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Société

À la UneSociété

Report du verdict dans l’affaire Bukanga-Lonzo : La Cour constitutionnelle renvoie sa décision au 20 mai

by admin9775 15 mai 2025
written by admin9775

La Cour constitutionnelle a reporté au mardi 20 mai le prononcé de son verdict dans le procès Bukanga-Lonzo, opposant le ministère public aux prévenus Augustin Matata Ponyo, Déogratias Mutombo et Christo Grobler. Initialement attendu ce mercredi 14 mai, le jugement a été différé en raison du volume important de pièces à examiner et des questions juridiques complexes soulevées, nécessitant un temps supplémentaire pour finaliser les délibérations.

Contexte du report

Lors de l’audience du 23 avril, le procureur général près la Cour constitutionnelle avait requis :

  • 20 ans de travaux forcés contre Matata Ponyo, ancien Premier ministre et actuel député national.
  • 10 ans d’inéligibilité, l’empêchant de se présenter à toute élection.

Une ordonnance de prorogation du délai a été signée par le président de la Cour constitutionnelle, justifiant ce report par la nécessité d’examiner minutieusement les éléments du dossier avant de rendre une décision définitive.

Une affaire sous haute tension politique

Le procès est marqué par une controverse institutionnelle entre :

  • L’Assemblée nationale, qui estime que les immunités parlementaires de Matata Ponyo n’ont pas été levées avant son renvoi en justice.
  • La Cour constitutionnelle, qui affirme que la séparation des pouvoirs doit être respectée et que la procédure suit le droit congolais.

Cette divergence d’interprétation des dispositions constitutionnelles ajoute une dimension politique à ce dossier déjà sensible.

Prochaines étapes

  • Mardi 20 mai 2025 : La Cour constitutionnelle rendra son verdict final.
  • Enjeux :
    • Condamnation ou acquittement de Matata Ponyo, une figure politique majeure.
    • Impact sur les relations entre pouvoirs judiciaire et législatif.
    • Répercussions politiques dans un contexte où Matata Ponyo est perçu comme un opposant influent.

Analyse

Ce report souligne la complexité juridique de l’affaire et la pression institutionnelle pesant sur la Cour constitutionnelle. La décision finale pourrait avoir des conséquences majeures sur :
✅ La crédibilité de la justice congolaise
✅ L’équilibre des pouvoirs en RDC
✅ L’avenir politique d’Augustin Matata Ponyo

Le verdict du 20 mai, qui marquera un tournant dans cette affaire emblématique.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Polémique autour de la proposition de baptiser une avenue au nom de Jules Alingete : Carbone Beni réagit vivement

by admin9775 14 mai 2025
written by admin9775

La récente proposition du Mouvement Congo en Avant (MCA), adressée au président de la République, visant à débaptiser l’avenue des Forces Armées (ex-Haut Commandement) pour la renommer Avenue Jules Alingete Key, a suscité une vive controverse. Le MCA justifie cette requête en saluant l’engagement de l’ancien Inspecteur général des finances dans la lutte contre la corruption, qu’il qualifie de « travail mémorial ».

Dans sa déclaration, le mouvement évoque un « héritage précieux » laissé par Jules Alingete, appelant même à envisager son implication future « au plus haut sommet de l’État ». Cette initiative est présentée comme un hommage symbolique, en reconnaissance de ses actions à la tête de l’IGF durant le mandat du président Tshisekedi.

Carbone Beni dénonce une démarche « déplorable »

L’activiste et cofondateur du mouvement citoyen Filimbi, Carbone Beni, n’a pas tardé à exprimer son désaccord. Lors d’une conférence de presse tenue le 14 avril à Kinshasa, il a vivement critiqué cette proposition, la qualifiant de « désordre » dans l’esprit du MCA.

« Donc pour vous, la personne de Alingete vaut plus que nos Forces Armées ? », s’est-il indigné, ajoutant que cette demande n’honore ni la jeunesse ni les valeurs républicaines.

