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Nouvelles nécrologiques

À la UneNouvelles nécrologiques

Disparition de Doudou Adoula Monga, animateur et chef d’orchestre du groupe Zaïko de Nyoka Longo

by admin9775 8 décembre 2024

Décès depuis hier à 23 heures, à Bruxelles, en Belgique où il séjournait depuis un certain temps, pour des raisons médicales du talentueux animateur Antoine Monga dit Doudou Adoula, un des meilleurs du groupe Zaïko Langa Langa,

Fils de l’ancien premier ministre congolais, Cyril Adoula, décédé en 1978, Doudou Adoula s’est fait un nom dans la musique congolaise aux côtés de Nyoka Longo et de son ancien complice dans l’animation au sein de l’orchestre Zaïko, Nono Atalaku, d’heureuse mémoire.

L’orchestre Zaïko qui s’apprête à larguer son maxi single à la fin de cette année 2024, est endeuillé avec la disparition de cet animateur, Doudou Adoula Monga.

Transfuge de OKA-une formation musicale de Kasa- Vubu-, dans laquelle faisait partie Malage Delugendo, Lassa Carlito et bien d’autres artistes, Doudou Adoula est resté fidèle aux côtés de Jossart Nyoka Longo depuis la scission du groupe, en 1988 , à l’époque où de nombreux musiciens quittent la barque. 

Fidèle parmi les fidèles, il deviendra le chef d’orchestre du groupe Zaïko Langa Langa, poste qu’il a occupé jusqu’à sa mort

MN

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522 Vues
8 décembre 2024
À la UneNouvelles nécrologiques

Inhumation de la journaliste Jemimah Diane Mogwo

by admin9775 5 décembre 2024

La journaliste de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), Jemimah Diane Mogwo Mambassa, décédée le 24 novembre après une agression des criminels non autrement identifiés, a été inhumé ce mercredi 4 décembre au cimetière de Nécropole N’sele Bambou, à Kinshasa.

Son inhumation est intervenue après une cérémonie d’hommage organisée à l’esplanade de l’hôpital du cinquantenaire, rapporte l’ACP.

Jemimah Mogwo Mambasa est décédée dimanche 24 novembre à l’hôpital du Cinquantenaire à Kinshasa, où elle avait été admise après son agression par des hommes armés.

Cette présentatrice des journaux télévisés sur la chaine nationale a ainsi succombé de ses blessures.

Elle avait été attaquée par des délinquants, quelques jours auparavant, sur l’avenue libération ex-24 novembre non loin du camp Kokolo, en quête d’un moyen de transport pour rejoindre son domicile. C’était la nuit, alors qu’elle venait de finir son journal.

Cérémonie d’hommage, mercredi 4 décembre 2024 à Kinshasa, à la journaliste Jemimah Mogwo Mambasa, décédée le 24 novembre, à la suite de son agression par des hommes armés.  

Radio okapi via CONGO PUB Online

574 Vues
5 décembre 2024
À la UneNouvelles nécrologiques

Victor Batubenga admis, à titre posthume, au grade de “Commandeur”

by admin9775 4 décembre 2024

Kinshasa a rendu mercredi 4 décembre au Palais du peuple, les derniers hommages, à Victor Batubenga Pandamadi, inspecteur général des finances-chef de service adjoint, décédé le 23 novembre à Bruxelles. Décoré à titre posthume par le président de la République et admis au grade de “Commandeur” dans l’ordre national des héros nationaux Kabila-Lumumba, l’illustre disparu a également été élevé au titre de “secrétaire général émérite de l’administration publique”.

Sur l’esplanade du Palais du Peuple, officiels, collègues et parents ont témoigné leur respect à cet homme dont le travail acharné a contribué à la transparence dans la gestion des finances publiques. 35 ans au service de la nation, c’est un baobab qui vient de tomber, selon Jules Alingete Key, qui garde le souvenir d’un homme dévoué à la tâche sur qui il comptait beaucoup. Il jouait, dit-il, le rôle de sapeur pompier comme un bon pasteur qui voulait d’abord laissé le temps avant de décider ou lorsqu’il s’agissait de se lancer les hostilités. “…Batubenga était une source d’inspiration de beaucoup de ses collègues. Il a toujours apporté la paix et la restaure pendant qu’il y avait des tensions”, a-t-il témoigné.

