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Category:

Afrique

Afrique

Pascal Tsaty Mabiala : « Le Congo est au sommet de la corruption »

by admin9775 14 décembre 2022
written by admin9775

Le chef de file de l’opposition a estimé mardi que le Congo était « au sommet de la corruption », un phénomène souvent dénoncé par les autorités mais sans mesures drastiques de lutte.

« Il y a toujours un peu de corruption, mais quand elle atteint un niveau qui gêne le fonctionnement de l’État ou nuit au développement économique du pays, il faut agir. Nous sommes au sommet de la corruption », a déclaré à la presse Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), première formation d’opposition.

M. Tsaty Mabiala s’exprimait pour la première fois, après plus d’une année de silence.

Selon l’ONG Transparency International, le Congo-Brazzaville, – petit pays d’Afrique centrale, riche en pétrole -, figure dans le top 10 des pays les plus corrompus du continent.

« Le pays a atteint un niveau honteux de corruption », « plus rien ne s’obtient dans ce pays sans un passe-droit; même les petits actes administratifs. Pour toucher un mandat au Trésor public, il faut laisser un pourcentage », a-t-il dénoncé.

Depuis 2009, dans tous ses discours sur l’état de la Nation, le président Denis Sassou Nguesso, 79 ans dont 38 cumulés à la tête du pays, n’a cessé de dénoncer ce phénomène qui, selon lui, touche tous les secteurs d’activités ou presque.

Le 28 novembre, le chef de l’État avait exhorté la justice à faire « un réel réajustement des comportements, des attitudes et des pratiques des personnels en charge de dire le droit au nom du peuple congolais ».

« On n’en est encore qu’à des simples déclarations y compris, et c’est le plus affligeant, par le président de la République lui-même », a regretté mardi l’opposant Tsaty Mabiala.

Au cours de sa conférence de presse, Pascal Tsaty Mabiala a par ailleurs plaidé pour une loi d’amnistie en faveur des exilés politiques, notamment de Benoit Koukébéné, ministre des Hydrocarbures du président Pascal Lissouba (1992-1997), condamné en 2001 par contumace dans une affaire de bradage du pétrole.

Africnews via CONGO PUB Online

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Afrique

Afrique du Sud : partisans et opposants de Ramaphosa s’expriment

by admin9775 14 décembre 2022
written by admin9775

Alors que les députés sud-africains ont voté contre une procédure de destitution du président Cyril Ramaphosa, ses partisans, et ses opposants étaient réunis devant le Parlement pour faire entendre leurs voix.

 » Il n’y a pas de preuves. Il faut lui donner une chance de continuer à être président et d’obtenir un second mandat pour maintenir la stabilité dans ce pays », explique Vuyiwe Hani, membre de l’ANC.

Cyril Ramaphosa est accusé d’avoir caché à la police et au fisc un cambriolage dans sa ferme en 2020, au cours duquel les intrus seraient repartis avec 580 000 dollars en liquide. De l’argent sale selon certains.

« Nous exigeons que Cyril Ramaphosa soit tenu responsable, qu’il réponde aux accusations graves contre lui, et que le processus de destitution à son encontre démarre et qu’une commission de destitution soit désignée », explique Carl Niehaus, ancien cadre de l’ANC.

En tout, selon la présidente de l’Assemblée, 214 députés ont voté contre, et 148 pour. Certains députés de l’opposition ont affirmé plus tôt avoir reçu des menaces pour influencer leur vote, qui n’a pas eu lieu à bulletin secret.

Africanews via CONGO PUB Online

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Afrique

Afrique du Sud : le président Cyril Ramaphosa échappe à une destitution

by admin9775 14 décembre 2022
written by admin9775

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, embourbé dans un scandale depuis des mois, a échappé mardi à l’ouverture d’une procédure de destitution, le Parlement s’y étant largement opposé à l’issue d’un débat houleux.

L’assemblée a voté contre à 214 voix, pour à 148 voix et deux abstentions. Chacun des députés présents a énoncé clairement son choix, s’exprimant dans les onze langues officielles du pays.