Naissance du PACTE-R : une nouvelle dynamique citoyenne

Profitant de cette conférence, Carbone Beni a annoncé la création du PACTE-R (Patriotes en Action pour l’Émergence de la République), un nouveau mouvement qu’il qualifie de social, patriotique et populaire. Son objectif : impulser une transformation structurelle de la République démocratique du Congo à travers une gouvernance fondée sur « l’ordre, la justice et l’austérité ».

Le PACTE-R se structure autour de trois axes prioritaires à l’échelle nationale :

  1. L’ordre dans les finances publiques, par la fin des privilèges indus, l’évaluation des performances dans l’administration, et le renforcement des organes de contrôle (IGF, Cour des comptes).
  2. L’ordre dans les institutions, avec des réformes profondes visant à éradiquer clientélisme, népotisme, tribalisme, culte de la personnalité et médiocrité politique.
  3. L’ordre dans la responsabilité citoyenne, avec un appel à la participation active des citoyens et à une éducation au patriotisme, en particulier chez les jeunes.

Sur le plan international, le PACTE-R ambitionne de renforcer la souveraineté nationale, de mieux défendre les intérêts congolais et de contribuer à la renaissance africaine.

Un message clair : « L’ordre régnera »

Dans une déclaration forte, Carbone Beni a conclu :

« S’adapter à une société malade n’est pas un signe de bonne santé mentale. Le chemin vers une République émergente passe par l’instauration d’un ordre ferme, juste et inébranlable. Le PACTE-R est un appel au réveil, à l’union et à l’action. Oui, l’ordre doit régner, et l’ordre régnera ! »

Pour rappel, après cinq années à la tête de l’Inspection générale des finances, Jules Alingete a été remplacé par Bertrand Bitasimwa Bahii.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Négociations RDC-Rwanda : HRW exige des poursuites contre les auteurs des crimes de guerre

by admin9775 12 mai 2025
written by admin9775

Human Rigths Watch (HRW) estime que la justice est vitale pour une paix durable dans la région des Grands lacs en Afrique et qu’il est essentiel que les négociations de paix RDC-Rwanda incluent l’obligation de rendre des comptes pour les violations graves.

« Les efforts déployés par les États-Unis pour mettre fin au conflit armé actuel dans la région africaine des Grands Lacs semblent ignorer un facteur clé des hostilités : l’incapacité historique des autorités de la région à punir les responsables des atrocités commises dans l’est de la République démocratique du Congo » écrit l’ONG sur son site.

Les Américains et les minerais de la RDC 

Selon Human Rights Watch, si ces engagements sont sincères, il pourrait s’agir d’une étape importante, étant donné que les États qui soutiennent les groupes armés responsables d’exactions facilitent eux-mêmes la commission de crimes de guerre. 

Le conseiller spécial pour l’Afrique à la Maison Blanche, Massad Boulos, a également précisé que tout accord de paix sera accompagné d’un accord sur les minerais, permettant aux entreprises américaines et multinationales d’investir dans les mines et les projets d’infrastructures congolais. 

Étant donné que la concurrence pour les ressources entraîne des violations des droits humains dans les régions riches en minerais de la RDC, selon HRW, il est impératif que le lien entre les conflits, les abus, la corruption et l’exploitation des ressources soit correctement pris en compte. 

L’impunité pour les criminels 

Toutefois, poursuit Human Rights Watch, la question de savoir qui est responsable d’exactions commises en RDC et comment en répondre n’a pas été abordée jusqu’à présent dans les négociations de paix. 

Les forces armées rwandaises et congolaises ont commis de nombreuses graves exactions dans l’est de la RD Congo, et ont soutenu des groupes armés qui ont tué, violé et pillé. 

Les engagements à cesser de soutenir militairement ces groupes ne semblent pas se concrétiser, et personne n’a encore été traduit en justice pour avoir fourni un tel soutien.

Kinshasa accuse Kigali

Pour sa part, le vice-ministre congolais de la Justice et du Contentieux international, Samuel Mbemba, accuse le Rwanda et ses supplétifs du M23 de violation de la Déclaration de principes, en attaquant la localité de Lunyasenge, dans le territoire de Lubero, en plein processus de signature de l’accord de paix sous la médiation américaine. 

