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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Mozambique: tensions grandissantes autour des résultats des élections municipales

by Ruben Yale 19 octobre 2023
written by Ruben Yale

Des manifestations à l’appel de l’opposition se sont poursuivies le 17 octobre 2023 au Mozambique alors que la tension monte dans le pays autour des résultats des élections municipales qui se sont déroulées le 11 octobre dernier.

Au Mozambique, la tension monte alors que le pays attend toujours les résultats définitifs de ses élections municipales. Le scrutin s’est tenu le 11 octobre. Le dépouillement doit prendre une quinzaine de jours. Mais les résultats partiels égrenés par les commissions électorales de districts et de provinces donnent le Frelimo, le parti au pouvoir depuis l’indépendance, largement vainqueur avec 64 communes remportées sur 65.

« Le pays est entré dans le chaos à cause de la fraude électorale »

La Renamo, le principal parti d’opposition, dénonce de son côté des fraudes massives. « Le pays est entré dans le chaos à cause de la fraude électorale, c’est l’heure de la manifestation », explique Jose Manteiga, porte-parole de la Renamo.

En plus du boycott de la vie parlementaire, la Renamo maintient son appel à descendre dans les rues pour contester les résultats des municipales.

Le 17 octobre, des milliers de personnes ont notamment défilé à Maputo, la capitale et d’autres chefs-lieux de province.

Depuis plusieurs jours, la confusion règne. Plusieurs tribunaux ont annulé des scrutins en raison de fautes avérées, comme celui du district de KaMpfumo, hier, dans la commune de Maputo. La Commission nationale électorale elle-même a reconnu mardi, des irrégularités.

Le parti au pouvoir affiche son indépendance

De son côté le Frelimo reste sûr de lui. Son Secrétaire général, Roque Silva, a assuré que le parti respecterait les décisions des tribunaux.

La société civile, regroupée dans l’organisation Sala da paz, dénonce quant à elle des violences policières et intimidations politiques.

À Quelimane par exemple, le candidat de la Renamo a passé plusieurs jours en cellule la semaine passée, parce qu’il a visité plusieurs bureaux de vote, ce que la police a considéré comme une « perturbation du scrutin ».

Gaëlle Laleix

France 24 via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Angola : la destitution évitée, Lourenço s’adresse à la Nation

by Sam's Londele 17 octobre 2023
written by Sam's Londele

Quelques jours après avoir échappé à une procédure de destitution lancée par l’opposition, Joao Lourenço est apparu confiant. Le président angolais a tenu un discours à la nation face aux parlementaires.

L’occasion pour lui, de rappeler à ses détracteurs, qu’il est toujours président. En particulier l’opposant Adalberto Costa Junior, président de l’UNITA, principal parti d’opposition, qui avait promis de faire un discours à la nation.

« Tout citoyen qui voudrait faire un discours sur l’état de la nation exercerait illégitimement les pouvoirs que la constitution confère exclusivement au chef de l’État », a déclaré le président angolais.

« C’était un discours qui reflétait l’état de la nation telle que nous la connaissons. Le discours du président a fait un point sur tous les secteurs, soulignant les investissements qui sont faits, ceux qui seront inaugurés d’ici 2024 et ceux qui sont en cours de mise en œuvre », a déclaré la députée du MPLA Joana Tómas.

Du côté de l’opposition, l’ambiance était différente. Pour le député Rafael Savimbi, le bilan du président n’est pas à la hauteur. Son parti, l’UNITA est derrière la procédure de destitution.

« C’est un bilan que je peux considérer de négatif, c’est-à-dire qu’après les élections qui ont eu lieu l’année passée, il était fort agréable que nous puissions avoir un pays au niveau politique, au niveau économique, et même social différent », a déclaré Rafael Savimbi.

Il est par ailleurs le plus jeune des quinze enfants de Jonas Savimbi, fondateur de l’UNITA, l’un des belligérants, avec le MPLA, de la guerre civile qui a déchiré le pays pendant vingt-sept ans jusqu’en 2002.

Pour certains analystes politiques, avec une économie en berne et une monnaie qui a perdu 80 % de sa valeur depuis 2018, les grands espoirs placés en Joao Lourenço, qui effectue son second mandat, ont été déçus.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Tunisie : manifestation de soutien aux Palestiniens

by Ruben Yale 16 octobre 2023
written by Ruben Yale

Munis pour la plupart de drapeaux palestiniens, ils étaient des centaines à manifester ce dimanche dans les rues de Tunis, pour exprimer leur solidarité.