Lors du débat, soutenu, la présidente a appelé au calme, usant parfois du zoulou « Thula! Thula » (taisez-vous). Si plus de 50% d’entre eux avaient jugé suffisamment grave l’affaire de cambriolage qui gêne le président, une procédure aurait été lancée pour examiner l’affaire en détail.

M. Ramaphosa, 70 ans, qui a fait fortune dans les affaires avant d’accéder à la fonction suprême, est accusé d’avoir caché à la police et au fisc un cambriolage dans sa propriété de Phala Phala, où il élève des bovins rares.

En février 2020, des intrus étaient repartis avec 580.000 dollars dénichés sous les coussins d’un canapé. Le fruit de la vente de vingt buffles, selon le président. De l’argent sale, selon la plainte déposée en juin par un opposant politique.

M. Ramaphosa, qui a passé mardi la journée entre Pretoria et Johannesburg, n’est pas inculpé, l’enquête de police se poursuivant.

Un rapport parlementaire, rédigé par trois juristes, avait conclu fin novembre que M. Ramaphosa « a pu commettre » des actes contraires à la loi. C’est sur cette base que le Parlement devait se prononcer.

« Nous ne votons pas pour déclarer le président innocent ou coupable », avait tenté lors du débat le chef du principal parti d’opposition (DA), John Steenhuisen, mais pour que le Parlement puisse aller au fond de l’affaire.

Comme un seul homme

« C’est un moment décisif: Le Parlement affirmera aujourd’hui que personne n’est au-dessus de la loi ou que quelques-uns le sont », a déclaré Vuyolwethu Zungula, du petit parti d’opposition ATM à l’origine d’une motion de censure.

Julius Malema, leader de l’EFF (gauche radicale) s’est dit « déçu » par le président, l’accusant même, dans son style cru, de « pisser sur la Constitution ».

« Le rapport place la barre trop bas pour destituer un président en exercice », a contesté le ministre de la Justice, Ronald Lamola. « Il n’y a pas assez d’éléments » pour le justifier, a martelé le fervent soutien du chef de l’Etat alors que l’ANC avait donné consigne claire à ses élus de rejeter une telle procédure.

Ce vote déterminant pour l’avenir immédiat du président, qui reste très populaire en dépit de soupçons d’évasion fiscale ou de blanchiment, intervient trois jours avant une réunion cruciale du Congrès national africain (ANC).

Le parti, au pouvoir depuis la fin de l’apartheid, doit élire en fin de semaine son prochain leader et potentiel futur chef de l’Etat, en cas de victoire aux élections générales de 2024.

Cyril Ramaphosa est candidat à la présidence du parti, qui choisit les chefs d’Etat depuis trente ans, face à son ancien ministre de la Santé.

Les caciques de l’ANC, en l’absence de successeur crédible, lui avaient apporté un soutien officiel pour le sauver, appelant, en dépit de tiraillements, les 230 députés du parti à voter comme un seul homme pour rejeter la procédure de destitution. Seule une poignée d’entre eux ont manqué à l’appel.

Mais l’ANC pourrait faire, sur le long terme, les frais du scandale. En proie à de profondes divisions et entaché par des affaires de corruption à répétition –notamment sous l’ère du président Jacob Zuma (2009-2018) mais aussi depuis, l’ANC faiblit dans les urnes depuis dix ans.

L’an dernier, pour la première fois de son histoire, il a réuni moins de 50% des suffrages lors d’élections locales.

En 2024, l’ANC « pourrait perdre le pouvoir », estime l’analyste Daniel Silke. Emmenant l’Afrique du Sud, dirigée par l’ANC depuis l’avènement de la démocratie, en terre inconnue.

Africanews via CONGO PUB Online

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AfriqueEconomie

Namibie : le FMI salue une économie robuste après le choc de la Covid-19

by admin9775 12 décembre 2022
written by admin9775

En 2020, l’économie de la Namibie a enregistré une forte contraction du fait de l’impact de la pandémie de Covid-19. Un an plus tard, grâce à la mise en œuvre de plusieurs politiques macroéconomiques visant à stabiliser la reprise, l’économie du pays redémarre. 

