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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Voici pourquoi la 2e femme de Bassirou Diomaye Faye inquiète certains « patriotes »

by Ruben Yale 1 avril 2024
written by Ruben Yale

La seconde épouse du nouveau président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, est au centre d’une controverse sur les médias sociaux, avec des patriotes s’inquiétant de sa proximité avec des personnalités influentes.

Maintenant, aux côtés du président Bassirou Diomaye Faye, il y a deux dames. C’est une première dans l’histoire du Sénégal, mais également une situation inhabituelle au Palais de la République. Sur les plateformes en ligne, des voix patriotes ont déjà commencé à fixer des limites à la seconde épouse du cinquième président. Absa Fall, qui a épousé le président Diomaye un mois avant son incarcération, est soupçonnée par ces derniers d’avoir des liens avec des personnalités du monde du spectacle.

Contrairement à la première dame Marie Khone Faye, qui se fait discrète, Absa Fall est une Dakaroise ayant vécu en France. Comme beaucoup de jeunes de son âge, elle est active sur les réseaux sociaux, partageant sur Snapchat et fréquentant le milieu du spectacle. Après l’élection de son mari, plusieurs influenceurs ont partagé des photos avec elle sur Snapchat, montrant ainsi leur relation avec la nouvelle deuxième dame de la République. Cette proximité dérange les patriotes.

Sur internet, ces derniers ont multiplié les publications adressées à Absa Fall, exprimant leur souhait de ne pas avoir une deuxième dame fréquentant le monde du spectacle, mais plutôt une femme discrète qui préserve l’image de son mari et du projet Pastef.

Sene.news via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

La Somalie instaure un régime présidentiel à suffrage universel direct

by Ruben Yale 1 avril 2024
written by Ruben Yale

La Somalie a apporté d’importantes modifications à sa constitution samedi. Le Parlement somalien a approuvé à l’unanimité, l’instauration du suffrage universel direct et le passage à un régime présidentiel. Le suffrage universel direct avait disparu depuis la prise du pouvoir de Siad Barré en 1969.

L’élection présidentielle en Somalie suivait jusqu’à présent un complexe système indirect, dans lequel des délégués investis par des clans choisissent les législateurs qui, à leur tour, désignent le président.

Ce changement est une concrétisation de l’une des promesse du président Hassan Cheikh Mohamoud, qui avait annoncé, en mars 2023, que les prochaines élections nationales et régionales se tiendraient selon le principe « une personne, une voix ».

Ces amendements, en cours d’examen depuis près de dix ans, visent à régler les luttes de pouvoir entre les présidents et les premiers ministres, souvent alimentées par des ambiguïtés constitutionnelles.

Depuis son élection, le président Hassan Cheikh Mohamoud multiplie les initiatives pour tenter de sortir la Somalie de l’instabilité chronique dans laquelle elle vit depuis des décennies.

Africanews via CONGO PUB Onine

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À la UneAfrique

Cameroun: Cavaye Yéguié Djibril, 32 ans de verrouillage de l’Assemblée nationale

by Guyguy Lelo 31 mars 2024
written by Guyguy Lelo

À 84 ans, dont 54 comme député, le natif de l’Extrême-Nord du pays, membre du très stratégique « bureau politique » du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), a entamé, ce mois de mars, sa 33e année au poste prestigieux de président de la Chambre basse du Parlement. Une longévité qui témoigne au moins de la confiance placée en lui par le président Paul Biya dont il est l’un des thuriféraires les plus en vue.

Le ton est triomphal ce vendredi 22 mars. Du haut du perchoir, Cavaye Yéguié Djibril brocarde ses contempteurs qui, depuis quelques mois, lui prédisaient une disgrâce certaine. Dans l’argumentaire des adversaires du président de l’Assemblée nationale qui inaugure ce jour sa 33e année consécutive à ce poste, au moins deux indicateurs.

