Révision de la Constitution : la position de Modeste Bahati Lukwebo provoque la colère de l’UDPS

par admin9775

Les déclarations du deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, sur la question de la révision de la Constitution ont déclenché une vive polémique au sein de l’Union sacrée de la nation. Plusieurs cadres de l’UDPS, parti présidentiel, ont vivement critiqué la position du leader de l’AFDC-A.

Dans un message publié jeudi sur le réseau social X, le secrétaire général adjoint de l’UDPS, Déo Bizibu Balola, s’en est pris au président de l’AFDC-A, estimant que sa position va à l’encontre de la vision politique défendue par la majorité présidentielle.

Selon lui, le sénateur ne peut ignorer que la question de la révision constitutionnelle est discutée depuis plusieurs mois au sommet de l’État et au sein de l’Union sacrée, dont il est membre du présidium.

« Le constat est simple : le sénateur Bahati ne partage plus la même vision avec les sociétaires de l’Union sacrée », a écrit Déo Bizibu.

Il a également rappelé que le président Félix Tshisekedi s’était déjà prononcé en faveur d’une relecture de la Constitution lors de plusieurs déplacements à Kisangani, Mbujimayi, Kananga et Lubumbashi.

Une prise de position jugée « toxique »

Les critiques se sont également multipliées au Sénat. Le président du groupe parlementaire de l’UDPS à la chambre haute, Idrissa Afani Mnagala, a dénoncé une prise de position qu’il qualifie d’« approche toxique ».

Selon lui, les propos du deuxième vice-président du Sénat interviennent dans un contexte particulièrement sensible, marqué par la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« Nous condamnons avec fermeté la prise de position du 2e vice-président du Bureau de notre chambre (…) pendant cette période de guerre d’occupation d’une grande partie du territoire de l’Est de notre pays par le voisin rwandais », a-t-il déclaré.

Il a également averti que des mesures politiques pourraient être envisagées pour « protéger la dignité et l’honneur » de la haute autorité politique de l’Union sacrée.

Bahati Lukwebo parle d’un « faux débat »

Lors d’une conférence de presse tenue le 4 mars à Kinshasa, Modeste Bahati Lukwebo a pourtant estimé que la question du changement ou de la révision de la Constitution constitue un « faux débat ».

Pour le sénateur, le problème du pays ne réside pas dans les textes juridiques mais dans leur application.

« Le pays n’a pas un problème de texte. Le pays a un problème d’hommes qui doivent appliquer ou se conformer aux textes qui existent », a-t-il déclaré.

Se présentant comme un « républicain », il a également rappelé que le président Félix Tshisekedi dispose d’un mandat constitutionnel qui court jusqu’en 2028.

Le leader de l’AFDC-A a par ailleurs invité les partisans d’une réforme constitutionnelle à convaincre les Congolais par des résultats concrets et à privilégier un débat politique ouvert autour de cette question.

Un débat relancé depuis 2024

Depuis la fin de l’année 2024, le chef de l’État a évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’une réforme de la Constitution, notamment lors de ses déplacements à Kisangani, Lubumbashi et Kalemie.

Félix Tshisekedi avait alors précisé que cette réforme ne viserait pas à instaurer un troisième mandat présidentiel, mais plutôt à renforcer les mécanismes de protection du pays face aux défis sécuritaires.

Il avait également évoqué la possibilité d’organiser un référendum, soulignant que « le dernier mot reviendra au peuple ».

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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