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Société

À la UneSociété

Le Conseil de sécurité de l’ONU renforce la lutte contre l’impunité pour les crimes commis contre les Casques bleus

by admin9775 25 juin 2026
written by admin9775

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité une nouvelle résolution visant à renforcer la lutte contre l’impunité pour les crimes commis contre les personnels des opérations de maintien de la paix de l’ONU.

Portée conjointement par le Danemark et le Pakistan, la résolution a bénéficié du soutien de plus de 150 États membres, témoignant d’un large consensus international sur la nécessité de mieux protéger les Casques bleus déployés dans les zones de conflit à travers le monde.

Le texte appelle les États à intensifier leurs efforts pour enquêter, poursuivre et sanctionner les auteurs de crimes perpétrés contre le personnel des Nations unies engagé dans les missions de maintien de la paix. Il réaffirme également que la lutte contre l’impunité constitue un élément essentiel pour prévenir de nouvelles attaques contre les forces onusiennes.

Depuis la création des opérations de maintien de la paix en 1948, les Nations unies ont payé un lourd tribut. Selon les chiffres officiels, 1.095 Casques bleus ont perdu la vie à la suite d’actes malveillants dans l’exercice de leurs fonctions. Parmi eux, 359 ont été tués depuis 2013 dans des contextes sécuritaires particulièrement difficiles.

Au-delà des pertes humaines, plusieurs milliers de membres du personnel des Nations unies ont été blessés au cours de leurs missions dans certaines des régions les plus instables de la planète, notamment en Afrique et au Moyen-Orient.

La résolution adoptée souligne toutefois les avancées enregistrées ces dernières années dans la lutte contre l’impunité. Depuis 2020, pas moins de 103 personnes ont été condamnées pour des infractions liées à l’assassinat de 35 Casques bleus et de deux experts des Nations unies.

Ces condamnations concernent notamment des affaires survenues en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Liban et au Mali, des pays où les opérations de maintien de la paix ont été confrontées à des menaces sécuritaires persistantes.

Pour les Nations unies, ces résultats démontrent que les mécanismes de coopération judiciaire entre les États et les institutions internationales peuvent produire des résultats concrets lorsque la volonté politique est au rendez-vous.

Les auteurs de la résolution ont insisté sur le fait que les attaques contre les Casques bleus ne visent pas seulement des individus, mais portent également atteinte aux efforts internationaux de paix et de sécurité. Ils estiment que chaque attaque non sanctionnée risque d’encourager de nouvelles violences contre les personnels déployés sous mandat des Nations unies.

Par cette adoption unanime, le Conseil de sécurité envoie ainsi un message clair : les crimes commis contre les Casques bleus et les personnels des Nations unies ne doivent pas rester impunis, et leurs auteurs devront répondre de leurs actes devant la justice.

Cette résolution intervient dans un contexte où plusieurs missions de maintien de la paix continuent d’opérer dans des environnements particulièrement dangereux, notamment sur le continent africain, où les Casques bleus demeurent en première ligne pour la protection des populations civiles et la stabilisation des zones affectées par les conflits armés.

Par Pascal Kabeya
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25 juin 2026 0 comments
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À la UneSociété

À La Haye, la RDC plaide pour une accélération de la justice internationale face aux crimes commis dans l’Est du pays

by admin9775 25 juin 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo a porté, au cœur des institutions internationales de justice, un plaidoyer en faveur d’une accélération des enquêtes et des poursuites contre les auteurs, commanditaires et complices des crimes commis dans les territoires occupés de l’Est du pays.

Conduite par le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, cette mission officielle à La Haye s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises de renforcer la lutte contre l’impunité et d’obtenir justice pour les millions de victimes affectées par les conflits armés qui secouent la région depuis plusieurs années.

Au cours de son séjour, le ministre congolais a été reçu par la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), la juge Tomoko Akane, en présence de la deuxième vice-présidente de la Cour, la juge Reine Alapini-Gansou. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération entre la RDC et la juridiction internationale ainsi que sur la nécessité d’accélérer les procédures judiciaires relatives aux crimes commis dans l’Est du pays.

