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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Addis-Abeba : la RDC élue par les trois quarts des Membres comme Membre du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine pour un Mandat de deux ans !

by Sam's Londele 16 février 2024
written by Sam's Londele

Vendredi, 16 février 2024-Une forte délégation de la République démocratique du Congo participe en ce moment, aux travaux de 37ième session ordinaire du Sommet des chefs d’État et de gouvernement qui sont précédés par la Réunion de la 44 ième session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union Africaine où les Ministres des États membres sont entrain d’examiner les différents rapports présentés par les experts interétatiques en vue de préparer les recommandations à soumettre au Sommet des chefs d’États et des gouvernements.

Ces assises se tiennent du 14 au 18 février 2024 à Addis-Abeba la capitale éthiopienne.

Il est vrai que plusieurs matières y sont examinées, mais le contexte actuel de la République démocratique du Congo requiert que la délégation puisse mettre plus l’accent sur l’aspect sécuritaire de la diplomatie pour juguler la crise qui endeuille l’Est du pays suite à l’agression rwandaise avec la complicité des Puissances obscures.

Dans cette optique, une séance spéciale dédiée à la communauté d’Afrique de l’Est ( EAC) se tient ce 16 février 2024 et Christophe Lutundula Apala pen’Apala et Antipas Mbusa Nyamwisi, respectivement vice-premier ministre, en charge des Affaires étrangères et ministre d’État en charge de l’Intégration Régionale y participent pour le compte de la République démocratique du Congo.

Il sied de noter déjà que grâce à la diplomatie agissante impulsée par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avant même la fin des assises, la République démocratique du Congo vient d’être élue par les trois quarts des Membres comme Membre du Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine pour un Mandat de deux ans.

La fin du Sommet marquera, la fin du Mandat de la Présidence des Comores et le passage du Flambeau à la Mauritanie pour un Mandat d’un an à la tête de l’Union Africaine.

Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est attendu en personne dans la capitale éthiopienne pour marquer sa présence audit sommet.

Laurette Mandala
Shadrack Mbambi

OKAPI NEWS via CONGO PUB Online

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16 février 2024 0 comments
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À la UneAfrique

Sénégal: le Conseil constitutionnel annule le report de la présidentielle

by admin9775 16 février 2024
written by admin9775

C’est une décision historique tant le report de la présidentielle est à l’origine d’une crise politique majeure et inédite au Sénégal. Ce jeudi, le Conseil constitutionnel a tranché et a jugé contraire à la Constitution la loi qui reporte la présidentielle au 15 décembre. Dans cette même décision, il a annulé le décret du président Macky Sall qui annulait la convocation du corps électoral pour le 25 février. 

Pourquoi ? Le conseil des Sages fonde sa décision sur un principe de sécurité juridique, l’article 103 qui indique que personne ne peut réformer le nombre et la durée du mandat du président. Selon lui, le report de la présidentielle viole cet article intangible de la Constitution qui verrouille le nombre et la durée du mandat du président.

En clair, en reportant la présidentielle au 15 décembre, le président resterait au pouvoir au-delà de son mandat qui se termine le 2 avril. Un fait impossible, selon le Conseil constitutionnel, du fait de ce verrou.

« C’est une décision qui réhabilite l’image de la démocratie au Sénégal »

Quand les Sénégalais vont-ils donc élire leur futur président ? Concernant la date, le Conseil affirme tout de même qu’il ne sera plus possible d’organiser un scrutin le 25 février prochain. Il invite donc les autorités compétentes à organiser ce scrutin dans « les meilleurs délais ».

« C’est une décision qui réhabilite l’image de la démocratie au Sénégal », a réagi Aminata Touré, ex-Première ministre dont la candidature à la présidentielle n’a pas été validée. Selon elle, cette décision « tout à fait normale », « était attendue par tous les sénégalais et les amis du Sénégal » et elle « remet le Sénégal dans son chemin habituel qu’on aurait jamais dû quitter ». « Les violations étaient tellement flagrantes que le Conseil constitutionnel est venu mettre un terme à tout ça », ajoute-t-elle. 