Le Fonds monétaire international (FMI) estime que la reprise économique s’est renforcée en Namibie après le choc de la pandémie de Covid-19, malgré les risques liés à la détérioration des conditions économiques mondiales. L’information émane d’un rapport de l’institution publié jeudi 8 décembre sur son site web.

D’après le Fonds, la croissance du PIB du pays devrait augmenter de 0,3 point de pourcentage pour atteindre les 3% cette année, et grimper à 3,2% en 2023. Cette augmentation de l’économie namibienne est portée principalement par une production robuste de diamants, d’or et d’uranium, ainsi que par une reprise progressive du tourisme et de l’industrie manufacturière.

Toutefois, le FMI relève une hausse de l’inflation dans le pays, qui devrait atteindre les 6,5% cette année, du fait de la guerre en Ukraine, qui a provoqué l’augmentation des prix internationaux du pétrole et des denrées alimentaires. Le Fonds considère que la détérioration des conditions mondiales pourrait avoir un impact négatif sur les perspectives à court terme de la Namibie, et aggraver les déséquilibres extérieurs et budgétaires. L’institution prévoit néanmoins, grâce à des mesures d’assainissement budgétaire visant à mobiliser des recettes supplémentaires et à accroître l’efficacité des dépenses, une modération de cette augmentation des prix à partir de 2023.

« Le déficit de la balance courante devrait rester important en 2022, en raison de la hausse des prix internationaux des denrées alimentaires et des carburants, d’une forte baisse des recettes de la SACU et d’importantes importations financées par les IDE dans le secteur du pétrole et du gaz », lit-on dans le rapport. 

En guise de recommandations au gouvernement namibien, le FMI préconise un renforcement des mesures prévues pour contenir la masse salariale et une amélioration du recouvrement et de l’application des impôts. Le Fonds souligne aussi, entre autres mesures, la nécessité de réformer les entreprises publiques et de renforcer la gestion des finances publiques, ainsi que la mise en œuvre rapide du plan d’action visant à renforcer le cadre de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Jean-Marc Gogbeu

Agence Ecofin via CONGO PUB Online

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Afrique

L’Afrique du Sud veut dépénaliser la prostitution

by admin9775 9 décembre 2022
written by admin9775

Le gouvernement sud-africain a présenté vendredi un projet de dépénalisation de la prostitution, dans l’espoir de lutter contre les violences faites aux femmes qui ne cessent de s’accentuer.

L’offre et le recours à des services sexuels ne seront plus traités comme un crime, en vertu de cette législation présentée par le ministère de la Justice. Selon les associations, le pays compte environ 150 000 prostituées.

« On espère que la dépénalisation réduira les violations des droits humains contre les travailleuses du sexe », a déclaré le ministre de la Justice Ronald Lamola lors d’un point de presse.

« Cela permettrait aussi un meilleur accès aux soins et une meilleure protection pour les travailleuses du sexe, de meilleures conditions de travail et moins de discrimination et de stigmatisation », a-t-il poursuivi.

Afrique du Sud : manifestation de travailleurs du sexe https://t.co/AyofoYKXgo

— Africanews Français (@africanewsfr) November 1, 2022

L’Afrique du Sud, l’un des pays où l’épidémie de VIH est la plus forte au monde, est frappée par une vague de violence contre les femmes.

Selon les chiffres de la police publiés en novembre, le nombre de viols et d’agressions sexuelles a augmenté de 13% entre 2017-2018 et 2021-2022. Un viol est déclaré à la police toutes les 12 minutes, sans compter tous ceux qui ne font jamais l’objet de plaintes.

Les meurtres de femmes ont bondi de 52% sur les trois premiers mois de l’année par rapport à la même période l’an dernier, selon le président sud-africain Cyril Ramaphosa.