La délégation congolaise a rappelé que les populations civiles continuent de subir les conséquences des violences armées, notamment les massacres, les déplacements forcés, les violences sexuelles et les graves violations du droit international humanitaire.

Pour Kinshasa, il est essentiel que les enquêtes en cours aboutissent à l’identification de l’ensemble des responsables, qu’il s’agisse des auteurs directs, des coauteurs, des commanditaires ou encore des complices impliqués dans les chaînes de commandement.

Au centre des discussions figurait également la situation sécuritaire dans les provinces orientales de la RDC, où plusieurs territoires demeurent affectés par les activités de groupes armés et par l’occupation de certaines zones. Le gouvernement congolais estime que les victimes attendent non seulement la reconnaissance de leurs souffrances, mais aussi l’établissement des responsabilités et la condamnation des personnes impliquées dans les crimes les plus graves.

« La justice internationale doit produire des résultats concrets pour les victimes qui attendent que la vérité soit établie et que justice soit rendue », a souligné la délégation congolaise au cours des échanges.

Le ministre Guillaume Ngefa a également rencontré le procureur adjoint de la CPI, Mame Mandiaye Niang. Les discussions ont porté sur l’état d’avancement des enquêtes ouvertes concernant la RDC ainsi que sur le principe de complémentarité entre la Cour pénale internationale et les juridictions nationales.

À cette occasion, Kinshasa a réaffirmé sa volonté de renforcer les capacités du système judiciaire congolais afin qu’il puisse, lui aussi, poursuivre efficacement les auteurs des crimes internationaux commis sur son territoire.

Au-delà des procédures judiciaires, les autorités congolaises considèrent que la lutte contre l’impunité constitue une condition essentielle à la restauration de la paix durable et de la confiance des populations dans les institutions nationales et internationales.

Cette mission à La Haye a également permis d’aborder les questions liées à la modernisation des outils d’enquête et au renforcement des capacités techniques des magistrats et du personnel judiciaire congolais, dans le cadre des efforts engagés pour améliorer l’efficacité de la justice en République démocratique du Congo.

Pour Kinshasa, la mobilisation de la communauté internationale demeure indispensable afin que les crimes les plus graves commis dans l’Est du pays ne restent pas impunis et que les victimes puissent enfin obtenir vérité, justice et réparation.

Par Marius Bopenga
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25 juin 2026 0 comments
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À la UneSociété

François Tolenga Lumumba de retour au Congo après 32 ans d’exil : le poids d’une mémoire et la quête de justice

by admin9775 25 juin 2026
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Après trente-deux années d’exil loin de sa terre natale, François Tolenga Lumumba, fils aîné du héros national Patrice Emery Lumumba, a retrouvé la République démocratique du Congo. Un retour chargé d’émotion, mais également de symboles, tant il ravive les blessures encore ouvertes de l’histoire congolaise.

Pour François Tolenga Lumumba, ce retour dépasse largement le cadre d’un simple voyage familial ou personnel. Il représente la fin d’un long exil qu’il attribue aux conséquences politiques et historiques qui ont suivi l’assassinat de son père, figure emblématique de l’indépendance congolaise et premier Premier ministre du pays.

À son arrivée, il n’a pas hésité à évoquer les responsabilités historiques entourant la disparition de Patrice Emery Lumumba. Il a notamment rappelé le rôle reconnu de la Belgique dans ce drame qui demeure l’un des épisodes les plus douloureux de l’histoire contemporaine du Congo.

« La Belgique porte une responsabilité dans l’assassinat de mon père », a-t-il insisté, rappelant que ce crime a non seulement privé le pays d’un de ses plus grands dirigeants, mais a également bouleversé à jamais la vie de sa famille.

Durant plus de trois décennies, François Tolenga Lumumba a vécu loin de sa patrie, portant avec lui le poids d’une histoire marquée par le traumatisme, le déracinement et l’absence. Il décrit une existence façonnée par le stress, la douleur et les séquelles psychologiques laissées par la disparition brutale de son père.

L’assassinat de Patrice Lumumba en janvier 1961 reste en effet un événement fondateur dont les conséquences continuent de se faire sentir dans la mémoire collective congolaise. Pour de nombreux Congolais, Lumumba demeure le symbole de la souveraineté nationale, de la dignité africaine et de la lutte contre les ingérences étrangères.

