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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Kenya : Ruto annonce des emprunts après l’abandon des nouvelles taxes

by Ruben Yale 2 juillet 2024
written by Ruben Yale

Le Kenya se retrouve en pleine crise budgétaire après le retrait d’un projet de loi très controversé sur les finances.

Mercredi dernier, le président William Ruto a abandonné les hausses d’impôts proposées suite à des manifestations meurtrières qui ont conduit à l’incendie du parlement.

Pour combler le déficit budgétaire de près de 2,7 milliards de dollars, le gouvernement kényan a annoncé qu’il devra emprunter près d’un trillion de shillings, soit environ 7,6 milliards de dollars.

En parallèle, des mesures d’austérité seront mises en place, touchant notamment les dépenses publiques pour les enseignants et les services de santé.

Malgré le retrait du projet de loi, la colère persiste dans les rues. De nouvelles manifestations sont prévues cette semaine, avec des appels à la démission du président et des accusations de brutalité policière.

Selon un bilan publié samedi par l’ONG Human Rights Watch, au moins 30 personnes ont perdu la vie lors des violences de mercredi dernier.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Mauritanie : le président Ghazouani en passe d’être réélu

by Sam's Londele 1 juillet 2024
written by Sam's Londele

Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani est en passe d’obtenir un second mandat.

La compilation des résultats de l’élection présidentielle du 29 juin est toujours en cours mais la plateforme en ligne de la commission électorale nationale indépendante (ceni) qui publie les résultats du scrutin en continu affichait lundi matin 56.16% des voix pour le chef d’état.

Le président Ghazouani cherche à se faire réélire en promettant d’assurer la sécurité et la croissance du pays.

Son principal rival, l’activiste anti-esclavagiste Biram Dah Abeid, a obtenu selon les résultats provisoires, 22,4 % des voix.

Selon la commission, le taux de participation était de 55,39 %.

Certains de ses partisans ont manifesté au moment des premiers résultats en début de soirée dimanche.

Bien que les adversaires de Mohamed Ould Ghazouani l’aient accusé de corruption et de mauvaise gestion, il reste populaire parmi les Mauritaniens qui le considèrent comme un symbole de stabilité. Le scrutin se déroule dans un climat régional particulièrement tendu, les voisins de la Mauritanie étant secoués par des coups d’État militaires et des violences djihadistes.

La Ceni a jusqu’au 1e juillet au soir pour prononcer les résultats définitifs .

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Législatives en France: la montée du Rassemblement national inquiète en Afrique

by Sam's Londele 28 juin 2024
written by Sam's Londele

En Afrique, la possible arrivée du Rassemblement national au pouvoir en France préoccupe la société civile, notamment ceux ayant des proches dans l’Hexagone. Surtout depuis que le leader du parti, Jordan Bardella, a annoncé lundi son intention d’interdire aux binationaux l’accès à des emplois sensibles.

À deux jours du premier tour des élections législatives en France, le 30 juin, l’extrême droite est toujours donnée en tête des sondages, devant l’union de gauche, le Nouveau Front populaire. Cette ascension fulgurante du Rassemblement national (RN) est suivie de près sur le continent africain, et fait réagir nombre de citoyens, notamment inquiets pour la diaspora en France. Surtout après l’annonce par le RN de sa volonté d’interdire certains emplois sensibles, par exemple dans la défense, aux binationaux. 

Alioune Tine, fondateur du think tank AkricaJom Center, est basé à Dakar et travaille sur les questions de démocratie et de paix en Afrique de l’Ouest. Il appelle les leaders africains à se prononcer contre l’extrême droite, et s’alarme du programme du RN.

« Quand on entend ce que dit Jordan Bardella, on est totalement indigné, surtout par rapport aux Français qui ont une double nationalité et qui ne pourraient pas exercer certaines fonctions. C’est ahurissant qu’on puisse considérer que maintenant, il y a deux types de Français dans la République : les Français de France, de souche. Et les autres. C’est toujours et encore une pratique qui est raciste. C’est extrêmement dangereux, ce serait une régression énorme pour la France », déplore-t-il. 