Il a formulé ces accusations vendredi 9 mai devant la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, à Banjul, en Gambie. 

À cette occasion, il a réitéré la volonté du gouvernement congolais de restaurer la paix dans la partie Est du pays et d’aplanir les différends entre Kinshasa et Kigali.

Radio okapi

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À la UneSociété

Jules Alingete : chute d’un homme redouté et controversé

by admin9775 11 mai 2025
written by admin9775

Alors qu’il fut longtemps considéré comme le héros de la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo, Jules Alingete, ancien inspecteur général des finances, fait aujourd’hui l’objet de nombreuses attaques dans la presse. Accusé d’avoir perçu des jetons de présence jugés excessifs dans le cadre du projet Sino-Congolais (Sicomines), il se retrouve au centre d’une tempête médiatique. Mais pour ses partisans, il s’agit d’une campagne de déstabilisation orchestrée par les prédateurs du Trésor public qu’il a longtemps combattus.

La renégociation du contrat Sicomines, pilotée sous sa supervision, a pourtant permis à l’État congolais de récupérer près de deux milliards de dollars supplémentaires. Une opération menée publiquement et avec transparence, selon ses défenseurs. « L’acharnement actuel n’est rien d’autre qu’une vengeance de la part de ceux qui ont vu leurs pratiques illicites mises en lumière », commente une source proche du dossier.

Nommé en 2020 par le président Félix Tshisekedi, Jules Alingete avait redonné à l’Inspection générale des finances un rôle central dans la gouvernance étatique. Son approche, fondée sur la transparence et la communication publique des rapports, avait fait trembler bien des figures puissantes du paysage politique et économique congolais. Des entreprises publiques comme la Gécamines, ou encore l’accord sino-congolais signé sous Joseph Kabila, avaient fait l’objet d’audits rigoureux.

Mais ce zèle a suscité des inimitiés profondes, notamment avec l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, démis en juin 2024 après un rapport de l’IGF. Les tensions entre les deux hommes remontent à plusieurs années, et Kazadi n’a pas caché son ressentiment, accusant Alingete d’avoir mené contre lui une véritable « cabale ». Désormais député, il s’en est pris récemment à la gouvernance de Tshisekedi et à la prolifération d’agences publiques, dont certaines étaient directement supervisées par l’IGF.

Alingete a aussi été accusé de partialité par plusieurs personnalités ciblées par ses enquêtes, comme Matata Ponyo, Eteni Longondo ou Tony Mwaba, tous blanchis par la justice mais prompt à dénoncer un usage « politique » de l’IGF. En juillet 2024, la Cour des comptes elle-même avait pointé des irrégularités dans une mission menée par l’IGF à la Gécamines, jetant un doute sur la rigueur de l’institution.

Aujourd’hui, le silence du président Tshisekedi face à la mise à l’écart d’Alingete suscite l’incompréhension. « Il était redouté par les détourneurs de tous bords. Sans lui, qui les arrêtera ? » s’interroge un analyste. Si la rigueur de Jules Alingete a divisé, son départ pourrait marquer un tournant pour la lutte contre la corruption en RDC : celui d’un retour à l’impunité.

Par MN
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À la UneSociété

Remaniement stratégique au sein de la Police nationale congolaise : nouvelles nominations par ordonnance présidentielle

by admin9775 11 mai 2025
written by admin9775

Le Président de la République a procédé à un important remaniement des cadres supérieurs de la Police nationale congolaise à travers de nouvelles ordonnances rendues publiques ce jour. Ces nominations viennent compléter les mesures de restructuration initiées en avril dernier et concernent plusieurs postes clés à travers le territoire national.

Nominations dans les provinces


Le Général Elvis Palanga prend le commandement de la Police dans la province de la Tshopo, tandis que le Général Magnat Kabeya est affecté à la tête de la Police du Kasaï Central. Dans le Tanganyika, c’est le Général JP Wumbi qui assume désormais ce commandement. Le Général Roger Isiyo dirigera les opérations policières dans le Lualaba et le Général Jhon Chabwine prend les rênes du Bas-Uelé. La province du Kasaï sera quant à elle sous la responsabilité du Général Alimasi.

