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À la UneProvince

Est de la RDC : combats intenses à Masisi et dans les Hauts-Plateaux, tandis que le décès d’un colonel des FARDC suscite des interrogations

by admin9775 10 juin 2026
written by admin9775

La situation sécuritaire demeure particulièrement préoccupante dans l’Est de la République démocratique du Congo, où de nouveaux affrontements ont été signalés simultanément dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les combats opposent les groupes d’autodéfense Wazalendo aux rebelles de l’AFC/M23 et à leurs alliés, dans un contexte marqué par une forte mobilité des forces en présence et l’utilisation croissante de drones sur plusieurs fronts.

Dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, de violents affrontements ont éclaté mardi 9 juin 2026 à Kazinga, dans le secteur d’Osso Banyungu. Selon des sources sécuritaires locales, les rebelles de l’AFC/M23 auraient lancé une offensive dès les premières heures de la matinée contre des positions tenues par les combattants Wazalendo.

Des tirs nourris d’armes lourdes et légères ont été entendus durant une grande partie de la journée, provoquant un climat de panique parmi les populations environnantes. Les détonations étaient perceptibles à plusieurs kilomètres du théâtre des opérations.

Kazinga demeure un point stratégique majeur en raison de sa position géographique, donnant accès à plusieurs axes importants reliant notamment le sud du territoire de Masisi, les zones limitrophes de Walikale ainsi que la route Nyabiondo-Kashebere. Cette importance stratégique explique les affrontements récurrents observés dans cette localité depuis plusieurs mois.

En début de soirée, aucune source indépendante n’était en mesure de confirmer quelle force contrôlait effectivement la zone. Les informations recueillies sur place faisaient état d’un calme précaire après une journée marquée par d’intenses combats. Aucun bilan officiel n’était disponible.

Au Sud-Kivu, la situation reste tout aussi tendue dans les Hauts-Plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga. Le village de Mikenge a de nouveau été au centre des affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC), soutenues par les Wazalendo, et les rebelles de Twirwaneho et Red-Tabara, alliés à la coalition AFC/M23.

Selon l’armée congolaise, des bombardements attribués à cette coalition ont frappé la localité dans la nuit de dimanche à lundi, causant la mort d’au moins deux personnes et faisant six blessés, dont deux enfants. Plusieurs infrastructures auraient également subi d’importants dégâts matériels.

Des sources de la société civile rapportent par ailleurs une intensification de l’usage des drones dans cette zone de conflit. Depuis plusieurs jours, des appareils seraient utilisés pour des missions de surveillance et d’attaque, illustrant une évolution des méthodes de combat dans les Hauts-Plateaux.

Des mouvements de renforts rebelles en provenance de Bijombo auraient également été observés afin de soutenir les opérations militaires autour de Minembwe et Mikenge, où les combats se poursuivent.

Parallèlement, d’autres affrontements ont été signalés dans les villages de Nyakigano et Runigi. Les combattants Wazalendo affirment avoir repris le contrôle du village de Kawele, occupé depuis plusieurs mois par les forces rebelles. Cette information n’a toutefois pas encore été confirmée par des sources indépendantes.

Dans ce contexte déjà tendu, des informations concordantes font également état du décès du colonel Makelele, commandant du secteur des FARDC à Baraka. Selon plusieurs sources locales et sécuritaires, l’officier supérieur aurait été retrouvé sans vie mardi en fin d’après-midi dans un hôtel de cette ville du Sud-Kivu.

Les circonstances exactes de sa mort demeurent inconnues à ce stade. Aucune déclaration officielle n’a encore été publiée par les autorités militaires pour confirmer les faits ou préciser les causes du décès. Une enquête pourrait être ouverte afin d’établir les circonstances réelles de cette disparition qui suscite déjà de nombreuses interrogations dans les milieux sécuritaires de la région.

Alors que les combats se poursuivent sur plusieurs fronts, les populations civiles continuent de payer le lourd tribut de cette instabilité persistante, marquée par de nouveaux déplacements de familles et une détérioration continue de la situation humanitaire dans l’Est du pays.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneSport

Mondial 2026 : la RDC s’incline face au Chili mais affiche des signes encourageants avant son entrée en compétition

by admin9775 10 juin 2026
written by admin9775

Les Léopards de la République démocratique du Congo ont conclu leur préparation pour la Coupe du monde 2026 par une défaite face au Chili (2-1), mardi 9 juin à Orléans, en France.