« Si les travailleuses du sexe ne sont plus étiquetées comme des criminelles, elles pourront beaucoup mieux travailler avec la police pour lutter contre la violence », a écrit le groupe de défense des droits des prostituées SWEAT sur Facebook, saluant le projet de loi comme « une incroyable nouvelle ».

Certains incidents récents ont choqué la nation, notamment une série de crimes dont le viol collectif de huit femmes en juillet et la découverte d’une demi-douzaine de corps, dont certains seraient des prostituées portées disparues, dans un immeuble de Johannesburg en octobre.

Afrique du Sud : des travailleuses du sexe assassinées, manifestation à Johannesbourg https://t.co/7HlgyOnr4F

— Africanews Français (@africanewsfr) October 18, 2022

La constitution sud-africaine post-apartheid est l’une des plus libérales au monde, autorisant des lois progressistes sur l’avortement et le mariage homosexuel, mais les professionnelles du sexe souffrent depuis longtemps de stigmatisation.

Le président Cyril Ramaphosa a récemment jugé que les violences basées sur le genre devraient être considérées comme la principale « pandémie » affectant le pays, puisque pas un jour ne passe sans que de nouveaux crimes « horribles » soient rapportés par les médias.

Le projet de loi, qui a été publié pour consultation publique, ne traite que de la dépénalisation et ne réglemente pas l’industrie du sexe, ce qui, selon le ministre de la Justice, devrait être abordé ultérieurement.

Le parlement doit ensuite approuver le projet de loi, une procédure qui prendra plusieurs mois.

Africanews via CONGO PUB Online

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Teodoro_Obiang_Nguema_Mbasogo
Afrique

Guinée équatoriale : Teodoro Obiang investi pour un sixième mandat

by admin9775 9 décembre 2022
written by admin9775

Le président de Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui détient le record mondial de longévité au pouvoir pour un chef d’Etat encore vivant, hors monarques, a prêté serment jeudi pour un sixième mandat de sept ans.

Il a été réélu avec 94,9% des suffrages le 20 novembre, à 80 ans, à la tête de ce petit pays d’Afrique centrale riche de son pétrole, qu’il dirige d’une main de fer depuis plus de 43 ans.

La cérémonie d’investiture s’est déroulée à Malabo devant de nombreux invités dont ses homologues du Congo, du Burundi, de Sao Tome-et-Principe, du Zimbabwe et de la Centrafrique.

« Je ne suis pas le président d’un groupe tribal ou ethnique ou d’une croyance particulière, j’ai été élu par tout le peuple de Guinée équatoriale (…), je suis et serai toujours le président de tous les Equato-guinéens », a-t-il lancé d’une grande tribune en bord de mer, après son serment devant les juges du Tribunal constitutionnel et les parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, au sein desquels son parti a remporté la totalité des sièges lors du scrutin du 20 novembre.

Puis le chef de l’Etat et ses homologues ont assisté au défilé de plus de 5.000 militaires et policiers, selon les chiffres fournis par le ministère de la Défense.

Comme pour les cinq scrutins précédents, M. Obiang a été réélu avec plus de 90% des suffrages, cette fois contre un candidat du seul parti d’opposition qui ne soit pas interdit et un autre issu d’un mouvement jusqu’alors allié au parti du président.

Il avait pris le pouvoir par un coup d’Etat en 1979 dans ce pays indépendant de l’Espagne depuis 1968. Son régime est régulièrement accusé par les ONG internationales et des capitales occidentales de réprimer toute opposition et de bafouer les droits humains, et blâmé pour une corruption endémique.

Troisième producteur de pétrole et troisième pays le plus riche d’Afrique sub-saharienne en PIB par habitant en 2021, selon la Banque mondiale, l’essentiel de la richesse de la Guinée équatoriale reste concentrée dans les mains de quelques-uns.

L’institution de Bretton Woods n’a pas de données récentes sur le pays mais elle estimait en 2006, quand la manne pétrolière jouait à plein, que près de 80% de la population vivait en-dessous du seuil de pauvreté (moins de 1,9 dollar par jour par habitant).