Alors que leur pays prépare une aide humanitaire pour les habitants de Gaza, les manifestants reconnaissent que la cause palestinienne est l’un des rares sujets où les Tunisiens parlent d’une seule et même voix.

« Il n’y a pas un événement lié à la Palestine qui ne rassemble pas les Tunisiens de tout bord politique et idéologiques, et à mon avis, la Palestine est une cause qui unit les Tunisiens », explique Bahri Arbaoui, un manifestant.

« Le peuple tunisien, même s’il s’est éloigné de la politique en Tunisie et a évité les manifestations politiques, reste vigilant dans la rue, surtout lorsqu’il s’agit de la question de la liberté », explique Ammar Jmaai, un autre manifestant.

Contrairement à certains pays arabes comme le Maroc ou les Émirats Arabes Unis, la Tunisie refuse toute normalisation avec Israël. Un acte que le président Kaïs Saied a plusieurs fois qualifié de crime. Historiquement, Tunis a toujours adopté une position de soutien à la cause palestinienne.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Madagascar: après l’élection d’un nouveau président au Sénat, l’opposition réagit vivement

by admin9775 14 octobre 2023
written by admin9775

À Madagascar, les sénateurs malgaches n’ont pas traîné et ont élu à l’unanimité, vendredi 13 octobre au matin, leur nouveau président du Sénat, Richard Ravalomanana, au lendemain de la destitution éclair d’Herimanana Razafimahefa. Si, au sein du parti présidentiel, on se félicite de l’élection d’un homme nommé sénateur par Andry Rajoelina, ce vote est aussi fortement décrié. L’opposition a organisé le même jour une nouvelle manifestation pour dénoncer ces derniers développements.

« La situation que le pays traverse actuellement, ne peut nullement être qualifiée de crise. La situation peut être maîtrisée, il n’y a rien à craindre », estime Richard Ravalomanana, lors de sa première prise de parole en tant que président du Sénat. « The right man in the right place », affirme le sénateur Mahaleo Tsiebo. Pour les sénateurs qui l’ont élu à l’unanimité, celui qui a été secrétaire d’État à la gendarmerie de 2019 à 2021, est l’homme de la situation, explique Mahaleo Tsiebo, président du groupe parlementaire IRD au Sénat.

« Professionnalisme »

« Au vu de son background, de son expérience, dit-il – le fait qu’il ait vécu des événements à Madagascar il y a une dizaine d’années et des situations similaires qu’il a gérées avec professionnalisme, et face aux événements rocambolesques actuels, nous avons décidé, nous sénateurs, en toute indépendance d’esprit, en toute autonomie de décision, de le présenter au poste de président du Sénat. Les spéculations faisant allusion à des consignes de votes ou dessous de table, ça c’est le propre de ces gens qui sont en panne d’idées et inventent des arguties faute d’arguments… »

Mais cet enchaînement des événements au Sénat en moins de 48h, beaucoup le dénoncent également. À commencer par Roland Ratsiraka, interviewé au cours de la manifestation du « collectif des 11 candidats », hier : « C’est vraiment une République bananière. Je suis triste de constater ça, de voir que tous les jours, les juristes, les institutions du pays font honte. C’est la honte de la nation. Je n’ai jamais vu la nation recevoir autant de violences en termes de gouvernance et de droit. C’est surréaliste, c’est une catastrophe. Je ne suis pas étonné, mais je ne savais pas que tout allait empirer comme ça de jour en jour. On nous rit au nez, ce qui prouve que toutes nos revendications sont légitimes. »

Procédure illégale

Le 13 octobre, dans un communiqué signé par 41 organisations et déposé à la HCC, la société civile a dénoncé l’illégalité de cette procédure de convocation d’une session extraordinaire par le gouvernement et de destitution. « Cette session extraordinaire convoquée de manière précipitée et illégale a sciemment été organisée pour destituer le président actuel du Sénat suite à ses récentes révélations concernant le gouvernement, dans un dessein punitif » affirme le texte. « [Nous] demandons aux citoyens et acteurs soucieux de vivre dans un Madagascar stable et démocratique, de rester vigilants et engagés, et surtout de se tenir prêts à refuser et contester toutes manœuvres illégales au profit de quelques oligarques mais qui entraîneront notre pays dans le chaos et la majorité de nos compatriotes dans la misère », conclut ce communiqué.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sénégal : un juge annule la radiation d’Ousmane Sonko des listes électorales

by admin9775 13 octobre 2023
written by admin9775

Un juge de Ziguinchor a annulé jeudi soir la radiation de l’opposant emprisonné, Ousmane Sonko des listes électorales du Sénégal, qui l’empêchait d’être candidat à la présidentielle.