RFI via CONGO PUB Online

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16 février 2024 0 comments
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À la UneAfrique

Sénégal : le gouvernement restreint l’accès à internet

by Sam's Londele 14 février 2024
written by Sam's Londele

Le gouvernement sénégalais a suspendu mardi, l’accès aux données mobiles. La mesure a été prise alors que le collectif ‘’ protégeons nos élections’’ avait appelé à une marche contre le glissement du calendrier électoral.

L’accès à internet avait déjà été restreint pendant au moins 8 jours pendant que le parlement se prononçait sur le report de la présidentielle.

Les autorités sénégalaises justifient ces restrictions par ‘’ la diffusion sur les réseaux sociaux de messages de haine subversifs qui ont déjà provoqué de violentes manifestations’’.

La semaine dernière, au moins trois manifestants ont été tués.

L’ONU a fait part de sa préoccupation suite aux informations faisant état d’un recours inutile et disproportionné à la force contre les manifestants. Tout en appelant les autorités sénégalaises au respect du droits des populations de manifester pacifiquement.

Le climat politique reste délétère au Sénégal. Alors que sa marche a été interdite mardi, l’opposition annonce qu’elle descendra dans la rue samedi.

AFRICA NEWS via CONGO PUB ONLINE

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14 février 2024 0 comments
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À la UneAfrique

Le sénégal s’enfonce dans la crise après la répression de manifestations

by Sam's Londele 11 février 2024
written by Sam's Londele

Le Sénégal s’enfonce dans la crise politique : deux décès ont été signalés lors de manifestations contre le report des élections par le président Macky Sall.

Un homme de 23 ans est décédé samedi après avoir été abattu lors d’affrontements à Dakar, la capitale, tandis dans le nord du pays, à Saint-Louis, un étudiant de 22 ans a perdu la vie, vendredi, dans des circonstances encore incertaines.

Le président Macky Sall a pris de court tout le monde en reportant les élections à trois semaines du scrutin.

Une décision entérinée par l’Assemblée nationale qui a voté un ajournement de l’échéance électorale au 15 décembre, après avoir expulsé par la force les députés de l’opposition.

Le 9 février, des manifestations d’ampleur ont eu lieu partout dans tout le pays, à Dakar, la police a fait un usage abondant de gaz lacrymogènes pour tenir à distance les personnes qui cherchaient à se rassembler aux abords de la place de la Nation.

La répression a suscité une vague d’indignation dans l’opposition et chez certains alliés du pouvoir.

Une nouvelle manifestation lancée par un collectif de la société civile, nommé (« Protégeons notre élection »), est prévue mardi.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sénégal : « Les manifestants ont déversé leur colère sur tout ce qu’ils ont vu »

by Sam's Londele 10 février 2024
written by Sam's Londele

Le Sénégal a connu vendredi sa journée de manifestations la plus intense depuis le report de l’élection présidentielle par l’Assemblée nationale le 5 février. Une personne a perdu la vie à Saint-Louis. Dans le quartier de Cité des eaux, dans la capitale, les habitants fustigent des destructions excessives, bien que certains reconnaissent comprendre la colère des manifestants.

La tension est montée d’un cran vendredi 9 février au Sénégal. Six jours après l’annonce par le président Macky Sall de l’interruption de la présidentielle du 25 février, reportée depuis au 15 décembre par l’Assemblée nationale, des manifestations ont eu lieu à travers le pays. La mort d’un jeune étudiant dans la ville portuaire de Saint-Louis a provoqué un vif émoi. Une enquête a été ouverte pour établir les circonstances de sa mort. Une seconde personne est morte à Dakar, samedi matin, succombant à une blessure par balle à l’abdomen, a confirmé à France 24 son frère.

Dans le quartier Cité des eaux, dans la capitale, le chantier d’un autopont a été pris pour cible par les manifestants. Une pilule dure à avaler pour les habitants, qui fustigent un niveau de violence excessif.

« Nous avons dû fuir »

Samedi matin, les équipes du chantier inspectent les dégâts. Devant elles : plusieurs tractopelles carbonisées. « Ils ont aspergé l’intérieur d’essence, c’est comme ça qu’ils les ont brûlées », indique l’un des responsables, casque blanc sur la tête et gilet fluo.

Les travailleurs du chantier devant une tractopelle carbonisée par les manifestants.

