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Category:

Société

À la UneSociété

La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo invalide plusieurs décisions politiques et réhabilite des élus

by admin9775 15 mars 2026
written by admin9775

La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo a rendu plusieurs arrêts importants vendredi 13 mars 2026, invalidant certaines décisions politiques prises par des assemblées provinciales et réhabilitant plusieurs élus dans leurs fonctions.

Lors d’une audience publique, la haute juridiction a examiné quatre dossiers en procédure normale et onze dossiers en phase de filtrage, avant de rendre ses décisions directement sur le banc.

Réhabilitation du président de l’Assemblée provinciale du Haut-Lomami

Parmi les décisions marquantes figure la réhabilitation de Basile Muleba Tshinwishi, président de l’Assemblée provinciale du Haut-Lomami. La Cour a invalidé la décision de déchéance prise à son encontre par les députés provinciaux, estimant que celle-ci ne respectait pas les principes constitutionnels.

Validation de mandats au Sud-Ubangi

La Cour constitutionnelle s’est également prononcée sur la situation de certains députés provinciaux du Sud-Ubangi dont les mandats avaient été refusés par l’Assemblée provinciale. La juridiction a finalement validé ces mandats, mettant fin au différend institutionnel qui opposait les élus à l’organe délibérant provincial.

Réhabilitation du vice-gouverneur de la Mongala

Dans une autre décision, la Cour a réhabilité Ayaka Kuma Cédric dans ses fonctions de vice-gouverneur de la province de Mongala. Les juges ont déclaré inconstitutionnelle la motion incidentelle qui avait conduit à sa déchéance.

Garantir les droits fondamentaux et l’État de droit

Selon la Cour, ces arrêts visent à protéger les droits fondamentaux violés, notamment le respect du droit de la défense, ainsi que les garanties procédurales prévues par la Constitution.

Les décisions rendues par la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo sont sans appel et exécutoires immédiatement. Elles s’inscrivent dans la dynamique de consolidation de l’État de droit en République démocratique du Congo, tout en renforçant la protection des droits des élus et des citoyens.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

La Coalition nationale des volontaires pour la défense de la patrie – Wazalendo radie Willy Mishiki de ses rangs

by admin9775 14 mars 2026
written by admin9775

La Coalition nationale des volontaires pour la défense de la patrie – Wazalendo (CNVDP-WAZ) a annoncé la destitution et la radiation de Willy Mishiki de ses rangs. La décision est contenue dans une note officielle signée à Kinshasa le 13 mars 2026.

Dans ce document, la coalition indique avoir désavoué l’ancien président de son Conseil des sages, l’accusant d’avoir tenu des déclarations publiques jugées « incendiaires » et contraires aux orientations de l’organisation. Les responsables du mouvement estiment que ces propos ont été tenus sans consultation préalable du directoire national ni des instances dirigeantes.

Des déclarations controversées sur TV5 Monde

La CNVDP-WAZ fait notamment référence à une intervention attribuée à Willy Mishiki diffusée le 11 mars 2026 sur TV5 Monde. Lors de cette prise de parole, il aurait affirmé que des combattants Wazalendo s’étaient organisés depuis le Parc national des Virunga pour reprendre la ville de Goma et qu’ils se trouvaient à proximité du territoire de Nyiragongo.

Selon la coalition, ces déclarations seraient inexactes et susceptibles de nuire à la crédibilité de leur combat, mené dans le contexte de la guerre qui secoue l’est de la République démocratique du Congo.

Remplacement provisoire

À la suite de cette décision disciplinaire, la coalition précise que Willy Mishiki ne peut plus engager l’organisation, que ce soit sur le plan interne ou externe.

En attendant la désignation d’un nouveau président du Conseil des sages, les fonctions seront assurées par Jacques Katulanya.

La CNVDP-WAZ justifie sa décision en rappelant son engagement dans la mobilisation patriotique face à ce qu’elle qualifie d’agression contre la République démocratique du Congo, dans un contexte de conflit armé persistant dans l’est du pays.

