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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Egypte : Sissi promet un état démocratique

by Ruben Yale 19 décembre 2023
written by Ruben Yale

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s’est exprimé après avoir remporté un troisième mandat, avec 89,6 % des voix.

 Le résultat du scrutin, qui s’est déroulé du 10 au 12 décembre, était largement prévisible, l’ancien chef de l’armée ayant fait campagne contre un petit groupe de candidats peu connus.

 Le président égyptien a tenu un discours suite à cette victoire, rendant hommage aux citoyens Egyptiens et promettant de construire une nouvelle république :

« Je suis bien conscient de l’ampleur des défis que nous avons traversés et que nous continuons à affronter, tout comme je me rends compte que le héros de ces défis est le grand citoyen égyptien qui s’est opposé au terrorisme et à sa violence, qui a porté le fardeau de la réforme économique et de ses conséquences, et qui a affronté les crises avec conscience, résilience et sagesse, » a déclaré Abdel Fattah al-Sissi. 

A la tête de l’Egypte depuis une décennie, M. Sissi, âgé de 69 ans, débutera en avril son troisième mandat, censé être le dernier conformément à la Constitution égyptienne. 

Sa réélection ne faisait guère de doute dans le pays de 106 millions d’habitants en proie à de multiples crises, allant du pouvoir d’achat à la guerre dans la bande de Gaza voisine.

M.Sissi a invité les citoyens Egyptiens à le soutenir dans sa volonté de bâtir un Etat démocratique : 

« Je renouvelle l’engagement de déployer avec vous tous les efforts nécessaires à la poursuite de la construction de la nouvelle république que nous cherchons à établir . Et ce, conformément à une vision commune qui nous unit : celle d’un État démocratique qui unit ses citoyens dans le cadre du respect de la Constitution et de la loi.« 

M. Sissi a écrasé ses trois concurrents, mais cette fois sa base populaire et même ses soutiens étrangers se sont étiolés au fil des années et d’une gestion économique qui a vu la valeur de la monnaie divisée par deux et la dette multipliée par trois.

La plupart des biens sont importés, et une grave pénurie de devises étrangères a fait exploser le marché parallèle, poussant les prix à la consommation encore plus haut et grignotant les économies des familles.Deux tiers de la population égyptienne vivent en dessous ou juste au-dessus du seuil de pauvreté.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Guinée : forte explosion, incendie et blessés dans un dépôt de carburant

by Ruben Yale 18 décembre 2023
written by Ruben Yale

Une forte explosion suivie d’un incendie lundi dans le principal dépôt de carburant de Guinée a touché le centre-ville de Conakry, faisant des dizaines de blessés selon une source médicale et entraînant la fermeture des écoles et administrations.

Le sinistre est survenu aux environs de 00H00 (locales et GMT) au principal dépôt d’hydrocarbures de la société guinéenne de pétrole (publique) à Kaloum, le quartier administratif et des affaires de Conakry.

Le gouvernement a annoncé dans un communiqué la fermeture des écoles et demandé aux travailleurs du secteur public et privé de rester chez eux dans le grand Conakry, comprenant la capitale et ses environs.

L’incendie « d’origine inconnue » s’est déclaré dans la nuit et son « ampleur et ses conséquences pourraient directement impacter les populations », a-t-il dit.

Les stations-service vont rester fermées et « dans les prochaines heures, un bilan d’étape sera communiqué et une enquête sera ouverte pour situer les causes et les responsabilités », selon le gouvernement.

« C’est un bruit assourdissant qui nous a réveillés, on était déjà endormis. Nous qui logeons près du Marché Niger, les vitres de notre habitation et celles de nos voisins ont été cassées. On est parvenu à nous éloigner de l’endroit », a confié une habitante de Kaloum, sous le choc.

Ce quartier portuaire, habituellement bondé, a des allures de ville morte lundi matin.

Une épaisse fumée avec des flammes rougeâtres s’élevait dans la nuit vers le ciel tandis que des habitants fuyaient la zone où s’est produit l’incendie, selon des images sur les réseaux sociaux.