« Ce n’est pas la première fois qu’il y a des manifestations ici, notre chantier est une cible car il s’agit d’un projet de l’État », explique-t-il. « Mais d’habitude, les protestataires restent aux abords des barrières. Il y a de la sécurité ici mais vous ne pouvez pas arrêter cent personnes, nous avons dû fuir. »

L’homme attend l’huissier qui doit évaluer le coût de la casse. « Il faut remplacer six machines. On ne sait pas quand ça va reprendre parce qu’il pourrait bien y avoir d’autres manifestations. »

Plus loin, un expert des dommages vêtu de noir, employé de la société propriétaire de la bétonneuse, contemple l’engin encore fumant. « Ils ont déversé leur colère sur tout ce qu’ils ont vu », commente-t-il, dubitatif.

« Une marmite qui couve »

Autour du large périmètre entouré de barrières qui délimite le chantier, la foule s’agite. Une dispute éclate alors qu’un conducteur de scooter tente de forcer l’étroit passage pour piétons.

Certains s’arrêtent quelques secondes, observent la désolation et commentent les événements de la veille. « Les manifestants voulaient contester le report de l’élection. Mais ceci est le bien d’autrui ; c’est un projet utile pour la population », soupire Ahmed, 73 ans, corps élancé dans une tunique traditionnelle bleu ciel.

« À cause de ça, nous n’avons pas d’électricité depuis hier car les flammes ont touché les poteaux électriques », déplore cet habitant du quartier.

S’il se dit volontiers choqué par l’ampleur des destructions, Ahmed ne soutient pas pour autant la décision de repousser l’élection. « Je suis pour le respect du droit et de la Constitution », lance-t-il, lapidaire.

« Nous sommes dans un système démocratique ici mais le problème est que beaucoup de gens ne peuvent voter en pleine connaissance de cause. Le taux d’analphabétisme est très haut, les jeunes n’ont pas d’emploi et il y a un déficit d’information qui donne le sentiment à la population d’être prise en otage. C’est une marmite qui couve. Alors, une étincelle et hop… »

Ahmed, habitant du quartier Cité des eaux, devant le chantier pris pour cible.

Voisins en colère

Plus loin, des voix s’élèvent, un petit groupe s’excite. Au centre, Djily s’emporte contre les ouvriers du chantier, qu’il qualifie de lâches. « J’étais là. Les manifestants n’étaient pas si nombreux, ils leur ont dit d’arrêter le chantier, ont lancé quelques cailloux et tout le monde est parti, c’est incroyable. » L’homme trapu à la voix forte habite juste en face du chantier. Il n’a pas de mots assez durs pour les manifestants. « On chasse un président avec des cartes d’électeurs, pas des pierres. Huit mois de report, c’est quoi ? Rien du tout. »

Son voisin, Ablaye, acquiesce. Cet ancien informaticien à la retraite soutient le parti de Karim Wade, le Parti démocratique sénégalais (PDS), à l’origine de la commission d’enquête sur deux juges de la Cour constitutionnelle qui a conduit au report du scrutin. « Nous avons eu gain de cause car nous étions dans notre bon droit », revendique-t-il, jugeant, contrairement à ce qu’ont affirmé les juges, que son candidat avait bien renoncé à la nationalité française en temps et en heure.

Ablaye et Djily, déçus par la destruction du chantier devant leur domicile.

Le petit groupe parle de gâchis pour le quartier. « À cinq mois de la fin du projet, ils nous font ça… C’est un chantier très important pour fluidifier le trafic ; ils sont aussi en train de construire une salle de sport sous le pont », explique Ablaye.

« On peut contester, mais pas de manière aussi violente », fustige-t-il. « Mais vous savez, ici, la ville concentre toutes les frustrations. Tout le monde veut y être mais la vie y est dure. En réalité, c’est cette colère-là qui s’exprime », conclut-il.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sénégal : l’opposition se heurte à la police

by Sam's Londele 9 février 2024
written by Sam's Londele

La tension était à son comble ce vendredi à Dakar, la capitale du Sénégal. De violents affrontements ont opposé militants de l’opposition aux forces de l’ordre.