Pour leur deuxième et dernier match amical avant le début de la compétition, les hommes de Sébastien Desabre ont pourtant livré une prestation convaincante durant une grande partie de la rencontre. Dominateurs en première période, les Congolais se sont procuré plusieurs occasions franches sans parvenir à les concrétiser, laissant le score vierge à la pause malgré leur emprise sur le jeu.

Au retour des vestiaires, le Chili a su faire preuve d’efficacité. Osorio a ouvert le score à la 52e minute avant que Sepúlveda ne double la mise à cinq minutes du terme, profitant des rares moments de flottement de la défense congolaise.

Loin de se résigner, les Léopards ont réagi avec détermination. Joris Kayembe a réduit l’écart et relancé l’espoir dans les dernières minutes de la rencontre. Portés par cette réduction du score, les Congolais ont multiplié les offensives jusqu’au coup de sifflet final, sans toutefois parvenir à arracher l’égalisation.

Malgré ce revers, cette rencontre aura permis au sélectionneur Sébastien Desabre d’effectuer les derniers ajustements tactiques et d’évaluer l’état de forme de son groupe avant le rendez-vous le plus important de la saison.

Cette défaite ne remet pas en cause les ambitions d’une sélection congolaise qui s’apprête à retrouver la phase finale de la Coupe du monde pour la première fois depuis cinquante-deux ans. Les Léopards entreront en lice le 17 juin prochain à Houston, aux États-Unis, avec un premier défi de taille face au Portugal.

À quelques jours du coup d’envoi du tournoi, le staff technique retiendra notamment la qualité du jeu produit durant la première période ainsi que la capacité de réaction affichée par l’équipe, des éléments encourageants avant d’aborder la plus prestigieuse compétition du football mondial.

Par Pascal Kabeya
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À la Une

Moyen-Orient : la tension remonte entre Washington et Téhéran malgré l’arrêt des hostilités entre l’Iran et Israël

by admin9775 10 juin 2026
written by admin9775

Une nouvelle phase de tensions secoue le Moyen-Orient après une série d’incidents militaires impliquant directement les États-Unis et l’Iran, alors même que les hostilités entre Téhéran et Israël semblent s’être temporairement interrompues.

Lundi 8 juin, l’Iran et Israël ont mis fin à plusieurs heures de frappes réciproques, les premières enregistrées depuis la trêve conclue il y a deux mois. Malgré cette accalmie relative entre les deux pays, la situation régionale demeure particulièrement volatile. Dans le sud du Liban, l’armée israélienne poursuit ses opérations militaires contre plusieurs localités, notamment dans la région de Tyr, où les autorités locales font état de plusieurs victimes civiles.

Parallèlement, une nouvelle crise s’est ouverte entre Washington et Téhéran autour d’un incident survenu près du détroit d’Ormuz, zone stratégique par laquelle transite une part importante du commerce mondial des hydrocarbures.

Les autorités américaines ont annoncé avoir mené des frappes ciblées contre des installations iraniennes après une attaque attribuée à l’Iran contre un hélicoptère Apache de l’armée américaine. Selon Washington, cette opération constituait une réponse militaire proportionnée à ce qu’elle considère comme une agression directe contre ses forces déployées dans la région. Les deux membres d’équipage de l’appareil ont été secourus et sont sains et saufs. ()

Peu après l’annonce des frappes américaines, plusieurs médias iraniens ont signalé des explosions dans la province d’Hormozgan, notamment sur l’île de Qeshm et dans la zone portuaire de Bandar Abbas, à proximité du détroit d’Ormuz. Les autorités iraniennes ont dénoncé une violation de leur souveraineté et promis une réponse appropriée. ()

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que les forces armées iraniennes ne laisseraient « aucune attaque ni aucune menace sans réponse ». Dans le même temps, les médias d’État iraniens ont indiqué que la situation était revenue au calme après cette séquence de frappes et de contre-frappes. ()

De son côté, le président américain Donald Trump a défendu la nécessité d’une réponse ferme, estimant que l’attaque contre l’hélicoptère américain ne pouvait rester sans conséquence. Les autorités américaines continuent néanmoins d’affirmer qu’elles privilégient une désescalade et la recherche d’un accord plus large avec l’Iran. ()

Cette nouvelle confrontation intervient dans un contexte régional déjà fragile. Les échanges de tirs entre Israël et l’Iran, les opérations militaires israéliennes au Liban et les tensions persistantes autour du détroit d’Ormuz alimentent les inquiétudes de la communauté internationale quant à un risque d’embrasement plus large du Moyen-Orient.