Le retour de son fils aîné apparaît ainsi comme un moment de forte portée historique. Il rappelle que derrière les grandes figures nationales se trouvent aussi des familles qui ont dû vivre avec le poids du deuil, de l’exil et de l’injustice.

Au-delà de l’émotion, François Tolenga Lumumba lance un appel à la vérité, à la justice et au devoir de mémoire. Selon lui, la réconciliation avec l’histoire passe nécessairement par la reconnaissance des responsabilités et par la transmission aux nouvelles générations des enseignements du passé.

Son retour au Congo constitue ainsi bien plus qu’un simple retour au pays. Il symbolise la volonté de renouer avec une histoire longtemps douloureuse, tout en réaffirmant l’importance de préserver la mémoire de Patrice Emery Lumumba, dont l’héritage continue d’inspirer de nombreux Congolais plus de six décennies après sa disparition.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Denise Nyakeru et la Première dame du Burundi renforcent leur coopération en faveur de l’inclusion sociale

by admin9775 23 juin 2026
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La Première dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi, a reçu lundi à Kinshasa son homologue burundaise, Angeline Ndayishimiye, dans le cadre d’une rencontre consacrée au renforcement de la coopération entre leurs fondations respectives en matière d’éducation, d’autonomisation et d’inclusion sociale.

Organisée en marge de la visite d’État du président burundais Évariste Ndayishimiye en RDC, cette rencontre s’est tenue au siège de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Denise Nyakeru a indiqué que les discussions avaient permis de faire le point sur les projets déjà réalisés entre la Fondation LONA et la Fondation Bonne Action Umugiraneza, tout en explorant de nouvelles pistes de collaboration.

« Ces discussions ont permis de mettre en lumière les avancées réalisées et d’explorer de nouvelles perspectives de coopération en faveur de l’éducation, de l’autonomisation et de l’inclusion sociale », a-t-elle souligné.

Un soutien concret aux personnes vivant avec handicap

L’un des temps forts de cette rencontre a été le lancement de la remise d’outils de travail à des personnes vivant avec handicap récemment formées grâce à un partenariat entre la Fondation LONA, l’Institut National de Préparation Professionnelle et le programme « Pesa Muninga Sourire ».

Cette initiative vise à favoriser l’insertion professionnelle et l’autonomie économique des bénéficiaires en leur donnant les moyens de développer une activité génératrice de revenus.

Pour Denise Nyakeru, cette action traduit une vision plus large de l’inclusion sociale :

« Chaque femme et chaque homme doit pouvoir disposer des moyens de construire son autonomie et de réaliser pleinement son potentiel. »

Une coopération fondée sur la solidarité

Au-delà des projets spécifiques, les deux Premières dames ont réaffirmé leur volonté de renforcer les liens entre leurs fondations afin d’apporter des réponses concrètes aux défis sociaux auxquels sont confrontées les populations de leurs pays respectifs.

Selon l’épouse du président Félix Tshisekedi, cette coopération illustre la fraternité qui unit les peuples congolais et burundais ainsi que leur engagement commun en faveur du développement humain.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large de rapprochement entre la RDC et le Burundi, deux pays voisins qui renforcent progressivement leur coopération dans plusieurs domaines, notamment social, éducatif, économique et sécuritaire.

Par Marius Bopenga
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RDC : Joseph Olenghankoy convoqué à la Cour de cassation après ses déclarations sur le sit-in du 12 juin

by admin9775 22 juin 2026
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Le président du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA), Joseph Olenghankoy, est attendu ce mardi 23 juin devant le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde.

Selon des sources judiciaires, cette convocation intervient dans le cadre des enquêtes ouvertes à la suite des incidents survenus lors du sit-in organisé le 12 juin dernier à Kinshasa par la Coalition 64, opposée au projet de révision constitutionnelle.

Le président du CNSA est invité à fournir des éclaircissements sur plusieurs publications diffusées sur son compte X, dans lesquelles il faisait état d’un bilan provisoire de dix morts, quinze disparus et 176 blessés graves.

