L’Assemblée nationale a entamé ce mardi l’examen d’une proposition de loi ambitieuse visant à moderniser le Code de la route congolais, un texte vieux de près d’un demi-siècle. Portée par le député Tobie Kayumbi, cette réforme d’envergure, surnommée « loi Kayumbi », entend remplacer le cadre juridique datant de 1978, devenu « largement inadapté » face à l’explosion du trafic et aux nouveaux enjeux de sécurité routière.
Une actualisation complète du cadre juridique
La proposition de loi introduit une série de changements structurants destinés à aligner la réglementation congolaise sur les normes internationales. Parmi les innovations majeures :
- Nouveaux concepts routiers : Introduction de notions absentes du texte actuel comme autoroute, bande d’arrêt d’urgence, aire piétonne et piste cyclable
- Clarification des rôles : Requalification des agents de circulation pour éviter les abus et les doublons
- Formation obligatoire : Renforcement de la formation et du recyclage des agents pour des signaux uniformes
Renforcement de la sécurité pour tous les usagers
Le texte durcit plusieurs règles fondamentales :
- Règles de conduite : Dépassements, croisements, changements de direction et limitations de vitesse
- Protection des vulnérables : Dispositions spécifiques pour piétons, cyclistes et usagers des transports en commun
- Contrôle technique : Conditions de mise en circulation renforcées et visites techniques plus strictes
Nouvelles mesures phares
La réforme introduit des dispositifs inédits :
- Encadrement du temps de conduite dans le transport routier
- « Barrières de pluie » pour limiter la circulation par fortes intempéries
- Institutionnalisation des auto-écoles pour professionnaliser la formation
- Sanctions révisées : Retrait de permis, immobilisation des véhicules et amendes adaptées au contexte actuel
Pourquoi une réforme s’imposait
Depuis 1978, le paysage routier congolais a radicalement changé : explosion du parc automobile, embouteillages chroniques, multiplication des incivilités et nouveaux défis de sécurité.
La « loi Kayumbi » ambitionne ainsi d’instaurer une discipline routière correspondant aux standards internationaux tout en réduisant le nombre d’accidents et en protégeant l’ensemble des usagers de la route.
Par Marius Bopenga
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