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Category:

Afrique

À la UneAfrique

Burundi : la perpétuité requise contre l’ancien Premier ministre Bunyoni

by Ruben Yale 10 novembre 2023
written by Ruben Yale

Une peine de prison à perpétuité a été requise jeudi contre l’ancien tout-puissant Premier ministre du Burundi Alain-Guillaume Bunyoni, accusé d’avoir voulu « renverser le régime constitutionnel », selon une source judiciaire et des témoins.

Le général Bunyoni, 51 ans, comparaissait en compagnie de six co-accusés devant la Cour suprême du Burundi siégeant dans une salle de la prison centrale de Gitega, la capitale politique du pays, où il est détenu.

Alain-Guillaume Bunyoni, devenu Premier ministre en juin 2020, avait été démis de ses fonctions en septembre 2022, quelques jours après que le président Evariste Ndayishimiye eut dénoncé des velléités de « coup d’Etat ».

M. Bunyoni était de longue date considéré comme le véritable numéro deux du régime et le chef de file des durs parmi les généraux œuvrant dans les coulisses du pouvoir.

Arrêté en avril 2023 et accusé de « saper la sécurité intérieure de l’Etat », de détention illégale d’armes et d’insulte au chef de l’Etat, il s’est vu aussi reproché au cours de son procès d’avoir « commis des fétiches contre la vie du chef de l’Etat » ou encore de prise illégale d’intérêt, selon une source judiciaire.

« Pour tous ces motifs, je demande que Alain-Guillaume Bunyoni soit puni par une peine de servitude pénale à perpétuité », a requis le substitut Jean-Bosco Bucumi.

Il a également réclamé une amende de 7,1 millions de francs burundais (environ 2 300 euros) et des dommages et intérêts à la hauteur du « double de la valeur des 153 maisons et terrains et des 43 véhicules qui lui appartiennent ».

Le ministère public a requis 30 ans de prison pour ses six co-accusés, parmi lesquels le colonel de police Désiré Uwamahoro et un haut cadre du Service national du renseignement (SNR) Destino-Samuel Bapfumukeko.

Le général Bunyoni a plaidé non coupable de tous les chefs d’accusation et a demandé sa relaxe pure et simple, en invoquant « un manque de preuves » pour étayer l’accusation.

Le verdict sera rendu d’ici 30 jours

Selon Carina Tertsakian, de l’Initiative pour les droits humains au Burundi, l’arrestation de l’ancien Premier ministre a été « le point culminant d’une rivalité personnelle entre lui et le président Évariste Ndayishimiye ».

« C’était une occasion en or pour le faire traduire en justice pour son implication dans des violations des droits humains. Mais malheureusement, aucune des infractions ne concerne les meurtres, les actes de torture et autres crimes commis pendant que Bunyoni était ministre de la Sécurité publique (2007-2011, puis 2015-2020) », a-t-elle déploré.

Si la communauté internationale a salué une certaine ouverture du pays depuis l’arrivée au pouvoir d’Evariste Ndayishimiye en juin 2020 après la mort soudaine de Pierre Nkurunziza, une commission d’enquête de l’ONU affirmait en septembre 2021 que la situation des droits de l’Homme restait « désastreuse » au Burundi.

« Nous regrettons que les droits humains ne semblent pas figurer dans les priorités du président. Son objectif est plutôt de consolider son pouvoir et d’écarter les personnes dans son entourage qui ne le soutiennent pas », a ajouté Mme Tertsakian.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

Madagascar : s’achemine-t-on vers une suspension de la présidentielle ?

by Ruben Yale 10 novembre 2023
written by Ruben Yale

À Madagascar, la plateforme de dialogue et de médiation dirigée par le Conseil œcuménique des églises chrétiennes et soutenue par des personnalités, dont la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, a appelé jeudi au terme d’un huis clos à la suspension de l’élection présidentielle qui doit en principe se tenir le 16 novembre prochain.

 La médiation préconise également la suspension de la campagne électorale et l’arrêt des manifestations de rue : le processus électoral doit être conforme aux normes internationales. Ce n’est pas le cas en ce moment avec les élections que nous essayons d’organiser le 16 novembre. Nous demandons instamment la suspension du processus électoral a explique la présidente de l’Assemblée nationale.

