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Afrique

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Sénégal: l’Assemblée vote le report de la présidentielle après l’évacuation forcée de députés de l’opposition

by Sam's Londele 6 février 2024
written by Sam's Londele

Après l’évacuation par les gendarmes des députés de l’opposition de l’hémicycle, l’Assemblée nationale a adopté ce lundi 5 février à la quasi unanimité des députés présents la proposition de loi de reporter la présidentielle au 15 décembre 2024 et celle de laisser au pouvoir le président sortant jusqu’à l’entrée en fonction d’un nouveau président.

Au Sénégal, les députés ont examiné ce 5 février 2024 la proposition de loi pour reporter la présidentielle du 25 février au 25 décembre 2024. À l’issue d’une longue journée, il a été voté et adopté à 105 voix pour et 1 contre mais sans les députés de la principale coalition d’opposition, rapporte notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff. Ces derniers ont été évacués par les gendarmes car ces parlementaires refusent de voter sans un débat sur le fond.

Autour du Parlement, des dizaines de gendarmes avaient quadrillé la zone pour empêcher tout rassemblement. Et même l’accès à l’Assemblée nationale était plus compliquée que d’habitude, avec des forces de l’ordre équipées de matraques déployées jusque dans l’enceinte du Parlement. Dans la rue, la tension a monté d’un cran dès hier, avec des échauffourées tandis que l’opposition cherchait à se rassembler.

Ce projet de loi étend par ricochet la durée du mandat de Macky Sall, lui qui a promis de ne pas se représenter ; il va pouvoir rester au pouvoir dix mois de plus, le temps qu’un nouveau président soit élu. Or, cette disposition viole la Constitution et notamment les articles 27 et 103, ce dernier interdisant une quelconque modification du mandat du président, argumentent les députés de l’opposition qui dénoncent avec ce texte un coup d’État institutionnel. Pour le député de l’ex-Pastef Ayib Daffé, le résultat est scandaleux : « Ils ont réussi à faire passer l’amendement qui proroge le mandat du président de la république illégalement, anticonstitutionnellement jusqu’au 15 décembre, ce qui est complètement scandaleux, nous n’allons pas l’accepter. »

C’est un scandale, juge également le député Guy Marius Sagna du parti dissous Pastef, rapporte notre correspondante à Dakar Théa Ollivier. Selon lui aussi, reporter l’élection au 15 décembre et permettre au président sortant de garder ses fonctions jusqu’à l’arrivée de son successeur est synonyme de coup d’État constitutionnel.

Depuis l’annonce du report par le président Macky Sall, samedi 3 février, l’opposition est vent debout contre cette décision qui prolonge de facto le mandat de Macky Sall, président du pays depuis 2012. Ils ont prévu de saisir le Conseil constitutionnel pour avis et appellent à la désobéissance civile pour s’opposer à cette loi qui plonge un peu plus le Sénégal dans l’inconnu. « Au-delà du 2 avril, nous ne reconnaîtrons plus le président Macky Sall », prévient Ayib Daffé.

« Les sept membres du Conseil constitutionnel sont désormais le dernier rempart contre la tentative de coup d’État constitutionnel », assure Fary Ndao, ingénieur et membre actif de la société civile.

Du côté de la majorité, on se veut rassurant. Cette proposition de report de la présidentielle au 15 décembre donne du temps à tous les acteurs politiques pour organiser un scrutin pacifié et inclusif après les contestations électorales des dernières semaines. La date initiale du 25 août n’a pas été retenue car peu pratique en pleine saison des pluies, selon les parlementaires de la majorité. « Mais nous voulions une date qui soit encore en 2024 », pour ne pas reporter l’échéance trop loin, explique Abdou Mbow, député de Benno Bokk Yakaar pour qui il ne s’agit pas d’une violation de la Constitution mais plutôt d’un aménagement temporaire : « Encore une fois, la dérogation à une Constitution existe. Il ne s’agit pas de maintenir le président de la république mais c’est d’aménager et d’organiser des conditions pour organiser des élections libres, transparentes et démocratiques parce que le président ne se présente pas à un autre mandat. »