« Le bilan provisoire de la manifestation contre le changement de la Constitution à Kinshasa fait état de 10 morts, 15 disparus et 176 blessés graves », avait notamment écrit Joseph Olenghankoy.

Dans un autre message, il dénonçait une dérive autoritaire du pouvoir, affirmant que « le pouvoir bascule dans la tyrannie extrême et l’étendard sanglant est levé, mais le peuple gagne toujours ».

Le président du CNSA avait également signalé l’arrestation présumée des activistes Best Mulamba et Kasongo Ilunga, qu’il affirmait avoir été interpellés par des individus non identifiés avant d’être conduits vers une destination inconnue.

Les autorités judiciaires souhaitent désormais vérifier l’origine et la fiabilité des informations relayées par Joseph Olenghankoy, alors que le parquet général a annoncé l’ouverture d’une enquête visant à établir les circonstances exactes des événements du 12 juin et les éventuelles responsabilités.

Dans un communiqué publié le 19 juin, le procureur général près la Cour de cassation avait indiqué que les investigations en cours visaient à collecter des données objectives et fiables afin de déterminer les faits avec précision et, le cas échéant, d’engager des poursuites contre les auteurs, coauteurs ou complices avérés.

Le parquet avait également mis en garde contre la diffusion de rumeurs, d’allégations mensongères ou d’informations non vérifiées susceptibles de perturber le déroulement de l’enquête.

À ce stade, aucun bilan officiel définitif des incidents du 12 juin n’a été communiqué par les autorités compétentes.

La Coalition 64 avait organisé ce sit-in pour protester contre le projet de révision constitutionnelle, que ses membres estiment susceptible d’ouvrir la voie à une prolongation du pouvoir du président Félix Tshisekedi. De son côté, la majorité présidentielle rejette ces accusations et soutient que le débat porte uniquement sur l’organisation d’un référendum, conformément aux dispositions de la Constitution.

Par Pascal Kabeya
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RDC : plus d’un million de candidats affrontent l’Examen d’État 2026

by admin9775 22 juin 2026
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La session ordinaire 2026 de l’Examen d’État et du Jury national du cycle court professionnel a officiellement débuté ce lundi 22 juin sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo.

Le lancement officiel des épreuves a été effectué au Lycée Tuendele, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, par la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga.

Conformément au calendrier scolaire 2025-2026, les épreuves se dérouleront jusqu’au jeudi 25 juin.

Cette année, plus d’un million de finalistes du secondaire prennent part à cette session, organisée dans l’ensemble des provinces éducationnelles du pays ainsi que dans plusieurs centres établis à l’étranger.

Selon les statistiques publiées par le Centre national d’organisation des examens (CNO), 1 082 742 candidats sont inscrits au cycle long du secondaire général, normal et technique. Ils sont répartis dans 3 267 centres de passation, soit une moyenne de 331 candidats par centre.

Parmi eux, 483 842 sont des filles, représentant 44,6 % des effectifs, contre 598 900 garçons, soit 55,4 %.

Dans un communiqué publié à la veille des épreuves, la ministre Raïssa Malu a appelé les candidats à aborder cette session avec sérénité, confiance et intégrité.

« La République démocratique du Congo a besoin de citoyennes et de citoyens responsables, engagés et patriotes, capables de contribuer à son développement durable », a-t-elle déclaré.

La ministre a également rappelé que l’éducation doit demeurer un espace neutre, protégé et respecté, malgré le contexte sécuritaire difficile dans certaines régions du pays.

Elle a salué l’appui des partenaires ayant contribué à l’acheminement des malles d’items vers les zones touchées par les conflits armés, afin de garantir à tous les élèves leur droit à l’éducation et à l’évaluation.

Parallèlement à l’organisation matérielle des épreuves, le ministère poursuit la modernisation de l’Examen d’État, notamment à travers la digitalisation du processus de traitement et de correction des copies.

Après l’expérience lancée en 2025, plusieurs centres de scannage sont désormais opérationnels à Kinshasa, Lubumbashi et Mbuji-Mayi. Quatre nouveaux centres ont également été installés à Gemena, Kisangani, Butembo et Tshikapa.

