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À la Une

À la UnePolitique

Paul Rusesabagina : « Les droits de l’homme n’existent pas au Rwanda

by admin9775 31 octobre 2026

L’ancien directeur de l’Hôtel des Mille Collines, Paul Rusesabagina, dont l’histoire a inspiré le film Hotel Rwanda, accuse le régime de Paul Kagame de graves violations des droits humains. Rencontré jeudi 29 octobre 2026 à Washington par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, il est revenu sur son enlèvement en 2020, ses conditions de détention et la situation politique au Rwanda. Il a également évoqué les sanctions américaines contre Kigali, le conflit dans l’est de la RDC et les perspectives de paix.

Condamné à 25 ans de prison pour terrorisme après son retour forcé au Rwanda, Paul Rusesabagina avait été libéré en mars 2023, à la suite d’une commutation de peine. Depuis, il demeure l’une des voix les plus critiques à l’égard du président Paul Kagame.

Une détention qu’il décrit comme une torture psychologique

Paul Rusesabagina affirme avoir été détenu dans une cellule sans fenêtre, où ses geôliers contrôlaient l’éclairage. Selon son témoignage, la lumière était parfois éteinte à midi et rallumée à minuit, dans le but de le faire « souffrir psychologiquement ».

Il évoque également une forte augmentation du nombre de détenus dans la prison où il se trouvait. Celle-ci serait passée, selon lui, de 10 000 prisonniers à son arrivée à 18 000 au moment de sa libération, après deux ans et sept mois d’incarcération.

L’ancien détenu affirme que de nombreux prisonniers meurent en détention et évoque des disparitions ainsi que des corps qui auraient été abandonnés dans des cours d’eau ou retrouvés dans des lacs. Ces accusations constituent son témoignage et n’ont pas été indépendamment vérifiées dans les éléments disponibles.

L’opposition rwandaise sous pression, selon Rusesabagina

Interrogé sur les libertés politiques, Paul Rusesabagina estime que les opposants au Rwanda sont exposés à de graves dangers.

Il cite notamment Victoire Ingabire, dirigeante des FDU, qui avait été condamnée à 16 ans de prison après avoir voulu participer à l’élection présidentielle de 2010. Libérée après huit années de détention, elle aurait été de nouveau arrêtée, selon Rusesabagina, et serait actuellement détenue à l’isolement.

Il mentionne également Aimable Karasira et Déo Mushayidi, qu’il présente comme des personnes dont le sort mérite une attention particulière.

« Si vous voulez qu’une victime survive, il faut toujours en parler », affirme-t-il, appelant à maintenir l’attention sur les personnes qu’il considère comme victimes de la répression.

L’image du Rwanda remise en question

Alors que le Rwanda est souvent présenté comme un modèle de développement et de stabilité, Paul Rusesabagina attribue cette image à une stratégie d’influence et de corruption qu’il impute au président Kagame.

Il affirme que des responsables politiques et des journalistes étrangers auraient été rémunérés pour soutenir cette image. Il évoque également les sanctions visant certains responsables rwandais et la confiscation présumée de biens à l’étranger, qu’il interprète comme des signes d’un changement d’attitude de la communauté internationale.

Ces affirmations relèvent de son appréciation personnelle. Il s’interroge néanmoins sur l’avenir du Rwanda à l’horizon 2030 et sur la capacité du régime à maintenir sa position.

Les sanctions américaines, un message à Kigali

Commentant les sanctions américaines annoncées contre le ministère rwandais de la Défense et l’institution financière Zigama, Paul Rusesabagina les présente comme un avertissement adressé à Paul Kagame.

Selon lui, le président rwandais devrait retirer ses forces de la RDC avant d’y être contraint. Il estime que Kinshasa doit poursuivre ses démarches diplomatiques et maintenir la pression internationale.

L’ancien directeur de l’Hôtel des Mille Collines appelle également les Congolais à défendre leurs droits, tout en affirmant soutenir les efforts du président Félix Tshisekedi.

Les FDLR et les minerais au cœur du conflit

Paul Rusesabagina rejette l’argument sécuritaire avancé par Kigali pour justifier sa présence dans l’est de la RDC, notamment la menace que représenteraient les FDLR.

Il conteste l’idée que le Rwanda serait intervenu pour poursuivre ce groupe armé et affirme que les objectifs de Kigali seraient principalement économiques, liés à l’exploitation des minerais congolais.