Dans le pays, l’internet mobile est coupé depuis lundi matin. Le ministère de la Communication s’est justifié en parlant d’appels à la haine qui circulent sur les réseaux et de risques de troubles à l’ordre public. « Cette coupure vient jeter de l’huile sur le feu parce qu’elle intervient dans un contexte déjà très tendu, dénonce Qemal Affagnon, responsable de la section Afrique de l’Ouest d’Internet sans frontières. Le Sénégal a récemment explosé le record en termes de coupures internet. Nous déplorons une fois de plus cette situation et nous invitons le gouvernement et les opérateurs de téléphonie et toutes les parties prenantes de l’écosystème internet à respecter leurs engagements pour la protection des droits des internautes sénégalais. Cette coupure porte une grave atteinte à la liberté d’expression, à l’information. C’est aussi une violation de tous les droits internationaux auxquels le Sénégal est partie prenante. »

Nous sommes profondément préoccupés par la situation au Sénégal et nous suivons de près son évolution. Le Sénégal a une forte tradition de démocratie et de transfert pacifique du pouvoir. Tout en reconnaissant les allégations d’irrégularités, nous sommes préoccupés par les perturbations du calendrier de l’élection présidentielle. Et nous demandons instamment à tous les participants au processus politique sénégalais de s’engager pacifiquement dans les efforts importants visant à organiser des élections libres, équitables et en temps voulu. Nous appelons aussi les autorités sénégalaises à rétablir immédiatement l’accès à internet et à respecter la liberté d’expression, y compris pour la presse. Les États-Unis soutiennent l’engagement du peuple sénégalais pour la démocratie de plusieurs manières, notamment par des efforts de soutien technique et financier, aussi bien qu’en travaillant directement avec les autorités électorales et la société civile.

Vedant Patel, porte-parole adjoint du Département d’État américain: «Nous sommes profondément préoccupés par la situation au Sénégal»Guillaume Naudin

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Report de la présidentielle au Sénégal: l’opposition empêchée de se rassembler

by Sam's Londele 4 février 2024
written by Sam's Londele

En riposte à l’annonce du report sine die de la présidentielle du 25 février par le président Macky Sall, plusieurs candidats de l’opposition avaient appelé au rassemblement ce dimanche 4 février pour démarrer la campagne électorale. Sans succès.

Tout l’après-midi, des militants de l’opposition et de simples citoyens ont tenté de se rassembler près du rond-point Saint-Lazare, sur l’une des artères centrales de Dakar, après l’annonce du report sine die de l’élection présidentielle. En vain. Systématiquement, les gendarmes, déployés par dizaines, ont dispersé les petits groupes à coups de gaz lacrymogènes, rapporte notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff. Au fil des heures, la tension est montée et des jets de pierre ont répondu aux lacrymos. Des pneus ont été brûlés et chaque fois, les groupes séparés. Ce dimanche soir, le quartier est bouclé par les gendarmes, les rideaux des boutiques tirées et à intervalles réguliers résonnent les tirs de gaz lacrymogènes.

Les candidats et leaders de l’opposition ont échoué à se rendre sur le lieu du rassemblement. Certains ont été bloqués au siège de leur parti, d’autres dans leur voiture. L’ancienne Première ministre Aminata Touré a annoncé avoir été embarquée par les gendarmes dès qu’elle est sortie de son véhicule. Idem pour la candidate Anta Babacar Ngom, interpellée parce qu’elle refusait de quitter le point de rassemblement. Le candidat Serigne Mboup fait état de l’arrestation de quatre membres de son équipe de communication.

Le signal est clair : aucun rassemblement n’est toléré. Il en va de même dans d’autres villes du pays, comme Thiès, Mbour et Louga. L’opposition dit actuellement réfléchir à la façon de se mobiliser dans les prochains jours. « C’est totalement injuste », lance un manifestant. « Ici, il ne nous laisse même plus nous exprimer. On est fatigués, proteste une femme. On veut pouvoir voter et choisir notre président. » 

C’est la Constitution qui fixe les échéances électorales et le mandat du président. Il ne peut pas se lever un bon matin pour, sous des prétextes fallacieux, vouloir interrompre le processus électoral.