La crainte des jeunes africains avec des liens en France

Les jeunes sénégalais aussi suivent la montée du RN avec crainte. À l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, les étudiants ont souvent des liens avec la France, qu’ils soient familiaux ou académiques. Ousmane Diangar, en première année de nutrition, suit de très près la politique française et les débats de ces dernières semaines.

« Le RN prône des opinions qui divisent notamment quand ils disent qu’ils vont limiter les binationalités. Ça me préoccupe parce que j’ai de la famille en France qui nous aide ici. Surtout leurs postes, ils sont plus en sécurité », rapporte-t-il au micro de Juliette Dubois, correspondante à Dakar.

Ousmane envisage aussi de poursuivre ses études dans l’Hexagone, mais il se demande si ce sera possible. « Dans mon cursus de nutrition et diététique, ici il n’y a que des masters, il n’y a pas de doctorat. Donc forcément, les pays qui sont ouverts à moi sont la France et le Canada. Avec la France, ce serait beaucoup plus facile puisque c’est un pays dans lequel j’ai des liens, mais j’ai peur de ce qu’il va se passer quand les extrêmistes arriveront au pouvoir », poursuit-il. 

Oum Kalsoum Ba elle est en première année de droit. Elle a renoncé à envisager de se rendre en France pour une partie de son cursus. « C’était dans mes projets, mais plus maintenant. Parce que j’ai vu ce qu’il s’est passé en France et ce n’est pas normal. J’ai peur d’être mal accueillie et mal traitée là-bas, surtout pour nous les femmes voilées. Nous sommes marginalisées là-bas », confie-t-elle. Selon l’OCDE, environ 160 000 émigrés sénégalais résidaient en France en 2020.

Le monde artistique africain aussi secoué par l’ascension du RN

Leur alarme est partagée par Serge Aimé Coulibaly. Cet artiste, danseur et chorégraphe burkinabè exporte ses spectacles depuis plus de 20 ans en France et dans le reste du monde. Depuis l’Australie où il jouera un spectacle début juillet, il surveille également la politique française. Pour lui, l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite risque d’avoir de lourdes conséquences pour les artistes africains, même s’il rappelle que les restrictions de visas empêchaient déjà un grand nombre d’artistes africains de se produire en Europe. 

« Ça va avoir énormément d’impact sur notre travail, sur nos circulations. Mais l’impact sera moins important que ce que l’on pense, parce qu’on est déjà dedans. Ça a toujours été quelque chose de très compliqué pour nous artistes du continent africain qui voulons juste circuler. C’est comme si nous, on ne faisait pas partie du monde », assène-t-il. 

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Manifestations au Kenya: le président Ruto annonce le retrait du projet de budget 2024-25

by Sam's Londele 26 juin 2024
written by Sam's Londele

Le président kényan William Ruto a annoncé ce mercredi 26 juin le retrait du projet de budget 2024-25 prévoyant des hausses de taxes, à l’origine d’une puissante contestation dans le pays qui a sombré mardi dans une violence meurtrière. Au moins 23 personnes sont mortes mardi dans la répression des manifestations, selon les organisations des droits de l’homme. Ce mercredi après-midi, William Ruto a cédé à la pression de la rue.

William Ruto l’a dit lui-même : « Je dirige un gouvernement, mais je gouverne aussi un peuple. Et le peuple a parlé. » Le président ne signera donc pas la loi, rapporte notre correspondante à Nairobi, Gaëlle Laleix. 

« Après avoir écouté attentivement le peuple kényan, qui a dit haut et fort qu’il ne voulait rien avoir à faire avec ce projet de loi de finances 2024, je m’incline et je ne promulguerai pas le projet de loi de finances 2024, qui sera par conséquent retiré », a déclaré William Ruto dans un discours au lendemain d’une journée de manifestation contre le texte.

« Après l’adoption du projet de loi, le pays a été témoin d’une large expression de mécontentement à l’égard du projet de loi tel qu’il a été adopté, qui a malheureusement entraîné des pertes de vies humaines et des destructions de biens », a ajouté le chef de l’État.

