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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Éthiopie: «Le Tigré ne peut se permettre une guerre totale», prévient l’ex-président par intérim de cette région

by admin9775 12 février 2026
written by admin9775

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits humains a appelé le 10 février 2026 les parties en conflit au Tigré, en Éthiopie, à prendre des mesures urgentes en faveur d’une « désescalade ». Des combats ont opposé en janvier les troupes fédérales à des forces tigréennes dans cette région, une première très inquiétante depuis la fin d’une guerre sanglante en 2022 dans cette région du nord du pays. Au micro de RFI, Getachew Reda, ex-porte-parole du mouvement TPLF et ex-président par intérim du Tigré, prévient qu’« essayer de sortir de chaque impasse ou blocage par la force des armes n’est pas dans l’intérêt du peuple » tigréen. 

En Éthiopie, le risque d’un nouveau conflit d’ampleur entre les forces rebelles tigréennes et le gouvernement fédéral plane. Il y a deux semaines, des affrontements entre les deux parties ont fait un millier de victimes. Le gouvernement fédéral met en cause le mouvement rebelle du Front de libération du Tigré d’être à l’origine de ces hostilités et d’être appuyé par l’Érythrée qu’il accuse d’agression et d’incursion sur son territoire.

Depuis la fin de la guerre en novembre 2022, plus d’un million de Tigréens déplacés sont en attente de pouvoir retourner chez eux dans les territoires perdus par le Tigré pendant la guerre et disputés avec la région voisine. Ces retours étaient pourtant prévus par les accords de Prétoria.

Getachew Reda, Tigréen, ex-porte-parole du mouvement TPLF et ex-président par intérim du Tigré, plaide pour une résolution du conflit par la diplomatie et la négociation avec le gouvernement fédéral.

Il est depuis avril dernier entré au gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed en tant que conseiller ministériel sur les affaires d’Afrique de l’Est. Il a répondu à RFI en exclusivité.

RFI : Après les affrontements il y a deux semaines dans le Tigré, entre les forces rebelles tigréennes du mouvement du Front de libération du peuple du Tigré et le gouvernement fédéral, la communauté internationale s’inquiète d’une reprise du conflit. Qu’en est-il ? 

Getachew Reda : Il s’agissait d’un effort délibéré de la part du TPLF pour déclencher les hostilités et ainsi attirer l’attention de la communauté internationale sur le fait que certaines dispositions des accords de Pretoria n’ont pas été mises en œuvre. Selon les accords, le retour des personnes déplacées doit se faire en coordination avec le gouvernement fédéral. Mais le TPLF a décidé que la seule façon de reprendre ces territoires était d’utiliser la force. Ce jour-là, ils ont traversé la rivière Tekeze [sud de la région, territoire disputé, NDLR], et ce qui devait conduire à des accrochages mineurs a conduit à un carnage, car les deux camps ont reçu des renforts. Cela a engendré davantage de pertes humaines, sans aucun gain territorial pour le TPLF ou le TDF, qui ne font qu’un.

Qu’avez-vous fait pour empêcher le conflit d’éclater ?

J’ai appelé le général Tadesse [président de la région par intérim, NDLR] lui-même et je lui ai dit qu’il lui incombait de mettre fin à cette folie, que cela allait désormais conduire à une reconquête de territoires, que les Forces de défense tigréennes n’étaient pas suffisamment équipées à ce moment-là pour atteindre les objectifs que certains dirigeants politiques fous avaient supposé qu’ils pourraient atteindre. Il semblait d’accord, mais il n’a pas donné suite à mon appel. Mais ce que j’essayais de faire, c’était de m’assurer que cette conflagration ne débouche pas sur une guerre totale, que le Tigré ne peut se permettre à ce stade.

Quel rôle joue l’Érythrée dans ce conflit, selon vous ?

L’Érythrée fournit des munitions. Je sais que le gouvernement érythréen ne veut pas prendre le risque d’une confrontation directe. Ce que veulent les Érythréens, c’est s’assurer que le conflit s’éloigne le plus possible vers le sud, car ils ne veulent pas que le gouvernement fédéral vienne jusqu’à leurs frontières. Ils utilisent le TPLF comme « idiots utiles ». La consigne donnée par l’Érythrée au TPLF était d’essayer de créer une alliance avec le Fano [rebelles de la région Amharas, NDLR], et le gouvernement érythréen se chargerait de l’approvisionnement, de la logistique et de tout le reste. Ces derniers jours, il y a eu une vague d’activités, notamment l’acheminement de dizaines de camions transportant des munitions et d’autres fournitures vers le Tigré. Et la plupart des forces qui étaient déployées autour de Tselemt et dans l’ouest du Tigré sont désormais déployées dans le sud du Tigré.

Le Premier ministre éthiopien a reconnu pour la première fois au Parlement la semaine dernière l’implication des forces érythréennes dans la guerre au Tigré entre 2021 et 2022. Pourquoi cette reconnaissance maintenant ?

