L’Inspection générale des finances (IGF), a annoncé le démarrage bientôt, de l’état liquidatif de la paie des agents publics de la République démocratique du Congo, à l’issue d’une réunion présidée par la Première ministre, pour contenir les pressions exercées sur la trésorerie de l’Etat, selon communiqué consulté vendredi par l’ACP.
«Au sortir de la rencontre, l’Inspecteur Général de l’IGF, Christophe Bitasimwa, a confirmé le début prochain de l’audit tel que souhaité par le Chef de l’Etat (…) Cet audit de l’état liquidatif de la paie des agents publics vise à garantir que chaque rémunération versée corresponde à un droit légitime et à un service effectivement rendu, tout en sécurisant durablement le paiement régulier et ponctuel des salaires», a-t-on lu dans le communiqué de la Cellule de communication de la Primature.
«Nous sortons d’une réunion qui a été présidée par Son Excellence, Madame la Cheffe du Gouvernement. Il en ressort qu’effectivement le travail va bientôt démarrer. Il sera exécuté sous le pilotage personnel de la Première ministre, sous la coordination de son cabinet, de l’Inspection générale des finances et de tous les services sectoriels qui s’occupent du contrôle, notamment, les différentes inspections générales sectorielles de la Défense, de la Police, de la Fonction publique et de l’Éducation participeront à ce travail pour rendre le rapport dans les plus brefs délais, soit un maximum de 30 jours», a expliqué Christophe Bitasimwa, Inspecteur Général de l’IGF, cité dans le communiqué.
La Commission a donc pour mission, a martelé la source, de veiller à la soutenabilité budgétaire et à la sécurisation durable du système de paie. A la minutie, elle va vérifier les effectifs budgétaires autorisés, administratifs réels et ceux effectivement rémunérés par l’Etat.
«Un travail profond pour identifier, entre autres, les doublons, les agents fictifs, les irrégularités d’engagement, les écarts de liquidation et les dépassements budgétaires», a précisé le communiqué.

Pour Christophe Bitasimwa, le processus de paie des salaires des agents et fonctionnaires de l’État est globalement sous contrôle. Les données actuelles ne sont pas au rouge.
«Il n’y a pas d’arriérés d’un mois ou de deux mois. La paie est courante […] Cet événement conjoncturel, qui a fait que la masse salariale augmente trop vite, fera l’objet d’une vérification rapide», a rassuré l’Inspecteur Général de l’IGF.
Lors de la 79ème réunion du Conseil des ministres, le Président de la République avait rappelé que le salaire des fonctionnaires n’est pas une simple variable budgétaire. « Assainir la paie ne vise donc nullement à fragiliser les agents régulièrement engagés, mais à les protéger contre les dysfonctionnements et les charges indues qui menacent la soutenabilité du système et provoquent des retards socialement inacceptables », avait-il souligné.
Par ailleurs, la source a indiqué qu’à travers cette opération, le Gouvernement Suminwa s’inscrit également dans une démarche thérapeutique pour aborder les problèmes structurels de la paie, afin d’aboutir à une solution définitive et durable sur cette question sensible qui dure depuis plusieurs années.
«Optimiste quant à l’avenir, l’Exécutif central multiplie ainsi les efforts pour maîtriser les pressions diverses sur la trésorerie de l’État afin de protéger le pouvoir d’achat des ménages qui constitue d’ailleurs le premier pilier de son Programme d’actions», a-t-elle renchéri.
Cette séance de travail importante a connu la participation des vice-premiers ministres du Budget, de la Fonction publique, de la Défense nationale, la ministre de l’Éducation nationale, les Vice-ministres du Budget et des Finances, le premier président de la Cour de comptes ainsi que l’Inspecteur Général-Chef de service de l’Inspection générale des finances (IGF).
ACP







