l’Union européenne a été immédiatement écartée. Les Européens ont aussi décidé de répondre d’une seule voix à Washington. Le gouvernement fédéral belge a expressément annoncé le rejet de cette demande.

« Une interdiction d’entrée, personne ne propose cela en Europe. Et je vais aller encore plus loin. Les États-Unis, en tant que pays, portent une responsabilité écrasante dans ce qui se passe en Afrique, du fait qu’ils ont drastiquement réduit leur coopération au développement et leur aide médicale. Cette politique américaine aura bientôt des millions de morts sur la conscience », a déclaré Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé de Belgique.

La fermeture des frontières et la quarantaine automatique ne sont pour l’instant recommandées ni par l’Organisation mondiale de la santé, ni par le Centre européen de détection et de contrôle des maladies. Or, les pays de l’Union européenne ont décidé de se plier aux consignes de ces deux organisations. Les Européens préfèrent la mise en place de contrôles aéroportuaires au départ de la RDC et de l’Ouganda.

RFI

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À la UneSanté

Ebola : le médecin missionnaire américain Peter Stafford déclaré guéri après son traitement en Allemagne

by admin9775 8 juin 2026
written by admin9775

Le médecin missionnaire américain Peter Stafford, contaminé par le virus Ebola alors qu’il prenait en charge des patients au Centre médical évangélique (CME) de Nyankunde, dans la province de l’Ituri en République démocratique du Congo, a été déclaré guéri et autorisé à quitter l’hôpital universitaire de la Charité à Berlin.

L’information a été confirmée par l’organisation Serge, qui accompagne les activités du médecin en Afrique centrale. Transféré en Allemagne et admis le 20 mai 2026, Peter Stafford avait été diagnostiqué porteur du virus Ebola de souche Bundibugyo, une variante relativement rare de la maladie.

Selon les responsables de l’hôpital universitaire de la Charité, l’évolution de son état de santé a été favorable. Les examens réalisés ont montré l’absence de charge virale détectable depuis le 30 mai. Après plusieurs tests PCR négatifs et plus de 72 heures sans symptôme, les autorités sanitaires allemandes ont officiellement levé les mesures d’isolement auxquelles il était soumis.

L’établissement hospitalier a également indiqué qu’aucun membre de sa famille n’a contracté la maladie. Placés en quarantaine à titre préventif en raison de leur statut de contacts à haut risque, ses proches n’ont développé aucun symptôme et les tests effectués n’ont révélé aucune infection.

Cette guérison constitue une évolution encourageante dans la prise en charge de ce cas d’Ebola identifié en République démocratique du Congo. Elle intervient alors que les autorités sanitaires congolaises et leurs partenaires poursuivent leurs efforts de surveillance et de riposte afin de contenir toute propagation éventuelle du virus dans les zones concernées.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Ebola : l’OMS revoit ses estimations de 906 à 116 cas suspects en RD Congo et en Ouganda

by admin9775 2 juin 2026
written by admin9775

L’Organisation mondiale de la santé a revu drastiquement à la baisse ses estimations de cas suspects du virus Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda de 906 à 116. De son côté, l’agence sanitaire de l’Union africaine fait encore état de 1 139 cas suspects de cette maladie extrêmement contagieuse.

Alors que le virus Ebola dans l’est de la RD Congo et en Ouganda continue d’inquiéter la région, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a offert mardi 2 juin une nouvelle rassurante.

Son estimation du nombre de cas suspects de virus Ebola est drastiquement revue à la baisse, passant de 906 à 116, pour 330 cas confirmés.

Dissonance entre les organisations de santé

De nombreux malades « ont été écartés après vérification et souffrent soit d’autres maladies, soit n’ont présenté qu’un épisode de fièvre sans autre symptôme », a déclaré mardi Christian Lindmeier, porte-parole de l’OMS, lors d’un point de presse à Genève.

Il a souligné que les cas suspects incluaient « toute personne repérée par le système de surveillance ou se présentant dans un établissement de santé avec des symptômes pouvant évoquer Ebola ».

Ainsi, l’estimation du nombre de cas suspects par l’OMS passe de 906 (chiffre publié le 29 mai) à 116. Dans le même temps, d’autres patients ont été testés positifs, engendrant une revue à la hausse du nombre de cas confirmés pour les deux pays, de 134 à 330.

L’OMS recense par ailleurs 49 décès confirmés de la maladie due au virus et a indiqué avoir enregistré à ce jour six guérisons.

De son côté, l’Africa CDC, l’agence sanitaire de l’Union africaine, faisait encore état vendredi de 1 139 cas suspects pour 246 décès probables du virus, alors que l’OMS n’évoque plus ces décès « probables ».