Les marchés pétroliers suivent également la situation avec attention, plusieurs analystes estimant qu’une aggravation des tensions dans la région pourrait affecter les flux énergétiques mondiaux et exercer une pression supplémentaire sur les prix du pétrole.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC: ces questions qui demeurent après le verdict en appel sur l’assassinat des experts de l’ONU en 2017

by admin9775 9 juin 2026
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La Haute Cour militaire de Kinshasa a condamné à mort 54 personnes dans l’affaire du double assassinat des experts de l’ONU, Michael Sharp et Zaida Catalan, tués au Kasaï en mars 2017. Un verdict en appel et en dernier ressort, après neuf ans de procédure. Mais pour plusieurs acteurs et sources ayant suivi ce dossier de près, ce verdict ne clôt pas l’affaire. Il l’élargit.

Qui a ordonné le meurtre ?

C’est la question que ni le procès de Kananga ni celui de Kinshasa n’ont tranchée. Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), affirme que des individus cités durant les auditions comme commanditaires ont été délibérément exclus du procès de Kananga en 2017. Ils n’ont jamais été jugés. « L’exécution des experts ne pouvait pas être décidée par une simple milice », dit-il.

Le président de la Cour militaire de Kananga l’avait lui-même relevé en janvier 2022, au moment du verdict de première instance. Il avait posé la question directement aux prévenus. Tous avaient nié. « La cour espère qu’au degré d’appel, les prévenus pourront parler », avait-il conclu sur un ton de regret. En appel, ils n’ont pas parlé davantage.

Des enregistrements attribués au colonel Jean de Dieu Mambweni, versés au dossier et présentés devant la cour, font état de propos dans lesquels il aurait exprimé que la présence des experts onusiens dans le Kasaï risquait de compromettre l’autorité de l’État et d’exposer des tentatives de dissimulation de fosses communes. Cette piste n’a pas été instruite publiquement.

Selon une source ayant enquêté sur cette affaire, la condamnation à mort du colonel Mambweni en appel ne reposerait sur aucun élément nouveau à charge. En première instance, il n’avait écopé que de 10 ans de prison, la cour ayant jugé les preuves insuffisantes pour le condamner pour terrorisme et crime de guerre. En appel, la Haute Cour a affirmé qu’il avait piégé les experts, sans que les éléments ayant motivé ce revirement aient été rendus publics.

Le mystère Evariste Ilunga Lumu

Selon cette même source, Evariste Ilunga Lumu serait le premier prévenu à avoir avoué le meurtre, et celui qui aurait pu élucider l’affaire. Il s’est évadé de la prison de Kananga. Un co-évadé aurait été repris, selon cette source. Lui non. Aucune enquête n’aurait été ouverte sur cette évasion, toujours selon cette source. 

Le rôle des FARDC et les fosses communes du Kasaï

Une autre source ayant enquêté sur ce dossier soulève un problème de chaîne de commandement qui dépasse le seul meurtre des deux experts.

Jean-Bosco Mukanda, l’un des principaux accusés dans cette affaire, entretenait, selon cette source, des liens avec des militaires des FARDC qui procédaient à l’époque à des fosses communes dans la région du Kasaï.

Ces fosses communes sont documentées. En avril 2017, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein confirmait l’existence d’au moins 40 fosses communes dans les provinces du Kasaï Central et du Kasaï Oriental depuis août 2016. Des enquêteurs onusiens avaient établi que des militaires des FARDC auraient creusé plusieurs de ces fosses à la suite d’affrontements avec des miliciens présumés de Kamuina Nsapu. Au moins 74 personnes, dont 30 enfants, auraient été tuées par des militaires lors de ces affrontements entre les 26 et 28 mars 2017.