La direction générale des élections avait récemment refusé de délivrer au mandataire d’Ousmane Sonko les formulaires devant servir à recueillir les parrainages nécessaires à une candidature. Selon ses avocats, cette décision du tribunal de Ziguinchor, devrait avoir un effet immédiat et leur permettre de récupérer ses formulaires.

Dans la foulée, l’agent judiciaire de l’Etat, dans un communiqué publié par les sites d’information, a cependant dit que l’Etat allait introduire un recours contre la décision du juge et qu’Ousmane Sonko ne pouvait toujours pas être candidat.

Les avocats de M. Sonko ont contesté jeudi sa radiation devant un tribunal de Ziguinchor, ville dont il est maire et où il était inscrit sur les listes. Cette action a été présentée par une partie de la presse comme représentant la dernière chance de l’opposant d’être candidat.

Ousmane Sonko a été écroué fin juillet sous d’autres chefs d’inculpation, dont l’appel à l’insurrection, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et atteinte à la sûreté de l’Etat.

Ses avocats soutiennent que leur client ayant été arrêté depuis sa condamnation de juin, il doit être rejugé et sa condamnation n’est pas définitive. Ils invoquent les textes en vigueur sur la contumace.

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À la UneAfrique

Ghana : le FBI enquête sur une ex-ministre accusée de corruption

by admin9775 13 octobre 2023
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Le FBI a ouvert une enquête sur les transactions financières effectuées aux Etats-Unis par l’ancienne ministre ghanéenne de l’Assainissement et ses associés, a déclaré le procureur spécial du Ghana.

Cecilia Abena Dapaah, qui a démissionné en juillet, fait l’objet d’une enquête pour corruption présumée après la découverte d’énormes sommes en devises étrangères à son domicile, selon le procureur spécial.

L’enquête a été ouverte après le vol présumé par ses employés de maison de plus de 1,3 million de dollars en espèces à son domicile.

« Ces enquêtes se concentrent principalement sur l’examen de leurs actifs et de leurs transactions financières aux Etats-Unis », a écrit mercredi le Bureau du procureur spécial sur X, l’ancien Twitter.

« Cette collaboration vise à vérifier la légalité de la fortune de Mme Dapaah et de ses associés, en retraçant leurs fonds transitant du Ghana vers les Etats-Unis et vice-versa », a-t-il souligné.

Les avocats de l’ancienne ministre, interrogés par l’AFP, n’ont pas souhaité faire de commentaires.

Les comptes de Mme Dapaah ont été gelés par le procureur spécial, responsable des affaires de corruption impliquant des fonctionnaires, des juges ou des membres importants de partis politiques.

L’affaire intervient alors que le gouvernement du président Nana Akufo-Addo gère la pire crise économique que le pays ait connue depuis des années, ce qui a contraint le Ghana à conclure un accord de prêt de 3 milliards de dollars avec le FMI.

Le parti au pouvoir d’Akufo-Addo, le NPP, se prépare à organiser des primaires le mois prochain afin de choisir un candidat pour les élections de l’année prochaine.

Mary Addah, directrice exécutive de l’Initiative pour l’intégrité du Ghana, la section locale de Transparency International, a déclaré que cette affaire constituait un test décisif pour la lutte du gouvernement contre la corruption.

« Nous devons tous soutenir le procureur spécial pour qu’il réussisse dans sa lutte contre la corruption. Nous devons tous montrer de l’intérêt pour cette affaire et encourager d’autres organismes anti-corruption à enquêter sur la corruption et les affaires liées à la corruption », a déclaré Mme Addah à l’AFP par téléphone.

« Nous saluons cette enquête et pensons qu’elle renforce notre démocratie en permettant aux institutions de l’Etat de fonctionner », a-t-elle fait valoir.

