Le révérend Paul Mukendi a vivement réagi à l’annonce de l’ouverture prochaine d’un dialogue national inclusif décidée par le président de la République, Félix Tshisekedi, exprimant son opposition à cette initiative qu’il juge inopportune.
Dans une déclaration rendue publique après l’annonce du Chef de l’État, le responsable religieux s’est dit déçu et en colère, estimant que la multiplication des dialogues ne permettra pas de sortir durablement de la crise que traverse la République démocratique du Congo.
« Encore un dialogue ? Alors, on ne sortira jamais du désordre », a-t-il déclaré.
Paul Mukendi a également critiqué le rôle de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) dans ce processus. Selon lui, engager un dialogue sous l’implication du cardinal Fridolin Ambongo et de la CENCO reviendrait à associer des acteurs qu’il considère proches de l’ancien président Joseph Kabila et du président rwandais Paul Kagame.
« Lancer un dialogue avec le cardinal Ambongo et la CENCO signifie s’asseoir à la même table que Kagame et Kabila, car la CENCO est la représentante officieuse de Kagame et Kabila sur le sol congolais », a-t-il affirmé.
Le révérend estime qu’un dialogue impliquant, selon ses propos, des acteurs qu’il accuse de vouloir déstabiliser les institutions congolaises ne saurait produire des résultats positifs.
« Dialoguer avec des personnes animées du seul désir de saboter et de renverser les institutions de la RDC n’aboutira à rien », a-t-il déclaré.
Ces déclarations interviennent au lendemain de l’annonce faite par le cardinal Fridolin Ambongo, selon laquelle le président Félix Tshisekedi a décidé d’engager le pays dans un dialogue national inclusif. Cette initiative, qui devrait être encadrée par une ordonnance présidentielle, suscite déjà des réactions contrastées au sein de la classe politique, de la société civile et des milieux religieux, entre soutien, prudence et critiques.
Par Marius Bopenga
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