La coalition affirme inscrire sa démarche dans le cadre de l’appel à la mobilisation lancé par le président Félix Tshisekedi pour défendre l’intégrité territoriale et soutenir les efforts de guerre.

Par Pascal Kabeya
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14 mars 2026 0 comments
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À la UneSociété

Condamnation de Parole Kamizelo à deux ans de prison par le tribunal de Kinshasa/Ngaliema

by admin9775 13 mars 2026
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Le Tribunal de paix de Kinshasa/Ngaliema a rendu, mercredi 11 mars 2026, son verdict dans l’affaire opposant le ministère public à Parole Kamizelo, également connu sous le surnom « Maîtrisable ». L’opposant a été condamné à deux ans de prison ferme.

Selon la juridiction, il lui est reproché d’avoir diffusé des informations jugées fausses et des propos offensants visant le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

Le tribunal estime que plusieurs déclarations publiques ainsi que des publications diffusées sur les réseaux sociaux portaient atteinte à la dignité et à l’honneur de l’institution présidentielle.

Des propos controversés sur les réseaux sociaux

Arrêté le 6 décembre 2025, Parole Kamizelo avait notamment qualifié le chef de l’État, Félix Tshisekedi, de « traître national » dans plusieurs messages publiés en ligne.

L’opposant avait également demandé publiquement la présentation d’un « certificat de mariage » du président, une déclaration qui avait rapidement provoqué une vive polémique dans l’opinion publique et sur les réseaux sociaux.

Une affaire très commentée

L’affaire a suscité de nombreux débats sur la liberté d’expression et les limites de la critique politique en République démocratique du Congo.

Avec ce verdict, le tribunal a estimé que les propos tenus par l’opposant dépassaient le cadre de la critique politique et relevaient d’atteintes à l’honneur de la plus haute institution de l’État.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Dan Gertler : une amende de 25,8 millions d’euros pour clore l’enquête néerlandaise sur des soupçons de corruption en République démocratique du Congo

by admin9775 11 mars 2026
written by admin9775

La justice néerlandaise a annoncé le 10 mars 2026 que Fleurette Properties Limited, ancienne holding néerlandaise du groupe de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler, a accepté de payer 25,8 millions d’euros pour mettre fin à l’enquête dite « Samos », ouverte en 2018 pour des soupçons de corruption liés à des activités minières en République démocratique du Congo.

Cette enquête portait sur des versements de plusieurs dizaines de millions de dollars effectués entre 2010 et 2011 au profit de Augustin Katumba Mwanke, ancien proche conseiller de l’ex-président Joseph Kabila. Les paiements auraient été réalisés dans le but d’obtenir des licences minières de cuivre et de cobalt à des prix inférieurs au marché, dans le cadre d’opérations impliquant le groupe minier Glencore.

Une affaire close sans poursuites individuelles

L’ordonnance pénale émise le 6 mars 2026 par le ministère public néerlandais qualifie ces actes de corruption d’agents publics étrangers, mais aucune poursuite n’a été engagée contre des personnes physiques, y compris contre Dan Gertler.

Par ce règlement financier, Fleurette met ainsi fin à plusieurs années d’investigations liées à l’exploitation minière en RDC. L’enquête visant Glencore avait déjà été abandonnée en 2024 après un règlement similaire conclu en Suisse.

La position de Fleurette

Dans un communiqué, le groupe Fleurette Group a confirmé accepter ce règlement, tout en maintenant ses réserves sur certains éléments du dossier.

La société affirme que sa décision vise essentiellement à clore définitivement une procédure longue et coûteuse.

« Fleurette a informé le ministère public néerlandais que, bien qu’elle maintienne ses objections à l’égard de certains aspects du dossier de preuves constitué au cours de l’enquête, elle ne s’opposera pas à l’ordonnance pénale afin de mettre un terme définitif à cette longue affaire et d’éviter des procédures judiciaires fastidieuses », indique le communiqué.

Selon Fleurette, les paiements effectués à Augustin Katumba Mwanke ne concernaient pas un agent public et étaient principalement destinés à financer des projets communautaires locaux.