Pour Jean-Pierre Lihau, le vice-Premier ministre de la Fonction publique, Victor Batubenga était la vitalité personnifiée, les mouvements incarnés : “Même après sa disparition, son exemplarité et sa probité morale continueront indubitablement à défier la fatalité et à inspirer les générations présentes et futures des fonctionnaires en général et des inspecteurs des finances en particulier”.

Devant l’assistance, l’inspecteur général des finances-chef de service, Jules Alingete a salué le parcours hors du commun de Batubenga, annoncant une ordonnance du président Félix Tshisekedi l’admettant dans l’ordre national des Héros nationaux Kabila-Lumumba. “Pandamadi pour qui nous rendons des hommages aujourd’hui est un héros. Victor Batubenga Pandamadi est un héros pour sa famille, un héros pour ses amis, un héros pour son Église – La borne -, un héros pour l’Inspection générale des finances, un héros pour toute la nation congolaise.
Voilà pourquoi le président de la République a signé deux ordonnances le même jour : la première pour le consacrer héros national et la seconde pour qu’il soit admis à l’émeritat et à l’honorariat. L’honorariat est la reconnaissance, l’honneur que la République démocratique du Congo rend à une personnalité politique ou à un haut fonctionnaire pour les loyaux services rendus à la nation”
, a indiqué jules Alingete.

Le gendarme des finances publiques a précisé que “l’honorariat que l’Inspection générale des finances souhaite remettre aujourd’hui au chef de service adjoint, Victor Batubenga Pandamadi est à la hauteur de ce que cette personne représente pour chacun de ses collègues. Ses qualités lui ont permis de gravir tous les échelons de sa carrière, jusqu’à devenir inspecteur général des finances, quatre étoiles et chef de service adjoint”.

– Une carrière marquée par la constance et l’excellence –

Entré à la fonction publique en 1989, Victor Batubenga a gravi les échelons grâce à son expertise et à son sens du devoir. Pendant 35 ans, il a exercé des fonctions stratégiques : conseiller financier au ministère des Transports (1995-1996), directeur de cabinet au ministère des Travaux publics (1996-1997) et inspecteur général des finances à partir de 2010.

Partout où il est passé, il a su renforcer les mécanismes de contrôle et optimiser les ressources publiques, gagnant le respect de ses pairs et de ses supérieurs. Ses nombreuses missions de contrôle, couvrant la quasi-totalité des secteurs d’activité, ont forgé une réputation qui dépassait les frontières nationales. En 2020, il est nommé inspecteur général des finances-chef de service adjoint, fonction qu’il a assumée avec une détermination sans faille jusqu’à son décès.

– Un héritage impérissable –

Pour Jean-Pierre Lihau, “il a plu au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, d’admettre aussi, à titre posthume, l’inspecteur général Victor Batubenga au grade de “secrétaire général émérite de l’administration publique”. Les mérites de son parcours de 35 ans dans les services publics, consacrent son exemplarité dans la gestion des affaires de l’État.

Père de famille, pilier de l’Église La borne, l’ex-flic financier laisse un grand héritage professionnel et spirituel. Ses proches, ses collègues et ses concitoyens gardent de lui l’image d’un homme humble, rigoureux et dévoué au bien commun. Son inhumation au cimetière de Mbenseke Futi Nouvelle Cité II à 14h a marqué la fin d’une vie entièrement dédiée à la nation. Mais son nom, désormais inscrit dans l’ordre des Héros nationaux, continuera de briller comme un modèle d’intégrité et de loyauté envers la République démocratique du Congo. Victor Batubenga demeure un phare pour les générations futures.