Début février, c’est le président Paul Biyaen personne qui instruit l’annulation du « Forum de haut niveau » censé se tenir à Maroua dans la région de l’Extrême-Nord le 14 du mois. Conçu et projeté par M. Cavaye sur le thème « Actions de lutte contre la famine dans les régions septentrionales », le rendez-vous est censé regrouper les élites de cette partie du pays. En coulisse, selon des informations de RFI, des personnalités politiques de premier rang ont fait part au président de la République de leur étonnement et de leur inquiétude au sujet de cette initiative politiquement risquée, en pleine année préélectorale. Aux yeux de certains analystes, la décision présidentielle est un sérieux revers pour celui qui s’est toujours rêvé un destin de « patron politique » du RDPC de toute la partie septentrionale du Cameroun. Et d’un.

« Pratiques malsaines »

Et de deux : courant octobre 2023, un rapport explosif élaboré par le groupe des questeurs, eux-mêmes députés, et destiné au président, fuite opportunément sur les réseaux sociaux. Il évoque « des pratiques malsaines et un certain affairisme qui ont fait leur lit à l’Assemblée nationale ». Dans le détail les parlementaires citent, pêle-mêle, « des travaux fictifs, des prestations fictives, des travaux en régie qui n’en sont pas, des surfacturations indécentes, la multiplication des avantages indus, de nombreuses missions fictives ou déguisées, de nombreuses missions de complaisance, faites sur le dos de l’Assemblée nationale, et l’engagement des activités non inscrites au budget qui lient juridiquement et pécuniairement l’Assemblée nationale ».

Camouflet politique. Mauvaise gouvernance. En l’espace de cinq mois, on croit la coupe pleine et l’on se prend à déceler les signes précurseurs de la chute. Las ! En ce mois de mars, en pleine période pascale, l’on assiste plutôt à une sorte de résurrection de cet ancien catholique, islamisé. Cavaye Yéguié Djibril, candidat du RDPC imposé par Paul Biya, jubile au terme d’une élection qui n’était qu’une formalité. Il peut alors crânement lancer aux députés : « Je n’ai jamais trahi. Je ne trahirai jamais ». Une ritournelle.

Nombreux sont ceux qui voient aussi en cette fidélité proclamée au chef de l’État camerounais un des ressorts de ce long bail au poste de président de l’Assemblée nationale, qui date du 31 mars 1992. Ce jour-là, Paul Biya décide de reconfigurer les équilibres géopolitiques qui gouvernent l’occupation des postes importants de l’appareil d’État. En mettant fin à la « période anglophone » à la présidence de l’Assemblée nationale, incarnée d’abord par Salomon Tandeng Muna puis Lawrence Fonka Shang, le président de la République y ouvre le « temps francophone », tandis que, depuis lors, le poste de Premier ministre est attribué à des personnalités camerounaises d’expression anglaise.

Ascension

À cette occasion, il jette son dévolu sur Cavaye Yéguié Djibril. Ce-dernier, natif de Mada, un village dont il est le chef dans l’arrondissement de Tokombéré, région de l’Extrême-Nord considérée comme le plus grand réservoir des électeurs du pays. Ce maître d’éducation physique effectue son entrée à l’Assemblée nationale à la faveur des élections législatives du 7 juin 1970 sous la bannière de l’Union nationale camerounaise (UNC), parti unique créé quatre ans plus tôt par Ahmadou Ahidjo, tout premier chef de l’État du Cameroun et qui en est le président. Depuis lors, M. Cavaye n’a plus jamais perdu son écharpe tricolore à la chambre basse du Parlement.

Mieux : il y connaît une ascension certaine, occupant les fonctions de questeur puis de vice-président, avant sa consécration de 1992. Autant dire qu’il préside aux destinées d’une institution qu’il connaît bien. De l’avis des observateurs et de nombre de députés, ce n’est pas le moindre de ses atouts. Plus. De sa position, selon des témoignages, il veille à la « discipline du parti », euphémisme qui renvoie à la canalisation des prises de positions de ses camarades du RDPC qui seraient tentés par des attitudes, si ce n’est contraires à la ligne de cette formation politique, du moins embarrassantes.

Certains ne s’embrassent pas de circonlocutions pour faire de Cavaye Yéguié Djibril celui grâce à qui l’Assemblée nationale est au service du pouvoir exécutif. « Les voies de la politique sont insondables. S’il est resté président de l’Assemblée nationale depuis le 31 mars 1992, c’est qu’il possède des qualités qui font qu’il mérite la confiance renouvelée du président de la République, président national du RDPC », résume Samuel Efoua Mbozo’o, historien, ancien secrétaire général de l’Assemblée nationale, ancien député RDPC.

