L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo entend placer les attentes des citoyens au cœur de son action au cours de la session parlementaire de mars 2026, tout en coupant court aux rumeurs liées à une éventuelle révision de la Constitution.
C’est ce qu’a affirmé son rapporteur, Jacques Djoli, qui insiste sur le rôle central de la Chambre basse dans l’orientation de l’action publique.
Selon lui, l’Assemblée nationale, en tant qu’émanation du peuple, doit pleinement assumer sa mission de légiférer et de contrôler l’action du gouvernement afin de garantir un meilleur fonctionnement des institutions et de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des Congolais.
Dans cette dynamique, il souligne que l’organe législatif se positionne comme un acteur clé dans la production des lois et dans l’encadrement du pouvoir exécutif et judiciaire
Sur la question sensible d’un éventuel changement ou d’une révision de la Constitution, Jacques Djoli rejette catégoriquement les accusations portées par certains acteurs politiques, qualifiant ces allégations de simples rumeurs destinées à discréditer le Bureau de l’Assemblée nationale.
Le professeur de droit constitutionnel rappelle que le Bureau de la Chambre basse ne fait pas partie des institutions habilitées à initier une procédure de révision constitutionnelle, invitant ses détracteurs à se référer aux dispositions légales en la matière.
Il précise en outre que cette question ne figure pas dans le projet de calendrier examiné en Conférence des présidents, écartant ainsi toute hypothèse d’un débat sur une réforme constitutionnelle au cours de la session en cours.
Abordant la question du dialogue politique, Jacques Djoli estime que la position du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, s’inscrit dans la continuité de celle du chef de l’État Félix Tshisekedi, qui a déjà reconnu la nécessité d’un dialogue.
Il insiste toutefois sur le fait que ce dialogue doit rester un cadre de concertation républicain, excluant toute instrumentalisation visant à fragiliser les institutions ou à légitimer des actions contraires à l’ordre constitutionnel.
Pour lui, ce processus doit réunir les Congolais dans un esprit de responsabilité, sans servir de levier à des intérêts extérieurs ou à des dynamiques de déstabilisation.
Par ailleurs, le porte-parole de la Chambre basse dresse un bilan globalement satisfaisant de la session de septembre 2025, marquée notamment par l’adoption du budget dans les délais malgré des contraintes organisationnelles.
Il met également en avant une production législative soutenue, l’examen de la loi de reddition des comptes ainsi qu’une intensification des mécanismes de contrôle parlementaire, avec de nombreuses auditions de membres du gouvernement et un taux élevé de traitement des questions écrites.
Fort de cette expérience, Jacques Djoli annonce une volonté de renforcer davantage le contrôle parlementaire au cours de la session en cours, avec des approches renouvelées visant à accroître l’efficacité de l’action des députés.
Dans un contexte politique et sécuritaire marqué par de nombreux défis en République démocratique du Congo, l’Assemblée nationale affiche ainsi son ambition de jouer pleinement son rôle dans la consolidation de l’État de droit et le fonctionnement des institutions.
Par Marius Bopenga
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