« Le monde entier le voit. Le Rwanda exporte des minerais. Mais produit-il réellement tous les minerais qu’il exporte ? », s’interroge-t-il, accusant le Rwanda de commercialiser des ressources provenant de la RDC.

Il estime que l’économie minière joue un rôle important dans la pérennité du régime de Paul Kagame. Ces accusations s’inscrivent dans un débat régional marqué par les rapports internationaux sur les circuits d’exploitation et de commercialisation des minerais dans l’est congolais.

Washington et la résolution 2773 peuvent-ils faire avancer la paix ?

Interrogé sur les chances de voir l’accord de Washington et la résolution 2773 du Conseil de sécurité conduire au retrait des troupes rwandaises, Paul Rusesabagina se dit optimiste.

Il considère les sanctions américaines comme un signal que Kigali devrait prendre au sérieux et appelle les autorités congolaises à poursuivre leurs démarches diplomatiques.

Il soutient par ailleurs l’appel de Kinshasa invitant les investisseurs et les sponsors sportifs à revoir leurs relations avec Kigali, déclarant : « Je soutiens Kinshasa à 150 %. »

Un message aux Congolais et à Félix Tshisekedi

Aux populations de l’est de la RDC, qui vivent les conséquences du conflit, Paul Rusesabagina adresse un message de persévérance : « Battez-vous pour vos droits. Il ne faut jamais abandonner. »

Au président Félix Tshisekedi, il affirme vouloir transmettre son soutien, estimant que de nombreux interlocuteurs, y compris des diplomates, seraient également favorables à sa position.

Critique du régime et mise en garde contre les discours de haine

Paul Rusesabagina rejette l’idée selon laquelle les critiques contre Paul Kagame alimenteraient nécessairement les discours de haine visant les Tutsi.

Il affirme que les Tutsi ne soutiennent pas tous le président rwandais et cite notamment les Banyamulenge, dont certains seraient opposés à son régime. Il évoque également le cas d’un Tutsi rwandais qui aurait été assassiné, selon son récit, pour contester l’argument selon lequel Kagame agirait au nom de la protection de cette communauté.

« Rentrer au Rwanda, c’est mon rêve »

Malgré les accusations qu’il porte contre le régime rwandais, Paul Rusesabagina affirme souhaiter retourner un jour dans son pays.

« C’est la terre de mes ancêtres, le pays de mon père, de mon grand-père, de mes arrière-grands-parents. C’est mon pays », déclare-t-il.

Il dit toutefois craindre pour sa sécurité, affirmant que Paul Kagame aurait cherché à le faire tuer. Il conclut en assurant qu’il ne se rendra jamais au président rwandais et qu’il poursuivra son combat jusqu’à la fin.

Les déclarations de Paul Rusesabagina à Washington donnent ainsi à entendre le témoignage d’un ancien détenu devenu opposant, dont les accusations contre Kigali s’inscrivent dans un contexte de tensions persistantes entre le Rwanda et la République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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12 Vues
31 octobre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

L’Université de Kinshasa pleure la disparition du professeur émérite Albin Majambo Kolonda

by admin9775 31 octobre 2026

L’Université de Kinshasa (UNIKIN) est en deuil après le décès du professeur émérite Albin Majambo Kolonda, enseignant de la Faculté des Lettres et Sciences humaines. Sa disparition, annoncée ce mercredi, suscite une vive émotion au sein de la communauté universitaire.

L’annonce de son décès a été accueillie avec tristesse par ses collègues et les membres de la communauté universitaire, qui perdent une figure de leur institution.

En cette douloureuse circonstance, les pensées vont à sa famille biologique, à ses collègues ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire.

Des condoléances à sa famille et à ses proches

Les hommages adressés au professeur émérite Albin Majambo Kolonda témoignent de la peine ressentie à la suite de sa disparition.

Les circonstances précises de son décès, ainsi que les détails de son parcours académique et scientifique, n’ont pas été communiqués dans l’annonce.

Par Marius Bopenga
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31 octobre 2026
À la UneSport

Mercato : Brian Cipenga dans le viseur de Valence et de la Fiorentina

by admin9775 31 octobre 2026

L’international congolais Brian Cipenga, qui a participé à la Coupe du monde 2026 avec les Léopards, susciterait l’intérêt de deux clubs européens. L’Espagnol Valence CF et l’Italien ACF Fiorentina suivraient de près la situation de l’attaquant actuellement lié à Almería.