Le président a appelé à une concertation nationale. « Puisque nous nous sommes débarrassés du projet de loi de finances 2024, il est nécessaire d’avoir une conversation en tant que nation à l’avenir. (…) Comment gérer ensemble notre situation d’endettement ? (…) Je proposerai un engagement avec les jeunes de notre nation, nos fils et nos filles », a-t-il affirmé.

Press Briefing, State House, Nairobi. https://t.co/BYWljpfcGT

— William Samoei Ruto, PhD (@WilliamsRuto) June 26, 2024

Pour compenser le manque à gagner, car cette loi de finances devait rapporter 345 milliards de shillings en plus dans les caisses de l’État, que l’année précédente, William Ruto propose des mesures d’austérité. Et il sera le premier à se serrer la ceinture, promet-il, puisque la présidence montrera l’exemple. Les frais de travail, de transport, d’hébergement, de rénovation, notamment, seront revus à la baisse.

C’était aussi une revendication des manifestants qui refusaient de payer plus d’impôts pour financer des élites politiques qu’ils jugent corrompues.

Le président a appelé à une concertation nationale

Enfin, William Ruto a invité la jeunesse à la discussion.

« Puisque nous nous sommes débarrassés du projet de loi de finances 2024, il est nécessaire d’avoir une conversation en tant que nation à l’avenir. (…) Comment gérer ensemble notre situation d’endettement ? (…) Je proposerai un engagement avec les jeunes de notre nation, nos fils et nos filles », a-t-il affirmé.

Plus largement, le chef de l’État promet d’organiser un dialogue avec les forces vives de la nation : société civile, religieux ou encore syndicats.

L’initiative est accueillie avec une certaine circonspection sur les réseaux sociaux, principal forum des manifestants. Ils n’oublient pas que la veille, le président les qualifiait de « criminels », justifiant une répression policière meurtrière.

Hanifa Adan, figure du mouvement de contestation antigouvernementale au Kenya, a qualifié mercredi « d’opération de com » l’annonce par le président William Ruto du retrait du projet de budget. « Le projet de loi est retiré, mais allez-vous ramener vivants tous ceux qui sont morts ? », a affirmé sur X cette journaliste et militante.

Yesterday’s speech is what is in his heart. He made that speech trying to intimidate us and he saw it won’t work hence the PR. The bill is withdrawn but are you going to bring everyone that died back alive ??

— Hanifa 🇵🇸 🇵🇸 (@Honeyfarsafi) June 26, 2024

Le vote du texte mardi par le Parlement, où le parti présidentiel Kenya Kwanza est majoritaire, a déclenché la colère des manifestants réunis non loin, à Nairobi, dans le cadre d’une troisième journée de contestation du texte en huit jours.

La foule a pris d’assaut le Parlement, saccageant et incendiant certains bâtiments, dans une attaque inédite dans l’histoire du pays indépendant depuis 1963. Selon plusieurs ONG, la police a tiré à balles réelles sur la foule. Nairobi et plusieurs villes ont également été le théâtre de pillages. Des bâtiments ont été incendiés à Eldoret, dans la vallée du Rift, fief du président William Ruto.

Washington appelle à la « retenue »

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De leur côté, les États-Unis appellent à la « retenue » et avertissent que le droit de manifester « doit être respecté » au Kenya, a dit ce mercredi 26 juin un porte-parole de la Maison-Blanche après la mort de plusieurs manifestants à Nairobi. « Les États-Unis ont été en contact avec le gouvernement kényan pour appeler à un usage adapté de la force par la police », et « condamnent la violence (…) contre des manifestants innocents et pacifiques », a ajouté John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.

Le président américain Joe Biden considère le Kenya comme un allié stratégique sur un continent africain où les deux grandes rivales des États-Unis, la Chine et la Russie, avancent leurs pions chacune à sa façon. Il avait d’ailleurs reçu le président kényan William Ruto fin mai pour une visite d’État, la première depuis 2008 pour un dirigeant africain et une marque de faveur diplomatique rare. Joe Biden avait à cette occasion loué les « valeurs démocratiques partagées » des deux pays.