Les gendarmes et policiers ont usé de gaz lacrymogènes pour empêcher une manifestation des candidats de l’opposition à la présidentielle qui a été reportée. 

L’objectif de ce rassemblement était justement de protester contre la loi votée à l’Assemblée nationale pour, non seulement, reporter la présidentielle jusqu’au 15 décembre prochain, mais également proroger le mandat du président Macky Sall.

La tension a régné tout au long de l’après-midi, jusqu’à même dans la soirée de ce vendredi. Et dans ce climat tendu, les journalistes en ont fait les frais. Ils ont été chargés notamment par les forces de l’ordre. 

Certains confrères ont même été brièvement arrêtés, il y en a même qui ont été blessés dans la foulée de ces manifestations. On pouvait apercevoir de la fumée un peu partout, mais aussi les sirènes de la police qui ne cessaient de résonner tout au long de la soirée.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sénégal: Macky Sall justifie le report de la présidentielle en Conseil des ministres, l’opposition s’organise

by Sam's Londele 8 février 2024
written by Sam's Londele

Macky Sall a profité le 7 février 2024 du premier Conseil des ministres depuis l’annonce du report de la présidentielle pour justifier son report. Le chef de l’État a renouvelé son appel à un dialogue avec tous les acteurs politiques du pays. « Il ne faut pas tomber dans le piège du dialogue », a immédiatement réagi un cadre d’un parti d’opposition.

Sur l’accusation qui lui est faite de tenter de rester au pouvoir d’abord, Macky Sall a répété sa décision de ne pas vouloir prendre part à la prochaine élection présidentielle du Sénégal. « Ce n’est pas celui qui a cherché à raccourcir un mandat de 7 ans qui va essayer de grignoter 10 mois, a commenté le Secrétaire général du gouvernement, Seydou Gueye, joint par RFI. Personne ne doit plus soupçonner le président de vouloir garder le pouvoir ».

Alors que beaucoup s’interrogeaient sur le sort du candidat de la majorité Amadou Ba, le chef de l’État a également renouvelé sa confiance au Premier ministre, demandé aussi que toutes les dispositions soient prises pour organiser la présidentielle à la nouvelle date fixée, le 15 décembre 2024. En clair, Amadou Ba, reste, pour l’heure, le candidat de la majorité présidentielle.

Enfin, Macky Sall a renouvelé son appel à un dialogue avec tous les acteurs politiques du pays pour « renforcer la crédibilité des institutions » et celle du scrutin. « Ce qui l’intéresse, c’est d’avoir un scrutin pacifié avec des contestations nulles », a commenté Seydou Gueye.

Le chef de l’État qui a aussi demandé à la ministre de la Justice, Aïssata Tall Sall, de prendre des mesures pour pacifier l’espace public. Certains y voient un appel à la libération de certains détenus politiques. « Il a demandé à la ministre de regarder toutes les dispositions qui permettraient d’y arriver [à la pacification de l’espace publique, Ndlr]. Donc ça concerne des dossiers qui sont en justice », a commenté Seydou Gueye, confirmant qu’il s’agissait là bien du dossier des détenus politiques.

« Avant tout dialogue, il faut rétablir le principe de l’élection le 25 février »

« Il ne faut pas tomber dans le piège du dialogue », a immédiatement réagi un cadre du parti d’opposition d’Ousmane Sonko, Amadou Ba. « La ligne rouge ? c’est le report », affirme celui qui est aussi le mandataire du candidat Bassirou Diomaye Faye. « Avant tout dialogue, il faut rétablir le principe de l’élection le 25 février », ajoute-t-il.

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Par ailleurs, une plateforme de la société civile appelle à la mobilisation. « Protéger notre élection », qui vient d’être créée, regroupe une quarantaine d’organisations, des syndicats et des personnalités indépendantes.

Elle appelle à un débrayage dans les écoles à partir de 10h, ce 9 février, et à la mobilisation des communautés religieuses, notamment des musulmans lors de la grande prière du vendredi, encouragés à venir habillés en blanc ou aux couleurs du drapeau sénégalais pour demander à revenir au calendrier électoral. Idem dans les églises dimanche.