Valence prêt à approcher Almería et La Fiorentina également intéressée

En Espagne, Valence envisagerait de passer à l’action pour tenter de convaincre Almería de libérer le joueur congolais. Le club valencien chercherait ainsi à renforcer son secteur offensif en s’intéressant au profil de Cipenga.

En Italie, la Fiorentina serait également attentive à l’évolution de la situation du Léopard. Le club de Florence envisagerait de se positionner en vue du prochain mercato hivernal pour tenter de s’attacher ses services.

Un avenir à suivre pour l’international congolais

Si ces intérêts venaient à se concrétiser, Brian Cipenga pourrait être au centre d’une concurrence entre deux clubs évoluant dans des championnats européens majeurs.

Pour l’heure, aucune offre officielle ni aucun accord de transfert n’ont été confirmés. L’avenir du joueur dépendra notamment des démarches des clubs intéressés et de la position d’Almería.

Le prochain mercato hivernal pourrait ainsi ouvrir une nouvelle étape dans la carrière du Congolais, dont le nom circule désormais du côté de l’Espagne et de l’Italie.

Par Pascal Kabeya
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31 octobre 2026
À la UneEconomie

Lualaba : Louis Watum échange avec les miniers sur la participation congolaise au capital des entre

by admin9775 31 octobre 2026

En mission dans la province du Lualaba, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a tenu, mercredi 28 octobre 2026, une réunion de travail avec les opérateurs miniers industriels afin d’examiner plusieurs enjeux liés à la gouvernance et à l’assainissement du secteur minier.

Cette rencontre s’est déroulée en présence de la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, de la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka Saini, ainsi que des représentants de la Chambre des mines, de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), des services étatiques et de la commission interservices chargée d’assainir le secteur minier.

Renforcer la participation des Congolais au capital minier

Les discussions ont notamment porté sur la participation des Congolais au capital des entreprises minières, une disposition prévue par le Code minier révisé en 2018.

À ce sujet, Louis Watum a appelé les différentes parties à finaliser les discussions autour du projet de décret destiné à encadrer sa mise en œuvre, afin de permettre le passage à la phase d’application.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’assurer une répartition plus équitable des retombées de l’exploitation minière, pour que les richesses du sous-sol congolais profitent davantage aux populations, tout en prenant en considération les préoccupations des investisseurs.

Encadrer durablement l’exploitation artisanale

La problématique de l’exploitation minière artisanale a également occupé une place importante dans les échanges. Face à l’augmentation du nombre de creuseurs dans la province, le ministre a invité les entreprises industrielles à contribuer à l’élaboration de solutions durables.

Parmi les pistes évoquées figurent la viabilisation des zones d’exploitation artisanale (ZEA), l’accompagnement technique et financier des coopératives, ainsi que le développement de formations professionnelles et d’activités économiques alternatives.

Les enjeux environnementaux au cœur des discussions

Les questions environnementales liées aux activités minières ont constitué le troisième axe de cette réunion. La présence de la ministre de l’Environnement a permis d’inscrire ces échanges dans une approche associant exploitation des ressources, protection de l’environnement et développement durable.

À travers cette concertation avec les opérateurs industriels et les différentes parties prenantes, le ministère des Mines entend poursuivre les discussions sur les mécanismes susceptibles de renforcer la participation nationale, de mieux encadrer l’exploitation artisanale et d’améliorer les retombées économiques du secteur minier au bénéfice de la population congolaise.

Par Marius Bopenga
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21 Vues
31 octobre 2026
À la UneMonde

Midterms 2026: au Texas, des électeurs républicains tentés par le camp démocrate

by admin9775 29 octobre 2026

À une semaine des élections de mi-mandat américaines, le Texas, bastion républicain, vit une mobilisation hors norme. Jusqu’à ce vendredi 30 octobre, les Texans peuvent voter par anticipation, et près de quatre millions et demi d’entre eux l’ont déjà fait en une semaine. L’État compte aussi un nombre record d’inscrits sur les listes électorales : ils sont plus de 19 millions. Et un engouement démocrate, incarné par le candidat James Talarico, se fait sentir.