L’ONU demande que les « responsabilités soient clairement » établies

« Quand la police ou les forces de sécurité font un usage meurtrier de la force, nous voulons que des enquêtes soient menées pour établir clairement les responsabilités. Et nous ne doutons pas que le système judiciaire kényan y parviendra », a déclaré Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies, António Guterres.

Dans un message sur X, António Guterres « demande aux autorités kényanes de faire preuve de retenue et appelle à des manifestations pacifiques ».

I am deeply saddened by the reports of deaths and injuries – including of journalists and medical personnel – connected to protests and street demonstrations in Kenya.

I urge the Kenyan authorities to exercise restraint, and call for all demonstrations to take place peacefully.

— António Guterres (@antonioguterres) June 26, 2024

RFI via CONGO PUB Online

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La RDC et le Tchad signent trois accords de coopération

by Ruben Yale 26 juin 2024
written by Ruben Yale

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a bouclé, ce mardi 25 juin, sa visite d’État à N’Djamena, capitale de la République du Tchad. Le chef de l’État Congolais a eu droit aux honneurs militaires en compagnie de son homologue Tchadien, Mahamat Idriss Deby Itno. Les deux chefs d’État se sont, par la suite, entretenus à huis-clos pendant plus de deux heures.

À l’issue de cette visite, la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Tchad ont signé trois accords de coopération.

Le premier est un accord-cadre de coopération globale, le deuxieme porte sur l’exemption des visas réciproque pour les citoyens de deux pays et le troisième est un protocole d’accord pour des consultations diplomatiques régulières entre les deux pays.

Selon la Présidence congolaise, la grande Commission mixte RDC-Tchad va se reunir très prochainement à Kinshasa. De plus, le chef de l’État a invité le président Idriss Deby a effectué une visite officielle au pays de Lumumba.

Josué Bengbazo

Actu 30 via CONGO PUB Online

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Kenya: une manifestation massive contre la loi de finances émaillée de violences

by Sam's Londele 25 juin 2024
written by Sam's Londele

Au Kenya, ce 25 juin est une journée de mobilisation contre le projet de loi de finances 2024, qui entrait en troisième lecture aujourd’hui au Sénat. Des dizaines de milliers de Kényans sont descendus dans les rues des grandes villes du pays. À Nairobi, ils ont convergé dans le centre-ville. D’après l’ONG Amnesty International, des violences ont en parallèle éclaté et les policiers ont tiré à balles réelles. RFI a rencontré des manifestants qui affirment avoir vu plusieurs dépouilles. Plusieurs ONG, dont Amnesty Kenya, font état d’au moins cinq personnes tuées par balles et 31 blessées. La police a repris le contrôle de l’enceinte du Parlement où des manifestants avaient pénétré.

À Nairobi, capitale du Kenya, la tension est montée progressivement au fil de ce 25 juin 2024, rapporte notre correspondante Albane Thirouard.

Les manifestants ont fini par entrer dans le Parlement où les députés venaient de voter en faveur du projet de loi de finances publiques. Les marcheurs ont forcé les barricades de police, certains en jetant des pierres. La police a tenté de contenir la foule en tirant à balles réelles.

Sur les réseaux sociaux, l’on voit des vidéos avec plusieurs corps inanimés. Même s’il est encore trop tôt pour confirmer un bilan précis, les organisations de défense des droits humains, dont Amnesty Kenya, font état « d’au moins cinq personnes ont été tuées par balles (…) Trente et une ont été blessées ».

STATEMENT: 5 people have been shot dead while treating the injured. 31 people have been injured. 13 have been shot with live bullets, 4 with rubber bullets and 3 people have been hit with launcher canisters. 11 have minor injuries. #RejectFinanceBill2024 https://t.co/LEaKxuHVjY pic.twitter.com/btidueyWf7

— Amnesty Kenya (@AmnestyKenya) June 25, 2024

La police a repris le contrôle de l’enceinte du Parlement. Des images de télévision montrent des salles saccagées avec du mobilier renversé. Un incendie a également été déclenché dans les bureaux du gouverneur de Nairobi, pas très loin du Parlement.