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À la UneAfrique

Gabon : l’épouse du président déchu Ali Bongo incarcérée

by Sam's Londele 12 octobre 2023
written by Sam's Londele

L’épouse franco-gabonaise de l’ex-président du Gabon Ali Bongo Ondimba, Sylvia Bongo Ondimba Valentin, en résidence surveillée depuis un coup d’Etat militaire fin août pour des détournements présumés de fonds publics, a été incarcérée, a indiqué jeudi son avocat.

« Je vous le confirme », a répondu jeudi son avocat français François Zimeray, interrogé par l’AFP sur l’incarcération de sa cliente mercredi soir. Me Zimeray dénonce une « procédure illégale » et « arbitraire ». Selon des médias gabonais, Mme Bongo a été placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville tard mercredi soir après une nouvelle et longue audition par un juge d’instruction.

Mme Bongo, âgée de 60 ans, avait été inculpée le 28 septembre notamment pour « blanchiment de capitaux et faux et usage de faux » et maintenue alors en résidence surveillée à Libreville, comme depuis le premier jour consécutif au putsch du 30 août ayant renversé son époux.

Les militaires qui ont renversé son mari en accusant son entourage d’avoir truqué sa réélection, soupçonnaient publiquement l’ex-Première dame d’avoir « manipulé » son époux souffrant des séquelles d’un grave AVC en 2018, d’avoir été, au côté notamment de leur fils Noureddin Bongo Valentin, la véritable dirigeante de facto du pays depuis cinq ans et d’y avoir « détourné massivement des fonds publics ». Noureddin Bongo est en prison depuis le premier jour du coup d’Etat, inculpé notamment de « corruption » et « détournements de fonds publics ».

« Tant qu’il y aura une différence entre la justice et l’arbitraire, entre le droit et la vengeance, nous dénoncerons cette procédure illégale », a commenté de Paris Me Zimeray, qui avait déjà dénoncé, alors que sa cliente était en résidence surveillée, une « détention arbitraire » et une « prise d’otage ».

Dans la nuit du 30 août, moins d’une heure après l’annonce de la réélection d’Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 14 ans, l’armée, invoquant une fraude évidente, mettait « fin au régime » accusé aussi de corruption massive. Le général Brice Oligui Nguema, leader du putsch, était proclamé le surlendemain président de la Transition.

-« Dynastie Bongo »-

Plus d’un mois après, le général Oligui, qui a nommé un gouvernement et un parlement de transition civils, reste adulé comme au premier jour de son putsch par l’immense majorité de la population et de la classe politique qui applaudissent les militaires pour les avoir « libérés » de 55 ans de « dynastie Bongo ». Ali avait été élu en 2009 à la mort de son père Omar Bongo Ondimba, qui dirigeait le pays depuis plus de 41 ans.

Ali Bongo avait été placé en résidence surveillée le jour du putsch mais déclaré libre de ses mouvements une semaine après. Les militaires ont semblé le mettre rapidement hors de cause considérant qu’il avait été « manipulé » notamment par son épouse Sylvia et leur fils Noureddin depuis son AVC. Depuis, M. Bongo, dont le président Oligui a dit qu’il était « libre » d’aller à l’étranger subir ses examens médicaux de suivi, a préféré rester au Gabon chez lui, selon le nouveau pouvoir.

La nuit même du putsch, Noureddin Bongo Valentin et plusieurs de ses jeunes proches et proches de l’ex-Première dame au sein du cabinet présidentiel avaient été arrêtés et montrés au pied d’innombrables malles, valises et sacs débordant de billets de banque pour des centaines de millions d’euros saisis à leurs domiciles.

Trois semaines plus tard, Noureddin et sept membres dit de la « Young Team » du cabinet présidentiel, ont été inculpés et incarcérés notamment pour « corruption, détournements de fonds publics, blanchiment de capitaux, association de malfaiteurs, falsification de la signature du président de la République et trouble des opérations électorales ».

Deux anciens ministres (Pétrole et Travaux publics), proches de Noureddin, ont également été écroués.

« La Première dame et Noureddin ont gaspillé le pouvoir d’Ali Bongo », assénait le 18 septembre le général Oligui devant la Garde républicaine. « Parce que depuis son AVC, ils ont falsifié la signature du président, ils donnaient des ordres à sa place », en plus « du blanchiment d’argent et de la corruption ». « Qui dirigeait le pays » alors ?, se demandait-il.