Le seul problème avec cette déclaration, c’est qu’elle est arrivée un peu tard. La plupart des atrocités commises dans le nord du Tigré, je dirais même la grande majorité, ont été commises par les Érythréens. Bien sûr, une seule personne tuée par les forces de défense nationale éthiopienne, c’est déjà trop. Cela ne fait aucun doute. Et l’accord [de Pretoria, NDLR] prévoit un mécanisme de justice transitionnelle. Cela dit, les crimes commis par les Érythréens étaient absolument systématiques et visaient l’anéantissement de toute une population, la destruction non seulement des biens, mais aussi de la structure politique même qui existait au Tigré. Le Premier ministre n’a donc pas révélé quelque chose de nouveau. Il était assez évident que les Érythréens étaient là pour se venger du TPLF. Et s’ils n’y sont pas parvenus, c’est principalement parce que Pretoria a été signé. À présent, les Érythréens soutiennent le TPLF et ce n’est pas nouveau. Mes ex-camarades du TPLF ont toujours affirmé avec constance qu’ils avaient le droit d’entamer tout type d’engagement, tout type de relation de travail avec n’importe qui, tant que cela servait leurs intérêts.

Qu’est-ce qui peut résoudre la crise au Tigré ?  

L’accord de Pretoria doit être mis en œuvre dans son intégralité. Et les personnes déplacées doivent pouvoir rentrer chez elles. Une fois rentrées, elles éliront leurs représentants, mettront en place leur propre administration, éliront leur propre gouvernement. Et puis, une fois les élections organisées, les mécanismes constitutionnels permettant de régler les questions frontalières, les questions d’identité, etc. ne pourront être résolus que par référendum. J’espère donc que le bon sens prévaudra. J’espère que les profiteurs de guerre à la gâchette facile que sont devenus les dirigeants politiques et militaires du TPLF reviendront à la raison, se rendront compte de la stupidité de ce qu’ils tentent de faire et continueront à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement fédéral, voire à lui demander des comptes s’il tarde à mettre en œuvre l’accord de Pretoria. Mais essayer de sortir de chaque impasse ou blocage par la force des armes n’est pas dans l’intérêt du peuple du Tigré. Et le peuple du Tigré a clairement fait savoir qu’une nouvelle vague de conflits n’était pas dans son intérêt.

Dans une lettre, l’Éthiopie a accusé l’Érythrée d’agression et d’incursion sur son territoire et a demandé formellement de retirer ses troupes du territoire éthiopien. Est-on au début d’une guerre entre les deux pays ?

Une lecture attentive de l’accord de Pretoria suggère que les signataires de l’accord ne peuvent et ne doivent pas collaborer avec des forces extérieures pour promouvoir les intérêts qu’ils prétendent défendre. Cela dit, selon la déclaration du ministère des Affaires étrangères, les Érythréens occupent ces territoires depuis longtemps. Et une partie de l’accord de Pretoria prévoyait que le gouvernement fédéral prenne le contrôle des territoires qui sont actuellement sous le contrôle des forces érythréennes. Pour une raison ou une autre, le gouvernement fédéral n’a pas pris le contrôle de ces zones. Et maintenant que le gouvernement fédéral demande publiquement leur retrait, je pense que, même si cela arrive tardivement, comme je l’ai dit, ça reste la bonne chose à faire. Cela ne signifie pas nécessairement le début d’un nouveau conflit. Mais là encore, je ne peux pas exclure la possibilité que les deux parties entrent en guerre si, par exemple, le gouvernement érythréen continue à nier ou à faire tout ce qu’il fait pour déstabiliser la région et s’attend toujours à s’en tirer à bon compte. Et je ne serais pas surpris que le gouvernement éthiopien réagisse de la même manière.

Le Soudan a accusé l’Éthiopie de servir de base arrière aux paramilitaires des FSR. Ne craignez-vous pas que le conflit s’étende à l’Éthiopie ou que l’Éthiopie soit trop impliquée dans ce conflit ?

Même dans le cas de l’Éthiopie en général, mais aussi dans le cas du Tigré, d’autres acteurs sont également impliqués. Est-ce que je crains que le conflit ne s’étende ? Oui, je le crains, car vous savez qu’une erreur de calcul à Mekele [capitale du Tigré, NDLR] entraînerait non seulement l’implication des forces fédérales éthiopiennes, mais aussi celle de tous ceux qui pensent avoir quelque chose à perdre à la suite d’une telle situation. Je sais que les Égyptiens sont fortement impliqués dans cette affaire. Les Égyptiens sont prêts à tout pour nuire au gouvernement éthiopien. Les Érythréens sont également fortement impliqués. Mais la dernière fois que j’ai vu le général al-Burhan [le chef de l’armée en guerre au Soudan avec les paramilitaires, NDLR] il y a 5 mois, il n’était pas particulièrement opposé au rôle du Premier ministre Abiy Ahmed dans la question du Soudan. Je n’ai pas reçu d’accusation de sa part. Mais tout ce qui arrive au Soudan, tout ce qui se passe même au Tigré aura des répercussions sur la région. Tout ce qui se passe dans cette partie du monde n’est pas seulement une crise localisée, c’est une crise régionale.