En juillet 2017, l’ONU recensait 80 sites possibles de fosses communes dans la région. Les violences avaient causé la mort de plus de 3 000 personnes, selon les chiffres collectés par l’Église catholique du Congo, et environ 1,3 million de personnes avaient fui leur foyer. « La découverte de nouvelles fosses communes témoigne de l’horreur persistante dans les provinces de Kasaï », avait déclaré le Haut-Commissaire. Il avait demandé une enquête immédiate, transparente et indépendante, et évoqué la possibilité de saisir la Cour pénale internationale si cette enquête nationale n’avait pas lieu.

Neuf ans après, le bilan définitif de ces fosses communes n’a jamais été établi publiquement. Selon une source ayant enquêté sur ce dossier, des responsables mis en cause auraient été déployés sur le terrain malgré les accusations qui pesaient contre eux.

Des dossiers bloqués

Selon cette même source, des dossiers liés aux crimes du Kasaï seraient bloqués au niveau de la Haute Cour de justice, qu’elle décrit comme « le goulot d’étranglement » de cette procédure. Human Rights Watch avait déjà relevé en 2022 que pendant quatre ans d’audiences, l’accusation n’avait jamais cherché à déterminer qui avait planifié et ordonné le meurtre des deux experts.

Les disparus

Quatre prévenus sont morts en détention au cours de ce procès : Kengayi wa Kengayi, José Tshibuabua, Tshibuabua Tshibert, décédé en pleine audience le 5 octobre 2021, et Ntumba Mpianga alias Damour, mort à la prison militaire de Ndolo en novembre 2022. Les causes de ces décès n’ont pas été établies publiquement. Au moins trois autres prévenus ont affirmé avoir été torturés par la police et à l’Agence nationale de renseignement.

L’interprète congolais Betu Tshintela est toujours porté disparu, tout comme les trois chauffeurs de moto Isaac Kabuayi, Pascal Nzala et Moïse, dont le nom de famille est inconnu. Neuf ans après les faits, leur sort n’est pas élucidé.

Dès août 2017, le Groupe d’experts de l’ONU avait recommandé au Conseil de sécurité d’ouvrir une enquête internationale indépendante sur ces meurtres. Cet appel est resté sans suite.

RFI

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À la UnePolitique

Référendum en RDC : l’Assemblée nationale examine la proposition de loi fixant le cadre juridique de son organisation

by admin9775 9 juin 2026
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L’Assemblée nationale poursuit ce mardi 9 juin l’examen de la proposition de loi destinée à encadrer l’organisation des référendums en République démocratique du Congo. Déclaré recevable lors d’une précédente séance plénière, le texte entre désormais dans une étape déterminante de son parcours législatif avec l’étude approfondie de ses dispositions par les députés nationaux.

Les élus sont appelés à examiner le projet article par article avant de se prononcer sur son adoption éventuelle. Ce débat parlementaire revêt une importance particulière dans le contexte politique actuel, alors que les discussions autour de l’évolution du cadre institutionnel congolais occupent une place croissante dans l’espace public.

L’objectif affiché de cette initiative est de doter le pays d’un dispositif légal spécifique définissant les modalités d’organisation des consultations référendaires. Jusqu’à présent, la question du référendum est évoquée dans la Constitution, mais ne dispose pas d’une législation détaillée fixant l’ensemble des procédures pratiques relatives à sa tenue.

En cas d’adoption par l’Assemblée nationale, le texte sera transmis au Sénat pour une seconde lecture. Si les deux chambres du Parlement l’approuvent dans les mêmes termes, il sera ensuite soumis au Président de la République pour promulgation.

Au-delà de son aspect juridique, cette proposition de loi continue d’alimenter les débats au sein de la classe politique. Une partie de l’opposition exprime des réserves sur l’opportunité et le contexte de son examen, estimant que l’initiative pourrait ouvrir la voie à des discussions plus larges sur l’architecture institutionnelle du pays.

Le groupe parlementaire Ensemble pour la République, principale composante de l’opposition ayant initialement pris part aux travaux relatifs à ce dossier, a d’ailleurs suspendu sa participation aux discussions, marquant ainsi son désaccord avec la démarche engagée.