Rassemblement contre le report de la présidentielle: paroles de manifestantsLéa-Lisa Westerhoff

Ce soir, le ministère de la Communication, « en accord avec le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), a donné l’ordre aux diffuseurs de Walf TV de couper temporairement le signal pour incitation à la violence », a dit à l’Agence France-Presse son directeur de la communication, Ousseynou Dieng. Le groupe Walf a annoncé sur les réseaux sociaux un « retrait définitif de sa licence par l’État ».

Les réactions se poursuivent

Le report de la présidentielle au Sénégal, inédit dans l’histoire du pays, a également provoqué de nombreuses réactions à l’étranger. Les mêmes mots reviennent à chaque fois : incertitude, préoccupation, appels à des élections rapides, ce qui traduit l’inquiétude d’une grande partie de la communauté internationale. Si les réactions ont été peu nombreuses sur le continent, la Cédéao, par la voix de sa commission, avait réagi dès samedi soir et a exprimé dimanche « sa préoccupation quant aux circonstances qui ont conduit au report de l’élection ». L’organisation sous-régionale demande à nouveau les autorités à oeuvrer pour fixer rapidement une nouvelle date et elle « exhorte la classe politique à prioriser le dialogue pour l’organisation d’une élection transparente, inclusive et crédible ». La Cédéao encourage également Macky Sall « à continuer de défendre et de protéger la longue tradition démocratique du Sénégal ».

Dans un communiqué diffusé dimanche, l’Union européenne estime que l’annonce de ce report « ouvre une période d’incertitude au Sénégal ». En conséquence, l’UE dit appeler « tous les acteurs à œuvrer, dans un climat apaisé, à la tenue d’une élection, transparente, inclusive et crédible dans les meilleurs délais », « afin », ajoute le texte, « de préserver la longue tradition de stabilité et de démocratie au Sénégal ». Les États-Unis se sont dits pour leur part profondément préoccupés par cette situation et réclament qu’une nouvelle date soit annoncée rapidement.

Sur la même ligne, la France appelle les autorités à « lever les incertitudes autour du calendrier électoral pour que les élections puissent se tenir dans le meilleur délai possible ». « Profondément préoccupés » par ce report, les États-Unis avaient eux « exhorté » samedi soir les acteurs politiques « à s’engager pacifiquement » pour « fixer rapidement une nouvelle date et les conditions d’une élection libre et équitable ».

L’élection renvoyée au 25 août ?

Justement, l’Assemblée nationale accélère la cadence pour examiner un projet de loi sur le report de l’élection présidentielle déposé par Mamadou Lamine Thiam du Parti démocratique sénégalais de Karim Wade. Les députés seront réunis en plénière ce lundi 5 février pour examiner le texte contre lequel l’opposition est vent debout. Le calendrier pourrait être précisé à l’issue des débats.

En attendant, c’est la commission des lois qui bûche sur la proposition de loi constitutionnelle, qui renverrait l’élection au 25 août, rapporte notre correspondante à Dakar, Juliette Dubois. Cette commission est chargée du travail technique et d’un premier examen du texte. Le projet demande un report de l’élection en avançant que le processus électoral est déjà émaillé d’incidents et de dysfonctionnements graves. Des arguments que Macky Sall a repris samedi lors de son adresse à la nation, lorsqu’il a annoncé abroger le décret qui fixait l’élection au 25 février, et donc repousser de facto le scrutin.

Le projet de loi parle aussi d’une crise institutionnelle entre les pouvoirs judiciaire et législatif autour du processus de validation des candidats et propose de repousser l’élection de six mois, au 25 août prochain. Selon un député d’opposition présent dans la salle, plusieurs députés de la coalition au pouvoir Benno Bokk Yakaar sont même allés plus loin en demandant la prolongation d’un an du mandat de Macky Sall.

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À la UneAfrique

Sénégal: l’élection présidentielle du 25 février reportée sine die

by Sam's Londele 3 février 2024
written by Sam's Londele

Le président Macky Sall s’est exprimé à la Nation ce samedi 3 février, à quelques heures de l’ouverture de la campagne. Le chef de l’État a annoncé abroger le décret sur la convocation du corps électoral, reportant de facto la tenue de l’élection présidentielle du 25 février 2024.