Mugisho Bashomba

Ouragan via CONGO PUB Online

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4 décembre 2024
À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de l’abbé Justin Bile, prêtre de l’archidiocèse de Kinshasa

by admin9775 4 décembre 2024

C’est avec une profonde tristesse que l’Archidiocèse de Kinshasa a annoncé le décès inopiné de l’Abbé Justin Bile, prêtre de l’Archidiocèse. Selon un communiqué officiel signé par l’Abbé Clet-Clay Mamvemba, Secrétaire-chancelier, le décès est survenu le 1er décembre 2024 à l’hôpital Saint Joseph de Kinshasa.  

Son Éminence le Cardinal Fridolin Ambongo, Archevêque métropolitain de Kinshasa, a exprimé ses condoléances à la famille biologique de l’Abbé Justin Bile ainsi qu’à tout le clergé de Kinshasa et à l’Église-Famille de Dieu.  

Le communiqué cite un passage biblique pour accompagner cette annonce : *« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux »* (Mt 5,3), rappelant ainsi l’engagement spirituel et pastoral du regretté prêtre au sein de la communauté catholique. 

 Funérailles à venir

Le programme des funérailles sera communiqué ultérieurement par la chancellerie diocésaine. En attendant, l’Église appelle les fidèles à unir leurs prières pour le repos de l’âme de l’Abbé Justin Bile, tout en exprimant leur solidarité avec sa famille et les proches affectés par cette perte.

493 Vues
4 décembre 2024
À la UneNouvelles nécrologiques

Mwin Murub Fel, la plume d’or s’en va

by admin9775 3 décembre 2024

Cinq décès en neuf jours. La presse congolaise traverse une période sombre. Mwin Murub Fel, une figure emblématique des médias, s’est éteint le vendredi 30 nonvembre à Matete. Il était connu pour son expertise en presse écrite et audiovisuelle. Son dernier poste, éditorialiste à Econews et Ouragan.cd bien avant, témoigne de son engagement sans faille.

Mwin Murub Fel n’était pas qu’un simple journaliste. Il était une institution. Pionnier des debriefings de l’actualité, il excellait dans les éditos, revues de presse et les tribunes. Son aisance à passer du papier au micro faisait de lui un modèle de polyvalence. Son décès marque une lourde perte pour une profession déjà éprouvée.

Depuis le 20 novembre, la presse a vu disparaître successivement Eugène Ngimbi Mabedo, Jemimah Diane Mogwo, Claude Nyembwe Mutoka, et Medine Biankunzu Lubamba. Chacun, à sa manière, incarnait une facette de ce métier exigeant. Eugène Ngimbi, éditeur de “L’Intermédiaire”, a succombé d’une crise cardiaque. Claude Nyembwe, patriarche de la presse écrite, a cassé la pipe, après une hospitalisation d’urgence.

Jemimah Mogwo, journaliste à la RTNC, est morte des suites de blessures après avoir été attaquée par des “Kulunas”, des gangs de jeunes armés qui sèment la terreur à Kinshasa. Une tragédie qui illustre les risques physiques encourus par les professionnels des médias. Medine Biankunzu, également de la RTNC, est décédée d’un AVC. Autant de disparitions qui mettent en lumière les défis sanitaires et sécuritaires des journalistes en RDC.

La précarité pèse lourdement sur cette profession. Les salaires irréguliers, le stress permanent, et l’absence d’accès aux soins amplifient les fragilités. Le cas de Mwin Murub Fel est éloquent. Présent à un deuil quelques jours avant sa mort, il montrait déjà des signes de faiblesse. Pourtant, comme beaucoup, il a continué à travailler.

L’état des lieux du journalisme congolais appelle à une réflexion urgente. Les pionniers comme Mwin Murub Fel, avec leur fine plume et leur maîtrise du français, rappellent l’exigence de ce métier. Mais son départ laisse un vide difficile à combler. Le défi est immense. Protéger, valoriser, et soutenir ces voix qui informent une nation est une nécessité.

Youssef Branh

Ouragan via CONGO PUB Online

346 Vues
3 décembre 2024
À la UneNouvelles nécrologiques

USA : producteur de génie, Quincy Jones pousse son dernier souffle à 91 ans

by Ruben Yale 4 novembre 2024

Quincy Jones, titan de la musique américaine aux multiples talents, s’est éteint à l’âge de 91 ans ce dimanche, à son domicile de Bel Air, à Los Angeles, entouré de sa famille.