Des dizaines de blessés

Des dizaines de véhicules de la protection civile ont été dépêchés sur les lieux, selon des témoins.

« Les moyens supplémentaires sont en cours d’acheminement pour contenir l’incendie et minimiser ses conséquences », a dit le gouvernement.

Il invite les populations « des zones limitrophes » du sinistre à « s’éloigner du site pour non seulement leur propre sécurité mais également permettre aux services d’opérer en toute sécurité ».

« Les blessés arrivent par dizaines dans deux des principaux hôpitaux de Conakry, Ignace Deen et Donka« , a affirmé le docteur Mamadouba Sylla, un chirurgien qui travaille à l’hôpital de Donka.

« Kaloum est en train de brûler. Le secteur du port est complètement barricadé par les forces de l’ordre et les sapeurs pompiers couraient vers le (lieu) du sinistre », d’après un habitant de la zone, joint au téléphone.

La Guinée est dirigée depuis septembre 2021 par une junte dont le chef est le colonel Mamady Doumbouya. Il a renversé le président Alpha Condé, qui était devenu en 2010 le premier président démocratiquement élu de Guinée après des décennies de régimes autoritaires ou dictatoriaux.

Après le putsch, le colonel Mamady Doumbouya s’est fait investir président et s’est engagé sous la pression internationale à remettre le pouvoir à des civils élus dans un délai de deux ans à partir de janvier 2023.

Il a promis de refonder un Etat miné par les divisions et par une corruption réputée endémique.

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À la UneAfrique

Afrique Du Sud : Zuma ne votera pas pour l’ANC

by Ruben Yale 18 décembre 2023
written by Ruben Yale

L’ex-président sud-africain Jacob Zuma a annoncé samedi qu’il ne voterait pas pour l’ANC lors des élections de 2024, affaiblissant encore le parti au pouvoir depuis la fin de l’apartheid qui risque, pour la première fois de son histoire, de perdre sa majorité.

Zuma, âgé de 81 ans et qui reste poursuivi dans plusieurs affaires de corruption, ne quittera pas le parti dont il a longtemps été un pilier, mais avoue peiner « à le reconnaître aujourd’hui sous sa direction actuelle ».

Après avoir servi l’ANC pendant plus de six décennies, depuis sa jeunesse, il affirme demeurer son « loyal serviteur ». « A ma mort, je serai encore un membre de l’ANC », a-t-il insisté.

Pour autant, il ne fera pas campagne pour le parti au pouvoir et a appelé à voter pour un petit Parti radical, récemment créé et baptisé Umkhonto We Sizwe (MK), comme le nom de l’ancien bras armé de l’ANC, lors d’une conférence de presse à Soweto.

« Je ne peux pas et je ne ferai pas campagne pour l’ANC de (l’actuel président Cyril) Ramaphosa », a-t-il déclaré dans un texte lu par sa fille Duduzile, pour préserver sa voix attaquée par un rhume passager.

« Ma conscience ne me permet pas de mentir au peuple sud-africain et de prétendre que l’ANC de Ramaphosa est celui de (Nelson) Mandela et (Oliver) Tambo », a-t-il ajouté.

« Après mûre réflexion, je suis très attristé de constater que l’ANC d’aujourd’hui n’est plus le grand mouvement (…) pour lequel nous étions prêts à sacrifier notre vie », a-t-il insisté, estimant qu’il avait perdu « la confiance et le respect » des Sud-Africains en raison notamment d’un chômage endémique et des coupures de courant récurrentes.

Scrutin crucial

« On s’attend désormais largement à ce que l’ANC perde les élections générales pour la première fois depuis 1994 », a rappelé ce critique acerbe du président Ramaphosa.

Depuis des mois experts et sondages avancent en effet que lors de ce scrutin, qui devrait se tenir entre mai et août, le parti au pouvoir pourrait perdre pour la première fois sa majorité parlementaire et donc la présidence du pays.

Une coalition menée par le premier parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), appelle toutes les bonnes volontés à les rejoindre pour déloger l’ANC au pouvoir et s’emploie en attendant à multiplier les inscriptions sur les listes électorales.