Le Gabon est classé 136e sur 180 pour la perception de la corruption par Transparency International (2022).

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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AfriqueScience et Technologie

En Afrique, les gouvernements dépensent un milliard $ par an pour acquérir des technologies de surveillance de masse (rapport)

by admin9775 12 octobre 2023
written by admin9775

Le rapport souligne que le Nigeria, en lutte contre Boko Haram, est le plus gros client des entreprises spécialisées dans les technologies de surveillance sur le continent africain. La valeur cumulée des achats de ce pays d’Afrique de l’Ouest a dépassé les 2,7 milliards de dollars durant la dernière décennie.  

Les gouvernements africains dépensent au moins un milliard de dollars chaque année dans l’acquisition et le déploiement de technologies de surveillance de masse, qui sont parfois utilisées de manière illégale et en violation des droits humains fondamentaux des citoyens, selon un rapport publié le 27 septembre par l’Institute of Development Studies (IDS), un think tank rattaché à l’Université du Sussex (Royaume-Uni). 

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Intitulé « Mapping the supply of surveillance technologies to Africa : case studies from Nigeria, Ghana, Morocco, Malawi, and Zambia », le rapport couvre six catégories de technologies de surveillance (l’interception des activités sur les téléphones mobiles, l’interception des activités sur Internet, la surveillance des médias sociaux, les systèmes de villes sûres basés sur la vidéosurveillance, et l’identification biométrique), en se concentrant notamment sur six pays du continent, dont certains sont engagés dans la lutte anti-terroriste : le Nigeria, le Ghana, le Maroc, la Zambie et le Malawi.

Il en ressort que le Nigeria est le plus gros client des entreprises spécialisées dans les technologies de surveillance sur le continent africain. Ce pays d’Afrique de l’Ouest dépense des centaines de millions de dollars chaque année pour acquérir ces technologies utilisées pour « espionner des militants pacifiques, des opposants ou encore des journalistes ». La valeur totale des contrats conclus entre Abuja et des entreprises spécialisées a dépassé 2,7 milliards de dollars au cours de la dernière décennie (2013-2022). Le Nigeria a déjà déployé les six catégories de technologies de surveillance couvertes par le rapport.

Le Ghana s’est plutôt concentré sur l’acquisition de logiciels espions dédiés à la surveillance des activités sur les téléphones mobiles et du système de « villes sûres » (Safe cities), qui repose sur la surveillance par caméras de rue couplées à des logiciels de détection de comportements et de reconnaissance faciale.

Le Maroc achète surtout des outils d’interception des communications téléphoniques et des données sur Internet alors que la Zambie met l’accent sur le système « Safe cities ».

Le Nigeria, le Ghana et la Zambie ont dépensé chacun plus de 350 millions de dollars pour déployer ce système de vidéosurveillance des espaces publics développé par les groupes chinois et Huawei et ZTE.

Les fournisseurs ne respectent pas leurs engagements

Le rapport révèle d’autre part que les principales entreprises qui fournissent des technologies de surveillance aux gouvernements africains sont les suivantes : Huawei et ZTE (Chine), BIO-key et Agilis (États-Unis), Hacking Team (Italie), Thales (France), BAE Systems (Royaume-Uni), BAE Systems (Royaume-Uni), Dermalog (Allemagne) et NSO Group, Cyberbit et Elbit Systems (Israël).  

Ces sociétés affirment régulièrement que la surveillance illégale constitue une violation de leurs conditions générales de vente. Certaines d’entre elles prétendent même mener des évaluations du degré de respect des droits de l’homme de leurs clients. Mais aucune de ces mesures volontaires n’a empêché l’expansion rapide des pratiques de surveillance qui représentent des violations des droits des citoyens à la vie privée et à l’anonymat et des atteintes aux libertés d’expression et d’association.

Côté fournisseurs des technologies de surveillance, chaque pays domine un segment de marché. La Chine domine la fourniture de technologies de surveillance de l’espace public sous la forme de caméras de surveillance dotées d’outils de reconnaissance faciale et de reconnaissance des plaques d’immatriculation des voitures basés sur l’intelligence artificielle (IA). Des banques d’Etat chinoises ont d’ailleurs accordé des prêts à des gouvernements africains pour financer l’installation par Huawei et ZTE de milliers de caméras de surveillance en circuit fermé, de centres d’analyses de données et de salles de commande pour surveiller les citoyens dans les espaces publics en temps réel.