Selon la plateforme, cette pause devrait permettre d’évaluer et de rectifier les failles identifiées notamment dans les listes électorales mais également d’apaiser les tensions qui secouent la grande île depuis des semaines.

La suspension d’une élection présidentielle n’étant pas prévue par la loi malgache, la proposition devra faire l’objet d’un accord du gouvernement pour être effective. Cependant, cette proposition passe mal dans le camp du président sortant Andry Rajoelina. Sa porte-parole a qualifié de farfelue cette idée.

Mais du côté du collectif des candidats de l’opposition, cette proposition arrive à point nommé. Depuis des semaines, ce groupe de 10 prétendants cherche à obtenir le report voire l’annulation du premier tour de la présidentielle. 

La plateforme de médiation a par ailleurs interpellé les forces de l’ordre responsables de plusieurs actes de violences sur la population depuis le début de la campagne électorale.

Africanews via CONGO PUB Online

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Mali: la médiation internationale menée par l’Algérie aux abonnés absents

by Ruben Yale 9 novembre 2023
written by Ruben Yale

Cela fait près de deux mois que la guerre a repris entre l’armée nationale, soutenue par le groupe russe Wagner, et le CSP (Cadre stratégique permanent), aujourd’hui majoritairement constitué de groupes qui s’étaient soulevés en 2012 pour l’indépendance des régions du Nord. Mais cette reprise des combats au Mali n’a suscité absolument aucune réaction de la médiation internationale pour le suivi de l’accord de paix de 2015, dont le chef de file est l’Algérie. Aucune déclaration, aucun communiqué. Un silence qui traduit à la fois une perte d’influence et une patiente stratégie d’attente.

Les autorités maliennes de transition et le CSP se rejettent mutuellement la responsabilité de la reprise de la guerre. À qui incombe-t-elle ? La médiation internationale pour le suivi de l’accord de paix de 2015 ne s’est pas prononcé sur le sujet. Aucun arbitrage, pas même un appel à la retenue, à la protection des civils ou au dialogue. Diplomates et chercheurs, Algériens, Maliens, Ouest-Africains ou Européens, les interlocuteurs sollicités par RFI pour comprendre et analyser ce silence ont tous requis l’anonymat.

Plus de réunion depuis juin

« La médiation internationale ne s’est plus réunie depuis le mois de juin », confie un diplomate directement concerné. Pour rappel, la médiation est conduite par l’Algérie mais rassemble de nombreux pays voisins (Niger, Mauritanie, Burkina Faso, Tchad, Nigeria) et des organisations internationales (ONU, UA, Cédéao, UE, OCI). L’accord de paix précise que les membres du Conseil de sécurité de l’ONU sont également « invités à participer aux travaux du comité » de suivi. Mais depuis cinq mois, et donc depuis la reprise de la guerre il y a deux mois, ses membres ne se sont plus retrouvés dans la même pièce.

« La Minusma était la locomotive de la médiation, poursuit cette source diplomatique, elle assurait le secrétariat, elle rédigeait les communiqués. » Aujourd’hui, la mission onusienne n’a plus ce mandat et vit ses dernières heures. Si certains pays membres ont bien tenté de ranimer la médiation après la reprise des combats et d’organiser de nouvelles cessions, leurs velléités sont restées sans effet.

« Les militaires au pouvoir ne veulent plus de cette médiation, explique un autre diplomate. Ils estiment que c’est une ingérence qui joue contre eux. » Créée lors de sa signature comme une garantie pour l’application de l’accord de paix au bénéfice de toutes les parties signataires, et censée rappeler à l’ordre les groupes armés ou le gouvernement en cas de manquement, la médiation internationale serait aujourd’hui perçue par les autorités maliennes de transition comme une ennemie. « Ceux de la transition qui croient encore dans l’accord de paix, et ils ne sont pas les plus nombreux, poursuit un chercheur, veulent diriger directement son application. » Objectif : un processus inter-malien, piloté à et par Bamako.

Relation compliquée avec Bamako

« Le constat général, c’est que nous n’avons plus aucun levier, reconnaît un diplomate, il n’y a plus d’échange avec Bamako. » Toutes les sources consultées expliquent qu’au fil des mois, et notamment après le second coup d’État de mai 2021, les autorités maliennes de transition ont progressivement cessé de répondre aux initiatives de la médiation. « La relation n’est pas complètement rompue mais elle est devenue compliquée », nuance un chercheur.