Figure emblématique de la musique et producteur de génie, il a laissé une empreinte profonde sur plusieurs générations. Collaborateur de légende, il a transformé l’industrie musicale avec des artistes comme Michael Jackson, notamment pour les albums Thriller et Bad dans les années 80, redéfinissant ainsi la pop. Son talent a embrassé des genres variés, du jazz au R&B en passant par la musique de film, repoussant sans cesse les frontières de la créativité.

En 1990, Jones a fondé une société de production télévisuelle et cinématographique qui a connu un immense succès avec la célèbre sitcom, le prince de Bel-Air et d’autres émissions .

Avec 80 nominations, Quincy Jones est le troisième artiste le plus nominé de l’histoire des Grammy Awards, juste derrière Beyoncé et Jay-Z, contre 88 pour chacun d’eux. Il occupe également la troisième place parmi les lauréats les plus primés, ayant remporté 28 Grammy tout au long de sa carrière.

Quincy Jones a également marqué l’industrie en produisant pour des légendes comme Frank Sinatra, Aretha Franklin, Donna Summer et bien d’autres. Compositeur, trompettiste et producteur Quincy Delight Jones Jr est né en 1933 à Chicago. Marié à trois reprises, il a eu sept enfants.

Africanews via CONGO PUB Online

400 Vues
4 novembre 2024
Nouvelles nécrologiques

Décès mercredi de Michel Boyibanda, artiste congolais de renom

by admin9775 10 octobre 2024

Michel Boyibanda alias Michaux, Vieux Bobo, musicien de soukous, compositeur, et chanteur de la République du Congo, est décédé mercredi à Brazzaville, à la suite d’un accident vasculaire cérébral.

 » J’ai la profonde douleur de vous annoncer le décès mercredi 9 octobre à Brazzaville, de Michel Boyibanda, l’une des rares icônes de la rumba congolaise  », a annoncé le même jour à l’ACP, Hermann Bangi Bayo,  operateur  culturel .

 » La disparition de Michel Boyibanda est une perte pour l’humanité entière » a-t-il ajouté.

D’un ton larmoyant, Hermann Bango Mayo a invité les congolais de deux rives du fleuve à avoir une pensée pieuse pour la mémoire du regretté bobo.

L’artiste musicien Michel Boyibanda est né le 22 février 1940, à Mokouangou, en République du Congo. 

En 1958, il intègre l’orchestre Negro Band, puis l’OK Jazz de Luambo Franco. 

Un des derniers pionniers de la Rumba de deux rives ,  » Vieux Bobo »,  pour les intimes , était diminué physiquement, victime d’un AVC. 

 » Naleli yeye oh oh malamu na solola na nzete po likambo ebomba « , une de ses plus belles chansons. 

Il a joué aussi dans « Les Bantous de la capitale », et les  » Les Trois Frères  » , avec Youlou Mabiala et Loko Masengo.

ACP/

350 Vues
10 octobre 2024
À la UneNouvelles nécrologiques

L’inhumation de la star de NBA Mutombo Dikembe prévue le 12 octobre à Atlanta aux USA

by admin9775 10 octobre 2024

Une veillée mortuaire en l’honneur de l’ancien basketteur congolais Jean-Jacques Mutombo Dikembe est prévue ce vendredi 11 octobre sur l’esplanade du Palais du Peuple, à Kinshasa. Cette cérémonie touchante se déroulera avant son enterrement programmé pour le samedi 12 octobre à Atlanta, aux États-Unis.

L’annonce a été faite par le ministère des Sports, qui invite la population à se rassembler pour rendre un dernier hommage à cette icône du basketball mondial. Jean-Jacques Mutombo Dikembe, connu pour son talent exceptionnel sur le terrain, a marqué l’histoire du sport en République démocratique du Congo et au-delà.

Lors de la veillée, un livre d’or sera exposé, permettant aux personnes ayant eu la chance de le connaître ou de le voir évoluer sur les parquets de partager leurs témoignages et leurs souvenirs. Selon Bethy Mbonda, membre de la cellule de communication du Ministre des Sports, cette initiative vise à célébrer la vie et l’héritage de Mutombo, tout en rassemblant ceux qui l’ont admiré.