Deuxième personnalité

Pourtant, au cours de ces 32 ans, M. Cavaye a montré à quel point il pouvait s’agripper au rang de deuxième personnalité dans l’ordre protocolaire de l’État, qui en fait aussi le successeur du président de la République en cas de vacance au pouvoir. Avril 2008. Une modification de la Constitution bouleverse la donne et octroie désormais ces privilèges au président du Sénat.

Cinq ans plus tard, Cavaye Yéguié Djibril entreprend de faire formellement acte de candidature aux toutes premières élections sénatoriales. « Les enjeux de cette manœuvre étaient clairs. Le président de l’Assemblée nationale avait fait un calcul : être élu sénateur, puis désigné président du Sénat, pour conserver la place de deuxième personnalité de l’État », révèle un ancien proche, tombé en disgrâce depuis quelques années. Son rêve est brisé par une circulaire de Paul Biya, fixant les conditions de participation des militants du RDPC aux sénatoriales.

Compensation ? Prime à la fidélité ? Après cet épisode, M. Cavaye conserve la présidence de l’Assemblée nationale. Il est accusé de faire main basse sur l’institution parlementaire. Il n’y recrute pas des proches en nombre. Il les propulse à des postes stratégiques. Sur un autre plan, des députés, dont certains issus des rangs du RDPC, lui font grief de se substituer au Bureau de l’Assemblée, entre autres reproches.

« Batailles politiques »

« Dès 1993, la révision du règlement intérieur fit désormais du président l’ordonnateur principal du budget, reléguant ainsi le secrétaire général au rang d’ordonnateur délégué », constate Samuel Efoua. Qui ajoute, abordant un autre aspect de ce que certains considèrent comme un « privatisation » de l’Assemblée nationale par son président : « Il est sorti du simple rôle arbitral d’hier pour devenir aujourd’hui le véritable chef de l’administration. Il dispose du pouvoir réglementaire en ce sens qu’il prend des décisions exécutoires. Si la nomination à des postes de responsabilité (conseiller, directeur, sous-directeur) relève de la compétence du bureau, on note en pratique que le président nomme à ces fonctions sans en référer au bureau, qui s’interdit de les mettre en cause ».

Les proches de M. Cavaye parlent, eux, de « batailles politiques » dont serait victime leur mentor. Face aux « dérives », de voix s’élèvent pour en appeler à un retour à l’orthodoxie dans les usages et pratiques parlementaires. Elles ne sont pas visiblement entendues par le président Paul Biya, qui sait pouvoir compter sur cet apparatchik du système, apparemment sans ambition politique démesurée, qui ne loupe aucune occasion pour entonner des louanges au président de la République. Tout en œuvrant au ramollissement des critiques de certains députés de l’opposition, sensibles à sa générosité. Une figure assumée du « politiquement correct » dont nul ne peut jurer de l’espérance de vie au poste de président de l’Assemblée nationale. En attendant le prochain renouvellement des membres du bureau de l’Assemblée nationale, prévu en mars 2025.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Guerre dans l’Est de la RDC : L’Union africaine promet son soutien aux processus de paix de Luanda et Nairobi

by Guyguy Lelo 28 mars 2024
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En mission de 48 heures à Nouakchott, en Mauritanie, le président Félix Tshisekedi a échangé en tête-à-tête avec son homologue Mohamed Cheikh El Ghazouani, président en exercice de l’Union africaine (UA) ce jeudi.

Les deux chefs d’État ont évoqué la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC et la coopération bilatérale multisectorielle entre leurs pays, dans le but de les redynamiser notamment dans les domaines de commerce, de la pêche et de l’éducation.

Parlant de l’insécurité dans l’Est du Congo, le président en exercice de l’UA a promis son soutien diplomatique aux processus de paix de Luanda et de Nairobi, pour restaurer la paix et la sécurité dans l’Est de la RDC. Juste après ces échanges, les deux personnalités ont eu une séance de travail élargie à leurs délégations respectives.