La société précise également que l’acceptation de l’ordonnance pénale s’est faite sans reconnaissance formelle de culpabilité, dans une démarche qualifiée de « pragmatique » au regard de l’ancienneté du dossier et des ressources nécessaires pour poursuivre les procédures judiciaires.

Un paradoxe qui alimente les interrogations

Malgré la clôture officielle de l’affaire, ce règlement soulève un paradoxe juridique et politique. Si l’homme d’affaires a été juridiquement innocenté et si les paiements avaient une finalité sociale, certains observateurs s’interrogent sur les raisons qui ont conduit à accepter une amende de près de 26 millions d’euros.

La question du statut d’agent public de Augustin Katumba Mwanke alimente également le débat. Ce dernier a été député national en RDC entre 2006 et 2011, période qui recoupe les années visées par l’enquête.

Par ailleurs, il occupait une position d’influence importante dans l’appareil politique congolais en tant que proche conseiller du président Joseph Kabila et ancien vice-gouverneur du Katanga, région stratégique pour l’exploitation minière.

Un contexte toujours sensible autour de Gertler

Cette affaire intervient alors que Dan Gertler reste sous sanctions américaines depuis 2017, Washington l’accusant d’avoir conclu des contrats miniers opaques ayant entraîné une perte estimée à 1,36 milliard de dollars de recettes fiscales pour la RDC.

En février 2022, un accord amiable conclu avec l’État congolais avait déjà permis la restitution d’actifs miniers et pétroliers évalués à plus de 2 milliards de dollars au profit de la République démocratique du Congo.

Si le règlement néerlandais met officiellement un terme à l’enquête « Samos », le dossier Gertler continue ainsi d’alimenter les débats sur la transparence dans la gestion des ressources minières congolaises et les relations entre pouvoir politique et intérêts économiques internationaux.

Par Marius Bopenga
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11 mars 2026 0 comments
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À la UneSociété

Daniel Bumba Lubaki annonce un contrôle strict des chauffeurs et véhicules à Kinshasa dès le 23 mars

by admin9775 9 mars 2026
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À partir du 23 mars, tous les chauffeurs opérant à Kinshasa devront présenter une carte professionnelle et chaque véhicule sera identifié et géolocalisé. L’annonce a été faite par le gouverneur de la ville, Daniel Bumba Lubaki, dans un communiqué officiel parvenu dimanche 8 mars.

Les autorités provinciales expliquent que cette mesure vise à renforcer la sécurité des Kinois face à la recrudescence des enlèvements dans la capitale, tout en réorganisant le secteur des Voitures de transport avec chauffeur (VTC).

Dans ce communiqué, le gouverneur a instruit le ministre provincial des Transports, Jésus Noël Sheke, de mettre en œuvre une série de mesures sécuritaires et technologiques destinées à lutter contre l’insécurité et à mieux encadrer le transport urbain.

Des contrôles techniques stricts

Dès le lancement de l’opération, un contrôle d’envergure sera effectué. Tout véhicule ne respectant pas les normes exigées sera immédiatement immobilisé et conduit en fourrière pour destruction par la Régie des fourrières et du contrôle technique des véhicules de Kinshasa (RFCK), conformément à la législation en vigueur.

Les véhicules devront notamment :

  • disposer d’un système d’éclairage et de signalisation fonctionnel ;
  • être équipés de rétroviseurs intérieur et extérieur ;
  • posséder un avertisseur sonore ;
  • être dotés d’essuie-glaces ;
  • avoir un pare-brise en bon état et des vitres intactes ;
  • être équipés de pneumatiques conformes ;
  • respecter les normes relatives aux émissions de gaz d’échappement ainsi qu’aux installations du réservoir et des canalisations de carburant.

Restaurer la confiance dans le transport urbain

À travers cette initiative, l’exécutif provincial affirme vouloir améliorer la sécurité des habitants et restaurer la confiance dans le système de transport urbain de la capitale de la République démocratique du Congo.

Les autorités espèrent également mieux encadrer les activités des chauffeurs et identifier plus facilement les véhicules en circulation afin de lutter contre les actes criminels.

