La rencontre envisagée entre la Coalition Article 64 (C64) et l’ancien président Joseph Kabila à Goma suscite une mise en garde du gouvernement congolais. Dans un entretien publié ce mercredi 4 novembre par Jeune Afrique, le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, avertit que tout responsable politique qui se rendrait à Goma pour rencontrer l’ancien chef de l’État s’exposerait à des poursuites judiciaires.
La tournée politique de la C64 sous pression
L’opposant Moïse Katumbi avait annoncé que la C64 souhaitait rencontrer le président Félix Tshisekedi à Kinshasa, avant de se rendre à Goma pour rencontrer Joseph Kabila.
Cette démarche s’inscrit, selon les déclarations de Katumbi, dans les efforts de la coalition en faveur d’un dialogue national inclusif et d’une recherche de compromis pour sortir de la crise politique congolaise.
Une mise en garde aux conséquences judiciaires
L’avertissement de Jacquemain Shabani place cette initiative au cœur d’un débat politique et judiciaire. Le gouvernement prévient ainsi les responsables de la coalition des risques auxquels ils pourraient s’exposer en se rendant à Goma pour rencontrer l’ancien président.
Les fondements juridiques précis de ces éventuelles poursuites et les conditions dans lesquelles elles pourraient être engagées n’ont toutefois pas été détaillés dans les éléments rapportés.
La rencontre avec Kabila toujours au centre des tensions
La C64 entend poursuivre ses démarches politiques, tandis que la mise en garde gouvernementale soulève des interrogations sur la possibilité de tenir cette rencontre et sur les conséquences qu’elle pourrait entraîner pour les participants.
L’évolution de cette initiative dépendra désormais des décisions des responsables de la coalition et des suites que les autorités congolaises donneront à leur avertissement.
Par Marc Etumba
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