« J’ai signé le décret du 3 février 2024 abrogeant le décret » du 26 novembre 2023 fixant la présidentielle au 25 février 2024, a annoncé Macky Sall dans son discours à la Nation, à quelques heures de l’ouverture de la campagne électorale pour le scrutin présidentiel pour lequel devaient concourir vingt candidats, sans deux ténors de l’opposition. « J’engagerai un dialogue national ouvert, afin de réunir les conditions d’une élection libre, transparente et inclusive », a poursuivi le président sénégalais dans son discours, sans donner de date.

C’est la première fois depuis 1963 qu’une élection présidentielle au suffrage universel direct est reportée au Sénégal. Le président Sall avait fixé le scrutin présidentiel au 25 février dans un décret daté du 29 novembre 2023. Il avait promis fin décembre de remettre début avril le pouvoir au président élu à l’issue du scrutin et l’a réitéré plusieurs fois.

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 »Le retrait du Mali de la CEDEAO a créé des doutes  », Mamadou Ismaila Konaté, ancien ministre

by Sam's Londele 3 février 2024
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Des manifestants saluaient jeudi à Bamako, le retrait du Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Une décision prise par l’Alliance des États du Sahel (AES), une nouvelle organisation regroupant le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Alors que les relations entre ces pays dirigés par des régimes militaires et l’organisation régionale sont exécrables. Pour Mamadou Ismaila Konaté, ancien ministre malien de la Justice, la décision des militaires plonge le pays dans la confusion.

« La décision qu’ils (la junte) ont prise a créé des doutes, des questions, des dilemmes dans l’esprit des gens, qu’ils (la junte) se sont sentis obligés aujourd’hui de demander aux gens de Bamako de descendre (dans les rues pour soutenir) et puis demain à Ouagadougou de descendre et à Niamey de descendre à nouveau. Non. Je pense que le soutien est spontané, et que le soutien spontané est un soutien vivant »

Les trois pays membres démissionnaires accusent la CEDEAO de leur imposer des sanctions « inhumaines » liées au coup d’État. Un argument utilisé par les militaires pour appeler la population à manifester contre l’organisation.

« Quand on voit aujourd’hui qu’un membre du gouvernement prend des mesures pour demander aux gens de sortir (pour soutenir la décision de la junte), bien sûr, il y aura toujours des gens dans la rue pour soutenir une telle décision, comme tous ceux qui sont dans la rue ou qui restent chez eux et qui ne sont pas forcément des gens qui adhèrent à cette décision. », explique Mamadou Ismaila Konaté, ancien ministre malien de la Justice.

C’est la première fois, en près de 50 ans d’existence de la CEDEAO, que ses membres se retirent de la sorte.

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À la UneAfrique

Cameroun : Hervé Bopda arrêté après des accusations d’agressions sexuelles

by Ruben Yale 2 février 2024
written by Ruben Yale

Soupçonné de multiples agressions sexuelles et viols, Herbé Bopda a été interpellé mercredi matin à Douala. Depuis une dizaine de jours, il était accusé par de nombreuses personnes via les réseaux sociaux

« Hervé Bopda a été interpellé ce matin (…) à Bonabéri. Le suspect Hervé Bopda est soupçonné d’avoir violé ou agressé sexuellement un très grand nombre de jeunes filles. Depuis le début de l’affaire (…) deux mandats d’amener avaient été signés. Son arrestation ouvre la voie à la procédure judiciaire qui se chargera de répertorier des preuves contre lui. »

L’ordre des avocats du Cameroun avait réclamé la semaine dernière l’ouverture d’une enquête. 

La Commission des droits de l’Homme du Cameroun s’était également saisie de l’affaire le 19 janvier face à son retentissement sur les réseaux sociaux.

Le gouvernement a également réagi par l’intermédiaire de la ministre de la promotion de la femme et de la famille.

Marie-Thérèse Abena Ondoa a loué  « la saisine des autorités judiciaires compétentes en vue d’établir la matérialité des faits », dans un communiqué publié le 26 janvier.

Figure de la jet-set de Douala, âgé de 45 ans, ce fils d’un riche industriel camerounais est accusé au fil des récits d’être un prédateur sexuel ayant sévi pendant deux décennies.

Si le hashtag #StopBopda était devenu viral, demandant son arrestation, l’homme d’affaires avait décidé de porter plainte pour diffamation. Sa famille a réagi en estimant qu’il fallait respecter la présomption d’innocence.