Le ministre congolais des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, ainsi que le haut représentant du chef de l’État, Serge Tshibangu, ont pris part à cette rencontre.

James Arjoun Mushiya

Actu 30 via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Le Togo adopte une nouvelle Constitution pour un régime parlementaire

by Sam's Londele 26 mars 2024
written by Sam's Londele

Les députés togolais ont adopté, lundi, une nouvelle Constitution qui établit un régime parlementaire dans le pays.

Le nouveau texte indique que le président de la République togolaise sera désormais choisi « sans débat » par le Parlement réuni en congrès  » et pour un mandat unique de six ans ».

Jusqu’à présent, le président du Togo était élu au suffrage direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois.

Le texte avait été proposé par le parti au pouvoir, l’Union pour la République, majoritaire au parlement. Ils ont adopté la nouvelle législation presqu’à unanimité 89 voix contre une seule abstention. Il faut noter que l’opposition n’est pas représentée dans cet hémicycle. Ces derniers avaient boycotté les législatives de 2018.

Le Togo entre ainsi dans sa 5ème République avec un nouveau poste introduit par la nouvelle constitution. Celui de « Président du Conseil des ministres » avec la « pleine autorité et le pouvoir de gérer les affaires du gouvernement et d’être tenu responsable, en conséquence ».

Une fois ce texte entré en vigueur, « le chef de l’État est pratiquement désinvesti de ses pouvoirs en faveur du président du Conseil des ministres, qui devient celui qui représente la République togolaise à l’extérieur, qui dirige effectivement le pays dans la gestion quotidienne », a indiqué Tchitchao Tchalim, président de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale à l’Assemblée nationale.

Reste donc plus qu’un poste honorifique au président la république, garant de l’unité nationale.

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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Sénégal: les partisans de Bassirou Diomaye Faye savourent la victoire, ceux d’Amadou Ba la saluent

by Guyguy Lelo 25 mars 2024
written by Guyguy Lelo

Bassirou Diomaye Faye va devenir le président du Sénégal. Son principal adversaire a reconnu, ce 25 mars 2024, la victoire de l’opposant dès le premier tour de la présidentielle. À Dakar, ce lundi 25 mars, ses partisans affichent leurs espoirs pour l’avenir du pays, tandis que ceux du candidat de la majorité, Amadou Ba, saluent le vainqueur. Témoignages.

Au Sénégal, Bassirou Diomaye Faye a été élu président du pays dès le premier tour, son adversaire, le candidat du pouvoir sortant, Amadou Ba, ayant reconnu sa défaite.

Au lendemain du vote, quelques militants se sont retrouvés dans le quartier de Dieupeul, au siège de la coalition qui l’a porté au pouvoir, pour savourer la victoire. « On est vraiment content d’avoir élu un jeune président de notre génération, quelqu’un comme nous », lance une supportrice au micro de Théa Ollivier.

« Montrer à la jeunesse africaine qu’il y a une autre voie pour le changement »

Un autre abonde : « Je me sens fier, vraiment fier, d’avoir assisté à un moment historique, parce que c’est la première fois au Sénégal qu’on a un président aussi jeune, qui est vraiment souverainiste. C’est pour montrer aussi à la jeunesse africaine qu’il y a une autre voie pour un changement, que ce n’est pas la voie des armes, que ce n’est pas la voie du putsch. Il y a la voie électorale, démocratique, qui est possible. »

Un troisième ajoute : « Nous croyons au président Bassirou Diomaye Faye et au fait qu’on aura un Sénégal meilleur avec lui. On attend qu’il mette de la justice, qu’il crée des emplois, que les ressources qu’on a – nous avons le gaz, nous avons le pétrole, nous avons le zircon, nous avons tout cela – que toutes ces ressources nous reviennent. »

Une dernière indique : « Je m’attends à ce qu’il réinitialise les institutions, à ce qu’il rétablisse la justice, à ce qu’il mette en place le projet de société mis en avant par le parti Pastef, pour que nos populations puissent avoir un meilleur niveau de vie. »

« Amadou Ba a reconnu sa défaite : voilà la démocratie ! »