RFI

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À la UneAfrique

Diplomatie : la RDC réélue avec un score écrasant au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine

by admin9775 12 février 2026
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La République démocratique du Congo a obtenu un second mandat consécutif au sein du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine, a annoncé mercredi le ministère congolais des Affaires étrangères. L’élection s’est tenue à Addis-Abeba, siège de l’organisation panafricaine, dans le cadre du renouvellement partiel de l’instance décisionnelle.

Un plébiscite continental

Sur les 48 États membres en droit de vote, 44 ont accordé leur suffrage à la candidature congolaise. Ce score, proche de l’unanimité, traduit un niveau de confiance élevé des partenaires africains envers la diplomatie de Kinshasa et son expertise dans les questions sécuritaires.

Cette réélection intervient alors que le mandat actuel de la RDC au CPS, entamé le 1er avril 2024, arrive à échéance. Elle assure à Kinshasa une continuité stratégique au sein de cet organe, véritable colonne vertébrale de l’architecture de paix et de sécurité africaine.

Un organe clé dans la gouvernance sécuritaire du continent

Le Conseil de paix et de sécurité constitue l’organe décisionnel permanent de l’Union africaine pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits. Instance de délibération et d’action, il est habilité à autoriser le déploiement de missions de soutien à la paix et à imposer des sanctions en cas de changements anticonstitutionnels de gouvernement.

La RDC a déjà assumé la présidence tournante du CPS à deux reprises depuis son entrée en fonction : en novembre 2024 et en janvier 2026. Ces périodes ont permis à Kinshasa d’orienter les débats et de peser sur les décisions relatives aux foyers de tension sur le continent, notamment dans la région des Grands Lacs.

Analyse : Une reconnaissance stratégique en période de crise

Cette réélection intervient dans un contexte particulièrement délicat pour la RDC, confrontée à une guerre d’agression présumée dans sa partie Est et à l’activité persistante de groupes armés, dont l’AFC/M23 soutenu par Kigali selon plusieurs rapports onusiens.

Ce scrutin apparaît ainsi comme une validation multilatérale du rôle que Kinshasa entend jouer dans la résolution des crises, non seulement sur son territoire mais à l’échelle continentale. Il confère à la diplomatie congolaise une légitimité renforcée pour porter ses dossiers sensibles – notamment la dénonciation du pillage de ses ressources et l’appel à des sanctions ciblées dans les enceintes panafricaines.

Le timing est également significatif. Cette réélection survient alors que l’Union africaine, par la voix de son président en exercice et du commissaire à la Paix et à la Sécurité, multiplie les initiatives de médiation dans la crise entre la RDC et le Rwanda. Siéger au CPS offre à Kinshasa une tribune permanente pour influencer le narratif et maintenir la pression diplomatique.

Cette réélection confirme que, malgré les critiques internes sur la gestion sécuritaire et politique du pays, la diplomatie institutionnelle congolaise conserve une crédibilité solide auprès de ses pairs africains. Elle offre au président Félix Tshisekedi et à son gouvernement un capital diplomatique précieux à un moment où le pays cherche à internationaliser davantage la résolution de la crise à l’Est et à diversifier ses partenariats stratégiques hors du cadre strictement occidental.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Kagame rejette les accusations de pillage et impute la crise aux FDLR lors du dialogue national

by admin9775 6 février 2026
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Le président rwandais Paul Kagame a une nouvelle fois attribué les tensions avec la République démocratique du Congo (RDC) à la présence des rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) sur le territoire congolais, tout en rejetant catégoriquement toute motivation liée à l’exploitation des minerais ou à l’expansion territoriale. Il s’est exprimé lors de l’ouverture du dialogue national « Umushyikirano » à Kigali, un moment politique fort au Rwanda.

La menace FDLR, « seul » motif d’intervention selon Kagame

« Le problème que le Rwanda a avec la RDC concerne principalement les FDLR qui y sont présents, ainsi que l’idéologie génocidaire », a déclaré le chef de l’État rwandais. Il a accusé Kinshasa d’avoir « hébergé et armé » ces éléments, affirmant que certains auraient été intégrés à l’armée congolaise (FARDC). Pour Kagame, même si certains combattants sont âgés, la transmission idéologique aux jeunes générations rend la menace permanente.

Il a fermement démenti que les « mesures défensives » du Rwanda soient liées aux minerais congolais, qualifiant ces allégations de « prétentions ». « Si nous étions vraiment en RDC pour les minerais, le Rwanda serait cent fois plus riche que ce que nous sommes aujourd’hui », a-t-il affirmé.