Enfin, une vingtaine de députés s’apprêtent à saisir le Conseil constitutionnel aujourd’hui dans l’espoir que la plus haute instance juridictionnelle du pays déclare la loi sur le report de la présidentielle au 15 décembre contraire à la Constitution sénégalaise.

Et puis, autre mesure, cet éditorial commun repris par l’ensemble de la presse sénégalaise pour dénoncer la fermeture définitive de la chaîne de télévision Walf TV et appeler au retour à l’ordre constitutionnel…

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Soudan : le chef du HCR rend visite aux familles déplacées

by Sam's Londele 8 février 2024
written by Sam's Londele

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a entrepris un voyage poignant à travers le Soudan, où il a rencontré des familles déchirées par le conflit dévastateur qui ravage le pays.

Chassées de leurs foyers et de leurs moyens de subsistance par les troubles actuels, ces familles endurent des difficultés inimaginables dans les camps de déplacés disséminés à travers le pays.

Alors que le conflit ravage le Soudan depuis dix longs mois, l’ampleur des déplacements est stupéfiante, avec près de 8 millions de personnes déracinées de leurs communautés, tant à l’intérieur des frontières soudanaises qu’au-delà, cherchant refuge dans les pays voisins tels que le Tchad, le Soudan du Sud, l’Égypte et la République centrafricaine. , et l’Éthiopie.

La violence incessante a non seulement brisé des vies, mais a également mis à genoux l’économie soudanaise et paralysé son secteur de la santé autrefois florissant. Les récentes escalades du conflit, notamment la prise de Wad Madani, la deuxième plus grande ville du Soudan, par les Forces de soutien rapide, ont exacerbé les souffrances de populations déjà vulnérables. Wad Madani a servi de sanctuaire à des centaines de milliers de personnes fuyant les violences à Khartoum et ailleurs, pour ensuite être à nouveau déplacées.

Lors de sa visite en Éthiopie et au Soudan, Grandi a été témoin des dures réalités auxquelles sont confrontées les familles déplacées à l’intérieur du pays. À Port-Soudan et à Kassala, dans l’est du Soudan, il a écouté leurs histoires, amplifiant leurs voix et appelant à un soutien urgent de la communauté internationale.

La majorité des familles déplacées se retrouvent confinées dans des camps de déplacés surpeuplés, dépendant de l’aide humanitaire et de la solidarité de leurs concitoyens soudanais aux prises avec la même crise. Dans des États comme Gedaref et Kassala, où des personnes déplacées continuent d’arriver en provenance de zones de conflit, le besoin d’aide est criant.

Le HCR reste fidèle à son engagement à fournir un soutien vital aux réfugiés et aux personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI) à travers le Soudan. Grâce à des séances de conseil, une assistance dans les procédures d’asile, des options de réinstallation, une aide juridique et financière et des références médicales, l’agence s’efforce d’alléger les souffrances des personnes touchées par la crise.

Dans une déclaration brutale, le HCR a souligné la situation humanitaire désastreuse au Soudan, exprimant de graves inquiétudes quant à la propagation potentielle de la violence à d’autres régions du pays. À mesure que le conflit fait rage, le sort des familles déplacées devient de plus en plus désespéré, soulignant le besoin urgent d’une intervention et d’un soutien internationaux soutenus.

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À la UneAfrique

Présidentielle au Sénégal : la CEDEAO appelle au maintien des élections

by Sam's Londele 7 février 2024
written by Sam's Londele

Les autorités sénégalaises devraient organiser l’élection présidentielle ce mois-ci comme prévu au lieu de la retarder de 10 mois, a déclaré mardi le bloc régional de l’Afrique de l’Ouest, alors que le bureau des droits de l’homme des Nations Unies a exprimé son inquiétude quant à cette décision sans précédent dans l’une des démocraties les plus stables d’Afrique.

Le président Macky Sall a reporté le scrutin du 25 février en invoquant un différend électoral entre le Parlement et le pouvoir judiciaire concernant certaines candidatures. Les dirigeants de l’opposition et les candidats ont rejeté cette décision, la qualifiant de « coup d’État ».

Plusieurs députés de l’opposition ont été empêchés de voter lundi lorsque le Parlement a reprogrammé l’élection pour décembre, ce qui a suscité l’indignation et la condamnation. Le mandat de M. Sall devait prendre fin le 2 avril.