Maintiens et nouvelles affectations spécialisées


Le Général Blaise Kilimbalimba conserve son poste stratégique au Haut-Katanga, tout comme le Général Kantu Israël qui reste à la tête de la Police dans la capitale Kinshasa. Parmi les nominations notables, le Général Edo Longange est désigné commandant de l’Unité de protection des institutions et hautes personnalités (UPIHP), une unité sensible chargée de la sécurité des autorités. Le Général François Kabeya prend la direction de la Légion nationale d’intervention (LNI), tandis que le Général Sylvain Kasongo Kitenge est nommé coordonnateur chargé de la réforme de la Police, un poste clé dans le processus de modernisation de l’institution.

Stratégie de sécurisation du territoire


Ces changements interviennent dans un contexte de renforcement des dispositifs de sécurité à travers le pays. Les observateurs notent une volonté d’équilibrer l’expérience des maintenus en poste et l’apport de nouveaux commandants dans des régions stratégiques. La nomination d’un coordonnateur spécifique pour la réforme policière témoigne de l’engagement des autorités à moderniser cette institution essentielle à la stabilité du pays.

Ces mesures s’inscrivent dans la continuité des réformes engagées depuis plusieurs mois visant à améliorer l’efficacité opérationnelle de la Police nationale et à renforcer la sécurité des citoyens sur l’ensemble du territoire congolais. Les nouveaux commandants devraient prendre leurs fonctions dans les prochains jours, selon les procédures habituelles de passation de service.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Christophe Bitasimwa Bahii nommé à la tête de l’Inspection Générale des Finances

by admin9775 8 mai 2025
written by admin9775

Le président de la République a procédé ce mercredi 7 mai 2025 à un remaniement à la tête de l’Inspection Générale des Finances (IGF). Par ordonnance présidentielle diffusée sur la RTNC, Christophe Bitasimwa Bahii a été désigné comme nouveau Inspecteur Général des Finances, prenant la suite de Jules Alingete qui part à la retraite. Emmanuel Tshibingu Nsenga a quant à lui été nommé Inspecteur Général Adjoint.

Le nouveau patron de l’IGF est un économiste chevronné doté d’un solide parcours académique et professionnel. Docteur en économie et titulaire d’un DEA en économie et développement obtenu à l’Université Catholique du Congo, Christophe Bitasimwa Bahii cumule une riche expérience dans plusieurs structures publiques et parapubliques. Il partage également son savoir en enseignant les finances publiques et l’économie dans plusieurs établissements d’enseignement supérieur du pays. Avant sa nomination, il dirigeait les brigades des provinces et entités territoriales au sein de l’IGF, ce qui lui a permis d’acquérir une connaissance approfondie du terrain.

L’Inspection Générale des Finances, institution clé dans le contrôle des deniers publics, conserve ses missions fondamentales de contrôle des opérations financières de l’État, des entités décentralisées, des établissements publics et de tout organisme bénéficiant de fonds publics. Elle peut intervenir soit sur signalement de fraude, soit à la demande des autorités compétentes. Pour son fonctionnement, l’IGF dispose non seulement de son budget propre mais bénéficie également de 10% des pénalités recouvrées, montants destinés à ses investissements opérationnels.

Cette nomination intervient dans un contexte où la transparence financière et la bonne gouvernance constituent des enjeux majeurs pour le pays. Christophe Bitasimwa Bahii, reconnu pour son expertise et son intégrité, aura pour mission de renforcer les contrôles et d’assurer une gestion plus efficace des fonds publics. Les observateurs s’attendent à ce que le nouveau duo à la tête de l’IGF impulse une nouvelle dynamique à cette institution essentielle pour la lutte contre les détournements et l’amélioration de la gestion des finances publiques en République Démocratique du Congo.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Kinshasa engage une vaste opération de nettoyage contre les marchés informels

by admin9775 7 mai 2025
written by admin9775

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a lancé ce mardi 6 mai 2025 une importante opération visant à éliminer les marchés sauvages qui encombrent les principales artères de la capitale. Accompagné des services de la voirie et des forces de l’ordre, le gouverneur a personnellement supervisé les premières interventions sur l’avenue Kasavubu, où de nombreux étals illégaux ont été démantelés.