Un conflit dont le Rwanda se présente comme victime et non comme instigateur

Kagame a insisté sur le caractère défensif de sa politique. « La guerre en RDC n’a pas été déclenchée par le Rwanda, ni n’a commencé à partir du Rwanda », a-t-il soutenu, évoquant des menaces sécuritaires persistantes « depuis 1994 », en référence au génocide contre les Tutsi.

Face aux menaces de sanctions internationales, il a adopté un ton martial : « Nous ne nous laisserons pas étouffer par les sanctions », a-t-il lancé, témoignant de sa détermination à résister aux pressions extérieures.

Un discours en opposition frontale avec les rapports internationaux

Ces déclarations interviennent alors que les preuves documentées de l’implication rwandaise s’accumulent :

  • Rapports de l’ONU : Les groupes d’experts mandatés par le Conseil de sécurité documentent régulièrement le soutien en troupes, équipements et commandement du Rwanda au M23.
  • Condamnations internationales : Les États-Unis et plusieurs pays européens ont exigé publiquement le retrait des troupes rwandaises de RDC et imposé des sanctions ciblées.
  • Contradiction avec les faits : Les récentes prises de villes stratégiques comme Uvira et le contrôle de zones minières par le M23, soutenu par Kigali, contredisent le narratif d’une intervention purement défensive contre les FDLR, un groupe militairement affaibli et dispersé.

Une stratégie de communication bien rodée face à l’isolement croissant

Le discours de Kagame à l’Umushyikirano sert plusieurs objectifs :

  1. Légitimation interne : Justifier l’effort de guerre et les sacrifices auprès de la population rwandaise en invoquant une menace existentielle.
  2. Défiance extérieure : Affirmer la souveraineté et l’intransigeance du Rwanda face à la pression occidentale.
  3. Inversion des responsabilités : Présenter le Rwanda comme la victime d’une agression et d’une diabolisation internationales, et la RDC comme un État complice de « génocidaires ».

Ce récit, bien que de moins en moins crédible aux yeux de la majorité de la communauté internationale, reste un pilier de la posture diplomatique de Kigali. Il permet de maintenir un certain soutien interne et de prolonger le flou stratégique, tandis que les opérations militaires se poursuivent en RDC. Le fossé entre ce discours et les constats onusiens ne cesse de se creuser, alimentant une crise de confiance majeure dans la région.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Est de la RDC: après Félix Tshisekedi, les facilitateurs de l’UA s’entretiennent avec Paul Kagame

by admin9775 31 janvier 2026
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La tournée diplomatique du panel de médiation de l’Union africaine (UA) sur la crise dans l’Est de la RDC se poursuit. Après avoir rencontré le président congolais Félix Tshisekedi à Kinshasa jeudi, les anciens chefs d’État ont été reçus vendredi 30 janvier par le président rwandais Paul Kagame à Kigali.

Deux réunions distinctes ont structuré cette étape clé :

  1. Un entretien en tête-à-tête entre Paul Kagame et le président togolais Faure Gnassingbé, désigné médiateur principal de l’UA pour ce conflit.
  2. Une rencontre élargie incluant également quatre des cinq membres du panel de facilitation : l’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, l’ancienne cheffe de l’État centrafricaine Catherine Samba-Panza, l’ex-présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde et le président botswanais Mokgweetsi Masisi.

Des discussions centrées sur la sécurité et la coordination des efforts

Selon un communiqué de la présidence rwandaise, les échanges ont porté sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, l’état d’avancement des engagements diplomatiques pris (notamment ceux des Accords de Washington) et les moyens de renforcer la coordination des efforts régionaux et continentaux.

Cette visite à Kigali, qui intervient moins de 24 heures après celle à Kinshasa, illustre la volonté des médiateurs africains d’écouter les deux parties en conflit dans un délai très rapproché, afin de maintenir un équilibre et une dynamique de dialogue.

Poursuite de la mission

À l’issue de cette étape, le président Faure Gnassingbé doit poursuivre « les consultations en vue de parvenir à une solution africaine à ce conflit », selon un communiqué togolais. Cette formulation réaffirme l’ambition de l’UA de faire prévaloir une médiation continentale, dans un dossier où les initiatives extra-africaines (américaine, qatarie) ont jusqu’ici dominé sans succès durable.

L’UA tente de reprendre la main sur un dossier critique

Cette séquence diplomatique intense montre la tentative de l’Union africaine de repositionner son leadership sur le dossier congolais, face à l’impasse des autres processus. En déployant un panel de haut niveau et en maintenant un contact direct et simultané avec Kinshasa et Kigali, l’UA cherche à :

  • Relancer un dialogue direct entre les deux capitales.
  • Proposer un cadre alternatif ou complémentaire aux initiatives américaine et qatarie.
  • Rassurer sur sa capacité à gérer ses propres crises.