Dans ce bureau de vote texan, la file d’attente ne désemplit pas. « Je suis prête pour un changement », assure Judy, qui vient de déposer son bulletin. « On dirait que beaucoup de gens l’attendent : ils disent que la participation bat des records », ajoute-t-elle.

Alors qu’approchent les élections de mi-mandat américaines, qui se tiendront le 3 novembre, un surprenant engouement démocrate semble se manifester au Texas. Prudence toutefois : dans cet État, les démocrates votent traditionnellement plus tôt que les républicains, et il est trop tôt pour en tirer une tendance. Mais l’enthousiasme démocrate est palpable.

« L’administration actuelle est une vraie honte »

Dans ce bastion républicain du sud des États-Unis, certains électeurs texans franchissent effectivement le pas pour voter pour le camp adverse pour ces élections. « C’est un moment très excitant pour changer les choses. Je n’ai pas toujours voté démocrate, mais l’administration actuelle est une vraie honte », estime Clinton, séduit par le programme social de la gauche. Pourtant issue d’une famille traditionnellement républicaine, Victoria abonde en ce sens. « Ils sont allés un peu trop loin à l’extrême droite », assène-t-elle à propos des républicains.

Pour le siège de sénateur, les sondages donnent le démocrate James Talarico et le républicain Ken Paxton au coude-à-coude. Le premier, un séminariste de 36 ans, a su captiver une frange de l’électorat texan en combinant propositions politiques de gauche et lecture progressiste des textes religieux, notamment sur la question de l’avortement.

« Ma principale inquiétude, c’est que Talarico soit élu, et ce serait la destruction du Texas, s’alarme Marisa, républicaine convaincue. La jeune génération, malheureusement, ne voit pas ça. Elle croit qu’on peut avoir des logements gratuits, de la nourriture gratuite, ceci ou cela. Rien n’est gratuit. »

Cela fait plus de 30 ans qu’aucun démocrate n’a remporté une élection à l’échelle du Texas. Ce couple, lui, est certain de son choix. « ​​​​​​​Notre politique est corrompue », assure la compagne. Son conjoint renchérit : « On a vu beaucoup de promesses non tenues. Il nous faut un changement de dirigeants. Et je pense que le camp des bleus [les démocrates, NDLR] a le bon ticket. »

Par Pascal Kabeya
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29 octobre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

RDC : la Dr Marie-France Shogogo décède après avoir contracté Ebola à Beni

by admin9775 29 octobre 2026

La Dr Marie-France Shogogo est décédée ce mercredi au Centre de traitement Ebola (CTE) de Beni, dans la province du Nord-Kivu, après avoir contracté le virus Ebola.

Son décès intervient dans un contexte de vigilance sanitaire accrue dans l’est de la République démocratique du Congo, où les équipes de santé poursuivent la prise en charge des personnes touchées par la maladie.

Les circonstances précises de sa contamination, ainsi que les informations concernant ses fonctions et son parcours professionnel, restent à préciser.

Ce décès rappelle une nouvelle fois les risques auxquels sont exposés les patients et les personnels engagés dans la lutte contre Ebola, ainsi que l’importance du respect des mesures de prévention et de contrôle des infections.

Par Marius Bopenga
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33 Vues
29 octobre 2026
À la UneReligion

Kinshasa : le pape Léon XIV autorise deux prêtres à quitter le ministère sacerdotal

by admin9775 29 octobre 2026

Deux prêtres de l’Archidiocèse de Kinshasa, l’abbé Épicure Bohi Lokuta et l’abbé Justin Muantuali Mokomba, ont officiellement obtenu l’autorisation de quitter le ministère sacerdotal. Le pape Léon XIV a accepté leurs demandes et les a également dispensés de l’obligation du célibat sacerdotal.

Une décision du pape Léon XIV

Les deux ecclésiastiques avaient exprimé leur volonté de ne plus exercer comme prêtres. À la suite de leurs demandes, le souverain pontife a accepté leur départ du ministère et les a libérés des obligations liées au célibat.

Cette décision signifie qu’ils ne pourront plus exercer les fonctions sacerdotales et qu’ils poursuivront désormais leur vie en tant que laïcs au sein de l’Église catholique. La dispense du célibat leur permet également d’envisager le mariage.

Le cardinal Ambongo appelle au respect de leur décision

À la suite de cette décision, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque métropolitain de Kinshasa, appelle les fidèles à respecter le choix des deux anciens prêtres et à prier pour eux.