Au siège du parti d’Amadou Ba, l’Alliance pour la République, l’ambiance était tout autre, même si les partisans de l’ancien Premier ministre assurent ne pas être trop déçus. « Non, c’est le meilleur qui a gagné, réagit l’une d’elle au micro de notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff. Nous sommes tous des Sénégalais ! Je suis fier d’Amadou Ba. Et la stabilité du pays, c’est ça qui m’intéresse, qui nous intéresse. »

Un deuxième insiste : « C’est une tradition républicaine : à chaque fois, après une élection, le vaincu félicite le vainqueur. Aujourd’hui, les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, ont décidé de confier la destinée de ce pays pour les cinq ans à venir à M. Bassirou Diomaye Faye. Donc, le président Amadou Ba, en tant que républicain convaincu, ne pouvait faire autrement que d’accepter notre défaite et de féliciter le nouveau président que les Sénégalais, dans leur majorité, ont décidé d’élire. »

Le candidat de la coalition au pouvoir au Sénégal, Amadou Ba, s'exprimant lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il a reconnu sa défaite à l'élection présidentielle sénégalaise, au siège de son parti, à Dakar, Sénégal, le 25 mars 2024.
Le candidat de la coalition au pouvoir au Sénégal, Amadou Ba, s’exprimant lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a reconnu sa défaite à l’élection présidentielle sénégalaise, au siège de son parti, à Dakar, Sénégal, le 25 mars 2024. REUTERS – Luc Gnago

Une autre, philosophe, ajoute : « Dans toutes les parties, il y a ceux qui gagnent et ceux qui perdent. Il faut savoir gagner et il faut savoir perdre. Le président Amadou Ba a remercié le président Diomaye Faye. Donc, on n’est pas déçu. On est très content d’avoir un président jeune, âgé de 44 ans, qui va faire une bonne gouvernance pour le Sénégal. »

Un quatrième conclut : « On est des démocrates. On est né démocrates, on mourra démocrates ! Le président Amadou Ba a reconnu sa défaite : voilà la démocratie ! Il n’y a eu ni morts, ni blessés. On a passé les meilleures élections. On va passer à autre chose, que le nouveau gouvernement se concentre sur son travail. »

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Présidentielle au Sénégal: Macky Sall «félicite le vainqueur Bassirou Diomaye Faye»

by Sam's Londele 25 mars 2024
written by Sam's Londele

Au Sénégal, Amadou Ba, ex-Premier ministre du pays et candidat de la majorité, a appelé « au téléphone Bassirou Diomaye Faye afin de le féliciter », ce 25 mars 2024, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Abdou Karim Fofana, au lendemain de la présidentielle. Puis c’est le chef de l’État sortant, Macky Sall, qui a « félicité le vainqueur, M. Bassirou Diomaye Faye, que les tendances donnent gagnant », sur le réseau social X.

« Je salue le bon déroulement de l’élection présidentielle du 24 mars 2024 et félicite le vainqueur, M. Bassirou Diomaye Faye, que les tendances donnent gagnant. C’est la victoire de la démocratie sénégalaise. » C’est sur le réseau social X que Macky Sall, chef de l’État du Sénégal, a réagi à la victoire annoncée de cet opposant issu de la formation dissoute Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef).

Un peu plus tôt ce lundi, c’est dans un court communiqué de la coalition Benno Bokk Yakaar qu’Amadou Ba, candidat de la majorité pour ce même scrutin du 24 mars 2024, avait reconnu sa défaite : « Au regard des tendances des résultats de l’élection présidentielle et en attendant la proclamation officielle, je félicite le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye pour sa victoire dès le premier tour. » Dans ce même texte, l’ex-Premier ministre avait déclaré « lui souhaite[r] beaucoup de réussite et de succès pour le bien-être du peuple sénégalais ». Au moins 13 des 17 candidats en lice pour la présidentielle avaient déjà salué la victoire de Bassirou Diomaye Faye.

Le peuple sénégalais a conforté la bonne santé de notre démocratie. Des centres urbains au plus profond de nos campagnes et dans la diaspora, les populations se sont fortement mobilisées, pour rappeler le haut niveau de citoyenneté des électeurs. Par l’expression de leur souveraineté dans la paix et la sérénité, nos compatriotes ont conforté le statut de démocratie majeure de notre pays. Je réitère mes félicitations au président Diomaye Faye. Je lui souhaite réussite et succès à la tête de notre pays. Puisse Dieu l’accompagner dans la réalisation de sa mission pour la grandeur de notre nation et le bien-être de nos populations.