L’Algérie, silencieuse elle aussi, serait-elle sur le point de se faire évincer ? Chef de file de la médiation internationale, voisine directe du Mali dont elle a toujours surveillé le moindre soubresaut, l’Algérie continue pourtant de défendre l’accord de paix de 2015, pour lequel elle s’était largement impliquée. Les négociations avaient en grande partie eu lieu à Alger, ce qui vaut à cet accord signé à Bamako d’être le plus souvent désigné comme « accord d’Alger. »

Chercheurs et diplomates résument tous l’équation de la même manière : l’Algérie ne souhaite pas la résurgence à ses portes d’une rébellion indépendantiste qui pourrait donner des idées aux Touaregs du sud algérien. Mais elle ne veut pas non plus d’une occupation militaire malienne à Kidal, avec le risque d’une guérilla qui embraserait la région pour longtemps, susciterait l’afflux de milliers de réfugiés et renforcerait de surcroît la menace jihadiste. Sans même parler de la présence du groupe Wagner à sa frontière. En clair, l’accord de paix de 2015 est considéré par l’Algérie comme le meilleur garant de la stabilité du Mali, mais aussi de sa propre sécurité nationale. Il s’agit donc de le sauver. « Quitte à l’améliorer », relève un chercheur.

Éviter les faux-pas

« C’est une posture d’attente », confirment avec les mêmes mots plusieurs diplomates. « Ils ne sont pas immobiles, ils gardent des contacts et attendent le bon moment pour s’avancer. » L’Algérie n’ayant pas réussi à empêcher la reprise des combats, elle attendrait leur issue et l’ouverture d’une fenêtre politique pour revenir dans le jeu. « Ils sont prêts à relancer la médiation mais ils ne veulent pas faire de faux-pas, ni d’effet d’annonce. » Le fiasco de la médiation algérienne au Niger, avortée le mois dernier avant même d’avoir commencé, a laissé des traces.

« Ils sortiront du bois quand le rapport de force sera plus clair », abonde un chercheur. « La stratégie de Bamako, qui privilégie l’offensive militaire, va à l’encontre de l’accord de paix, analyse un autre chercheur. Mais Alger prend garde à ne pas être dans l’opposition publiquement, pour garder les chances d’une reprise de la médiation. » Pour Alger donc, silence ne serait pas synonyme d’inertie mais de stratégie. Contrainte, mais consciente et patiente.

Histoire et patriotisme

« Avec le régime actuel au Mali, j’ai du mal à imaginer que l’Algérie puisse se refaire une place », tranche cependant un diplomate. « Ils surestiment leur poids ». S’il est vrai que le Mali s’est souvent tourné vers l’Algérie pour résoudre ses problèmes dans le Nord, elle pourrait, comme d’autres partenaires historiques avant elle, faire les frais de la nouvelle forme de patriotisme revendiquée par les autorités maliennes de transition. « Quant au CSP, ils en veulent à l’Algérie de ne pas avoir suffisamment pris en compte le glissement des autorités de transition et de ne pas s’être prononcée sur l’arrivée de Wagner. Le temps où l’Algérie pouvait imposer ses solutions semble révolu. »

L’Algérie fera son entrée au Conseil de sécurité de l’ONU en janvier prochain, en tant que membre non permanent. Une occasion de promouvoir son modèle diplomatique, qu’une éviction du dossier malien viendrait douloureusement ternir.

Pas de commentaires

Sollicités par RFI, les ministères maliens de la Réconciliation nationale et des Affaires étrangères n’ont pas souhaité commenter. L’ambassadeur algérien qui conduit la médiation internationale n’a pas donné suite.

Au cours des derniers mois qui ont précédé la reprise de la guerre, plusieurs cadres du CSP ont loué auprès de RFI la disponibilité du médiateur algérien tout en s’offusquant de sa souplesse vis-à-vis des autorités de transition, accusées par les rebelles de ne pas s’impliquer dans l’application de l’accord. Le CSP n’a, dans le contexte actuel, pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

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À la UneAfrique

Le bénin reste sûr malgré les craintes sécuritaires

by Ruben Yale 8 novembre 2023
written by Ruben Yale

Depuis des années, des groupes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique sévissent au Sahel, vers les États côtiers d’Afrique de l’Ouest, comme le Bénin.