Des manifestants ont commencé à repartir du centre-ville en petits groupes. Malgré les tirs de gaz lacrymogènes, de canons à eau et de balles en caoutchouc, ils étaient plusieurs dizaines de milliers à être venus dans le centre-ville de Nairobi ce mardi. Plusieurs d’entre eux se disent choqués par la violence de la réponse policière.

Ces jeunes étaient venus protester pour demander l’abandon du projet de loi de finances publiques. Une contestation qui s’est élargie à un appel à la démission du président du pays, William Ruto. C’est ce qu’ont scandé les manifestants.

Ils se plaignent du coût de la vie, du chômage, de l’inexistence des services publics. Finalement, aujourd’hui, plus que le rejet de la loi de finances, ce que l’on entend dans les cortèges, c’est donc : « Ruto must go ».

Une personne blessée lors d'une manifestation contre le projet de loi de finances 2024/2025 du Kenya à Nairobi, le 25 juin 2024.
Une personne blessée lors d’une manifestation contre le projet de loi de finances 2024/2025 du Kenya à Nairobi, le 25 juin 2024. REUTERS – Monicah Mwangi

« Tout le système est corrompu ! »

Pancartes à la main, drapeau kényan sur les épaules, John, la vingtaine, avait ainsi rejoint le cortège qui s’est dirigé vers la Cour suprême, rapporte notre correspondante Gaëlle Laleix. Sur son t-shirt était écrit : « Rejetons la loi de finances. » Il expliquait : « Le gouvernement cherche à récupérer 300 milliards de shillings [environ 2,1 milliards d’euros, NDLR] de plus que l’année fiscale précédente. C’est tellement dur pour les Kényans. Notre économie est au plus bas. Les membres du Parlement, que nous avons élus, refusent d’écouter nos opinions. Alors, nous sommes ici pour nous représenter. »

La semaine passée pourtant, les députés ont abandonné plusieurs taxes impopulaires comme celles sur le pain ou sur les transferts d’argent par téléphone. Mais pour Ostin, ce n’est pas suffisant : « Je ne suis pas satisfait, parce que les gens vont souffrir. Et je pense aux villageois. Posséder un terrain signifie maintenant être taxé. C’est fou ! Je pense à ces filles qui ne peuvent pas se payer des serviettes hygiéniques. Je n’ai pas peur, parce que je me bats pour mes droits. Je m’en fiche ! Je suis ici, ils peuvent venir me prendre ! »

Malgré les tirs de gaz lacrymogène, les rues ont d’abord continué à se gonfler de monde avec des jeunes qui, pour la plupart, comme Benedict, 22 ans, veulent un changement de système : « Tout le système est corrompu ! La loi de finances n’est qu’un déclencheur. Les Kényans expriment leur mécontentement sur tout : l’augmentation des factures, le chômage, la corruption massive… Donc, de nos députés au président, tout le monde doit prendre ses responsabilités. »

Tant que le projet de loi n’est pas abandonné, les manifestants prévoient de poursuivre leur mobilisation.

La police lors d'une manifestation contre le projet de loi de finances 2024/2025 du Kenya à Nairobi, le 25 juin 2024.
La police lors d’une manifestation contre le projet de loi de finances 2024/2025 du Kenya à Nairobi, le 25 juin 2024. REUTERS – Monicah Mwangi

Une dizaine de pays occidentaux « fortement préoccupés » par les violences

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Plus d’une dizaine de pays occidentaux, dont la France et l’Allemagne, se sont déclarés « fortement préoccupés » par les violences au Kenya lors des manifestations antigouvernementales réprimées par la police.

Dans un communiqué commun de leurs représentations diplomatiques, le Canada, le Danemark, la Finlande, l’Allemagne, l’Irlande, les Pays-Bas, l’Estonie, la Norvège, la Suède, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Belgique et les États-Unis déplorent notamment les morts et blessures par armes à feu survenus à Nairobi.

« Nous condamnons la violence sous toutes ses formes et nous appelons au calme », a déclaré une porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, interrogée sur les manifestations antigouvernementales qui ont viré au chaos à Nairobi, la capitale du Kenya.