La veillée sera un moment de recueillement et de partage, un espace pour se remémorer les exploits d’un joueur qui a su inspirer des générations de jeunes basketteurs en RDC. La communauté est encouragée à participer en nombre, pour montrer son respect et son affection envers cette légende qui a porté haut les couleurs du basketball congolais. Alors que le monde du sport pleure la perte de Mutombo Dikembe, cet événement à Kinshasa promet d’être une célébration émotive et mémorable de sa vie, avant son ultime repos à Atlanta.

MN

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353 Vues
10 octobre 2024
À la UneNouvelles nécrologiques

Basket: mort du Congolais Dikembe Mutombo, défenseur colossal et légendaire de la NBA

by Sam's Londele 30 septembre 2024

Il était gigantesque, et pas seulement par la taille. Dikembe Mutombo, basketteur de légende pendant 18 saisons en NBA, est décédé à l’âge de 58 ans ce lundi 30 septembre. Il souffrait d’une tumeur au cerveau. Quadruple meilleur défenseur de la ligue nord-américaine, célèbre pour son jeu acharné et ses actions humanitaires, le Congolais d’origine a marqué son sport et au-delà, notamment en Afrique et en RDC.

Et dire qu’à l’origine, il se destinait à devenir médecin… « Doc’ Mutombo » ou « Prof’ Mutombo », cela aurait bien sonné. Mais pour ce géant venu du continent africain, l’histoire avait d’autres projets qu’une blouse blanche. Arrivé aux États-Unis à la fin des années 1980, Dikembe Mutombo, athlète accompli culminant à 2,18m, privilégia la balle orange au stéthoscope. Et c’est ainsi que débuta l’ascension du « Mount Mutombo ».

L’apprenti docteur devenu basketteur

Bien avant l’Amérique, Georgetown et les parquets nord-américains, tout commence en Afrique centrale. Dikembe Mutombo Mpolondo Mukamba Jean-Jacques Wamutombo – son nom complet – voit le jour à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), le 25 juin 1966, au sein d’une grande famille de l’ethnie Luba.

Le destin de cet étudiant appliqué – rien d’étonnant, avec un papa directeur d’école puis haut responsable dans l’Éducation – et sportif touche-à-tout bascule en 1987, quand le gouvernement américain lui propose une bourse universitaire. Le projet est que le jeune Dikembe Mutombo étudie la médecine aux États-Unis pour revenir la pratiquer plus tard en RDC. À 21 ans, le grand Congolais s’envole vers Washington DC, où une place l’attend à l’université de Georgetown.

Au pays de l’Oncle Sam, la taille du gaillard ne passe pas inaperçue. John Thompson, fameux entraîneur de l’équipe de basket universitaire de Georgetown, le convainc de rejoindre son escouade. Le coach a senti tout le potentiel du Kinois, en qui il voit un héritier du grand Bill Russell. Thompson convie même l’homme aux 11 sacres en NBA à venir parler à son jeune poulain.

« Bill Russell m’a dit : ’’Tu peux le faire’’. Il était là pour cinq jours et il m’a parlé trois ou quatre heures chaque journée. Cet homme était si intelligent. Il m’a convaincu que je pouvais y arriver », confiera Dikembe Mutombo à Sports Illustrated.

Installé comme pivot, le Congolais délaisse la médecine pour se consacrer au basket universitaire. Il brille avec Georgetown et forme une paire redoutable avec Alonzo Mourning, tout en obtenant son diplôme en linguistique – il maîtrise neuf langues – et en diplomatie. Sur le parquet, le cercle est son domaine où il règne. Nombre d’assaillants se brisent sur cette muraille défensive. En 1991, l’heure est venue de découvrir la National Basketball Association (NBA), la prestigieuse ligue nord-américaine de basket.