Même si le Bénin aurait été durement touché, avec des attaques dont le nombre aurait triplé selon l’ONG ACLED, de nombreux habitants des régions concernées n’ont pas vu l’ombre d’un djihadiste et déplorent une mauvaise presse pour la région.

Alfonse N’tia Kouagou, chef de communauté et hôte touristique affirme que « le tourisme s’est ralenti. » D’abord, selon lui à cause du « COVID-19 et maintenant, à cause des djihadistes. » 

« Je pense que ces rumeurs ont entraîné une baisse du tourisme , même si des petits groupes de touristes arrivent encore. J’entends parler de djihadistes à la radio, mais je n’en ai jamais vu.’’ a-t-il déclaré. 

Le Maire du Village de Materi « Robert Wimbo Kassa », assure que la situation est stable et que contrairement au tableau dépeint par les médias. Les alertes à la bombe ou les enlèvements, ne seraient que des rumeurs. Selon ce responsable, aucun terroriste ne s’est installé dans les environs.

Contrairement à ces avis qui se veulent rassurant, l’analyste politique béninoise, Nadia Nata ne nie pas la menace djihadiste. La politologue estime que le Bénin a besoin de mettre en place des mesures préventives en faveur d’une stabilisation, non seulement sur le plan sécuritaire, mais aussi socio-économique.

« En plus de la réponse sécuritaire, il faut une réponse sociale, économique et de développement. Pour ce faire, il est important d’instaurer la confiance et de travailler en étroite collaboration avec les communautés Nous pourrons ainsi nous assurer que les djihadistes ne parviennent pas à infiltrer le pays« , explique la politologue. 

Selon les experts, les attaques au Bénin ne sont que la partie visible de l’iceberg . La véritable menace réside dans les recrutements locaux.

 Alors que le gouvernement béninois réprime les habitants, dont les conditions de vie sont déjà difficile, les djihadistes pourraient infiltrer ces villages appauvris en promettant de construire des routes et des hôpitaux si les habitants les aident à contrôler la région.

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La Libye expulse 600 Egyptiens en situation irrégulière

by Ruben Yale 7 novembre 2023
written by Ruben Yale

La Libye multiplie les expulsions d’Étrangers. Après avoir contraint en juin dernier, près de mille Égyptiens à quitter son territoire à pied, lundi, ce sont des centaines d’autres qui ont été reconduit au poste frontière d’Emsaead par l’organe chargé de lutter contre l’immigration clandestine.

L’organe chargé de lutter contre l’immigration clandestine en Libye a organisé lundi des convois routiers depuis Tripoli, dans l’ouest, vers la frontière avec l’Egypte, dans l’est du pays, pour renvoyer 600 ressortissants égyptiens en situation irrégulière, en coordination entre régions rivales libyennes. Une autorité affiliée au ministère de l’Intérieur du gouvernement basé à Tripoli. 

De nombreux Egyptiens tentent chaque année de rejoindre l’Europe par la Méditerranée orientale en transitant par le territoire libyen, souvent au péril de leur vie. Des milliers d’autres y vivent cependant depuis des années, travaillant dans l’agriculture, le bâtiment ou le commerce, notamment dans la capitale et autour.

Jusque-là, ce sont les agences de l’ONU qui se chargeaient des rapatriements de réfugiés et de migrants. Mais depuis un accord passé récemment entre les autorités de l’Ouest, du Sud et de l’Est, c’est l’organe en charge des renvois au ministère de l’Intérieur qui pilote les opérations.

Selon, l’Organisation internationale pour les migrations, plus de 700 000 migrants sont présents sur le territoire libyen.

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Nigeria : 11 personnes tuées dans une attaque du groupe Boko Haram

by Ruben Yale 7 novembre 2023
written by Ruben Yale

Les funérailles des 11 victimes des attaques de Boko Haram dans les rizières de l’Etat de Borno ont eu lieu à la mosquée centrale de Zabarmari lundi après-midi.

Les agriculteurs du village de Karkut se trouvaient dimanche dans leurs plantations pour protéger leurs récoltes des vols, lorsque les terroristes ont fait irruption tuant certains et enlevant d’autres.