La crédibilité de cette nouvelle médiation dépendra de sa capacité à obtenir des gestes concrets de désescalade de la part du Rwanda et du M23, et à convaincre Kinshasa que cette voie peut être plus efficace que celles qui ont précédé.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Classement 2026 des puissances militaires en Afrique, selon Global Fire Power

by admin9775 27 janvier 2026
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Hormis la Tunisie qui fait son entrée dans la Top 10 à la place de la Libye et le Maroc qui ravit la 6e position à l’Angola, le sommet de la hiérarchie demeure inchangé par rapport à l’édition 2025 du classement qui s’appuie sur plus de 60 critères, dont le nombre de militaires actifs, le nombre d’avions de chasse et de navires et le budget consacré à la défense.

L’Egypte reste la première puissance militaire africaine, selon l’édition 2026 du classement des armées les plus puissantes du monde, publié le vendredi 23 janvier par le site américain spécialisé dans la défense Global Fire Power (GFP).

Ce classement, qui couvre un total de 145 pays, se base sur plus de 60 indicateurs répartis en six grandes catégories (effectifs humains, équipements, moyens financiers, moyens logistiques, ressources naturelles et géographie). Ces critères sont regroupés pour constituer un indice global de puissance militaire (Power index) dont le score parfait serait de 0,0000, ce qui est impossible dans les faits. Ainsi, plus on s’éloigne de ce score, plus on recule au classement et vice-versa. L’indice global, qui est mis à jour chaque année, ne prend pas en considération les stocks nucléaires et ne pénalise pas les pays qui ne disposent pas de littoral par le manque d’une force navale. 

A l’échelle africaine, le sommet de la hiérarchie demeure inchangé. L’Egypte conserve son leadership continental et occupe le 19e rang à l’échelle mondiale sur un total de 145 pays étudiés. Ce pays d’Afrique du Nord, dont le territoire s’étend sur deux continents (l’Afrique pour la majeure partie du territoire et l’Asie pour la péninsule du Sinaï) obtient un score de 0,3651 point et conserve ainsi son rang à l’échelle mondiale par rapport à l’édition 2025 du classement. L’Egypte dispose notamment de 438 500 militaires actifs, 479 000 réservistes, 300 000 éléments de forces paramilitaires, 3 620 chars, 1 088 avions militaires et 149 navires et bâtiments de guerre.

L’Algérie (27e rang mondial) occupe la deuxième position à l’échelle africaine devant le Nigeria (33e rang mondial), l’Afrique du Sud (40e), l’Ethiopie (47e), le Maroc (56e), l’Angola (59e), la RD Congo (64e) et le Soudan (66e). La Tunisie (79e rang mondial) ferme le Top 10 africain.

(Voir le classement complet des 38 pays africains étudiés ci-dessous).

Au total, 14 pays africains ont progressé dans le classement général cette année par rapport à l’édition 2025 (Ethiopie, Maroc, RD Congo, Soudan, Tunisie, Tanzanie, Zimbabwe, Ouganda, République du Congo, Erythrée, Burkina Faso, Gabon, Somalie, Bénin), tandis que 17 ont régressé et 7 sont restés stables.

D’après Global Fire Power, les Etats-Unis demeurent la première puissance militaire mondiale en 2025, devant la Russie, la Chine, l’Inde et la Corée du Sud.

Walid Kéfi

Classement des puissances militaires africaines en 2026 :

1-Egypte (19e rang mondial)

2-Algérie (27e)

3-Nigeria (33e)

4-Afrique du Sud (40e)

5-Ethiopie (47e)

6-Maroc (56e)

7-Angola (59e)

8-RD Congo (64e)

9-Soudan (66e).

10-Tunisie (79e)

11-Libye (80e)

12-Kenya (84e)

13-Tchad (85e)

14-Tanzanie (89e)

15-Mozambique (92e)

16-Cameroun (99e)

17-Mali (104e)

18-Zimbabwe (105e)

19-Ouganda (107e)

20-Côte d’Ivoire (108e)

21-Zambie (111e)

22-Ghana (112e)

23-Soudan du Sud (113e)

24-République du Congo (117e)

25-Erythrée (119e)

26-Niger (120e)

27-Namibie (122e)

28-Mauritanie (123e)

29-Sénégal (126e)

30-Burkina Faso (127e)

31-Botswana (130e)

32-Madagascar (131e)

33-Gabon (132e)

34-Somalie (137e)

35-Bénin (138e)

36-Sierra Leone (140e)

37-Liberia (141e)

38-Centrafrique (143e)

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27 janvier 2026 0 comments
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À la UneAfrique

Yoweri Museveni réélu pour un septième mandat dans un scrutin contesté

by admin9775 19 janvier 2026
written by admin9775

Le président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle avec 71,65 % des voix, selon les résultats provisoires de la commission électorale. Cette réélection, qui lui ouvre un septième mandat, prolonge à plus de quarante ans son règne à la tête du pays.