Cette modernisation vise à renforcer l’efficacité, la transparence et la fiabilité de l’organisation de l’Examen d’État, l’une des évaluations les plus importantes du système éducatif congolais.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC : le procureur général ouvre une enquête sur les incidents du sit-in de l’opposition au Palais du peuple

by admin9775 20 juin 2026
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Le procureur général près la Cour de cassation a annoncé l’ouverture d’une enquête à la suite des incidents survenus lors du sit-in organisé par l’opposition le 12 juin dernier au Palais du peuple, à Kinshasa.

L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public vendredi 19 juin 2026 par la cellule de communication du parquet général.

Selon ce document, les autorités judiciaires ont entamé un travail de collecte d’informations afin de déterminer avec précision les circonstances dans lesquelles les événements se sont déroulés et d’établir les éventuelles responsabilités.

« La collecte des données objectives et fiables permettra d’établir avec exactitude les circonstances du déroulement de ces événements et, le cas échéant, de mettre en mouvement l’action publique contre tout auteur, coauteur ou complice avéré », indique le communiqué.

Le parquet général précise que les investigations sont en cours et portent sur l’ensemble des faits liés aux incidents, avant, pendant et après le sit-in.

« Dans cette optique, il est présentement procédé à la reconstitution des faits, tant en amont qu’en aval, en lien direct avec lesdits événements. Cette démarche vise à aboutir à des conclusions fondées sur des éléments objectifs, dans le strict respect de la loi et des droits de chacun », poursuit le document.

Le procureur général a également mis en garde contre la diffusion de rumeurs, d’allégations mensongères ou d’informations non vérifiées pendant la durée de l’enquête.

Le communiqué rappelle que la propagation de fausses informations est susceptible de constituer une infraction au regard de la législation en vigueur.

Ces investigations interviennent dans un contexte de fortes tensions politiques, marqué par les mobilisations de l’opposition et les débats autour des réformes institutionnelles engagées par les autorités.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Kinshasa : plus de 4 000 « bâtisseurs de la nation » déployés pour l’assainissement de la capitale

by admin9775 19 juin 2026
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Le commandant du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a annoncé le déploiement imminent de plus de 4 000 « bâtisseurs de la nation » à Kinshasa pour participer aux travaux d’assainissement de la capitale.

Cette annonce a été faite à travers une vidéo diffusée le jeudi 18 juin 2026, à l’occasion de sa première prise de parole publique depuis sa nomination à la tête de la Task force chargée de l’assainissement de la ville de Kinshasa.

Le haut gradé a indiqué que ces jeunes, anciens délinquants communément appelés « Kulunas », ont suivi pendant deux ans une formation aux idéaux du Service national au centre de Kaniama Kasese avant d’être réinsérés dans la vie active.

Près de 5 000 recrues seront ainsi acheminées vers la capitale dès ce week-end afin de renforcer les opérations de salubrité publique.

Lutter contre l’incivisme environnemental

Selon les responsables du programme, la mission de ces « bâtisseurs de la nation » ne se limitera pas au nettoyage des espaces publics.

L’un des agents formés à Kaniama Kasese a précisé que leur déploiement vise également à combattre les comportements jugés responsables de la dégradation du cadre de vie à Kinshasa.

« Nous avons reçu des missions très précises : nous allons nous occuper de l’assainissement de la ville de Kinshasa, tout en mettant fin à l’incivisme environnemental qui bat son plein dans la capitale », a-t-il déclaré.

Il a notamment évoqué les dépôts sauvages d’ordures sur la voie publique, les rejets de déchets dans les caniveaux ainsi que l’absence d’installations sanitaires adéquates dans certaines constructions.

Une réinsertion professionnelle encadrée

À l’issue de leur formation, ces anciens délinquants intègrent officiellement le Service national et acquièrent le statut de fonctionnaires de l’État.

Selon les autorités, ils percevront, dans un premier temps, une rémunération mensuelle de 500 000 francs congolais.

Le déploiement de ces jeunes s’inscrit dans la volonté des autorités de conjuguer réinsertion sociale et amélioration du cadre de vie urbain.