Cet appel vise à éviter les jugements et les commentaires susceptibles de porter atteinte à leur dignité, alors qu’ils entament une nouvelle étape de leur vie en dehors du ministère sacerdotal.

Le départ de l’abbé Épicure Bohi Lokuta et de l’abbé Justin Muantuali Mokomba rappelle ainsi que l’Église catholique prévoit une procédure canonique permettant à un prêtre qui en fait la demande d’être dispensé de ses obligations sacerdotales, sous réserve de l’approbation des autorités compétentes.

Par Pascal Kabeya
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31 Vues
29 octobre 2026
À la UneEconomie

RDC : Accord de Washington, Godé Mpoy accuse le FRN et la C64 de contradiction

by admin9775 29 octobre 2026

Le professeur et député Godé Mpoy critique la position du Front de résistance nationale (FRN) et de la Coalition Article 64 (C64) au sujet de l’accord de Washington et de ses implications pour la République démocratique du Congo. Dans une prise de position intitulée « Accord de Washington et économie de la RDC : l’agression et l’opposition, à court d’arguments », il dénonce ce qu’il considère comme une contradiction dans le discours de l’opposition sur l’application de cet accord et la question constitutionnelle.

Une contradiction sur l’application de l’accord

Selon Godé Mpoy, le FRN et la C64 se seraient désormais engagés à appliquer l’accord de Washington dans le cadre de la continuité du service public de l’État. Il estime toutefois que cette position contraste avec leurs critiques antérieures du texte, notamment les accusations selon lesquelles celui-ci favoriserait la cession ou le bradage des ressources minières congolaises.

L’élu reproche ainsi à ces acteurs politiques d’avoir, selon lui, entretenu une lecture différente de l’accord avant de se déclarer favorables à son application.

La Constitution au cœur de la controverse

Godé Mpoy place également la question constitutionnelle au centre de son argumentation. Il soutient que l’application de l’accord de Washington impliquerait une modification de la Constitution et reproche à l’opposition de défendre, selon les circonstances, des positions qu’il juge contradictoires.

« Quand eux s’engagent à appliquer ledit accord, et donc à changer de Constitution, c’est constitutionnel. Quand le pouvoir veut changer de Constitution, par respect pour le même accord, ils disent que c’est inconstitutionnel », affirme-t-il en substance.

Par cette comparaison, le professeur entend mettre en évidence ce qu’il considère comme une incohérence dans le raisonnement du FRN et de la C64.

Un débat qui appelle des clarifications

Au-delà de cette polémique, la question soulevée renvoie à un enjeu de fond : le contenu exact de l’accord de Washington, les obligations qu’il impose aux parties et son articulation avec la Constitution congolaise.

Les affirmations de Godé Mpoy sur l’existence d’une obligation de modifier la Constitution doivent toutefois être confrontées au texte de l’accord et aux dispositions constitutionnelles applicables. L’adhésion à un accord international ne signifie pas, à elle seule, qu’une révision constitutionnelle est juridiquement obligatoire.

Dans sa conclusion, Godé Mpoy déplore ce qu’il présente comme un manque d’arguments de la part de ses contradicteurs, avec une formule particulièrement critique : « Le malheur de ceux qui se réveillent trop tôt, c’est de n’avoir comme interlocuteurs que des oiseaux. »

Cette sortie illustre les divergences persistantes entre le pouvoir et une partie de l’opposition autour de l’accord de Washington, de la gestion des ressources naturelles et de l’avenir institutionnel de la RDC.

Par Pascal Kabeya
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29 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Washington sanctionne le ministère rwandais de la Défense et la banque Zigama pour leur soutien présumé au M23

by admin9775 29 octobre 2026

Les États-Unis ont annoncé, mercredi 28 octobre 2026, de nouvelles sanctions visant le ministère rwandais de la Défense et Zigama Credit and Savings Society, une institution financière liée aux services de sécurité du Rwanda. Washington accuse ces deux structures de contribuer au soutien militaire et financier du M23 et de son ancienne branche politique, l’Alliance fleuve Congo (AFC).

Cette décision accentue la pression américaine sur Kigali, alors que le conflit se poursuit dans l’est de la République démocratique du Congo, malgré les engagements pris dans le cadre des accords de Washington du 4 décembre 2025.