« Nous sommes déçus par mon pays », a déclaré Moustapha Kane, un enseignant de la capitale, Dakar, alors que les troubles de ces derniers jours semblaient se calmer. « Nous étions une grande démocratie. Aujourd’hui, nous risquons d’être la risée des autres pays ».

Le scrutin a été entouré de mois de controverses, depuis les affrontements meurtriers qui ont conduit Macky Sall à annoncer qu’il ne briguerait pas un troisième mandat jusqu’à la disqualification de deux dirigeants de l’opposition par la plus haute autorité électorale.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui s’est efforcée de contenir la multiplication des coups d’État dans la région, a encouragé la classe politique à « prendre des mesures urgentes pour rétablir le calendrier électoral conformément aux dispositions de la Constitution sénégalaise ».

L’élection présidentielle au Sénégal n’a jamais été reportée. La Constitution autorise le Conseil constitutionnel, la plus haute autorité électorale, à reporter le scrutin dans certaines circonstances, notamment « le décès, l’incapacité permanente ou le retrait » des candidats.

La porte-parole du bureau des droits de l’homme des Nations unies, Liz Throssell, s’est dite préoccupée par la situation au Sénégal et a déclaré que toute décision de report des élections devrait être « fondée sur des consultations élargies ».

Le sénateur américain Ben Cardin, qui préside la commission des affaires étrangères du Sénat, a déclaré que ce report « met le pays (le Sénégal) sur une voie dangereuse vers la dictature, et ne doit pas être autorisé à rester en place ».

Cette crise survient à un moment où le bloc ouest-africain se bat pour conserver ses membres. Trois pays victimes de coups d’État se sont retirés la semaine dernière après avoir accusé la CEDEAO de sanctions « inhumaines » en réponse à des prises de pouvoir militaires.

Le bloc doit limiter son ingérence dans la politique des pays membres ou étendre son rôle de supervision, a déclaré Oluwole Ojewale, analyste de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale à l’Institut d’études de sécurité centré sur l’Afrique.

« La CEDEAO est incohérente », a déclaré M. Ojewale. « Elle ne peut se contenter de condamner les coups d’État militaires et de menacer d’intervenir tout en tolérant un comportement politique irresponsable dans d’autres contextes. »

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Sénégal: l’Assemblée vote le report de la présidentielle après l’évacuation forcée de députés de l’opposition

by Sam's Londele 6 février 2024
written by Sam's Londele

Après l’évacuation par les gendarmes des députés de l’opposition de l’hémicycle, l’Assemblée nationale a adopté ce lundi 5 février à la quasi unanimité des députés présents la proposition de loi de reporter la présidentielle au 15 décembre 2024 et celle de laisser au pouvoir le président sortant jusqu’à l’entrée en fonction d’un nouveau président.

Au Sénégal, les députés ont examiné ce 5 février 2024 la proposition de loi pour reporter la présidentielle du 25 février au 25 décembre 2024. À l’issue d’une longue journée, il a été voté et adopté à 105 voix pour et 1 contre mais sans les députés de la principale coalition d’opposition, rapporte notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff. Ces derniers ont été évacués par les gendarmes car ces parlementaires refusent de voter sans un débat sur le fond.

Autour du Parlement, des dizaines de gendarmes avaient quadrillé la zone pour empêcher tout rassemblement. Et même l’accès à l’Assemblée nationale était plus compliquée que d’habitude, avec des forces de l’ordre équipées de matraques déployées jusque dans l’enceinte du Parlement. Dans la rue, la tension a monté d’un cran dès hier, avec des échauffourées tandis que l’opposition cherchait à se rassembler.