Fin août déjà, une autre figure historique de l’ANC, son ancien secrétaire général Ace Magashule, mis au banc en 2021 pour corruption, avait annoncé la création de son propre parti, en vue des élections prévues l’an prochain, lors d’une conférence de presse à Soweto, lieu hautement symbolique du combat contre le régime raciste de l’apartheid.

Cet allié de Jacob Zuma reste populaire auprès d’une frange désenchantée de l’électorat en dépit de sa réputation sulfureuse. Son parti s’appelle le Congrès africain pour la Transformation (ACT), comptant deux initiales communes avec l’ANC.

Le charismatique Jacob Zuma, autodidacte et volontiers blagueur, reste influent en dépit d’un nombre impressionnant de casseroles. Il a été condamné en juin 2021 pour avoir obstinément refusé de répondre à une commission enquêtant sur la corruption d’une ampleur inédite sous sa présidence (2009-2018).

Son incarcération dans la foulée avait déclenché plusieurs jours d’émeutes, faisant plus de 350 morts.

L’ancien chef d’Etat reste poursuivi pour escroquerie, corruption et racket dans une affaire de pots-de-vin qui auraient été versés par le groupe français de défense Thales il y a plus de vingt ans, mais le procès ne cesse d’être reporté.

M. Zuma a été le redouté chef des renseignements au temps de l’ANC en exil et de « la lutte » contre l’apartheid.

Celui dont le deuxième prénom Gedleyihlekisa signifie en zoulou qu’il « rit en broyant ses ennemis » a notamment passé dix ans au pénitencier de Robben Island aux côtés de Nelson Mandela.

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L’Afrique du Sud en guerre contre l’exploitation minière illégale

by Ruben Yale 15 décembre 2023
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Des dizaines de policiers et de militaires ont investi jeudi le quartier de Soul City près de Kagiso, à l’ouest de Johannesburg, passant au crible des cabanes des mineurs illégaux.

Plus de 70 ont été interpellées en deux jours dans cette zone située à proximité de mines d’or désaffectées selon le commissaire de la province.

Des milliers de mineurs illégaux opèrent en Afrique du Sud. Leur activité frustre les compagnies minières et est liée selon les autorités, à la criminalité qui gangrène le pays.

L’accès aux anciennes mines est souvent contrôlé par des gangs qui se disputent parfois le contrôle du territoire.

La criminalité est endémique en Afrique du Sud, où le taux d’homicides est l’un des plus élevés au monde. Aussi son président,  a-t-il lancé en novembre, une lutte contre le phénomène.  

« Nous en avons assez de la criminalité. Nous en avons assez que les criminels agissent en toute impunité », a déclaré Cyril Ramaphosa lors d’une cérémonie de remise de diplômes à 1 400 nouvelles recrues de la police dans la ville de Kimberly, au centre du pays. « Trop c’est trop ».

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À la UneAfrique

Génocide au Rwanda : les parties civiles dénoncent les « mensonges » de Munyemana

by Ruben Yale 15 décembre 2023
written by Ruben Yale

Il ne pouvait pas, alors que le génocide au Rwanda battait son plein, ne pas comprendre ce qui se déroulait. Au procès à Paris de l’ancien médecin Sosthène Munyemana, les avocats des parties civiles ont décrit jeudi un homme qui s’est « perdu » dans ses « mensonges ».

Le médecin de 68 ans, aujourd’hui retraité et qui vit dans le Sud-Ouest de la France depuis septembre 1994, est jugé depuis le 13 novembre devant la cour d’assises de Paris notamment pour génocide et crimes contre l’humanité. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Il est soupçonné d’avoir joué un rôle dans les massacres en signant une motion de soutien au gouvernement intérimaire institué après l’attentat contre l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana, qui a encouragé les tueries commises entre avril et juillet 1994, dans lesquelles plus de 800 000 personnes sont mortes.

On lui reproche aussi d’avoir mis en place des barrières et des rondes à Tumba, dans la préfecture de Butare (sud du Rwanda), au cours desquelles des personnes ont été interpellées avant d’être tuées, et d’avoir détenu la clé d’un bureau de secteur où étaient enfermés des Tutsi avant leur exécution.