Le ministère rwandais de la Défense directement visé

Dans son communiqué, le département américain du Trésor accuse le ministère rwandais de la Défense de superviser le déploiement de milliers de soldats des Forces de défense rwandaises (RDF) au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, où ils opéreraient aux côtés du M23.

Selon Washington, ces forces fourniraient au mouvement rebelle des armes, des équipements, un soutien logistique et des formations militaires. Les autorités américaines affirment également que des systèmes de missiles sol-air et des équipements de brouillage ont été déployés dans l’est de la RDC, faisant peser des risques sur l’aviation civile.

Le Trésor américain estime que ces activités sont incompatibles avec les engagements souscrits par le Rwanda dans le cadre des accords de Washington, qui visent notamment à mettre fin au conflit et à renforcer la coopération régionale.

Zigama accusée d’avoir facilité des paiements pour des équipements militaires

La seconde entité visée, Zigama Credit and Savings Society, est accusée d’avoir facilité des transactions financières au profit des services de sécurité rwandais, du M23 et de l’AFC.

D’après le Trésor américain, l’institution aurait notamment facilité des paiements à des entreprises en Chine et dans d’autres pays pour l’achat d’armes, de munitions et d’équipements militaires destinés aux forces rwandaises. Elle aurait également pris en charge des dépenses de déplacement et d’hébergement liées à des formations militaires.

Washington affirme en outre que Zigama a facilité des transactions représentant des dizaines de millions de dollars au bénéfice du M23 et de l’AFC. Une de ses agences aurait également contribué au transport vers Kigali d’or provenant de territoires congolais contrôlés par le mouvement rebelle.

Ces éléments sont présentés par les autorités américaines comme les motifs de leur décision de sanctionner l’institution financière.

Des conséquences financières et commerciales

Les sanctions entraînent le blocage des biens et intérêts financiers des deux entités relevant de la juridiction américaine ou détenus sous le contrôle de personnes américaines. En règle générale, les personnes et entreprises américaines ne peuvent effectuer de transactions impliquant les entités sanctionnées, sauf autorisation ou exemption prévue par la réglementation.

Les restrictions peuvent également concerner les sociétés détenues, directement ou indirectement, à hauteur d’au moins 50 % par une ou plusieurs entités bloquées.

Au-delà de leur portée financière, ces mesures constituent un signal diplomatique fort adressé à Kigali. Elles visent à accroître le coût du soutien présumé au M23 et à pousser les autorités rwandaises à respecter leurs engagements de paix.

Les accords de Washington mis à l’épreuve

Signés le 4 décembre 2025 sous médiation américaine, les accords de Washington engagent Kinshasa et Kigali dans un processus destiné à mettre fin au conflit et à développer la coopération économique régionale.

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a appelé le Rwanda à cesser son soutien au M23 et à retirer ses troupes de l’est de la RDC. Washington affirme vouloir tenir Kigali responsable de ses engagements.

Le Rwanda conteste les accusations de soutien aux groupes armés et affirme être disposé à mettre en œuvre les accords, tout en reprochant à Kinshasa de ne pas avoir respecté certains de ses propres engagements sécuritaires.

Un nouvel enjeu pour Kinshasa

Pour la RDC, ces sanctions interviennent alors que les autorités congolaises réclament le respect de leur souveraineté et le retrait des forces rwandaises de leur territoire. Elles remettent également au premier plan la question des circuits financiers et commerciaux liés aux minerais provenant des zones sous contrôle du M23.

La décision américaine ne met pas, à elle seule, fin aux combats. Son effet dépendra notamment de son application, de la réaction de Kigali et de l’évolution des négociations.

L’enjeu est désormais de savoir si cette pression financière et diplomatique contribuera à obtenir des changements concrets sur le terrain, notamment la cessation du soutien militaire au M23, le retrait des forces rwandaises et la mise en œuvre effective des engagements de paix.

Par Marius Bopenga
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29 octobre 2026
À la UneSport

Tensions Mbappé-Chine: Pékin envoie une mise en garde au business du football

by admin9775 28 octobre 2026

Mauvaise passe pour la superstar française du football, Kylian Mbappé. Après avoir vu le Ballon d’Or lui échapper lundi 26 octobre, le joueur subit les foudres des autorités chinoises. En cause : ses propos sur Mao Zedong qui ont offensé Pékin. La colère de Pékin menace désormais le joueur et les sponsors de son club, le Real Madrid.