Ce projet de loi étend par ricochet la durée du mandat de Macky Sall, lui qui a promis de ne pas se représenter ; il va pouvoir rester au pouvoir dix mois de plus, le temps qu’un nouveau président soit élu. Or, cette disposition viole la Constitution et notamment les articles 27 et 103, ce dernier interdisant une quelconque modification du mandat du président, argumentent les députés de l’opposition qui dénoncent avec ce texte un coup d’État institutionnel. Pour le député de l’ex-Pastef Ayib Daffé, le résultat est scandaleux : « Ils ont réussi à faire passer l’amendement qui proroge le mandat du président de la république illégalement, anticonstitutionnellement jusqu’au 15 décembre, ce qui est complètement scandaleux, nous n’allons pas l’accepter. »

C’est un scandale, juge également le député Guy Marius Sagna du parti dissous Pastef, rapporte notre correspondante à Dakar Théa Ollivier. Selon lui aussi, reporter l’élection au 15 décembre et permettre au président sortant de garder ses fonctions jusqu’à l’arrivée de son successeur est synonyme de coup d’État constitutionnel.

Depuis l’annonce du report par le président Macky Sall, samedi 3 février, l’opposition est vent debout contre cette décision qui prolonge de facto le mandat de Macky Sall, président du pays depuis 2012. Ils ont prévu de saisir le Conseil constitutionnel pour avis et appellent à la désobéissance civile pour s’opposer à cette loi qui plonge un peu plus le Sénégal dans l’inconnu. « Au-delà du 2 avril, nous ne reconnaîtrons plus le président Macky Sall », prévient Ayib Daffé.

« Les sept membres du Conseil constitutionnel sont désormais le dernier rempart contre la tentative de coup d’État constitutionnel », assure Fary Ndao, ingénieur et membre actif de la société civile.

Du côté de la majorité, on se veut rassurant. Cette proposition de report de la présidentielle au 15 décembre donne du temps à tous les acteurs politiques pour organiser un scrutin pacifié et inclusif après les contestations électorales des dernières semaines. La date initiale du 25 août n’a pas été retenue car peu pratique en pleine saison des pluies, selon les parlementaires de la majorité. « Mais nous voulions une date qui soit encore en 2024 », pour ne pas reporter l’échéance trop loin, explique Abdou Mbow, député de Benno Bokk Yakaar pour qui il ne s’agit pas d’une violation de la Constitution mais plutôt d’un aménagement temporaire : « Encore une fois, la dérogation à une Constitution existe. Il ne s’agit pas de maintenir le président de la république mais c’est d’aménager et d’organiser des conditions pour organiser des élections libres, transparentes et démocratiques parce que le président ne se présente pas à un autre mandat. »

Dans le pays, l’internet mobile est coupé depuis lundi matin. Le ministère de la Communication s’est justifié en parlant d’appels à la haine qui circulent sur les réseaux et de risques de troubles à l’ordre public. « Cette coupure vient jeter de l’huile sur le feu parce qu’elle intervient dans un contexte déjà très tendu, dénonce Qemal Affagnon, responsable de la section Afrique de l’Ouest d’Internet sans frontières. Le Sénégal a récemment explosé le record en termes de coupures internet. Nous déplorons une fois de plus cette situation et nous invitons le gouvernement et les opérateurs de téléphonie et toutes les parties prenantes de l’écosystème internet à respecter leurs engagements pour la protection des droits des internautes sénégalais. Cette coupure porte une grave atteinte à la liberté d’expression, à l’information. C’est aussi une violation de tous les droits internationaux auxquels le Sénégal est partie prenante. »

Nous sommes profondément préoccupés par la situation au Sénégal et nous suivons de près son évolution. Le Sénégal a une forte tradition de démocratie et de transfert pacifique du pouvoir. Tout en reconnaissant les allégations d’irrégularités, nous sommes préoccupés par les perturbations du calendrier de l’élection présidentielle. Et nous demandons instamment à tous les participants au processus politique sénégalais de s’engager pacifiquement dans les efforts importants visant à organiser des élections libres, équitables et en temps voulu. Nous appelons aussi les autorités sénégalaises à rétablir immédiatement l’accès à internet et à respecter la liberté d’expression, y compris pour la presse. Les États-Unis soutiennent l’engagement du peuple sénégalais pour la démocratie de plusieurs manières, notamment par des efforts de soutien technique et financier, aussi bien qu’en travaillant directement avec les autorités électorales et la société civile.

Vedant Patel, porte-parole adjoint du Département d’État américain: «Nous sommes profondément préoccupés par la situation au Sénégal»Guillaume Naudin

RFI via CONGO PUB Online

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