Tout au long des cinq semaines d’audience, Sosthène Munyemana n’a eu de cesse de contester ces accusations, affirmant avoir été un Hutu modéré qui avait au contraire tenté de « sauver » des Tutsi en leur offrant « refuge » dans le bureau de secteur.

Cet homme, qui était un ami proche notamment du chef du gouvernement intérimaire Jean Kambanda, condamné par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a dit de nombreuses fois qu’il avait mis du temps à réaliser ce qui se passait réellement dans le pays, et a dénoncé des poursuites ourdies par le pouvoir actuellement en place au Rwanda.

« Il s’est présenté devant vous comme quelqu’un qui n’a rien vu, rien entendu, rien dit », observe François Epoma, avocat d’une vingtaine de parties civiles dans ce procès.

Pourtant, « dès le 7 avril » 1994, date à laquelle les tueries commencent, « les rumeurs de massacres se propagent dans tout le pays », rappelle Mathilde Aublé, une des avocates de l’association de rescapés du génocide Ibuka et d’une trentaine de personnes physiques.

« Butare n’est pas Kigali », la capitale du Rwanda, « mais Butare n’est pas sourde », ajoute-t-elle.

« Inlassablement, Sosthène Munyemana a cherché à nous entraîner dans un monde où on n’écoute pas la radio, un monde où on ne regarde pas au dehors, un monde où on ne sent pas la violence croître », raille Matthieu Quinquis, avocat de la Licra, pour qui l’accusé s’est « enfermé avec ses mensonges ». « Je crains qu’il ne s’y soit perdu », ajoute-t-il.

Or « cette ligne de défense ne tient pas », estime Justine Vinet, une des conseils de la Fédération internationale des droits humains (FIDH). Cet « universitaire, gynécologue », était « pleinement intégré dans la vie publique et politique au Rwanda ».

« Peut-on avoir en la personne de Sosthène Munyemana affaire au seul citoyen qui ne comprend pas le message du gouvernement ? » s’interroge Hector Bernardini, qui défend notamment l’association Survie.

« L’accusé que vous avez devant vous, c’est aussi l’intellectuel de Butare dont la motion de soutien au gouvernement intérimaire a été diffusée » à la radio, donnant le coup d’envoi aux massacres dans cette région qui en avait jusqu’alors été épargnée, souligne Richard Gisagara, avocat de l’association Communauté rwandaise de France.

C’est un « ami proche de Jean Kambanda qui essaie de nous convaincre qu’il n’a jamais parlé politique » avec lui, poursuit-il, voyant un homme qui « adapte son discours aux circonstances du moment ».

Pour Simon Foreman, conseil du Collectif des parties civiles pour le Rwanda, Sosthène Munyemana a « mis en place des éléments de langage », affirmant que toutes les personnes ayant témoigné contre lui avaient menti. Mais « cette défense +tous menteurs+ conduit à une impasse », estime l’avocat.

Le ministère public doit commencer vendredi à rendre ses réquisitions et la défense plaider lundi. Le verdict est attendu mardi.

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À la UneAfrique

Nigeria : 6 morts et 2 Sud-Coréens kidnappés dans une attaque

by Sam's Londele 14 décembre 2023
written by Sam's Londele

Quatre militaires et deux civils nigérians ont été tués et deux employés sud-coréens enlevés par des hommes armés qui leur ont tendu une embuscade dans le sud du Nigeria, a annoncé mercredi la police.

L’attaque a eu lieu mardi matin sur une route de l’État de Rivers. Les enlèvements contre rançon sont fréquents au Nigeria où les groupes criminels visent parfois les étrangers, notamment ceux travaillant dans les mines et chantiers éloignés des zones urbaines.

« Les assaillants ont tendu une embuscade à un convoi de véhicules transportant deux travailleurs de Daewoo vers 9h30. Quatre soldats qui escortaient les Coréens et leurs deux chauffeurs civils ont été tués dans l’attaque », a déclaré à l’AFP un haut responsable de la police de l’État.