Par Marius Bopenga
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Journée internationale des femmes : l’ONU alerte sur les inégalités juridiques persistantes dans le monde

by admin9775 8 mars 2026
written by admin9775

À l’occasion de la Journée internationale des femmes célébrée ce 8 mars, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, tire la sonnette d’alarme :
« À l’échelle mondiale, les femmes ne détiennent que 64 % des droits légaux dont bénéficient les hommes »

Une statistique choc, révélée dans son message officiel, qui met en lumière l’ampleur des discriminations encore inscrites dans les législations de nombreux États.
Le thème retenu cette année – droits, action et justice pour toutes les femmes et les filles – rappelle l’urgence d’agir pour combler ces inégalités systémiques.

Des discriminations légales qui influencent toute la vie des femmes

António Guterres souligne que dans de nombreux pays, la loi continue de limiter profondément les droits fondamentaux des femmes :

  • impossibilité de posséder des biens ou d’hériter au même titre que les hommes,
  • interdiction de travailler ou de voyager sans l’autorisation du conjoint,
  • restrictions dans le droit de divorcer,
  • absence de reconnaissance du viol conjugal, encore non criminalisé dans plus de 40 États,
  • obstacles à l’accès à l’éducation,
  • impossibilité pour certaines femmes de transmettre leur nationalité à leurs enfants.

Même dans les pays où des protections existent, les femmes peinent à accéder à la justice, en raison de discriminations persistantes ou d’une faible application des lois.

Les droits des femmes menacés par de nouvelles dynamiques

Si certaines inégalités juridiques datent de plusieurs siècles, le Secrétaire général de l’ONU observe également une nouvelle tendance inquiétante :

  • montée de l’autoritarisme,
  • instabilité politique croissante,
  • volonté renouvelée de renforcer des structures patriarcales.

Ces dynamiques fragilisent des acquis obtenus de longue lutte, notamment en matière de droits sexuels et reproductifs, de protection au travail ou d’égalité économique.

Appel à l’unité pour défendre les droits et la dignité des femmes

António Guterres appelle la communauté internationale à se mobiliser collectivement pour atteindre les objectifs du Programme d’action Beijing+30 et des Objectifs de développement durable (ODD) :

« En luttant contre les lois et pratiques discriminatoires – et en défendant les progrès déjà accomplis – nous pouvons garantir la dignité, les opportunités et la liberté que toutes les femmes méritent ».

Il conclut sur un message fort :

« Quand nous ne sommes pas égaux devant la loi, nous ne sommes pas égaux. Il est temps de faire de la justice une réalité pour les femmes et les filles, partout dans le monde ».

RFI

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À la UneSociété

Le Canada identifie Willy Manzi comme ressortissant rwandais : de nouvelles révélations qui ravivent les tensions autour du Mouvement du 23 mars

by admin9775 7 mars 2026
written by admin9775

Des archives judiciaires canadiennes liées à l’affaire MCI c. Williams Manzi devant la Cour fédérale d’appel du Canada révèlent de nouveaux éléments sur l’identité de Willy Manzi, figure influente du Mouvement du 23 mars (M23). Selon ces documents, il s’appellerait en réalité William Manzi Ngarambe.

Né en 1982 au Rwanda d’un père rwandais et d’une mère ougandaise, il aurait sollicité l’asile au Canada en 2002 en affirmant être victime de persécutions dans son pays d’origine. Les documents judiciaires indiquent également qu’il aurait par la suite obtenu la citoyenneté canadienne.

Ces révélations relancent aussi les spéculations autour de ses liens familiaux présumés avec Bosco Ntaganda, ancien cadre du Front patriotique rwandais (FPR) et du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), mouvement considéré comme l’un des précurseurs du M23. Bosco Ntaganda a été condamné par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

Aujourd’hui citoyen canadien et cadre influent de l’Alliance Fleuve Congo / M23, Willy Manzi administre la province du Nord-Kivu depuis près d’un an aux côtés de Erasto Bahati.