À l’origine du courroux de Pékin, il y a cette séquence vidéo tournée au mois de mars dans le talk-show français en ligne « The Bridge », animé par le footballeur Aurélien Tchouaméni, son coéquipier en club comme en sélection. Kylian Mbappé y est interrogé en coulisses à propos de diverses images le parodiant – des « mèmes », comme on dit sur la Toile. Sur le ton de la plaisanterie, en pleine séance maquillage, l’intéressé évoque alors celle qui le fait ressembler à un « dictateur chinois ». Apparaissent alors, dans la séquence vidéo montée, des images de Mao Zedong (1893-1976), dont les traits ont été remplacés par ceux de Kylian Mbappé.

La vidéo a refait surface lundi 26 octobre, jour de l’attribution du Ballon d’Or 2026 à Londres. Le média chinois Dongqiudi, consacré au football, l’a repérée et écrit que « Kylian Mbappé a tenu des propos inappropriés concernant la Chine lors d’une interview. Ces propos étant susceptibles de blesser la Chine et son peuple, nous ne pouvons les traduire ». Dès mardi, l’international français a présenté ses excuses.

Conséquences économiques immédiates

Malgré les excuses, quelques heures seulement après la divulgation de la vidéo, trois sponsors chinois de Kylian Mbappé ont fait savoir qu’ils mettaient fin à leur collaboration avec la superstar. Parmi eux, la marque de boisson énergisante Bushuila, filiale du groupe Dongpeng, ainsi que deux fabricants de produits laitiers, Mengniu et Milkground. Même si Kylian Mbappé tire la majeure partie de ses revenus publicitaires de ses partenariats en Europe et aux États-Unis, cette rupture de contrat a des conséquences indirectes pour la star et son club.

Dans la journée, la télévision publique chinoise (CCTV) a fait savoir qu’elle ne retransmettra plus – jusqu’à nouvel ordre – les matchs du Real Madrid, le club de l’attaquant, et ceux de tout le championnat espagnol, la Liga. Pour Vincent Chaudel, fondateur de l’observatoire du Sport Business, c’est surtout là que se trouve la réelle conséquence de cette polémique : « Le Real Madrid, comme la Liga d’ailleurs, cherchent à développer tout le temps leurs revenus. Le Real Madrid est le premier club à avoir passé le milliard d’euros de chiffre d’affaires. Mais pour atteindre ce milliard de chiffre d’affaires, ça passe par de gros contrats de sponsoring. Ces revenus commerciaux sont liés à la zone de chalandise du club et de son aura. Et justement, le marché chinois, aujourd’hui, représente 1,4 milliard d’individus. Donc, les sponsors qui s’associent avec un club comme le Real ou avec un joueur comme Mbappé, ce qui leur importe, c’est de pouvoir aller chercher des marchés internationaux. Et c’est cette exposition-là qui est déterminante. »

La Chine a pris de l’importance, y compris dans l’économie du football

Le sport international tel qu’il a été conçu au XXe siècle par les Européens et les Américains doit maintenant compter avec les pays émergents des Brics+, qui n’ont pas toujours la même vision politique et culturelle que celle des Occidentaux. « Le sport tel qu’on l’a connu est devenu dépendant du cash, de l’argent, estime Vincent Chaudel. Et quand on voit toutes les difficultés économiques que l’on a actuellement chez nous, en Europe, il faut bien aller chercher de l’argent ailleurs. Or, c’est celui qui paie qui décide, en général ! Donc, à partir du moment où on prend l’argent des Chinois – ou de l’Arabie saoudite, par exemple –, il ne faut pas s’étonner qu’en contrepartie, ils essaient d’infléchir notre façon de penser ou de fonctionner. Si on ne veut pas de leurs exigences, alors il ne faut pas prendre leur argent ! »

Dans le cas présent, il y a fort à parier, après les excuses de Kylian Mbappé et celles de Javier Tebas, le président de la ligue espagnole, que les relations entre la star, son club madrilène et Pékin vont s’apaiser. Mais il n’en reste pas moins que la Chine aura su envoyer une mise en garde à l’ensemble du monde sportif sur les conséquences possibles lorsque l’on critique son régime.

RFI

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Yembu-25-10-2022
CFAO-20-10-2022

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