« Les hommes armés ont également enlevé les deux Coréens avant de s’enfuir », emmenant également avec eux les armes des soldats, a ajouté l’officier, qui n’a pas souhaité être nommé. La porte-parole de la police de l’État de Rivers, Grace Iringe Koko, a confirmé l’attaque. « Nous enquêtons sur l’affaire et donnerons les détails plus tard », a-t-elle déclaré à l’AFP.

Contactées par l’AFP, l’armée et l’entreprise Daewoo n’étaient pas immédiatement disponibles pour commenter l’attaque.

Plusieurs entreprises asiatiques, notamment chinoises et sud-coréennes, opèrent au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, où elles sont notamment impliquées dans des projets de construction de routes et chemins de fer.

Les travailleurs étrangers enlevés au Nigeria dans le passé ont souvent été libérés après paiement d’une rançon à leurs ravisseurs.

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Présidentielle au Sénégal : Ousmane Sonko fixé jeudi

by Sam's Londele 13 décembre 2023
written by Sam's Londele

Ousmane Sonko sera-t-il de nouveau enregistré sur les listes électorales et ainsi autorisé à se présenter à la présidentielle de février 2024 au Sénégal ? L’opposant sera fixé jeudi.

Lors de l’audience qui s’est tenue mardi à Dakar, le juge a fait savoir qu’il rendrait son verdict le 14 décembre.

La Cour suprême au Sénégal avait cassé le 17 novembre un jugement rendu en octobre , qui avait remis Sonko dans la course en annulant sa radiation des listes électorales. Elle avait décidé que l’affaire devait être rejugée en première instance.

« Après avoir écouté les parties 8h d’horloge plus un bonus de quinze minutes chacun, le juge a décidé de se retirer et d’aller dans la solitude avec comme seul guide sa conscience et son bréviaire, c’est la règle de droit pour rendre sa décision le 14 décembre, donc dans deux jours. Donc, voilà ce qui a été décidé. », a expliqué Ciré Clédor Ly, avocat de l’opposant.

La décision marquera un nouveau tournant dans le feuilleton judiciaire entre Ousmane Sonko et l’État sénégalais, qui s’affrontent depuis plus de deux ans.

« Nous pouvons être optimistes et nous avons de bonnes raisons d’être optimistes. Mais nous savons aussi que ce dossier a une dimension essentiellement politique. Elle est motivée politiquement. C’est un domaine qui ne relève hélas pas de notre compétence, mais qui répond à des considérations qui échappent à notre compétence. Mais si nous devons nous tenir au droit, il n’y a aucune raison objective et juridique qui justifie que monsieur Ousmane Sonko soit radié sur les listes électorales. », affirme Saïd Larifou, avocat d’Ousmane Sonko.

Les avocats de l’État sénégalais considèrent que la demande de l’opposant est irrecevable car elle a été déposée hors délai.

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Burkina Faso : 25 ans après la mort de Norbert Zongo, une volonté de justice intacte

by Ruben Yale 13 décembre 2023
written by Ruben Yale

Cela fait 25 ans ce 13 décembre que notre confrère Norbert Zongo a été assassiné. Pour commémorer cette disparition, une cérémonie en la mémoire du journaliste sera organisée ce mercredi au cimétière où il a été inhumé. Un quart de siècle après ce triste événement, celui qui est devenu le symbole de la liberté de la presse dans son pays, et au-delà sur le continent, attend toujours que justice lui soit rendue.

Alors qu’il enquêtait sur la mort suspecte du chauffeur de Francois Compaoré, c’est sur la route de Sapouy que l’on retrouvera le corps sans vie du directeur de l’hebdomadaire L’Indépendant et de trois de ses compagnons Blaise Ilboudo, Ablassé Nikiéma et Ernest Zongo, le 13 décembre 1998.

Vingt-cinq ans plus tard, la famille et les avocats de Norbert Zongo attendent toujours l’ouverture d’un procès où comparaitrait le frère de l’ex-président Blaise Compaoré – François – principal suspect dans cet assassinat et que la famille soupçonne d’avoir donné l’ordre de cette exécution sommaire.