Malgré ces contestations, la majorité parlementaire poursuit l’examen du texte, considérant qu’il s’agit d’un instrument juridique nécessaire pour combler un vide législatif et renforcer les mécanismes d’expression directe de la souveraineté populaire.

Les débats en cours sont suivis de près par les acteurs politiques, les organisations de la société civile et plusieurs observateurs, qui y voient une étape susceptible d’influencer durablement l’évolution institutionnelle de la République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Ebola : le médecin missionnaire américain Peter Stafford déclaré guéri après son traitement en Allemagne

by admin9775 8 juin 2026
written by admin9775

Le médecin missionnaire américain Peter Stafford, contaminé par le virus Ebola alors qu’il prenait en charge des patients au Centre médical évangélique (CME) de Nyankunde, dans la province de l’Ituri en République démocratique du Congo, a été déclaré guéri et autorisé à quitter l’hôpital universitaire de la Charité à Berlin.

L’information a été confirmée par l’organisation Serge, qui accompagne les activités du médecin en Afrique centrale. Transféré en Allemagne et admis le 20 mai 2026, Peter Stafford avait été diagnostiqué porteur du virus Ebola de souche Bundibugyo, une variante relativement rare de la maladie.

Selon les responsables de l’hôpital universitaire de la Charité, l’évolution de son état de santé a été favorable. Les examens réalisés ont montré l’absence de charge virale détectable depuis le 30 mai. Après plusieurs tests PCR négatifs et plus de 72 heures sans symptôme, les autorités sanitaires allemandes ont officiellement levé les mesures d’isolement auxquelles il était soumis.

L’établissement hospitalier a également indiqué qu’aucun membre de sa famille n’a contracté la maladie. Placés en quarantaine à titre préventif en raison de leur statut de contacts à haut risque, ses proches n’ont développé aucun symptôme et les tests effectués n’ont révélé aucune infection.

Cette guérison constitue une évolution encourageante dans la prise en charge de ce cas d’Ebola identifié en République démocratique du Congo. Elle intervient alors que les autorités sanitaires congolaises et leurs partenaires poursuivent leurs efforts de surveillance et de riposte afin de contenir toute propagation éventuelle du virus dans les zones concernées.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Roland-Garros: la Russe Mirra Andreeva, 19 ans, remporte son premier tournoi du Grand Chelem

by admin9775 8 juin 2026
written by admin9775

La jeune prodige Mirra Andreeva s’impose en finale de Roland-Garros face à la surprise Maja Chwalinska 6-3, 6-2. À 19 ans, la Russe remporte son premier tournoi du Grand Chelem sur la terre battue parisienne.

La hiérarchie a finalement été respectée sur le court Philippe-Chatrier. Opposée à la sensation de cette édition 2025, la Polonaise Maja Chwalinska, Mirra Andreeva s’est imposée en deux sets (6-3, 6-2) et 1h22 de jeu pour remporter le premier titre majeur de sa carrière.

À 19 ans et 39 jours, la native de Krasnoïarsk devient la plus jeune lauréate à Roland-Garros depuis Monica Seles, sacrée à Paris à 16 ans en 1990. Une performance qui confirme les immenses attentes placées en elle depuis son irruption sur le circuit professionnel.

Une performance maitrisée en finale

Pourtant, la finale n’a pas immédiatement tourné en sa faveur. Dans une entame de match décousue, marquée par plusieurs breaks et débreaks, Chwalinska a longtemps perturbé la Russe grâce à son jeu atypique et à sa capacité à varier les trajectoires. La Polonaise, première joueuse issue des qualifications à atteindre la finale de Roland-Garros dans l’ère Open, a même semblé capable de prolonger son incroyable aventure.

Mais Andreeva a progressivement pris le contrôle des échanges. Plus puissante, plus régulière et plus agressive, elle a imposé son rythme pour enchaîner neuf jeux consécutifs et faire basculer définitivement la rencontre. Malgré de la tension au moment de conclure, la joueuse de 19 ans n’a pas laissé passer sa chance et a converti sa première balle de match. La Russe conclut ainsi une quinzaine presque parfaite. Elle n’a abandonné qu’un seul set durant tout le tournoi et a notamment écarté en demi-finale l’Ukrainienne Marta Kostyuk (6-1, 6-3), autre candidate crédible au titre.