Cette action énergique s’inscrit dans le cadre d’une politique urbaine plus large visant à restaurer l’ordre et la salubrité dans la capitale congolaise. « Les trottoirs et les voies publiques ne sont pas des espaces commerciaux. Nous mettrons fin à toutes les occupations illicites de l’espace public », a déclaré le gouverneur Bumba, tout en appelant les vendeurs à rejoindre les marchés officiels aménagés par la ville.

L’opération, qui s’est étendue aux avenues Rwakadingi et Itaga, devrait progressivement couvrir l’ensemble des 24 communes que compte Kinshasa. Les autorités municipales justifient cette mesure par la nécessité de fluidifier la circulation, prévenir les inondations en dégageant les caniveaux obstrués, et améliorer l’hygiène publique dans une ville qui compte près de 15 millions d’habitants.

Cependant, cette décision suscite des inquiétudes parmi les petits commerçants et vendeurs ambulants qui voient dans ces marchés informels leur seule source de revenus. « Je comprends la nécessité d’embellir la ville, mais où allons-nous travailler maintenant ? », s’interroge une vendeuse de légumes sur l’avenue Kasavubu.

Face à ces préoccupations légitimes, le gouverneur Bumba a promis des solutions alternatives, notamment la réhabilitation des marchés publics existants et la création de nouveaux espaces commerciaux réglementés. « Nous ne voulons pas punir les petits commerçants, mais plutôt les accompagner vers une activité plus structurée et sécurisée », a-t-il assuré.

Cette opération marque un tournant dans la gestion urbaine de Kinshasa, qui ambitionne de se transformer en une capitale moderne et bien organisée. Le défi pour les autorités sera de concilier cet objectif de modernisation avec la réalité socio-économique d’une population dont une grande partie survit grâce au commerce informel.

Les prochains jours seront déterminants pour évaluer l’impact réel de cette mesure et la capacité des autorités à proposer des solutions viables aux milliers de commerçants affectés par cette opération de nettoyage.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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Le gouvernement annonce des travaux urgents contre l’érosion à Ngaliema

by admin9775 7 mai 2025
written by admin9775

Le vice-Premier ministre Jacquemain Shabani, ministre de l’Intérieur, a inspecté ce mardi 6 mai 2025 l’érosion menaçante sur l’avenue Lalu dans la commune de Ngaliema. Cette visite de terrain a permis d’évaluer les dégâts causés par une érosion active sur près de 3 kilomètres qui met en péril les habitations voisines et la Route nationale n°1, artère vitale reliant Kinshasa au Kongo-Central.

Face à cette situation préoccupante, le ministre a annoncé un plan d’action en deux phases. Dans l’immédiat, des travaux d’urgence débuteront cette semaine pour stabiliser la zone critique. Parallèlement, des réunions des comités locaux de sécurité seront organisées sans délai sous la coordination du gouverneur de Kinshasa et du bourgmestre de Ngaliema pour informer et protéger les populations riveraines.

« Nous sommes en pleine saison des pluies, période particulièrement sensible », a souligné Jacquemain Shabani devant les habitants inquiets de Punda. « Le service météorologique METELSAT nous transmet régulièrement des alertes. Tous les ministères concernés restent en état d’alerte maximale. »

Pour une solution durable, des travaux d’envergure seront entrepris après la saison pluvieuse avec l’appui technique de l’Observatoire volcanologique (OVD) et d’autres structures spécialisées. Ces interventions s’inscrivent dans le cadre des priorités gouvernementales visant à protéger les infrastructures stratégiques et les populations contre les risques naturels.

Le vice-Premier ministre a insisté sur l’importance d’une coordination efficace entre les différents niveaux administratifs et les services techniques pour faire face à cette menace qui persiste depuis plusieurs mois dans ce secteur de la capitale.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

La gestion des finances publiques congolaises au cœur d’une polémique politique

by admin9775 6 mai 2025
written by admin9775

Une vive controverse agite actuellement la classe politique congolaise suite aux déclarations récentes de Nicolas Kazadi, député national et ancien ministre des Finances. Lors d’une interview, l’ancien responsable a tenu des propos qui ont immédiatement suscité de vives réactions.