Son principal adversaire, Bobi Wine (de son vrai nom Robert Kyagulanyi), l’ancien chanteur devenu figure de proue de l’opposition, a recueilli 24,72% des suffrages. Il a immédiatement rejeté les résultats, dénonçant des « fraudes massives » et des violences.

Un scrutin sous tension et restrictions
Le processus électoral a été marqué par des accusations d’irrégularités et un climat de forte répression. Parmi les points les plus controversés :

  • Une coupure nationale d’internet décrétée depuis mardi, justifiée officiellement pour prévenir les violences et la désinformation, mais vivement critiquée par les Nations unies et les observateurs.
  • Des défaillances techniques des machines biométriques de vote dans plusieurs bureaux, ayant nécessité le recours à des registres manuels.
  • Une campagne électorale émaillée d’arrestations de partisans de l’opposition, de perturbations de rassemblements et d’allégations d’intimidation. Bobi Wine affirme avoir lui-même échappé à une intervention policière à son domicile.

L’opposition muselée et des bilans contradictoires
Dans un message publié malgré le blackout internet, Bobi Wine a affirmé que les forces de sécurité le recherchaient et que sa famille était sous surveillance. La police a nié ces allégations mais a confirmé que ses déplacements étaient restreints pour des raisons de sécurité.
L’opposant accuse également les autorités d' »abduction de ses agents » et de « bourrage massif des urnes ». Le bilan des violences liées au scrutin fait également débat : Bobi Wine évoque 21 morts, tandis que les autorités n’en reconnaissent que 7.

Un pays sans alternance depuis l’indépendance
Cette élection s’inscrit dans l’histoire politique d’un pays qui n’a jamais connu de transition pacifique du pouvoir depuis son indépendance du Royaume-Uni en 1962. Yoweri Museveni, arrivé au pouvoir par les armes, a su assoir son autorité et modifier la constitution pour lever les limites d’âge et de mandat, lui permettant de se représenter indéfiniment.

Face à cette nouvelle victoire contestée, Bobi Wine a appelé à des manifestations pacifiques et à la restauration de l’accès à internet. La communauté internationale, qui avait déjà exprimé ses inquiétudes avant le scrutin, est désormais attendue sur sa réaction face à un processus électoral entaché de nombreuses irrégularités et à la perspective d’une prolongation d’un règne déjà historique.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Lomé accueille une réunion de haut niveau pour consolider le processus de paix dans l’Est de la RDC

by admin9775 17 janvier 2026
written by admin9775

La réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix dans l’Est de la République Démocratique du Congo s’est tenue ce samedi à Lomé, au Togo. Convoquée par le président du Conseil togolais et médiateur de l’Union africaine, Faure Gnassingbé, elle a réuni des délégations congolaises, les médiateurs américain et qatari, et des facilitateurs de l’UA.

Contrairement à l’attente de certains observateurs, aucune nouvelle initiative spectaculaire ou accord n’a été annoncé à l’issue des travaux. L’accent a plutôt été mis sur le renforcement structurel et opérationnel de la médiation africaine.

Cinq co-facilitateurs, tous anciens chefs d’État

La décision principale a été de consolider la médiation africaine en la dotant de cinq co-facilitateurs, tous étant d’anciens chefs d’État africains. Leurs noms n’ont pas été immédiatement dévoilés, mais leur mission sera de donner plus de poids et de continuité politique au processus. Des missions sont prévues dans les prochains jours à Kinshasa, Kigali, Kampala et Gitega pour engager des discussions directes avec les parties et « accélérer la mise en œuvre des engagements » pris dans le cadre des différents accords (Doha, Washington).

Un appel à l’action collective et à la solution politique

Dans son discours, le président Gnassingbé a salué l’engagement des parties et appelé à une action collective renforcée. « Plus que jamais, notre action collective doit rester guidée par une conviction forte : seule une solution politique concertée et durable permettra de restaurer la paix », a-t-il déclaré, visant explicitement le bénéfice des populations de la région des Grands Lacs.

La veille, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, avait précisé que la session devait se concentrer sur la consolidation du processus africain unifié, la clarification du rôle du secrétariat conjoint indépendant et l’examen d’une feuille de route pour les douze prochains mois.

L’UA souligne l’urgence d’apaiser les tensions

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a pour sa part insisté sur l’urgence d’intensifier les actions de l’organisation pour apaiser les tensions entre la RDC et le Rwanda, et plus largement dans toute la sous-région.