À l’étranger, Adama Barrow, président de la Gambie, a été un des premiers à réagir : « Je félicite M. Bassirou Diomaye Faye pour une élection victorieuse et félicite le peuple de la République du Sénégal. » Le président de la Guinée-Bissau a également posté un message sur le réseau X : « J’adresse mes vives félicitations au nouveau président du Sénégal M Bassirou Faye pour son éclatante victoire aux élections. Je lui souhaite un mandat plein de paix, de prospérité et de progrès. Et tous mes vœux d’heureux anniversaire au Président Faye ! »

La victoire, qui se dessinait depuis dimanche soir, ne fait désormais plus de doute même si les résultats officiels ne devraient pas être proclamés avant plusieurs jours. Ceux provisoires seront en effet donnés au plus tard mardi soir au niveau départemental, puis annoncés au niveau national au plus tard le vendredi 29 mars par la cour d’appel de Dakar.

Bassirou Diomaye Faye doit donc devenir le plus jeune président du pays, lui qui fête ce 25 mars son 44e anniversaire.

La veille, 7,3 millions de Sénégalais étaient appelés aux urnes pour élire le cinquième chef d’État du pays, après Léopold Sédar Senghor (1960-1980), Abdou Diouf (1981-2000), Abdoulaye Wade (2000-2012) et Macky Sall (2012-2024). Une présidentielle initialement prévue le 25 février dernier, dont le report avait plongé le pays dans la tourmente.

Bassirou Diomaye Faye, de la prison à la présidentielle

Après trois années de crise, le pays pourrait opérer un véritable changement. Et pour cause : Bassirou Diomaye Faye est un opposant qui se veut antisystème. Il a fait campagne sur le rétablissement de la souveraineté nationale, la lutte contre la corruption et une meilleure répartition des richesses. L’homme était encore en prison il y a deux semaines, où il purgeait une peine pour outrage à magistrat.

Longtemps dans l’ombre du populaire Ousmane Sonko, le Secrétaire général et membre fondateur de l’ancien Pastef, est aujourd’hui en première ligne.

« Bassirou est plus honnête que moi, Bassirou est un homme extrêmement brillant », mots d’Ousmane Sonko, mentor politique de Bassirou Diomaye Faye.

Je salue le bon déroulement de l’élection présidentielle du 24 mars 2024 et félicite le vainqueur, M. Bassirou Diomaye Faye, que les tendances donnent gagnant. C’est la victoire de la démocratie sénégalaise.

— Macky Sall (@Macky_Sall) March 25, 2024

Ce dernier, de son côté, estime : « Je suis quelqu’un de particulièrement raisonné, de particulièrement raisonnable, de particulièrement sensé, de particulièrement réfléchi. »

Cette posture, Bassirou Diomaye Faye, affirme qu’elle vient de sa culture sérére, basée notamment sur l’égalité, le respect des ainés et de son enfance au sein d’une famille d’agriculteurs. « Ainé de cette famille, j’ai très tôt développé mon esprit de leadership », assure-t-il.

C’est en suivant son père (« ma référence », souligne l’intéressé), militant socialiste, que « BDF » – comme le surnomme les Sénégalais – a commencé à forger son identité, syndicale et politique.

École à la campagne, dans son village natal de Ndiaganiao, bac sans mention – un échec, pour lui – à Mbour, puis une maitrise de droit à Dakar qui lui ouvre les portes de l’École nationale d’administration (ENA).

L’ENA où il rencontre en 2007, à la salle de sport, Ousmane Sonko. Les deux hommes, inspecteurs des impôts, défendent les mêmes valeurs et fondent en 2014 le Pastef.

Inspiré par l’intellectuel sénégalais Cheikh Anta Diop et le philosophe néerlandais Baruch Spinoza, Bassirou Diomaye Faye – « discret et froid dans l’analyse » indique sa biographie –, a su, malgré un an d’emprisonnement, prouver en dix jours de campagne qu’il avait l’envergure pour prétendre au sommet de l’État.