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Afrique

L’ex-ministre Zweli Mkhize en embuscade en cas de chute du président Ramaphosa

by Guyguy Lelo 9 décembre 2022
written by Guyguy Lelo

Si Cyril Ramaphosa tombe, il est prêt. L’ancien ministre sud-africain de la Santé, Zweli Mkhize, est aujourd’hui le principal rival du président, embourbé dans un scandale, pour prendre les rênes du pays.

Alors que le chef d’Etat se débat avec une possible procédure de destitution, accusé d’avoir tenté de dissimuler un cambriolage au cours duquel des liasses de dollars ont été découvertes dans un canapé chez lui, le médecin de formation, 66 ans, fait campagne sans relâche.

Il est le seul autre candidat, derrière Cyril Ramaphosa, à la présidence du parti de Nelson Mandela, toujours au pouvoir trente ans après la fin de l’apartheid: L’ANC se réunit la semaine prochaine pour décider qui dirigera le pays si le parti, de plus en plus contesté, remportait les élections générales de 2024.

Dans la maison louée dans une banlieue cossue de Johannesburg où il enchaine les interviews, Zweli Mkhize avance à pas feutrés, ses mouvements comme en sourdine. Les larges baies vitrées donnent directement sur la piscine du jardin.

Entre deux entretiens, il se demande s’il devrait changer de cravate. Son assistante en tient plusieurs à disposition. Toutes vertes, noires et or, aux couleurs du Congrès national africain (ANC).

Le parti, qui choisit les chefs d’Etat depuis 1994, dégringole inexorablement dans les urnes. Mais « l’ANC reste pertinent » en dépit d’erreurs commises et de problèmes récurrents de corruption impliquant ses dirigeants, assure celui qui siège à son tout-puissant Comité exécutif national (NEC).

Lundi, il était de ceux qui ont débattu du sort de Cyril Ramaphosa lors d’une réunion au sommet. En amont d’un vote au Parlement pour déclencher ou non une procédure de destitution, l’ANC, largement majoritaire, a apporté un soutien officiel au chef d’Etat, rendant un départ forcé peu probable.

« Pas anodin »

« Cette réunion a été menée de façon inhabituelle et bizarre. Certains membres étaient encore censés donner leur avis mais ils ont décidé de clore les discussions affirmant qu’un consensus avait été trouvé », reproche M. Mkhize. Donnant « l’impression que certaines voix devaient être tues ».

« Le président dit qu’il est innocent et personne n’a de raison d’en douter », poursuit-il. Mais le fait de cacher 580.000 dollars sous les coussins d’un canapé « n’est pas anodin », glisse l’ancien ministre, sorti du gouvernement il y a près de deux ans et qui n’est pas non plus exempt de tout soupçon.

En pleine crise du Covid, il a été mis en cause dans une affaire de détournement d’environ neuf millions d’euros, dans le cadre d’un contrat irrégulier avec une société de communication chargée des campagnes de sensibilisation contre la pandémie.

« Personne n’est parfait », dit-il en se raclant la gorge, estimant toutefois que l’enquête était biaisée. Il tente encore de faire classer l’affaire.

Fronçant les yeux et faisant apparaître les rides de son front, il semble intarissable sur les réformes à mener. Il les énumère d’un ton monocorde, cherchant rarement ses mots, dans un discours articulé à l’extrême et rôdé.

« Créer des emplois » dans un pays rongé par un chômage endémique, des logements pour endiguer l’expansion de townships qui s’étendent à l’infini et « permettre aux jeunes d’acquérir les compétences nécessaires pour contribuer à l’économie ».

Rien de révolutionnaire mais des projets qui sont largement restés au stade de bonnes résolutions sous le mandat de Ramaphosa, critique-t-il à demi-mot. Mais a-t-il suffisamment de soutiens pour battre ce dernier? Il l’affirme sans hésiter.

Originaire du KwaZulu-Natal (sud-est), la branche de l’ANC dans cette province stratégique du pays zoulou, qui compte le plus grand nombre de délégués, lui a apporté un soutien massif en amont de la conférence de l’ANC qui s’ouvre le 16 décembre.