L’actuelle épidémie de maladie à virus Ebola, fièvre hémorragique extrêmement contagieuse, a été déclarée le 15 mai dans le nord-est de la RD Congo. L’Ouganda voisin, où l’OMS a confirmé neuf infections, dont une mortelle, est le seul autre pays où le virus s’est pour l’heure propagé.

L’OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale, et son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus s’est rendu samedi en Ituri, épicentre de l’épidémie.

Il n’existe ni vaccin, ni traitement spécifique pour le virus Bundibugyo. L’Africa CDC a promis un vaccin d’ici la fin de l’année, et l’OMS planche sur des essais cliniques.

AFP

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À la UneSanté

Ebola en RDC : la Chine annonce une aide humanitaire d’urgence et l’envoi d’experts médicaux

by admin9775 2 juin 2026
written by admin9775

La Chine a annoncé sa disponibilité à soutenir activement la République démocratique du Congo (RDC) dans la lutte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola qui frappe actuellement l’est du pays. L’annonce a été faite lundi à Pékin par le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian.

Lors d’un point de presse, le diplomate chinois a exprimé la solidarité de son pays envers les populations touchées et confirmé la mise en place d’une assistance d’urgence.

« Le gouvernement chinois a décidé d’apporter une aide humanitaire d’urgence à la RDC et d’y envoyer des équipes d’experts médicaux afin de fournir une assistance technique et des services de santé », a déclaré Lin Jian.

Pékin a rappelé son engagement de longue date dans la lutte contre les épidémies en Afrique, notamment lors de la crise Ebola qui avait frappé plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest en 2015. Les autorités chinoises soulignent que leurs équipes médicales présentes sur le continent poursuivent déjà leur collaboration avec les systèmes de santé locaux.

La Chine a également appelé la communauté internationale à renforcer son soutien aux pays affectés afin de contenir rapidement la propagation du virus.

« Nous appelons la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour aider la RDC et les autres pays africains concernés à venir à bout de cette épidémie dans les meilleurs délais », a insisté le porte-parole chinois.

Cette annonce intervient alors que la RDC poursuit sa riposte contre l’épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo déclarée en mai 2026. Le gouvernement congolais bénéficie déjà de l’appui de plusieurs partenaires internationaux, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans les domaines médical, logistique et financier.

Face à l’évolution de la situation sanitaire, les autorités congolaises multiplient les efforts de surveillance, de prise en charge des patients et de sensibilisation communautaire afin de limiter la propagation du virus dans les provinces touchées.

Par Marius Bopenga
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Ebola : l’OMS réaffirme son soutien à la RDC et appelle à la confiance dans la riposte en cours

by admin9775 31 mai 2026
written by admin9775

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a réaffirmé le samedi 30 mai 2026 la solidarité de son institution envers la République démocratique du Congo dans la lutte contre la 17ᵉ épidémie d’Ebola, tout en exprimant sa confiance dans la capacité du pays à contenir cette nouvelle flambée.

S’exprimant à Bunia, épicentre de l’épidémie de la souche Bundibugyo, lors d’un point de presse conjoint avec le ministre de la Santé, Roger Kamba, et le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, le patron de l’OMS a rappelé que la RDC dispose d’une expérience unique après avoir affronté seize épidémies d’Ebola depuis 1976.

« Alors que nous combattons cette épidémie à vos côtés, nous restons déterminés à veiller à ce que les autres services essentiels ainsi que l’assistance humanitaire continuent d’être fournis aux communautés à travers l’Ituri et au-delà », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Le responsable de l’OMS a également insisté sur l’importance de l’implication des communautés locales dans la riposte sanitaire.

« Les communautés comprennent mieux que quiconque leurs propres défis et sont souvent les mieux placées pour proposer les solutions adaptées à leurs réalités », a-t-il souligné.

De son côté, Roger Kamba a appelé la communauté internationale à faire confiance aux autorités congolaises dans la gestion de cette crise sanitaire et à éviter des mesures susceptibles d’isoler davantage le pays.

Depuis Bunia, le ministre de la Santé a notamment plaidé pour le maintien de l’ouverture des frontières et des échanges internationaux, estimant que la situation reste sous contrôle malgré les inquiétudes suscitées par l’évolution de l’épidémie.

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, sur plus de 900 cas suspects recensés depuis le début de l’épidémie, environ 240 seulement ont été confirmés positifs après analyses en laboratoire. Les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance, de dépistage, de prise en charge des malades et de sensibilisation des populations dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Alors que la vigilance demeure de mise, l’OMS et le gouvernement congolais assurent poursuivre une riposte coordonnée visant non seulement à freiner la propagation du virus, mais également à garantir la continuité des soins de santé essentiels et de l’assistance humanitaire aux populations affectées.

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