De son côté, Maja Chwalinska quitte Paris avec les honneurs. Classée seulement 114e mondiale au début du tournoi, la Polonaise aura conquis le public parisien grâce à son parcours exceptionnel, depuis les qualifications jusqu’à la finale, une première dans l’histoire de Roland-Garros depuis le début de l’ère Open en 1968. Malgré la défaite, cette quinzaine parisienne pourrait bien marquer un tournant dans sa carrière puisque la joueuse de 24 ans sera, dès lundi, 21e joueuse mondiale.

RFI

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À la UneSociété

RDC–États-Unis : plus de la moitié des ressortissants accueillis temporairement ont déjà quitté le pays

by admin9775 8 juin 2026
written by admin9775

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé, vendredi 5 juin 2026, que plus de la moitié des quinze ressortissants de pays tiers admis sur le territoire national dans le cadre du dispositif d’accueil temporaire convenu avec les États-Unis ont déjà quitté la RDC pour regagner leurs pays d’origine.

Dans un communiqué officiel, le ministère de la Communication et Médias indique que ce mécanisme se poursuit conformément aux orientations définies dans les précédentes communications gouvernementales publiées les 5 et 17 avril 2026.

Selon les autorités congolaises, plusieurs bénéficiaires du programme ont déjà achevé leur processus de retour, tandis que d’autres départs sont prévus dans les prochains jours. Le gouvernement souligne que cette évolution confirme le caractère exceptionnel, transitoire et limité dans le temps de cette opération.

Kinshasa rappelle que ce dispositif n’avait jamais vocation à conduire à une installation durable des personnes concernées sur le territoire congolais. Il s’agissait plutôt d’une mesure d’accueil temporaire destinée à faciliter leur prise en charge avant leur retour vers leurs pays respectifs, dans le cadre d’un mécanisme coordonné avec les autorités américaines.

L’exécutif congolais insiste également sur le fait que l’opération est menée dans le strict respect des engagements pris entre les différentes parties concernées. Les départs progressifs actuellement observés s’inscrivent ainsi dans le calendrier établi dès le lancement du programme.

Sauf modification de dernière minute, les ressortissants encore présents en RDC devraient quitter le territoire dans les jours à venir, marquant l’achèvement progressif de cette opération présentée par le gouvernement comme une mesure humanitaire exceptionnelle et temporaire.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Israël ciblé par des tirs de missiles iraniens, les premiers depuis le cessez-le-feu

by admin9775 8 juin 2026
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Israël a été la cible, dimanche, de tirs de missiles iraniens pour la première fois depuis le cessez-le-feu annoncé le 8 avril. L’armée israélienne a assuré qu’elle poursuivra ses opérations « dans tout le Liban », malgré les menaces de l’Iran de riposter plus largement en cas de nouvelles frappes israéliennes. Estimant que de tels échanges nuisent aux négociations, Trump a dit vouloir demander à Netanyahu de ne pas répliquer.

L’armée israélienne a indiqué, dimanche 7 juin, être la cible de tirs iraniens, pour la première fois depuis le cessez-le-feu annoncé le 8 avril.

Les sirènes d’alerte ont retenti dans de vastes zones du nord et du centre d’Israël, dont les villes de Haïfa, Césarée, Hadera, selon l’armée.

Quelques minutes après son premier communiqué, elle en a diffusé un deuxième, indiquant qu’un « nouveau barrage de missiles a été tiré en direction de l’État d’Israël ».

« À la suite de l’évaluation de la situation (…) les activités éducatives ne peuvent pas avoir lieu », ont dit le ministère de l’Éducation et le Commandement du Front intérieur (branche de l’armée) dans un communiqué conjoint.

L’Iran avait menacé dimanche de s’en prendre à des intérêts américains et israéliens au Moyen-Orient après une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth qui a fait deux morts.

« Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban »

L’armée israélienne a dit dimanche avoir intercepté tous les missiles tirés de l’Iran, précisant avoir détecté de nouveaux tirs.