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Gaza : l’Afrique du Sud affirme qu’Israël ignore la décision de la CIJ

by Sam's Londele 1 février 2024
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La ministre sud-africaine des Affaires étrangères a déclaré mercredi qu’Israël avait déjà ignoré la décision rendue la semaine dernière par le plus haut tribunal des Nations Unies en continuant à tuer des civils à Gaza.

L’Afrique du sud a également demandé pourquoi un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’avait pas été émis et a été délivré dans une autre affaire que l’Afrique du Sud a portée devant la Cour pénale internationale.

La ministre des Affaires étrangères Naledi Pandor a déclaré que l’Afrique du Sud allait désormais « envisager de proposer d’autres mesures à la communauté mondiale » dans le but de mettre un terme aux massacres de civils par Israël dans la bande de Gaza, sans entrer dans les détails de ces mesures.

Mais un haut responsable de son ministère a déclaré que l’Afrique du Sud espérait que l’arrêt rendu vendredi par la Cour internationale de Justice de l’ONU et la question de savoir si Israël le respectait, pourrait maintenant être discuté à un niveau plus large aux Nations Unies, peut-être dans le cadre de dès mercredi.

La décision préliminaire du tribunal dans l’affaire sud-africaine accusant Israël de génocide lors de son offensive militaire de quatre mois à Gaza a ordonné à Israël de faire tout son possible pour empêcher la mort, la destruction et tout acte de génocide contre les Palestiniens dans le territoire. Il n’est pas allé jusqu’à ordonner un cessez-le-feu israélien, ce que réclamait l’Afrique du Sud.

Depuis lors, Israël a poursuivi son offensive militaire, qui, selon lui, vise les militants du Hamas.

Quelque 700 Palestiniens supplémentaires ont été tués dans les jours qui ont suivi la décision de la CIJ, selon les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, portant le nombre total de morts palestiniens à plus de 26 700. Le décompte du ministère de la Santé de Gaza ne fait pas de différence entre les combattants et les civils, mais il indique que la majorité des morts sont des femmes et des enfants.

« Je ne peux pas être malhonnête. Je pense que les décisions du tribunal ont été ignorées », a déclaré Pandor. « Des centaines de personnes ont été tuées au cours des trois ou quatre derniers jours. Et il est clair qu’Israël croit qu’il a le droit de faire ce qu’il veut. »

« Le monde doit donc réfléchir, car nous allons arriver à un point où nous devons réfléchir : que pouvons-nous faire pour empêcher que de tels actes ne se produisent ? Pas seulement avec Israël, mais avec n’importe quel parti dans le monde. »

Elle a déclaré que les décisions de la CIJ contre Israël ne constituaient qu’une victoire « partielle » étant donné que les massacres de Palestiniens à Gaza se poursuivaient.

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À la UneAfrique

Présidentielle au Sénégal : Sonko choisit Faye comme successeur

by Ruben Yale 30 janvier 2024
written by Ruben Yale

Au Sénégal, à un mois de la présidentielle, l’opposant Ousmane Sonko, emprisonné depuis 6 mois, a désigné son successeur.

Dans une vidéo non datée, Sonko désigne son numéro deux Bassirou Diomaye Faye comme son remplaçant à la présidentielle sénégalaise du 25 février.

La candidature de Faye était déjà le plan B de Sonko et de son parti dissous, le Pastef.

Faye, lui aussi écroué depuis avril 2023, vient de voir sa candidature validée par le Conseil constitutionnel, car contrairement à Sonko, il n’a pas été jugé et condamné.

Le nouveau candidat a un parcours similaire à son sonko. Il lui est reproché d’avoir critiqué les magistrats qui ont décidé de juger Ousmane sonko

L’opposant, annoncé comme l’un des favoris de l’élection, a effectivement été écroué en juillet 2023 pour appel à l’insurrection, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et atteinte à la sûreté de l’État.

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À la UneAfrique

Gabon : le retour de Marie-Madeleine Mborantsuo crée la polémique

by Ruben Yale 30 janvier 2024
written by Ruben Yale

Au Gabon, la nomination de Marie-Madeleine Mborantsuo aux fonctions de « président honoraire de la Cour constitutionnelle » continue à indigner les Gabonais.