« Les États-Unis surveillent de près la situation à Nairobi », a-t-elle également indiqué, alors que selon plusieurs ONG, au moins cinq personnes ont été tuées mardi pendant ces manifestations.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Journée des réfugiés : le HCR alerte sur la crise au Soudan

by Ruben Yale 21 juin 2024
written by Ruben Yale

En un peu plus d’un an, le conflit au Soudan a causé la disparition de plus de 14 000 personnes et fait des millions de déplacés. En visite dans un centre de réfugiés, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a appelé la communauté internationale à ne pas oublier le conflit au Soudan.  

Face à la multiplication des drames à travers le monde, le HCR craint que la situation au Soudan ne soit noyée dans une actualité internationale toujours plus chaotique.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi lance un appel à la communauté internationale, demandant “de ne pas oublier les réfugiés du Soudan”, ni “les pays voisins tels que le Tchad, la République centrafricaine, le Sud-Soudan, l’Éthiopie, l’Égypte, qui accueillent tous généreusement des personnes, mais qui sont confrontés à des défis qui leur sont propres”, a-t-il déclaré. 

Le HCR veut ainsi alerter la communauté internationale sur l’urgence au Soudan. Le conflit qui y sévit a forcé plus de 7,5 millions de personnes à fuir leur foyer.

 Alors que la violence continue de s’intensifier, les populations cherchent désespérément la sécurité et la protection, tant à l’intérieur du Soudan que dans les pays limitrophes. 

Le dernier conflit en date au Soudan a débuté le 15 avril 2023, lorsque les tensions croissantes entre les chefs de l’armée et les forces paramilitaires de soutien rapide ont débouché sur des combats dans la capitale, Khartoum, et ailleurs dans le pays. 

Africanews via CONGO PUB Online

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Paul Kagame, président du Rwanda : « Nous sommes prêts à nous battre si nécessaire avec la RD Congo »

by Sam's Londele 20 juin 2024
written by Sam's Londele

Dans un entretien exclusif accordé à France 24, le président du Rwanda, Paul Kagame, revient sur les relations tendues entre son pays et la République démocratique du Congo. Il affirme que son pays est « prêt » à entrer en guerre avec son voisin congolais.

Dans un entretien exclusif accordé à France 24, le président du Rwanda, Paul Kagame, affirme que son pays est « prêt » à entrer en guerre avec la République démocratique du Congo (RD Congo). « Nous sommes prêtes à nous battre », déclare-t-il. « Nous n’avons peur de rien ».

En réponse aux accusations récentes de son homologue congolais, Félix Tshisekedi, selon qui le Rwanda organise « un génocide » dans l’Est de la RDC, Paul Kagame accuse, au contraire, Félix Tshisekedi d’orchestrer le retour d’une « idéologie génocidaire » dans l’Est de la RDC, visant les Tutsis congolais. « Si vous accusez d’autres personnes de ce dont vous êtes coupable, c’est que quelque chose ne va pas dans votre tête », affirme le président du Rwanda.

Paul Kagame refuse, par ailleurs, de confirmer la présence de soldats rwandais sur le sol de son voisin congolais, pourtant dénoncée de plus en plus directement par les pays occidentaux, affirmant qu’il faut s’interroger sur les causes profondes du problème.  

Enfin, le président rwandais, candidat à sa réélection pour un quatrième mandat, nie que l’élection présidentielle prévue le 15 juillet soit verrouillée et jouée d’avance. Il réagit pour la première fois aux accusations d’un consortium de médias, selon qui il mène une campagne de répression et d’assassinats contre ses opposants au Rwanda et à l’étranger. 

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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Afrique du Sud : Félix Tshisekedi félicite Cyril Ramaphosa après son investiture

by Ruben Yale 20 juin 2024
written by Ruben Yale

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa est investi ce mercredi 19 juin, en présence de plusieurs de ses homologues dont le Chef de l’État congolais Félix Tshisekedi. ce, après avoir été réélu pour un second mandat à la tête de la nation arc-en-ciel.

Devant ses pairs africains, des représentants des Chefs d’État et des milliers de militants de son parti le Congrès national africain (ANC), réunis à l’esplanade de l’Union buildings de Pretoria, le Président Cyril Ramaphosa a prêté serment en décrétant une nouvelle ère en Afrique du Sud.