Après un espoir né en mars 2020 de voir la France extrader François Compaoré où il est résident, cet espoir a été déçu en septembre dernier après que la Cour européenne des droits de l’homme a invalidé cette décision.  

La justice burkinabé ayant pris acte de ce rejet, la famille et l’ensemble des organisations pour la défense de la liberté de la presse au Faso estiment que désormais un procès doit avoir lieu, même par contumace. Un procès pour faire la lumière sur l’assassinat d’un homme, Norbert Zongo, devenu une icône de la liberté de la presse en Afrique.  

Ce qu’il est important de retenir dans ce combat, c’est quand même les 25 ans de ténacité dans la lutte pour la justice à rendre à Norbert Zongo parce que près d’un quart de siècle, le peuple burkinabè est toujours debout , comme un seul homme, pour réclamer justice.

Prosper Farama, l’un des avocats de la famille de Norbert Zongo

RFI via CONGO PUB Online

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Niger : la CEDEAO pose des conditions pour l’allègement des sanctions

by Ruben Yale 11 décembre 2023
written by Ruben Yale

Alors qu’elle avait imposé de lourdes sanctions économiques et financières à Niamey début août, après le coup d’État du 26 juillet contre Mohamed Bazoum, la communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest a annoncé dimanche qu’elle pouvait revoir sa copie.

La CEDEAO conditionne cependant un allègement de ses sanctions à une « transition courte » avant un retour des civils au pouvoir.

« L’autorité décide de mettre en place un comité de chefs d’État composé du Président de la République du Togo, du Président de la République de Sierra Leone, du Président de la République du Bénin, pour dialoguer avec le CNSP et d’autres parties prenantes, en vue de convenir d’une courte feuille de route pour la transition, de mettre en place des organes de transition et de faciliter la mise en place d’un mécanisme de suivi et d’évaluation de la transition pour œuvrer au rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel. », a déclaré Omar Alieu Touray, Président de la Commission de la Cédéao.

Mais la CEDEAO réunit en sommet à Abuja dimanche a averti, elle maintiendra ses sanctions sans une réponse positive de Niamey. Et pourrait même remettre l’option militaire sur la table.

« L’autorité va progressivement alléger les sanctions imposées au Niger. Si le CNSP ne se conforme pas aux résultats de l’engagement avec le comité, la CEDEAO maintiendra toutes les sanctions, y compris l’utilisation de la force et demandera à l’Union africaine et à toutes les autres parties d’appliquer les hypothèses cibles aux membres du CNSP et à leurs associés », a déclaré le Président de la Commission de la Cédéao.

Sur les quinze pays membres de la Cedeao, quatre sont désormais dirigés par des militaires arrivés au pouvoir par des coups d’État depuis 2021.

Africanews via CONGO PUB Online

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Cameroun : Maurice Kamto réélu à la tête du MRC

by Ruben Yale 11 décembre 2023
written by Ruben Yale

Candidat unique lors de l’élection dimanche à Yaoundé, à la tête du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), l’un des principaux mouvements d’opposition du pays, Maurice Kamto a été réélu sans surprise.

Une victoire ou plutôt un plébiscite, avec plus de 99% des suffrages qui le désigne comme candidat naturel de cette formation politique pour l’élection présidentielle qui aura lieu en 2025.

Maurice Kamto, 69 ans, annonce vouloir tourner la page de la contestation électorale engageant son parti dans les batailles à venir dont la présidentielle de 2025.

L’opposant promet par ailleurs la création d’une coalition, l’Alliance politique pour le changement (APC) d’une coalition, qui « travaillera avec les compatriotes de tous les horizons, y compris des militants ou sympathisants du régime en place pour un Cameroun apaisé » selon ses mots.

En 2018, lors de la présidentielle, Maurice Kamto avait recueilli 14,23% des suffrages contre 71,28% pour M. Biya qui a entamé son septième mandat. La contestation de ces résultats s’est soldée par la répression des dissidents politiques.

Africanews via CONGO PUB Online

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