RDC-États-Unis : le ministre des Mines rassure sur la préservation des intérêts congolais

par admin9775

En marge du Mining Indaba au Cap, le ministre congolais des Mines Louis Watum Kabamba a répondu aux inquiétudes sur l’accord minier signé avec Washington en décembre.

Entre affirmation de souveraineté et pragmatisme diplomatique, le ministre congolais des Mines Louis Watum Kabamba a livré au Mining Indaba une clarification très attendue sur l’accord de partenariat stratégique signé en décembre avec Washington.

« La RDC n’a rien bradé du tout. La RDC n’a rien vendu du tout », a-t-il martelé devant la presse, répondant aux inquiétudes grandissantes au sein de l’opinion congolaise sur une possible cession à bas prix des ressources stratégiques du pays. Une mise au point ferme, à la hauteur des enjeux : la RDC concentre environ 70 % des réserves mondiales de cobalt, ainsi que d’immenses gisements de lithium, coltan et cuivre – des minerais essentiels à la transition énergétique et technologique mondiale.

L’accord, signé le 4 décembre à Washington en marge d’une médiation américaine entre Kinshasa et Kigali, institue un « droit de première offre » au bénéfice des entreprises américaines sur certains minerais critiques commercialisés par la RDC. Mais, insiste le ministre, il ne s’agit que d’un cadre préliminaire. « Cela peut devenir un bon projet majeur. Cela peut aussi devenir un projet qui ne les intéresse pas. Nous continuerons, parce qu’il y a beaucoup d’autres partenaires. »

Depuis la signature, Kinshasa évolue sur une ligne de crête. D’un côté, rassurer des populations traumatisées par des décennies d’exploitation prédatrice. De l’autre, ménager la Chine, premier investisseur minier dans le pays, présente via des géants comme CMOC et Zijin Mining. Interrogé sur cette rivalité sino-américaine, Louis Watum Kabamba a éludé : « La rivalité entre la Chine et les États-Unis – nous ne nous y intéressons pas. Nous devons jouer notre propre jeu. »

Des annonces aux actes.

Fin janvier, Kinshasa a transmis à Washington une liste de projets miniers susceptibles d’entrer dans le cadre du partenariat. Un comité de pilotage bilatéral examinera ces propositions dans les semaines à venir. Mais le ministre a posé une condition claire : le gouvernement congolais entend associer étroitement la société civile à ces discussions. « Nous avons une responsabilité devant nos populations. Que chacun comprenne qu’on n’a pas que des droits, on a des obligations. »

Alors que moins de 10 % du potentiel minier congolais est aujourd’hui exploité, l’enjeu dépasse la simple négociation commerciale. Il engage la capacité de l’État à transformer ses richesses souterraines en développement concret, visible, partagé. Le message du Cap est clair : Kinshasa veut des partenaires, pas des patrons.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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