La République démocratique du Congo a officialisé sa candidature au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Kinshasa a porté son choix sur Juliana Amato Lumumba, fille du premier Premier ministre congolais, Patrice Lumumba, a annoncé le ministère de la Communication et Médias dans un communiqué publié jeudi 27 février.
Une héritière d’une histoire politique majeure

Née le 25 janvier 1955, Juliana Amato Lumumba grandit dans un contexte marqué par les turbulences de l’après-indépendance. Quelques mois après sa naissance, son père devient une figure emblématique de la souveraineté africaine avant d’être assassiné en 1961.
Comme plusieurs membres de la famille Lumumba, elle passe une partie de sa jeunesse à l’étranger, notamment en Égypte et en Europe, où elle poursuit sa formation. Cette trajectoire internationale contribue à forger une vision ouverte sur les enjeux diplomatiques, culturels et géopolitiques du continent africain.
Un parcours académique et politique orienté vers la culture
Formée aux sciences sociales, à la gestion publique et aux relations internationales, elle développe un engagement centré sur la gouvernance, la culture et la coopération entre États.
Sa carrière politique prend une dimension officielle lorsqu’elle est nommée ministre de la Culture et des Arts entre 1998 et 2001. À ce poste, elle œuvre pour la valorisation du patrimoine culturel congolais et la promotion de la diplomatie culturelle comme outil de rayonnement international.
Une voix engagée sur la scène internationale

Après son passage au gouvernement, Juliana Lumumba s’implique dans plusieurs initiatives et conférences consacrées au développement africain, à la mémoire historique et au dialogue interculturel. Elle défend régulièrement une vision d’une Afrique capable de construire ses propres narratifs culturels et économiques.
Une candidature à forte portée symbolique et stratégique
À travers cette désignation, Kinshasa entend renforcer son positionnement au sein de l’espace francophone mondial. Les autorités congolaises mettent en avant un profil mêlant héritage historique, expérience institutionnelle et engagement intellectuel.
Selon des sources officielles, « la charge émotionnelle du nom, les capacités intrinsèques de la personne et le soutien total du pays font d’elle la candidate de tous les espoirs ».
Cette candidature intervient dans un contexte où la Francophonie cherche à se réinventer face aux défis contemporains, notamment ceux liés à la jeunesse, à la transformation numérique et à la coopération Sud-Sud.
Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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