VOA via CONGO PUB Online

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Afrique

Kigali accuse la communauté internationale d’exacerber la crise dans l’Est de la RDC

by admin9775 7 décembre 2022
written by admin9775

Le Rwanda, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, accuse la communauté internationale d’exacerber la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo, une région en proie à des groupes armés. Cette déclaration intervient après que Washington a appelé Kigali à mettre un terme à tout soutien supposé aux rebelles.

VOA via CONGO PUB Online

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Afrique

La Cédéao donne au Mali jusqu’à janvier pour libérer 46 soldats ivoiriens

by Pius KAMBU 5 décembre 2022
written by Pius KAMBU

Le 62e sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) s’est achevé dimanche soir 4 décembre. L’organisation demande la libération avant le 1er janvier des 46 militaires ivoiriens détenus au Mali, annonce la création d’une force régionale pour lutter contre le terrorisme et pour rétablir l’ordre constitutionnel.

Dès le début de la rencontre, les chefs d’État de la Cédéao ou leurs représentants se sont discrètement retirés dans une salle de la présidence nigériane pour un huis clos intégral. Ils ont pris la décision de taper du poing sur la table et de demander au Mali, avant le 1er janvier 2023, la libération des 46 militaires ivoiriens détenus à Bamako depuis plus de quatre mois, sinon des sanctions seront prises, selon la Commission. Et d’après nos informations, c’est le président togolais Faure Gnassingbé, médiateur dans le dossier, qui se rendra dans la capitale malienne pour faire passer le message.

Les transitions malienne, guinéenne et burkinabè ont été d’autres sujets de discussions. Avec un ministre des Affaires étrangères très actif dans les couloirs, le gouvernement guinéen est arrivé à vendre aux participants du sommet d’Abuja une transition d’une durée de 24 mois. La conférence des chefs d’État, elle, a demandé un dialogue inclusif. S’il ne peut pas se tenir à Conakry, la Cédéao proposera d’accueillir la rencontre dans une autre capitale de la sous-région.

Au Burkina Faso, le sommet a validé le rapport du médiateur, l’ancien président nigérien Issoufou Mahamadou, qui a demandé une grande solidarité à l’égard de ce pays. D’autre part, l’institution sous-régionale, qui s’inquiète de la situation sécuritaire et humanitaire, va aider le pays.

La transition malienne, elle, est observée à la loupe, même si des progrès sont notés.

Force régionale

Un projet de création d’une force régionale de la Cédéao a été adopté. Cette force, dont tous les contours ne sont pas connus, « sera une force d’intervention contre le terrorisme et les changements anticonstitutionnels dans la sous-région », explique à RFI Omar Alieu Touray, le président de la Commission de la Cédéao.

Pour cette force-là, les chefs d’État ont décidé de ne pas dépendre des financements volontaires, car jusqu’à maintenant, nous avons vu que les financements volontaires ne viennent jamais. Nous allons regarder comment financer la force avec nos propres moyens.

RFI via CONGO PUB Online

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Afrique

Uhuru Kenyatta : « Nous ne voulons pas que le Congo soit le pays dans lequel les autres viendront se battre pour créer de l’insécurité »

by Pius KAMBU 4 décembre 2022
written by Pius KAMBU

L’ancien Président kenyan et facilitateur de l’EAC, Uhuru Kenyatta affirme, dans une interview accordée à Radio Okapi que la RDC ne doit pas devenir ce pays dans lequel les groupes armés d’autres pays viennent se battre pour créer de l’insécurité.

Il recommande aux pays dont les ressortissants ont créé des mouvements armés en RDC d’organiser des échanges avec eux pour le retour de la paix dans la partie orientale de la RDC.

Interview:

Radio Okapi : M. Uhuru Kenyatta, vous venez d’échanger avec différents groupes armés, et après ces échanges, pouvez-vous nous dire comment vous appréciez le déroulement de ce processus en cours de Nairobi ?  

