Les tensions géopolitiques se sont brusquement ravivées au Moyen-Orient après l’annonce par les Gardiens de la révolution iranienne de la reprise du « strict contrôle » du détroit d’Ormuz, un passage clé pour le commerce mondial du pétrole. Cette décision intervient au lendemain d’une réouverture temporaire du détroit, dans un contexte de maintien du blocus américain contre Iran.
Dans le même temps, deux navires pétroliers battant pavillon indien ont été attaqués, selon l’agence britannique UKMTO, une information confirmée par Inde, accentuant les craintes d’une escalade dans la région. Les autorités iraniennes ont averti que tout navire s’approchant du détroit serait désormais considéré comme une cible potentielle.
Sur le plan diplomatique, les signaux restent contradictoires. Le président américain Donald Trump a affirmé qu’un accord avec Téhéran était proche et que les stocks d’uranium enrichi iraniens pourraient être transférés vers les États-Unis. Une déclaration immédiatement rejetée par les autorités iraniennes, qui excluent tout compromis sur ce dossier jugé stratégique.
Le Conseil suprême de sécurité nationale d’Iran a réaffirmé que Téhéran ne céderait sur aucun point essentiel dans les négociations, tandis que le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a reconnu des « progrès » tout en estimant qu’un accord final restait encore lointain.
Parallèlement, la situation sécuritaire au Liban demeure instable malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis octobre, avec la poursuite d’opérations militaires israéliennes et des affrontements ayant causé des pertes dans les deux camps, notamment au sein du Hezbollah.
Dans ce contexte, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a fermement condamné l’attaque ayant coûté la vie à un casque bleu français de la FINUL, appelant à une enquête et au respect du droit international humanitaire. Le Qatar a également dénoncé une « grave violation » des règles internationales.
Sur le plan humain, le conflit a déjà fait des milliers de victimes. Selon des sources iraniennes, plus de 3 400 personnes ont été tuées, un bilan corroboré en partie par des organisations indépendantes qui évoquent un nombre encore plus élevé, incluant de nombreux civils.
Au cœur des négociations, la question du programme nucléaire iranien reste le principal point de blocage. Les stocks d’uranium enrichi, estimés à plusieurs centaines de kilogrammes à des niveaux élevés, constituent un enjeu stratégique majeur, tant pour Iran que pour les puissances occidentales, alimentant un face-à-face diplomatique qui, pour l’heure, peine à déboucher sur une issue durable.
Par Pascal Kabeya
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