« Nous affirmons notre détermination à construire une société plus égalitaire et bienveillante. Nous affirmons notre quête résolue de construire une économie croissante et inclusive qui offre des opportunités et des moyens de subsistance à tous », a déclaré le Président Ramaphosa.

Au terme de cette activité solennelle, le Chef de l’État a félicité son homologue avant de participer au dîner présidentiel offert aux convives et regagner la RDC par la ville de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga où il va présider, ce jeudi, la cérémonie du lancement des Trains du Service national.

Objectif Info via CONGO PUB Online

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Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa promet « une nouvelle ère »

by Ruben Yale 20 juin 2024
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Cyril Ramaphosa a prêté serment pour un second mandat à la tête de l’Afrique du Sud, mercredi à Pretoria. Cérémonie solennelle marquant le début d’une nouvelle ère, promise par le président réélu vendredi par le nouveau parlement.

M. Ramaphosa doit maintenant nommer un cabinet au sein d’un nouveau gouvernement de coalition après que son parti, le Congrès national africain, a perdu sa majorité parlementaire lors des élections du mois dernier. Il a été réélu président par les législateurs vendredi, après que le principal parti d’opposition et un troisième parti plus petit ont rejoint l’ANC dans un accord de coalition pour co-gouverner l’économie la plus industrialisée d’Afrique.

Il devra diriger le premier gouvernement de coalition dans lequel aucun parti n’a la majorité. Au moins trois partis formeront ce que l’ANC appelle un gouvernement d’unité nationale, et d’autres seront invités à le rejoindre.

M. Ramaphosa a prêté serment lors d’une cérémonie publique à l’Union Buildings, le siège du gouvernement, devant le juge en chef Raymond Zondo.

Des chefs d’État africains, anciens et actuels, ainsi que des diplomates ont assisté à la cérémonie d’investiture, alors que M. Ramaphosa entame ce qui promet d’être un dernier mandat difficile.

Le roi Mswati III d’Eswatini, le président nigérian Bola Tinubu, le président zimbabwéen Emerson Mnangagwa et l’ancien Premier ministre kenyan Raila Odinga figuraient parmi les dignitaires présents à l’inauguration.

La cérémonie comprenait une salve de 21 coups de canon de la garde présidentielle et un défilé aérien de l’armée de l’air sud-africaine au-dessus des bâtiments de l’Union. Des musiciens et des danseurs sud-africains ont diverti les milliers de citoyens qui ont assisté à la prestation de serment.

S’adressant à la nation, M. Ramaphosa a déclaré que le peuple s’était exprimé et que sa volonté serait respectée.

« Les électeurs sud-africains n’ont pas donné à un seul parti le mandat de gouverner seul notre pays. Ils nous ont demandé de travailler ensemble pour répondre à leurs difficultés et réaliser leurs aspirations », a-t-il déclaré.Le chef d’État nouvellement élu a ajouté que le peuple sud-africain « a également exprimé sans équivoque sa déception et sa désapprobation à l’égard de nos performances dans certains domaines où nous avons failli à nos obligations ».

Si les propos de M. Ramphosa sont censés rassurer une population déjà en proie à des difficultés économiques, la nouvelle administration pourrait s’avérer difficile à diriger.

Elle est composée de partis idéologiquement opposés et qui ne s’entendent pas sur la manière de relever les nombreux défis du pays, notamment les politiques de redistribution des terres et les solutions proposées à la crise de l’électricité qui paralyse le pays, ainsi que leurs points de vue divergents sur la discrimination positive.

Des acteurs majeurs tels que l’Alliance démocratique et le Parti de la liberté Inkatha ont déjà rejoint la coalition, et l’on s’attend à ce que d’autres, tels que l’Alliance patriotique, le Parti GOOD et le Congrès panafricain, leur emboîtent le pas.

Toutefois, le troisième parti le plus important, dirigé par l’ancien président Jacob Zuma, le parti Mkhonto weSizwe, et le Parti de gauche Economic Freedom Fighters ont refusé d’en faire partie. La date de formation du nouveau cabinet de la septième administration sud-africaine reste encore inconnue.

Africanews via CONGO PUB Online

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