Confrontée à d’importants défis en matière de gestion des déchets et d’assainissement, Kinshasa multiplie depuis plusieurs mois les initiatives pour lutter contre l’insalubrité et sensibiliser la population au respect des règles d’hygiène et de protection de l’environnement.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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RDC: Human Rights Watch accuse le Rwanda et l’AFC/M23 de nombreuses exactions dans deux camps du Nord-Kivu

by admin9775 10 juin 2026
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Recrutements forcés massifs, coups, déshydratation, exécutions sommaires… Dans un rapport rendu public ce mercredi 10 juin, l’ONG affirme que Kigali et le groupe armé se sont rendus coupables d’actes qualifiés de crimes de guerre dans les camps militaires de Rumangabo et de Tshanzu au lendemain de la prise de Goma, en janvier 2025. Le document ne ménage pas non plus Kinshasa, également pointé du doigt pour son soutien à des groupes armés responsables de graves abus.

Un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) publié ce mercredi 10 juin accuse l’AFC/M23 et l’armée rwandaise de nombreuses exactions qualifiées de crimes de guerre dans deux camps militaires du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC.

Au lendemain de la prise de la ville de Goma, le 30 janvier 2025, quand 11 camions quittent le stade de l’Unité avec environ 1700 personnes à leur bord et prennent la direction du nord, vers Rutshuru, débute alors une campagne de recrutement forcé qu’HRW, qui a mené quelque 200 entretiens avec d’anciens détenus, qualifie de systématique.

Soldats des forces armées congolaises (FARDC), policiers, fonctionnaires ou simples civils raflés dans des quartiers, des hôpitaux ou des églises : tous sont conduits de force dans les camps de Rumangabo et de Tshanzu où l’ONG estime que des centaines de personnes sont mortes au cours de l’année 2025. Des fosses communes ont été signalées par des témoins à Rumangabo, ainsi que des perturbations du sol relevées par imagerie satellitaire.

Les FARDC également mises en cause

Reste que le rapport ne ménage pas non plus la partie gouvernementale congolaise, pointée du doigt pour son soutien à des groupes armés responsables de graves abus. Le texte documente entre autre le soutien des FARDC aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et à certaines factions Wazalendo accusées de violences, de détentions arbitraires et d’actes d’extorsion à l’encontre de déplacés autour de Goma.

En conséquence de quoi, HRW demande à Kinshasa de cesser tout soutien matériel à ces groupes et d’ouvrir des enquêtes indépendantes visant l’ensemble des parties au conflit.

Kigali, comme l’AFC/M23, n’ont répondu à aucune de ses sollicitations, affirme par ailleurs l’ONG.

RFI

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RDC: ces questions qui demeurent après le verdict en appel sur l’assassinat des experts de l’ONU en 2017

by admin9775 9 juin 2026
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La Haute Cour militaire de Kinshasa a condamné à mort 54 personnes dans l’affaire du double assassinat des experts de l’ONU, Michael Sharp et Zaida Catalan, tués au Kasaï en mars 2017. Un verdict en appel et en dernier ressort, après neuf ans de procédure. Mais pour plusieurs acteurs et sources ayant suivi ce dossier de près, ce verdict ne clôt pas l’affaire. Il l’élargit.

Qui a ordonné le meurtre ?

C’est la question que ni le procès de Kananga ni celui de Kinshasa n’ont tranchée. Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), affirme que des individus cités durant les auditions comme commanditaires ont été délibérément exclus du procès de Kananga en 2017. Ils n’ont jamais été jugés. « L’exécution des experts ne pouvait pas être décidée par une simple milice », dit-il.

Le président de la Cour militaire de Kananga l’avait lui-même relevé en janvier 2022, au moment du verdict de première instance. Il avait posé la question directement aux prévenus. Tous avaient nié. « La cour espère qu’au degré d’appel, les prévenus pourront parler », avait-il conclu sur un ton de regret. En appel, ils n’ont pas parlé davantage.

Des enregistrements attribués au colonel Jean de Dieu Mambweni, versés au dossier et présentés devant la cour, font état de propos dans lesquels il aurait exprimé que la présence des experts onusiens dans le Kasaï risquait de compromettre l’autorité de l’État et d’exposer des tentatives de dissimulation de fosses communes. Cette piste n’a pas été instruite publiquement.