Cette réunion de Lomé apparaît ainsi comme une étape de rationalisation et de re-légitimation de la médiation continentale, dans un paysage diplomatique encombré par la multiplication des initiatives. Elle cherche à remettre l’UA au centre du jeu, en lui donnant des relais politiques de haut niveau, mais reporte à plus tard la preuve tangible de son efficacité sur le terrain, où les combats et les violations du cessez-le-feu se poursuivent.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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17 janvier 2026 0 comments
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À la UneAfrique

Ouganda: à la veille de la présidentielle et des législatives, black-out et climat de peur à Kampala

by admin9775 14 janvier 2026
written by admin9775

À la veille des élections présidentielle et législatives, la tension est montée d’un cran en Ouganda. Depuis la soirée du mardi 13 janvier, l’accès à Internet est largement coupé dans le pays. Les autorités justifient cette mesure par la lutte contre la désinformation, la fraude électorale et les appels à la violence. Mais, pour des organisations de la société civile, cette coupure constitue une nouvelle étape dans le rétrécissement de l’espace civique, au moment même où l’accès à l’information est crucial pour la transparence du scrutin.

À Kampala, l’avocat ougandais des droits humains Hillary Ssemanda s’interroge : « Quelle est la logique derrière cette coupure d’Internet ? ». Selon lui, les perturbations vont au-delà des réseaux sociaux et de la navigation en ligne. « Même les services de paiement mobile […] ont été coupés », affirme-t-il, estimant que cela vise à « empêcher les gens de retirer de l’argent et d’acheter l’essentiel, comme la nourriture ».

Le climat sécuritaire alimente aussi les inquiétudes. « Il y a un déploiement massif de l’armée », décrit Hillary Ssemanda, « l’armée a été déployée dans les rues de Kampala », poursuit-il, évoquant des militaires lourdement armés. « Ils ont des mitrailleuses. On dirait que le pays se dirige vers la guerre », craint l’avocat. Pour lui, le but du dispositif est « de créer la peur […] et de dissuader la population d’aller voter ».

Dans la capitale, l’atmosphère est électrique, assure l’avocat. « Les gens ont peur. La tension est très forte à Kampala », dit-il, avant d’ajouter : « C’est comme un confinement. La plupart des gens restent chez eux. Ils ont même peur de sortir ». Et d’alerter sur un possible impact sur la participation, beaucoup de citoyens étant susceptibles de ne pas aller voter à cause de l’intimidation.

Quelle est la logique derrière cette coupure d’Internet ? Même les services de paiement mobile, ceux qui permettent de faire des transactions depuis sa carte SIM, ont été coupés, pour empêcher les gens de retirer de l’argent et d’acheter l’essentiel, comme la nourriture. Il y a un déploiement massif de l’armée. Vous vous rendez compte ? L’armée nationale a été déployée dans les rues de Kampala. Ils ont des mitrailleuses. C’est comme si le pays se dirigeait vers la guerre. Le but de ce déploiement militaire, c’est de créer la peur dans la population, pour la dissuader d’aller voter. Et les gens ont peur. La tension est très forte à Kampala. Là, au moment où je vous parle, c’est comme un confinement : la plupart des gens restent chez eux. Ils ont même peur de sortir. Et beaucoup pourraient ne pas aller voter demain, à cause des intimidations de l’État.

Hillary Ssemanda, avocat des droits humains en OugandaChristina Okello

Sur le plan politique, un duel au sommet

Sur le plan politique, le scrutin prend des allures de duel au sommet. Le président sortant, Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, brigue un septième mandat. Son camp fait campagne sur la stabilité avec le slogan « Protecting the Gains » (« Protéger les acquis », en français).

En face, son principal rival, Bobi Wine, accuse le pouvoir de verrouiller le jeu politique et présente ce vote comme un scrutin de « protestation ». À la veille du vote, le chanteur devenu homme politique a aussi reçu un soutien symbolique : celui de l’opposant historique Kizza Besigye, détenu depuis plus d’un an pour trahison, qui a appelé à voter pour lui.

Médias et observation du vote : une crédibilité en question

Autre sujet de crispation : les conditions de couverture médiatique et la capacité à documenter le scrutin. Des reporters étrangers accrédités disent avoir été refoulés lors du dernier meeting du président Yoweri Museveni. Et Reporters sans frontières dénonce une hausse des violences contre la presse.

Enfin, les modalités autour des bureaux de vote pourraient devenir un point chaud. La police exhorte les électeurs à ne pas s’attarder après avoir voté, au nom du maintien de l’ordre. Des défenseurs des droits estiment au contraire que les citoyens doivent pouvoir rester à proximité pour observer le décompte, tant qu’ils ne provoquent pas de troubles. Une question d’autant plus sensible que, dans un contexte de black-out numérique, la vérification indépendante et la circulation d’images sont déjà fortement entravées.

À J-1 du scrutin, au-delà de l’issue électorale, c’est donc aussi la crédibilité du vote – et donc son acceptation – qui se joue, dans un climat de tension et de restrictions.

RFI

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14 janvier 2026 0 comments
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À la UneAfrique

CIRGL : le général zambien Charles Simuyuni prend la tête du mécanisme de vérification du cessez-le-feu

by admin9775 14 janvier 2026
written by admin9775

La réponse régionale à la crise dans l’Est de la RDC se structure à travers deux événements simultanés. D’une part, la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) a nommé un nouveau commandant pour son mécanisme de vérification. D’autre part, la RDC et la Zambie ont ouvert une session stratégique de leur commission mixte Défense-Sécurité.