L’identification de Willy Manzi comme ressortissant rwandais par les autorités canadiennes intervient dans un contexte où la République démocratique du Congo accuse régulièrement le Rwanda de soutenir le M23 — des accusations que Kigali a toujours rejetées.

L’implication d’un acteur occidental majeur comme le Canada dans cette identification pourrait renforcer la pression internationale autour du conflit dans l’est de la RDC et relancer le débat diplomatique sur l’origine, les soutiens et la composition du mouvement rebelle.

Cette évolution pourrait également entraîner de nouvelles dynamiques diplomatiques en Afrique centrale, avec la possibilité de sanctions supplémentaires ou d’une réévaluation des efforts de paix engagés dans la région des Grands Lacs.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

La RVA interdit formellement les paiements informels entre passagers et agents dans les aéroports de la RDC

by admin9775 7 mars 2026
written by admin9775

La Régie des voies aériennes (RVA) a annoncé une interdiction stricte de toute remise ou sollicitation d’argent entre passagers et agents dans les aéroports internationaux et nationaux de la République démocratique du Congo. Cette mesure vise à renforcer la bonne gouvernance, la transparence et la lutte contre la corruption dans les installations aéroportuaires du pays.

Dans une note circulaire signée par son directeur général, Louis Blaise Londole Lokoy, la RVA rappelle que les services offerts dans le cadre du circuit passager doivent être fournis sans paiement informel ni avantage illicite.

L’entreprise publique précise qu’il est désormais strictement interdit à tout passager de donner, remettre ou promettre de l’argent à un agent pour bénéficier d’un service. Cette interdiction concerne notamment l’assistance liée au transport ou à la manutention des bagages, les formalités d’enregistrement, les procédures d’embarquement ou toute autre prestation normalement incluse dans le parcours du voyageur.

La Régie des voies aériennes souligne également qu’aucun paiement en espèces ne peut être exigé ou accepté en dehors des redevances officiellement établies et perçues par les canaux autorisés.

La circulaire s’adresse aussi aux agents de la RVA ainsi qu’aux services connexes opérant dans les aéroports. Il leur est formellement interdit de solliciter, d’exiger ou d’accepter de l’argent ou tout autre avantage en nature auprès des passagers.

Les agents ne peuvent en aucun cas conditionner la prestation d’un service à un paiement non prévu par la réglementation. Toute pression ou intimidation visant à obtenir une rémunération illicite est également proscrite.

La direction de la RVA avertit que tout manquement à ces dispositions entraînera des sanctions disciplinaires sévères, sans préjudice d’éventuelles poursuites administratives et judiciaires prévues par la législation en vigueur en République démocratique du Congo.

Enfin, la Régie des voies aériennes appelle les passagers et les personnels à signaler immédiatement toute tentative de corruption ou d’extorsion aux autorités aéroportuaires ou à la direction générale de l’entreprise.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC : durcissement annoncé contre les abus sur les réseaux sociaux

by admin9775 4 mars 2026
written by admin9775

L’exécutif de la République démocratique du Congo annonce un renforcement de la répression des infractions commises en ligne. À travers un communiqué publié le 3 mars, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, affirme que plusieurs délits numériques feront désormais l’objet de poursuites systématiques, y compris lorsque leurs auteurs se trouvent à l’étranger.

Infractions visées

Sont notamment concernées :

  • la propagation de fausses informations (fake news) ;
  • la diffamation et les injures ;
  • le harcèlement en ligne ;
  • les menaces ;
  • l’incitation à la haine ;
  • les atteintes à la vie privée et à la dignité.

Le garde des Sceaux rappelle que l’usage de plateformes telles que TikTok, Facebook, X (ex-Twitter) ou WhatsApp doit s’exercer dans le strict respect du cadre légal national.

Il cite notamment le Code du numérique, le Code pénal congolais et les dispositions constitutionnelles relatives aux droits fondamentaux. Si la liberté d’expression est garantie par la Constitution, elle ne saurait, selon lui, couvrir des actes constitutifs d’infractions ni justifier des atteintes à la dignité humaine, à la réputation d’autrui ou à l’ordre public.