Présenté par ses opposants comme le « candidat populiste, de la rupture », Bassirou Diomaye Faye a toujours indiqué qu’il ne supportait pas l’injustice et qu’il cherchait avant tout « l’équilibre » pour prendre ses décisions.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Sommet de Lusaka : Les chefs d’État dénoncent des manœuvres du Rwanda contre la mission de la SADC en RDC ( Communiqué final)

by Guyguy Lelo 24 mars 2024
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Le Sommet extraordinaire de la SADC vient de s’achever à Lusaka, en Zambie, par la dénonciation des manoeuvres du Rwanda contre la mission de la SADC en RDC (SAMIDRC). C’est ce qui ressort du communiqué publié à l’issue de ces assises.

Après avoir été informés sur les missions de la SADC en RDC et au Mozambique, les Chefs d’État ont indiqué que «le déploiement de la SAMIDRC est conforme au Pacte ayant créé la SADC et à celui de défense mutuelle des pays membres».

Le Sommet s’est réjoui de la non prise en compte de la demande du Rwanda par le Conseil paix et sécurité (CPS) de l’@_AfricanUnion. Le CPS a d’ailleurs demandé de mettre le matériel de la FAA (Force africaine en attente), entreposé au Cameroun, à la disposition de la SAMIDRC.

RTNC via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Nigéria : la Fièvre de Lassa fait 20 morts en une semaine

by Guyguy Lelo 23 mars 2024
written by Guyguy Lelo

Le Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC) a confirmé 109 nouveaux cas de fièvre de Lassa et 20 décès dans 16 États en une semaine (du 26 février au 3 mars), ont rapporté des médias africains.

Le NCDC a publié cette information dans son dernier rapport de situation sur son site web pour la neuvième semaine de l’année 2024, précise Africanews.

Le rapport fait état d’une augmentation des cas confirmés, qui sont passés de 96 au cours de la huitième semaine à 109 au cours de la neuvième semaine, huit nouveaux travailleurs de la santé ayant été touchés au cours de la semaine considérée, indique la même source.

De la première à la neuvième semaine, le pays a enregistré 682 cas confirmés et 128 décès, avec un taux de létalité (CFR) de 18,8%, d’après le rapport qui précise que 62 % de tous les cas confirmés ont été signalés dans les États d’Ondo, d’Edo et de Bauchi, tandis que 38 % provenaient des 24 États où des cas ont été confirmés.

AA via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Power Africa installe son bureau régional pour l’Afrique centrale en RDC

by Sam's Londele 22 mars 2024
written by Sam's Londele

Power Africa, un partenariat dirigé par le Gouvernement américain et coordonné par l’USAID, a inauguré, le jeudi 21 mars 2024, son bureau régional pour l’Afrique centrale à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.

La cérémonie de coupure du ruban symbolique a été conduite par l’Ambassadeur des États-Unis en RDC, Madame Tamlyn.

Power Africa vise à accroître l’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne en ajoutant 30.000 mégawatts de nouvelle capacité de production et 60 millions de nouveaux  raccordements électriques d’ici 2030.

Pour atteindre ces objectifs, Power Africa s’appuie sur l’expertise de plus de 170 partenaires du secteur privé, 23 partenaires de développement, et 12 organismes gouvernementaux  américains.

L’activité de Power Africa pour l’autonomisation de l’Afrique orientale et centrale (EECA,
Empowering East and Central Africa) vise à
accroître l’accès à une énergie abordable, fiable, durable, et propre en Afrique orientale et centrale. L’objectif de EECA étant d’obtenir des résultats de développement mesurables tels que la croissance économique, la résilience, l’amélioration des moyens de subsistance, et l’accès inclusif aux services électriques pour des secteurs tels que l’agriculture, l’eau, l’éducation, les transports, et
les télécommunications.

D’après la Coordinatrice adjointe intérimaire de Power Africa, Madame Lisa Witte, l’objectif de ce nouveau programme pour l’autonomisation de l’Afrique de l’Est et centrale en RDC est de soutenir une croissance économique inclusive grâce à un développement énergétique durable, en accord avec les objectifs du Gouvernement de la RDC dans le secteur de l’énergie.