« Hier, dimanche, après une pause, il m’a dit qu’il retournait travailler et plus tard dans la soirée, nous avons appris la triste nouvelle qu’il avait été poignardé à mort », raconte le frère de l’une des victimes.

Plusieurs personnes sont toujours portées disparues et quatre victimes ont survécu à leurs blessures et ont été transportées à l’hôpital. Ces dernières années, les attaques de Boko Haram contre des agriculteurs se sont intensifiées, ces derniers les accusent de renseigner l’armée et les groupes locaux d’autodéfense.

En décembre 2020, Boko Haram a tué 76 agriculteurs de Zabarmari, selon les autorités locales. Les combattants djihadistes ont perdu du terrain dans le nord-est du Nigeria, mais continuent d’attaquer les communautés rurales.

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Afrique : vers des partenariats basés sur la ZLECAF entre les entreprises africaines et américaines

by Sam's Londele 6 novembre 2023
written by Sam's Londele

L’institution de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) constitue une lueur d’espoir offrant des opportunités significatives pour les entreprises à travers le continent.

Ce point de vue a été défendu lors de la signature d’un protocole d’accord entre l’équipe de pilotage de la ZLECAF et Corporate Council for Africa, intervenue le 1er novembre 2023, en vue d’amorcer les partenariats entre les entreprises africaines et américaines.

En effet, l’objectif poursuivi, à travers ce protocole d’accord, vise à accroître le soutien et l’implication du secteur privé dans la réalisation des objectifs de la ZLECAF, tout en renforçant les liens en matière de commerce et d’investissement entre le continent africain et les États-Unis.

Suivant cette conception des choses, le transport et la logistique, la santé, l’agriculture ainsi que l’inclusion des femmes et des jeunes dans le commerce, constituent l’épine dorsale dudit protocole accord.

La Zone de libre-échange continentale africaine, une fois mise en exergue totalement, contribuera à booster plusieurs économies africaines avec à l’actif, l’effacement des frontières douanières.

D’après les projections des experts, la ZLECAF devrait stimuler le commerce intra-africain de 52,3 % d’ici 2025, augmenter les revenus de l’Afrique jusqu’à 450 milliards de dollars d’ici 2035, selon le FMI, et sortir 30 millions d’africains de l’extrême pauvreté.

À ce jour, le commerce intra-africain ne représente que 15 % du commerce total du continent, contre 58 % en Asie et 67 % en Europe.

Flory Musiswa/Stagiaire

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Soudan : Au moins 15 civils ont été tués par des obus

by Sam's Londele 6 novembre 2023
written by Sam's Londele

Au moins 15 civils ont été tués samedi par « des obus tombés sur leurs maisons » dans la capitale soudanaise Khartoum, théâtre de combats meurtriers entre l’armée et les paramilitaires depuis avril, a indiqué à l’AFP une source médicale.

Les corps des victimes sont arrivés à l’hôpital Al-Nao à Omdourman, une proche banlieue de Khartoum, a précisé cette source sous couvert d’anonymat.

La guerre entre l’armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane et les Forces de soutien rapide (FSR, paramilitaires) du général Mohamed Hamdane Daglo, a fait plus de 9.000 morts selon une estimation de l’ONG Armed Conflict Location & Event Data Project (Acled), considérée comme très largement sous-estimée.

Elle a aussi déplacé plus de 6 millions de personnes et détruit la plupart des infrastructures.

Incapables de prendre un avantage décisif depuis le début de la guerre, les deux camps piétinent mais aucun n’entend faire de concession à la table des négociations.

Des pourparlers entre les belligérants ont repris il y a quelques jours dans la ville saoudienne de Jeddah. Ils visent « à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire, à établir des cessez-le-feu et d’autres mesures de confiance, et à progresser vers une cessation permanente des hostilités », selon Ryad.

Les tentatives de médiation précédentes n’ont abouti qu’à de brèves trêves qui ont toutes été systématiquement violées.

Depuis des semaines, le FSR affirment progresser au Darfour, leur bastion historique frontalier du Tchad, où le conflit a pris une tournure ethnique, l’ONU enquêtant sur un possible « génocide ».

Samedi, les FSR ont annoncé avoir pris le contrôle d’une base militaire à El Geneina, chef-lieu du Darfour-Ouest, où une coupure des communications fait craindre de nouvelles atrocités.