Ancienne présidente de la Cour constitutionnelle, Mborantsuo très proche de l’ancien président Bongo, a dû quitter son poste au lendemain du coup d’État d’août 2023.

Le retour de celle qui a présidé la Cour suprême du Gabon pendant plus de 30 ans a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.

À la télévision nationale, le porte-parole de la présidence a défendu la nomination de la magistrate approuvée il y a quelques jours par le général Brice Oligui Ngema, chef du coup d’État.

Mborantsuo a été nommé pour la première fois président de la Cour constitutionnelle lors de sa création en 1991.

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À la UneAfrique

Anthony Blinken en quête de soutiens en Angola

by Ruben Yale 26 janvier 2024
written by Ruben Yale

Anthony Blinken a achevé jeudi en Angola sa tournée en Afrique. L’étape angolaise est intervenue après celle du  Cap-Vert, de la Côte d’Ivoire et le Nigeria.

Luanda et Washington se sont rapprochés ces derniers temps. Athony Blinken a salué l’état actuel du partenariat entre les deux pays.

« Nos relations sont plus fortes, plus importantes, plus étendues que jamais au cours de nos 30 années d’amitié et, en ce moment de transformation, le président Biden m’a demandé de venir à Luanda pour aider à construire et à accélérer nos progrès. », a déclaré le secrétaire d’Etat américain.

Lors d’un échange avec le ministre angolais des affaires étrangères, Anthony Blinken s’est félicité de l’adhésion de Luanda aux accords d’Artémis visant l’exploration pacifique de l’espace.

Parmi les sujets d’intérêt commun figurent, le pétrole et les infrastructures. Washington a investi notamment dans le  »couloir Lobito », reliant la RDC et la Zambie via le port angolais de Lobito.

« Nous sommes ravis que l’Angola soit désormais le 33e pays à adhérer aux accords d’Artémis. Il s’agit d’un ensemble de principes pratiques destinés à guider l’exploration sûre, pacifique et durable de l’espace au profit de l’humanité tout entière. J’ai eu l’occasion de visiter aujourd’hui le nouveau musée des sciences ici à Luanda, qui est une installation merveilleuse, et je peux voir des générations de jeunes Angolais élargir leurs propres horizons. Mais je pense que les accords d’Artémis sont aussi un puissant symbole du fait que notre partenariat, nos relations atteignent de nouveaux sommets, au sens propre comme au sens figuré », a déclaré le chef de la diplomatie américaine. 

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a rencontré le président angolais Joao Lourenco à Luanda jeudi. L’implication de Luanda dans la résolution de la crise dans l’Est de la RDC a sans nul doute été au menu des échanges.

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Un suspect inculpé pour l’incendie meurtrier à Johannesburg

by Ruben Yale 26 janvier 2024
written by Ruben Yale

Un homme a été inculpé jeudi de 76 chefs d’accusation de meurtre et de 86 autres de tentative de meurtre dans l’affaire de l’incendie le 31 aout 2023 d’un immeuble d’habitation abandonné de la ville de Johannesburg. Tuant 76 personnes et faisant des dizaines de blessés.

Le suspect, Sithembiso Lawrence Mdlalose est passé aux aveux lors d’une audience.

« Cette affaire est relativement récente et doit encore faire l’objet d’une enquête. Les enquêtes de cette nature prennent beaucoup de temps, au moins plus d’un an dans ce cas particulier. Il ne faut pas oublier qu’un grand nombre de personnes impliquées sont censées être décédées à la suite de cet incident. », a expliqué Dumisani Mabunda, son avocat.

L’avocat reconnait avoir reçu une copie des aveux de son client, obtenu de plein gré. Selon l’accusé, il aurait délibérément provoqué l’incendie après avoir mis le feu sur le corps d’un homme qu’il venait de tuer. En suivant les conseils d’un trafiquant de drogue tanzanien .

« Dans des circonstances normales, les membres de la famille sont lésés et les gens ne sont manifestement pas contents, et elle mentionne qu’il y a maintenant un baron de la drogue. Sa sécurité est donc très importante. Elle est en danger, en fait. », affirme Dumisani Mabunda.

Une nouvelle audience est prévue en février. L’avocat de l’accusé pourrait demander la libération sous caution. En cas de procès, le suspect risque la prison à vie.

Africanews via CONGO PUB Online

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