Patrick Nkanga Bekonda, réagissant à ces déclarations, a exprimé sa profonde préoccupation. Il estime que les propos de Kazadi révèlent des dysfonctionnements majeurs dans la gestion des fonds publics. Selon son analyse, ces révélations mettent en évidence plusieurs problèmes inquiétants : l’absence de contrôle rigoureux par les institutions compétentes comme l’Inspection générale des finances, le manque d’action de la justice pour tracer l’utilisation des deniers publics, et plus globalement des questions fondamentales sur la qualité de la gouvernance étatique et son impact sur la population congolaise.

Parallèlement, Joseph Kitangala a adopté une position plus radicale en invoquant l’article 73 de la loi organique relative à l’organisation judiciaire. Il a formellement demandé au ministre de la Justice d’engager des poursuites contre l’ancien ministre. Son argumentation s’appuie sur la nécessité de défendre l’intégrité des institutions et le respect des principes républicains.

Cette affaire soulève des enjeux majeurs pour la démocratie congolaise. Elle interroge directement la transparence de la gestion des finances publiques, l’efficacité des mécanismes de contrôle, et plus fondamentalement l’indépendance de la justice. La question de la responsabilité des anciens ministres dans leurs prises de parole publique est également posée avec acuité.

L’évolution de ce dossier dans les prochains jours sera particulièrement instructive. Elle permettra d’évaluer la capacité des institutions congolaises à répondre à ce type de crise et à garantir le principe de transparence dans la gestion des fonds publics. La société civile et les observateurs politiques suivent avec attention les développements de cette affaire qui touche à des questions essentielles de gouvernance et de moralisation de la vie publique.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

La Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale en désaccord sur l’immunité parlementaire dans l’affaire Matata Ponyo

by admin9775 4 mai 2025
written by admin9775

Une tension institutionnelle oppose actuellement la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale en République Démocratique du Congo. Le différend porte sur l’interprétation des dispositions constitutionnelles relatives à l’immunité parlementaire dans le cadre de l’affaire Bukanga Lonzo impliquant l’ancien Premier ministre Matata Ponyo.

Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a récemment évoqué la nécessité de suivre la procédure de levée de l’immunité parlementaire pour Matata Ponyo, actuellement sénateur. Cette position s’appuie sur l’article 107 alinéa 2 de la Constitution qui prévoit que les parlementaires ne peuvent être poursuivis pénalement sans l’autorisation préalable de leur chambre respective.

En réponse, le président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta Badibanga, a rappelé que cette affaire était déjà en examen devant son institution depuis 2022. Il a invoqué l’article 151 de la Constitution qui garantit l’indépendance du pouvoir judiciaire et interdit toute ingérence dans le traitement des affaires en cours.

Cette confrontation institutionnelle soulève des questions fondamentales sur la séparation des pouvoirs en RDC. D’un côté, le pouvoir législatif affirme ses prérogatives en matière d’immunité parlementaire. De l’autre, le pouvoir judiciaire défend son indépendance et sa compétence exclusive pour trancher les questions constitutionnelles.

Les observateurs politiques et juridiques suivent avec attention l’évolution de cette situation. Plusieurs scénarios sont possibles : la Cour constitutionnelle pourrait affirmer sa compétence sur le dossier, l’Assemblée nationale pourrait maintenir sa position, ou une solution de compromis pourrait émerger pour préserver l’équilibre institutionnel.

L’issue de ce différend aura des conséquences importantes sur le fonctionnement des institutions congolaises et sur la perception de l’État de droit en RDC. Elle pourrait également créer un précédent dans les relations entre les différents pouvoirs de l’État.

Cette affaire représente un test important pour la démocratie congolaise. La manière dont sera résolu ce conflit institutionnel démontrera la capacité des institutions à fonctionner selon les principes constitutionnels, au-delà des considérations politiques.

La communauté internationale observe avec attention cette situation qui met en lumière les défis de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice en République Démocratique du Congo.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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