Les États-Unis et le Royaume-Uni ont la haute main sur la fourniture d’outils de surveillance des médias sociaux et de service de conseil en « marketing politique » pour manipuler l’opinion publique et le comportement des électeurs.

L’Allemagne, l’Italie et Israël sont les principaux exportateurs de logiciels malveillants de piratage des téléphones portables. Le Royaume-Uni exporte essentiellement les fausses tours cellulaires (IMSI catchers) pour espionner les utilisateurs de téléphones mobiles. La Russie reste, quant à elle, un fournisseur mineur de technologies de surveillance de masse vers l’Afrique.

Agence Ecofin via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Élections au Liberia : place au décompte des voix

by admin9775 12 octobre 2023
written by admin9775

Au lendemain de la présidentielle, le décompte officiel des voix a commencé au Liberia. C’est ici, dans ce centre de comptage situé dans la capitale Monrovia, que le dépouillement a lieu. Mardi, les Libériens se sont déplacés pour élire leur président, ainsi que 73 députés et 15 sénateurs.

« Ici, nous compilons électroniquement les résultats. Hier, il y a donc eu des élections. Le dépouillement se poursuit et les résultats sont affichés sur le mur. Des copies de ces résultats sont ensuite apportées au centre de dépouillement et saisies dans le logiciel de comptage des résultats. Avant cela, nous faisons des photocopies. Nous les donnons à tous les observateurs et aux agents des partis présents », explique Isaac Zahn, directeur, NEC Data Center.

La commission électorale devrait commencer à rendre publics les résultats à partir de mercredi. Elle le fera au fur et à mesure du décompte et communiquera les résultats définitifs dans les 15 jours. L’organe met donc en garde contre les résultats relayés par les réseaux sociaux ou des candidats.

« Lorsque des candidats annoncent leurs propres résultats, je trouve cela préoccupant. C’est pourquoi nous pensons que cela doit être considéré comme des « fake news ». Ce n’est que lorsque la Commission électorale nationale annonce un résultat que ce résultat peut être considéré comme réel”, explique Davidetta Browne-Lansanah, présidente de la Commission électorale.

La présidentielle oppose vingt candidats, dont le président sortant George Weah et son principal opposant, Joseph Boakai. Elu en 2017, George Weah reste très populaire même si une partie de la population l’accuse de ne pas avoir assez fait pour lutter contre la corruption. Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue, un second tour est prévu début novembre.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Niger : départ des forces françaises en direction du Tchad

by Ruben Yale 11 octobre 2023
written by Ruben Yale

Des soldats français ont quitté leurs bases au Niger mardi dans un premier convoi terrestre sous escorte locale, en « direction du Tchad » a indiqué le régime militaire au pouvoir à Niamey depuis fin juillet.

« Les troupes basées à Ouallam (ouest) ont quitté aujourd’hui leur base. Il s’agit des opérations pour le départ du premier convoi terrestre en direction du Tchad sous escortes de nos Forces de défense et de sécurité », précise le régime de Niamey, dans un communiqué lu mardi soir à la télévision nationale.

Outre ce départ par voie terrestre « trois vols spéciaux » ont été enregistrés à l’aéroport de Niamey, deux pour le départ de « 97 éléments des forces spéciales » et un « consacré à la logistique ».

Le régime qui avait assuré vouloir que ce retrait se fasse « en toute sécurité » précise que le désengagement se poursuivra conformément « au calendrier arrêté d’un commun accord par les deux parties ».

Le retrait des Français avait rapidement été exigé par les généraux nigériens après leur arrivée au pouvoir et le président français Emmanuel Macron avait annoncé leur départ fin septembre.

Environ 1 400 soldats et aviateurs français étaient jusqu’ici déployés dans le pays pour lutter contre les djihadistes aux côtés des Nigériens, dont environ 1 000 à Niamey et 400 sur deux bases avancées dans l’ouest, à Ouallam et Tabarey-Barey, au cœur de la zone dite des « trois frontières » avec le Mali et le Burkina Faso.

Africanews via CONGO PUB Online

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