« Not in my house ! »

Dikembe Mutombo, 25 ans, est sélectionné en quatrième position de la draft (loterie de sélection des nouveaux joueurs) de l’année 1991. Choisi par les Denver Nuggets, il devient le troisième joueur africain à découvrir la NBA après le Nigérian Hakeem Olajuwon (drafté en 1984) et le Soudanais Manute Bol (drafté en 1985). Au quotidien L’Équipe, le Congolais dira avoir été « très inspiré » par ses deux aînés. « Hakeem Olajuwon est mon héros, mon idole. Il m’a tellement inspiré… De voir un autre Africain, qui dominait les matches comme cela en plus. Il nous a permis de voir plus loin », insistera-t-il.

À Denver, le rookie (débutant) fait forte impression dès ses débuts. Avec ses bras démesurés et son énergie, il s’impose comme un pivot de premier plan et comme l’un des meilleurs défenseurs de la ligue. L’apprentissage avec John Thompson a été fructueux. « Son identité, c’est les rebonds et les blocs », martelait l’entraîneur. La mise en pratique est parfaite : Dikembe Mutombo multiplie les contres et enchaîne les rebonds défensifs. Au sein d’une franchise limitée en talents, le joyau brille pendant cinq saisons et glane un premier titre de Meilleur défenseur de l’année 1995 en NBA.

En 1996, il rejoint Atlanta et poursuit son énorme travail en défense. Il y ajoute même sa signature : après avoir contré un adversaire, il secoue son index en signe de dénégation. C’est le « Mutombo Finger Wave », ou la petite provocation du Congolais qui signifie à son adversaire contré et frustré « Not in my house ! » (« Pas chez moi ! »). Un comportement qui fait le sel de la NBA et lui vaut un peu plus les faveurs du public, mais aussi quelques amendes. Sur les parquets, le n°55 est un enfer sous les paniers. Il est encore élu Meilleur défenseur en 1997 et 1998.

En 2001, les Philadelphia 76ers ont une inspiration : associer Dikembe Mutombo à leur fantastique meneur, Allen Iverson. La greffe réussit, le Congolais enlève un quatrième titre de Meilleur défenseur de l’année, et pour la première fois de sa carrière, il se retrouve en finales de la NBA. Mais les Sixers s’inclinent face aux Los Angeles Lakers de Shaquille O’Neal.

La suite de la carrière du « Mount Mutombo » est moins brillante. Il rejoint les New Jersey Nets pour la saison 2002-2003, mais blessé, il joue peu et son équipe perd en finale face aux San Antonio Spurs. Après une pige aux New York Knicks, le pivot s’en va terminer sa carrière chez les Houston Rockets, de 2004 à 2009. Là-bas, il épaule la star chinoise Yao Ming et s’offre encore quelques coups d’éclats et records de longévité. Dikembe Mutombo est finalement contraint de raccrocher à 43 ans, à cause d’une grosse blessure au genou gauche.

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En 18 années, le géant de Kinshasa a réussi 3 289 contres, soit le deuxième meilleur total derrière Hakeem Olajuwon (3 830 contres). Il a aussi terminé à quatre reprises Meilleur défenseur de l’année, record partagé avec Ben Wallace, et a pris part au All-Star Game à huit reprises. Son maillot a été retiré par les Hawks et les Nuggets, et Dikembe Mutombo est entré au Hall of Fame de la NBA (Temple de la Renommée) en 2015.

Un humanitaire en mission pour la santé et l’éducation

Avant même la fin de sa carrière, le basketteur était très impliqué dans l’humanitaire. De sa voix rauque, il avait confié à RFI, fin 2019, la philosophie qui l’a toujours animé : « Donner et rendre à l’Afrique, aider la jeunesse de mon continent, quelles que soient les circonstances. C’est ce qui me fait avancer et vivre avec une telle passion. » C’était cette envie qui l’avait déjà amené à rejoindre les États-Unis. Dikembe Mutombo n’est pas devenu docteur, mais il a toujours été fasciné par la médecine et a largement agi dans le domaine de la santé en RDC et en Afrique.

