Aimé Boji Sangara appelle à la responsabilité et à l’unité nationale à l’ouverture de la session parlementaire

par admin9775

Lors de l’ouverture de la session ordinaire de mars 2026 au Palais du Peuple à Kinshasa, le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a exhorté les députés à faire preuve de responsabilité, de rigueur et de patriotisme dans l’exercice de leur mission législative et de contrôle.

« Le peuple congolais attend de ses représentants un travail parlementaire plus engagé, constructif et orienté vers des solutions concrètes », a-t-il déclaré, appelant les élus à répondre efficacement aux attentes de la population.

Accélérer le travail législatif

Le président de la chambre basse a rappelé que plusieurs propositions de loi, jugées recevables lors de la session précédente, ont été transmises aux commissions permanentes. Il a insisté sur la nécessité d’accélérer leur examen afin de permettre leur adoption en plénière.

Selon lui, cette diligence permettra de valoriser le travail des députés initiateurs et de renforcer l’efficacité de l’institution parlementaire.

Soutien à Félix Tshisekedi et appel à la cohésion

Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques, Aimé Boji Sangara a lancé un appel à l’unité nationale, invitant les Congolais à se rassembler derrière le président Félix Tshisekedi, qu’il a présenté comme garant de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale.

Dialogue national : oui, mais encadré

Abordant la question du dialogue national, le président de l’Assemblée nationale s’est dit favorable à toute initiative visant à renforcer la cohésion nationale, tout en posant des limites claires.

Selon lui, un tel dialogue ne doit en aucun cas :

  • servir de « blanchisserie » pour des acteurs politiques ou armés,
  • fragiliser l’ordre constitutionnel,
  • remettre en cause les acquis démocratiques.

Il a précisé que l’Assemblée nationale soutiendra tout dialogue organisé sous l’autorité du président de la République.

Des positions divergentes sur le dialogue

La question du dialogue reste toutefois profondément divisée en République démocratique du Congo.

  • Le pouvoir privilégie un dialogue encadré par les institutions.
  • L’opposition, notamment le parti de Moïse Katumbi et Martin Fayulu, rejette ce format et plaide pour un processus sous l’égide des confessions religieuses.
  • Des organisations comme la CENCO et l’ECC défendent un dialogue inclusif, tout en excluant toute forme d’impunité.

Une médiation régionale encore en attente

Sur le plan international, plusieurs initiatives sont en cours, notamment les processus de Washington et de Doha, soutenus par des partenaires comme les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine.

La République d’Angola, sous l’impulsion du président João Lourenço, a reçu mandat pour organiser des consultations en vue d’un dialogue intercongolais. Cette initiative implique également des personnalités comme Faure Gnassingbé et Olusegun Obasanjo.

Cependant, malgré ces efforts diplomatiques, le processus reste à ce stade sans avancée concrète, tandis que la situation sécuritaire demeure préoccupante dans l’est du pays, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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