Au cours des cinq prochaines années, grâce à ce programme, nous fournirons une assistance technique aux parties prenantes du secteur afin de développer des solutions énergétiques en réseau et hors réseau et d’attirer davantage d’investissements dans le secteur de l’énergie. En améliorant les infrastructures et en augmentant la capacité énergétique, Power Africa espère fournir une électricité fiable, abordable et propre aux foyers, aux entreprises et aux services communautaires essentiels. », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.

Madame Lisa Witte a invité toutes les parties prenantes à une franche collaboration autour d’un objectif commun.

« Je tiens à féliciter le Gouvernement de la RDC, par l’intermédiaire du ministère de l’énergie des ressources hydrauliques et des agences ANSER (Agence nationale de l’électrification rurale et périurbaine et des services énergétiques), ARE (Autorité de régulation de l’électricité) et SNEL (Société nationale d’électricité), pour leur soutien et leur collaboration avec Power Africa. Nous devons collaborer et nous le ferons pour exploiter les abondantes ressources naturelles de ce beau et vaste pays et pour améliorer l’accès à l’énergie à un prix abordable en RDC. », a-t-elle dit.

En effet, les activités de Power Africa en Afrique orientale et centrale se déploient sur trois axes principaux. Il s’agit notamment de :

▪Mettre fin à la pauvreté énergétique

L’électricité est essentielle pour libérer la croissance économique et le potentiel humain. La population africaine représente 75% de la population mondiale qui n’y a pas accès EECA collabore avec les Gouvernements, les services publics, et les entités du secteur privé pour accroître l’accès à l’énergie pour les ménages, les populations marginalisées et vulnérables, les services sociaux, et l’utilisation productive de l’énergie afin de débloquer la croissance économique.

▪Accélérer un avenir sans carbone.

A travers EECA, Power Africa soutient la planification nationale et régionale pour une transition équitable vers des sources d’énergie et des systèmes de distribution plus verts. EECA collabore avec les Gouvernements,les partenaires de développement, et les partenaires du secteur privé pour faciliter la production, la diversification, et l’intégration de l’énergie propre afin de réduire les émissions de carbone actuelles et à l’avenir.

▪Renforcer l’investissement et l’innovation dans le secteur de l’énergie.

Grâce à EECA, Power Africa développe
des technologies plus solides, plus résilientes et plus innovantes pour la production d’énergie propre qui augmentent l’efficacité et réduisent les coûts. EECA renforce la participation du secteur privé à la fourniture d’énergie en promouvant des innovations.

respectueuses de l’environnement et socialement inclusives, en faisant progresser l’utilisation productive des applications et la portée de l’énergie et en renforçant l’environnement des
investissements pour la croissance du secteur énergétique.

Depuis 2013, Power Africa rassemble des experts, le secteur privé et les Gouvernements pour rendre l’électricité plus accessible à travers le continent.

« Je n’ai pas besoin de vous parler de l’ampleur du défi énergétique en RDC. Mais je suis heureuse que toutes les principales parties prenantes du secteur énergétique du pays soient représentées ici aujourd’hui : le Gouvernement, les partenaires de développement et le secteur privé. Chacun d’entre nous a un rôle essentiel à jouer dans le renforcement de l’énergie en RDC. Cependant, pour réussir, nous devons faire partie de la même équipe. Nos activités doivent se compléter pour atteindre une vision commune : assurer aux citoyens de cette nation un accès à une électricité propre, fiable et abordable. L’ampleur et la portée des interventions requises dépassent les capacités d’une seule entité. Power Africa se réjouit de travailler en étroite collaboration avec vous. Notre programme EECA vise à rendre l’énergie plus accessible et abordable dans la région et s’appuie sur notre expérience passée et les leçons tirées dans toute l’Afrique subsaharienne. », a souligné Lisa Witte.

La République Démocratique du Congo est le deuxième plus grand pays d’Afrique et possède d’abondantes ressources naturelles. Cependant, le pays a l’un des taux d’électrification les plus bas au monde.

Patrick BOMBOKA

ZOOM ECO via CONGO PUB Online

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