En 1997, il créa une fondation à son nom. Et en 2007, après des années d’efforts et 15 millions de dollars investis de la poche de l’ancien joueur, un hôpital a vu le jour à Kinshasa, dans la commune de Masina. Il porte le nom d’hôpital Biamba Marie Mutombo, en l’honneur de la mère de Dikembe Mutombo. L’ex-pivot, membre de l’Unicef et engagé dans de multiples associations de santé et d’éducation aux États-Unis, en RDC et en Afrique, avait répété lors de son intronisation au Hall of Fame : « Je veux garantir à nos jeunes en Afrique, et en particulier aux femmes, un bon accès aux soins de santé. » L’hôpital Biamba Marie Mutombo a ainsi permis de soigner plusieurs centaines de milliers de patients congolais.

Dikembe Mutombo, qui eut sept enfants avec son épouse Rose dont quatre adoptés, s’est aussi démené pour qu’ouvre, en 2021, une école à Mbuji-Mayi : l’Institut Samuel Mutombo des Sciences et de l’Entrepreneuriat, baptisé au nom de son père. L’école, construite là où résidait la famille Mutombo il y a longtemps, accueille plus de 400 élèves qui bénéficient d’une bourse pour leur éducation. Lors de l’inauguration, le philanthrope avait confié simplement à The Hoya, le journal de l’université Georgetown : « C’est comme ça que je vois la vie. J’ai l’impression de remplir ma mission. »

John Thompson, l’un des mentors du « Mount Mutombo », avait déclaré : « Dikembe utilise les talents que Dieu lui a donnés pour s’assurer qu’il prenne soin des gens. Je le respecterai toujours pour cela. » Fin 2022, le basketteur avait dû subir une opération pour une tumeur au cerveau et suivre un protocole de soins. Avec sa disparition, le basket et la RDC perdent plus, beaucoup plus qu’un immense basketteur.

RFI via CONGO PUB Online

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30 septembre 2024
Nouvelles nécrologiques

États-Unis: l’acteur américain et grande star de la country Kris Kristofferson est décédé à 88 ans

by Ruben Yale 30 septembre 2024

Kris Kristofferson, l’acteur américain et chanteur star de country, est décédé samedi 28 septembre à l’âge de 88 ans, a annoncé dimanche sa famille. Cette énorme et très prolifique icône a notamment inspiré Bob Dylan et joué au cinéma aux côtés de Barbra Streisand, et a marqué la chanson nord-américaine depuis les années 1960. Ses mélodies et paroles ont été internationalement saluées pour leur construction simple, mais profonde.

« Kris Kristofferson est mort paisiblement samedi chez lui » à Hawaï, ont indiqué ses proches sur sa page Facebook. « Quand vous verrez un arc-en-ciel, sachez que c’est lui qui nous sourit à tous ».

Lauréat d’un Golden Globe en 1976 pour son rôle aux côtés de Barbra Streisand dans Une étoile est née, Kris Kristofferson s’était également distingué dans Pat Garrett et Billy the Kid de Sam Peckinpah en 1973.

« Il a tout changé »

Auteur notamment des classiques « Sunday Mornin’ Comin’ Down » (1969) et « Me and Bobby McGee » (1970), repris par Janis Joplin, Kristofferson fut un auteur-compositeur-interprète de country de premier plan, à l’instar de Johnny Cash, Waylon Jennings et Willie Nelson, avec qui il avait formé The Highwaymen.

Sacré par plusieurs Grammy Awards, il avait intégré le Songwriters Hall of Fame en 1985 et le Country Music Hall of Fame en 2004.

Né le 22 juin 1936 à Brownsville, au Texas, Kris Kristofferson avait d’abord embrassé la carrière militaire, comme son père, avant de s’établir à Nashville, la Mecque de la country, y écrivant notamment « Sunday Mornin’ Comin’ Down » pour Johnny Cash. « Il y a Nashville avant Kris, et Nashville après Kris. Car il a tout changé », a souligné Bob Dylan, cité par le site de Kristofferson.

Le chanteur à la voix rauque, qui toute sa vie a nourri une passion pour le poète anglais William Blake, avait continué à se produire régulièrement sur scène jusqu’à sa retraite artistique à 84 ans, en 2021.

RFI via CONGO PUB Online

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30 septembre 2024
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