Uhuru Kenyatta : « Aujourd’hui nous avons eu l’occasion d’écouter les avis des différents groupes représentés ici.  Et aujourd’hui, moi, je leur ai donné à tous la chance de parler à cœur ouvert pour que chacun présente les problèmes selon que lui ou son groupe les voit. Et nous venons de terminer tardivement, je suis sûr que vous étiez entrain de suivre, chacun a eu cette chance. Maintenant nous voulons mettre ensemble tous ces points de vue afin de les remettre au gouvernement congolais pour qu’il voie ce qu’il peut réaliser.

 Il y a certaines choses, comme la mise en œuvre effective du Programme DDRC-S où nous avons aussi différents partenaires. Nous voulons nous engager avec eux. Il y a d’autres choses qui concernent nos pays de l’Afrique de l’Est. C’est bon aussi que nous nous engagions avec eux, pour qu’ensemble, nous puissions trouver une solution qui traitera  différentes choses que nous avons entendues ici aujourd’hui. Alors, ce n’est que le début. Maintenant nous voulons consolider et consulter pour donner des réponses aux questions nous posées aujourd’hui par ceux qui étaient ici. Notre objectif étant de trouver une solution durable ».   

Radio Okapi : Les groupes armés vous ont assuré qu’ils vont déposer les armes ?  

 Uhuru Kenyatta : « Ils viennent de m’assurer qu’ils sont prêts, mais aussi, ils viennent de m’expliquer pourquoi ils avaient pris les armes et ce qu’ils veulent voir être fait pour que s’ils déposent leurs armes, nous ayons une paix durable. Voilà les questions que nous devons traiter ensemble. Mais, ma joie est qu’il n’y a aucun groupe qui a refusé. Tous viennent de dire qu’ils sont prêts.  Mais il y a diverses choses que nous devons examiner, et même s’ils déposent, assurons-nous qu’ils déposent d’une manière qui nous assurera d’être en paix. Parce que c’est cette paix durable que nous recherchons ».  

Radio Okapi :  Le M23 a exprimé le vœu d’échanger avec vous ?  

Uhuru Kenyatta : « Les groupes tel que le M23 et d’autres qui ne sont pas ici maintenant, nous, nous n’avons aucun problème d’échanger avec eux. Mais ils doivent d’abord remplir les conditions conformément à nos échanges tenus à Luanda. Après avoir terminé ce processus, nous voulons que tous les groupes qui sont des congolais, parce que cette rencontre est pour les congolais ; tous ceux-là qui sont des congolais, ils seront les bienvenus autour de la table afin qu’ils puissent être impliqués. Et nous disons que tous les groupes qui ne sont pas des congolais, qu’ils rentrent chez eux, dans leurs pays. Pour qu’ils échangent avec leurs compatriotes pour que la paix revienne dans ces pays.  Mais, nous disons que nous ne voulons pas que le Congo soit le pays dans lequel les autres viendront se battre pour créer de l’insécurité. Nous disons que tous les groupes rentrent chez eux et échangent avec leurs gouvernements de la même manière que  les congolais sont ici pour chercher des solutions aux problèmes des congolais».  

Radio Okapi :  A la fin, quel est votre message à tous les congolais qui sont au Congo et qui attendent que la solution vienne de ces pourparlers de Nairobi III?  

Uhuru Kenyatta : « Mon message est que nous soyons patients, ne perdons pas la foi. Nous le savons, cette situation a perduré. Maintenant,  nous ne sommes qu’au début. Et la solution ne sera pas trouvée en un jour ou deux. Nous devons avoir de la patience, nous devons avoir ce désir de vouloir et d’aimer voir cette paix. Alors moi je vous demande de ne pas vous fatiguer, donnez-nous du temps, aidez-nous. Echangez même entre vous. Mais ne soyons pas trop pressés parce que la paix n’est pas quelque chose qui peut être obtenue  facilement. Voyons voir, à travers des pourparlers avec ceux-ci et avec d’autres, nous pourront obtenir cette paix que nos compatriotes congolais attendent ».  

Propos recueillis par Martial Papy Mukeba.

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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