Clementine Nkweta-Salami, coordinatrice humanitaire de la mission de l’ONU au Soudan, a estimé que les informations selon lesquelles « des civils sont pris dans les combats en cours » au Darfour rappellent « les événements survenus à El Geneina » en juin, quand des groupes de défense des droits et des témoins avaient fait état de massacres, de viols et de fosses communes.

La base militaire d’El Geneina est la troisième que les FSR affirment avoir conquis en une semaine, après celles de Zalingei, chef-lieu du Darfour central, et de Nyala, la capitale du Darfour-Sud.

La violence a poussé plus d’un demi-million de personnes à fuir le Darfour pour le Tchad voisin.

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Guinée: Moussa Dadis Camara, ancien chef de la junte, de retour en prison

by Guyguy Lelo 4 novembre 2023
written by Guyguy Lelo

Moussa Dadis Camara est de retour en prison, a annoncé son avocat ce samedi 4 novembre dans l’après-midi. L’ancien président guinéen, détenu à la Maison centrale de Conakry depuis plus d’un an, avait été sorti de sa cellule ce matin peu avant l’aube par un commando lourdement armé.

Depuis qu’il avait été sorti de sa cellule, ce samedi matin, Moussa Dadis Camara était recherché à travers la capitale, quadrillée par les Forces de défense et de sécurité. Selon l’avocat de Dadis Camara, il ne s’agissait pas d’une évasion, mais plutôt un enlèvement.

L’avocat explique, à RFI, que l’ancien président a été brutalement réveillé dans son sommeil, avant que des hommes armés ne l’extirpent de force de sa cellule ainsi que ses trois codétenus que sont le colonel Moussa Tiegboro Camara, le colonel Claude Pivi et le gendarme Blaise Goumou.

Tous sont en prison, depuis plus d’un an, au moins, et tous sont poursuivis pour leur rôle présumé dans le massacre du 28 septembre 2009 qui avait provoqué la mort de près de 160 personnes et le viol d’une centaine de femmes.

« Moussa Dadis Camara ne s’est pas évadé », selon son avocat

D’après Maître Lamah, Dadis Camara a donc été enlevé par ce groupe armé. Il a pu parler à son client par téléphone qui lui a expliqué avoir réussi à échapper à ses ravisseurs présumés, avant de reprendre le chemin de la prison, même si l’avocat n’a pas souhaité détailler les conditions exactes dans lesquelles l’ancien chef de la junte du CNDD est revenu à la Maison centrale.

« Ce qu’il faut souligner aujourd’hui, c’est que l’État a failli dans son obligation a sécurisé la Maison centrale de Conakry. Le président Moussa Dadis Camara ne s’est pas évadé, il n’était pas en fuite. Il a été mis devant une situation qui l’a dépassé […] Il est venu, ce n’est pas maintenant qu’il va se soustraire à la justice. Surtout qu’il a en face de lui, un dossier qui est vide », avance Maïtre Lamah.

Le colonel Tiegboro, lui aussi sorti de la prison, a également affirmé à son avocat avoir trompé la vigilance de ses ravisseurs, avant de leur fausser compagnie et revenir dans sa cellule.

Dans un communiqué, le chef d’état-major des armées ne confirme pas ces deux versions et affirme plutôt avoir « mis fin à la cavale » des prisonniers et assure que « toutes les dispositions sécuritaires sont prises pour retrouver le dernier fugitif, Claude Pivi ».

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Sommet SADC : Félix Tshisekedi attendu ce samedi à Luanda

by Guyguy Lelo 4 novembre 2023
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Les travaux du sommet extraordinaire des chefs d’État et du gouvernement de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC) reprennent ce samedi 4 novembre en présentiel. Le président Félix Tshisekedi est attendu, à Luanda, en Angola pour y participer.

Le sommet de ce samedi est la conclusion de ses travaux du sommet extraordinaire, c’est-à-dire la question du déploiement dans l’Est de la RDC de la mission de la SADC est au centre des échanges de ces assises.

À la réunion dernière, à l’unanimité, les Chefs d’État des pays membres de la SADC, participants à ce sommet, ont réaffirmé leur engagement à contribuer au rétablissement de la paix dans l’Est de la RDC. Ils ont exprimé leur satisfaction concernant les progrès significatifs réalisés dans le processus de déploiement de la SAMIDRC.

KM

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