Un nouveau commandement pour le MCVE+

Lors d’une réunion extraordinaire à Livingstone, le Comité des ministres de la Défense de la CIRGL a approuvé la nomination du général de brigade zambien, Charles Simuyuni Nakeempa, au poste de commandant du Mécanisme Conjoint de Vérification Élargi Plus (MCVE+). Il sera secondé par le colonel angolais Arlindo Sebastiao Vandunem Fernandes.

Ce mécanisme est crucial pour la mise en œuvre du cessez-le-feu issu des pourparlers de Doha entre le gouvernement congolais et la rébellion AFC/M23. Sa mise en œuvre effective sur le terrain est considérée par Kinshasa comme un « test de crédibilité » pour la CIRGL. Les ministres ont également approuvé le mémorandum d’entente entre la CIRGL, la RDC et l’AFC/M23 concernant ce mécanisme, réaffirmant leur soutien aux processus de Doha et de Washington.

La RDC et la Zambie renforcent leur coopération bilatérale

Parallèlement, à Lubumbashi, la 14e session de la Commission permanente mixte RDC-Zambie sur la Défense et la Sécurité a débuté ce mardi pour quatre jours. Dans un contexte de « situation sécuritaire préoccupante » à l’Est, les délégations techniques des deux pays travaillent en sous-commissions (Sécurité publique, Défense, Sécurité de l’État) pour renforcer la prévention des menaces transfrontalières.

Ces travaux préparatoires précèdent une réunion ministérielle de haut niveau prévue le 15 janvier, coprésidée par les vice-Premiers ministres en charge de l’Intérieur et de la Défense des deux pays. L’objectif est d’aboutir à des résolutions communes pour consolider le partenariat stratégique entre Kinshasa et Lusaka.

Une volonté régionale affichée, des défis opérationnels persistants

Ces initiatives démontrent une volonté politique régionale renouvelée de s’attaquer aux racines de l’instabilité. Le vice-Premier ministre congolais de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, a insisté à Livingstone sur l’urgence d’avoir des « mécanismes régionaux crédibles, opérationnels et dissuasifs ».

Cependant, le défi majeur reste l’opérationnalisation sur le terrain. Le MCVE+ précédent fonctionnait au ralenti, et la mise en œuvre concrète des accords de cessez-le-feu bute sur la poursuite des combats. La mission du nouveau commandant Simuyuni et l’efficacité des conclusions de la commission RDC-Zambie seront jugées à l’aune de leur capacité à impacter la réalité sécuritaire dans l’Est congolais.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa condamne l’opération américaine au Venezuela

by admin9775 6 janvier 2026
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L’Afrique du Sud, qui entretient déjà des relations très tendues avec Washington, est l’une des voix à s’être élevées pour fermement dénoncer l’opération militaire illégale des États-Unis au Venezuela. Alors que le président Maduro et sa femme, enlevés par les forces américaines, ont comparu brièvement lundi 5 janvier devant un juge fédéral en début de semaine, l’ANC, au pouvoir, appelle à la libération de Maduro et de son épouse. Le président Cyril Ramaphosa a dénoncé « une violation du droit international ». Mais tout le gouvernement de coalition sud-africain n’est pas forcément du même avis, ce qui révèle de profondes divisions en matière de politique étrangère.

L’ANC a publié un long communiqué réclamant la libération immédiate de Nicolas Maduro et de son épouse, et déclarant que « le Venezuela est pris pour cible pour avoir affirmé sa souveraineté sur ses ressources naturelles et pour ses choix de politique économique. »

Cyril Ramaphosa a lui-même pris la parole ce mardi 6 janvier, à l’occasion d’un discours de commémoration d’une figure communiste de la lutte contre l’apartheid, Joe Slovo. Devant un drapeau vénézuélien, le président sud-africain a condamné une attaque américaine qui « porte atteinte à l’intégrité territoriale et à la souveraineté d’un État membre de l’ONU ».

Cependant, l’Alliance démocratique de centre droit, qui appartient pourtant au gouvernement de coalition, ne se retrouve pas dans ces prises de position. Le deuxième parti du pays dénonce « l’hypocrisie » du ministère des Affaires étrangères, qu’il accuse d’avoir fait preuve, en 2022, « de lâcheté diplomatique en fermant les yeux sur la violation de la souveraineté ukrainienne par la Fédération de Russie ». 

Enfin, le parti d’extrême droite Freedom Front Plus, autre partenaire du gouvernement de coalition, est allé encore plus loin, avec son représentant affirmant sur les réseaux sociaux qu’« il faut se réjouir de la fin de l’échec socialiste au Venezuela ».

RFI

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