Selon une source ayant enquêté sur cette affaire, la condamnation à mort du colonel Mambweni en appel ne reposerait sur aucun élément nouveau à charge. En première instance, il n’avait écopé que de 10 ans de prison, la cour ayant jugé les preuves insuffisantes pour le condamner pour terrorisme et crime de guerre. En appel, la Haute Cour a affirmé qu’il avait piégé les experts, sans que les éléments ayant motivé ce revirement aient été rendus publics.

Le mystère Evariste Ilunga Lumu

Selon cette même source, Evariste Ilunga Lumu serait le premier prévenu à avoir avoué le meurtre, et celui qui aurait pu élucider l’affaire. Il s’est évadé de la prison de Kananga. Un co-évadé aurait été repris, selon cette source. Lui non. Aucune enquête n’aurait été ouverte sur cette évasion, toujours selon cette source. 

Le rôle des FARDC et les fosses communes du Kasaï

Une autre source ayant enquêté sur ce dossier soulève un problème de chaîne de commandement qui dépasse le seul meurtre des deux experts.

Jean-Bosco Mukanda, l’un des principaux accusés dans cette affaire, entretenait, selon cette source, des liens avec des militaires des FARDC qui procédaient à l’époque à des fosses communes dans la région du Kasaï.

Ces fosses communes sont documentées. En avril 2017, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein confirmait l’existence d’au moins 40 fosses communes dans les provinces du Kasaï Central et du Kasaï Oriental depuis août 2016. Des enquêteurs onusiens avaient établi que des militaires des FARDC auraient creusé plusieurs de ces fosses à la suite d’affrontements avec des miliciens présumés de Kamuina Nsapu. Au moins 74 personnes, dont 30 enfants, auraient été tuées par des militaires lors de ces affrontements entre les 26 et 28 mars 2017.

En juillet 2017, l’ONU recensait 80 sites possibles de fosses communes dans la région. Les violences avaient causé la mort de plus de 3 000 personnes, selon les chiffres collectés par l’Église catholique du Congo, et environ 1,3 million de personnes avaient fui leur foyer. « La découverte de nouvelles fosses communes témoigne de l’horreur persistante dans les provinces de Kasaï », avait déclaré le Haut-Commissaire. Il avait demandé une enquête immédiate, transparente et indépendante, et évoqué la possibilité de saisir la Cour pénale internationale si cette enquête nationale n’avait pas lieu.

Neuf ans après, le bilan définitif de ces fosses communes n’a jamais été établi publiquement. Selon une source ayant enquêté sur ce dossier, des responsables mis en cause auraient été déployés sur le terrain malgré les accusations qui pesaient contre eux.

Des dossiers bloqués

Selon cette même source, des dossiers liés aux crimes du Kasaï seraient bloqués au niveau de la Haute Cour de justice, qu’elle décrit comme « le goulot d’étranglement » de cette procédure. Human Rights Watch avait déjà relevé en 2022 que pendant quatre ans d’audiences, l’accusation n’avait jamais cherché à déterminer qui avait planifié et ordonné le meurtre des deux experts.

Les disparus

Quatre prévenus sont morts en détention au cours de ce procès : Kengayi wa Kengayi, José Tshibuabua, Tshibuabua Tshibert, décédé en pleine audience le 5 octobre 2021, et Ntumba Mpianga alias Damour, mort à la prison militaire de Ndolo en novembre 2022. Les causes de ces décès n’ont pas été établies publiquement. Au moins trois autres prévenus ont affirmé avoir été torturés par la police et à l’Agence nationale de renseignement.

L’interprète congolais Betu Tshintela est toujours porté disparu, tout comme les trois chauffeurs de moto Isaac Kabuayi, Pascal Nzala et Moïse, dont le nom de famille est inconnu. Neuf ans après les faits, leur sort n’est pas élucidé.

Dès août 2017, le Groupe d’experts de l’ONU avait recommandé au Conseil de sécurité d’ouvrir une enquête internationale indépendante sur ces meurtres. Cet appel est resté sans suite.

RFI

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