Instructions fermes aux magistrats

Guillaume Ngefa demande aux procureurs généraux près les Cours d’appel, aux procureurs de la République et aux auditeurs supérieurs des juridictions militaires d’assurer l’application effective des poursuites liées aux infractions numériques.

Chaque action judiciaire devra :

  • reposer sur une base légale claire ;
  • être dûment motivée ;
  • respecter le principe de proportionnalité des peines ;
  • garantir le droit à un procès équitable.

Les magistrats sont également invités à se référer aux standards internationaux en matière de liberté d’expression et de lutte contre les discours de haine.

Mesures complémentaires

Les instructions prévoient notamment :

  • le recours, sous contrôle judiciaire, au retrait, blocage ou à la suspension de contenus manifestement illicites ;
  • l’activation de mécanismes de coopération judiciaire internationale si les auteurs présumés se trouvent hors du territoire national ;
  • la protection effective des victimes, avec enquêtes diligentes, confidentialité si nécessaire et prévention de toute revictimisation.

Constat du chef de l’État

Lors du dernier Conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a déploré ce qu’il qualifie d’« anarchie » et de « délinquance » sur les réseaux sociaux en RDC, évoquant la multiplication des injures, accusations mensongères et discours de haine.

Pour l’exécutif, les plateformes numériques, loin de servir exclusivement des finalités positives, deviennent de plus en plus des vecteurs de désinformation, de manipulation de l’opinion et d’incitation à la division, menaçant la cohésion nationale et la stabilité sociale.

À travers cette mise en garde, Kinshasa affirme vouloir établir un équilibre entre la protection des libertés fondamentales et la répression des abus, afin de faire du cyberespace congolais un espace « sûr, responsable et respectueux de la loi ».

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Est de la RDC : les FARDC déploient des drones Wing Loong 2 contre l’AFC/M23

by admin9775 28 février 2026
written by admin9775

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) auraient intensifié l’usage de drones d’attaque de type Wing Loong II dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon plusieurs sources sécuritaires, au moins trois appareils auraient été acquis entre décembre 2025 et janvier 2026. Leur déploiement se serait intensifié depuis la proposition de cessez-le-feu formulée le 18 février sous l’impulsion du président angolais João Lourenço.

Un drone de combat longue endurance

Le Wing Loong II, conçu en Chine, est un drone MALE (moyenne altitude, longue endurance) capable d’emporter jusqu’à 500 kg de charges, incluant des missiles guidés.

Parmi ses caractéristiques généralement avancées :

  • une autonomie pouvant atteindre environ 30 heures de vol ;
  • une vitesse maximale avoisinant les 370 à 400 km/h ;
  • une capacité d’opérer à haute altitude, hors de portée de certaines défenses anti-aériennes classiques ;
  • des frappes de précision grâce à des systèmes de guidage embarqués.

Ces drones sont utilisés par plusieurs pays en Afrique et au Moyen-Orient dans des contextes de lutte contre des groupes armés.

Intensification des frappes et inquiétudes humanitaires

D’après des sources locales, les frappes viseraient des positions supposées de l’AFC/M23. Toutefois, des organisations humanitaires et des acteurs locaux font état de victimes civiles dans certaines zones touchées, ce qui alimente les inquiétudes quant aux risques collatéraux.

À Kinshasa, certains cercles sécuritaires estiment que l’introduction de ces drones renforcerait significativement la capacité de projection et de frappe des FARDC, modifiant l’équilibre tactique sur le terrain. Cette perception d’une supériorité militaire accrue pourrait expliquer l’intensification des opérations observées ces dernières semaines.

Un contexte diplomatique fragile

Malgré les efforts de médiation régionale et internationale, notamment angolais, les combats se poursuivent sur plusieurs fronts dans l’est du pays. La montée en puissance des moyens aériens intervient dans un contexte où les négociations restent officiellement à l’ordre du jour, mais semblent fragilisées par la dynamique militaire en cours.

La situation demeure évolutive, avec des enjeux à la fois sécuritaires, humanitaires et diplomatiques majeurs pour la région des Grands Lacs.

Par Pascal Kabeya
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