De son côté, l’Iran a averti que ses tirs de missiles sur Israël étaient un « avertissement », prévenant que toute nouvelle agression ferait l’objet d’une « riposte plus forte ».

« L’opération de ce soir est un avertissement. Si de telles agressions se reproduisent, la riposte sera plus large et visera toutes les cibles américano-sionistes de la région » du Moyen-Orient, ont déclaré dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran.

L’Iran avait commis « une grave erreur en choisissant une nouvelle fois la voie du terrorisme », a déclaré le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne, lors d’une courte allocution télévisée. « Nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l’État d’Israël ».

L’armée israélienne va poursuivre ses opérations « dans tout le Liban » et « intensifier la pression » sur le mouvement islamiste libanais Hezbollah, a-t-il encore déclaré.

« Nous avons frappé (la banlieue sud de Beyrouth) en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du nord » d’Israël, a-t-il ajouté.

« Tsahal poursuivra ses opérations dans tout le Liban et intensifiera ses coups portés sur l’organisation terroriste Hezbollah », a-t-il ajouté, « nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l’État d’Israël ».

« Je vais appeler Bibi tout de suite »

Le président américain Donald Trump a immédiatement déclaré qu’il comptait appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés par l’Iran, a rapporté le média Axios.

« Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, NDLR) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l’Iran a eu sa frappe. On n’a pas besoin d’une autre (frappe) », a déclaré le président américain selon le journaliste d’Axios Barak Ravid, qui dit l’avoir eu au téléphone.

« Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l’Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu’il tombe à l’eau à cause de ce qui se passe actuellement », a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

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Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes « ne vont pas aider les négociations ».

AFP

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8 juin 2026 0 comments
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À la UneProvince

La société civile de Mambasa salue l’action des FARDC pour contrer une attaque des ADF

by admin9775 8 juin 2026
written by admin9775

Des organisations de la société civile ont salué, ce dimanche 7 juin, l’intervention des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), qui ont déjoué la nuit précédente une attaque des rebelles des ADF dans le village de Makwangi, au territoire de Mambasa, en Ituri. Dans une déclaration publique, ces structures indiquent que les assaillants, qui s’apprêtaient à commettre un nouveau massacre, ont été mis en déroute grâce à l’intervention rapide de l’armée. Elles déplorent toutefois la mort d’un civil, touché par une balle perdue lors des affrontements.

Selon le communiqué des organisations de la société civile de Mambasa, les rebelles ADF ont fait incursion dans le village de Makwangi aux alentours de 19 h 30, tirant des coups de feu en l’air afin de semer la panique parmi les habitants.

Alertées, les FARDC sont intervenues rapidement, donnant lieu à un échange de tirs qui a duré plusieurs heures. L’armée a finalement réussi à repousser les assaillants vers la partie nord du village, en pleine forêt.

Malgré ce succès militaire, ces affrontements ont provoqué un mouvement de panique au sein de la population, contraignant de nombreux habitants à fuir vers des zones jugées plus sécurisées.

Les acteurs de la société civile, tout en saluant la réactivité de l’armée, regrettent les conséquences de cette attaque, notamment la mort d’un civil atteint par balle perdue ainsi que l’incendie d’une maison d’habitation.

Ils encouragent les forces armées à poursuivre leurs efforts, en particulier en répondant rapidement aux alertes précoces afin de prévenir des pertes en vies humaines.

Retour progressif de la population

Selon les autorités territoriales, la situation est revenue au calme ce dimanche matin. Les habitants qui avaient fui les violences ont commencé à regagner progressivement le village de Makwangi.

Elles appellent toutefois à la vigilance et exhortent les populations des villages de Makwangi, Kundala-Kundala et Toly Yoly à renforcer leur collaboration avec les forces de sécurité, notamment en signalant tout mouvement suspect.

Cette incursion s’inscrit dans un contexte de recrudescence des attaques attribuées aux ADF dans le territoire de Mambasa. Ces derniers jours, plusieurs localités des chefferies de Babila Bakwanza et Babombi ont été la cible d’actions violentes menées par ces rebelles.

Face à cette menace persistante, les organisations locales appellent à une intensification des opérations militaires et à une coordination renforcée entre les populations et les forces de défense pour contenir l’insécurité dans la région.

Par Pascal Kabeya
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