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Nouvelles nécrologiques

Nouvelles nécrologiques

Resté introuvable depuis hier, Chérubin Okende retrouvé mort à Kinshasa

by admin9775 14 juillet 2023
written by admin9775

Ensanglanté, criblé des balles, l’ex ministre des transports dans le gouvernement Sama I, Chérubin Okende, proche de l’opposant Moïse Katumbi, a été retrouvé mort dans sa jeep, ce jeudi dans la matinée, son corps criblé des balles, vers l’avenue Poids lourds à Kinshasa.

Le corps sans vie de Chérubin Okende a été évacué par une ambulance, indique Sa famille biologie. Également choquée par ce meurtre, sa famille politique prépare une communication importante dans les prochaines heures.

L’ex-ministre demeurait « introuvable » depuis hier, selon ses proches. Il était attendu ce 13 juillet devant la Cour constitutionnelle à la suite d’une convocation relative à sa déclaration de patrimoine en tant qu’ancien ministre.

Joe Kazumba

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14 juillet 2023 0 comments
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Nouvelles nécrologiques

Décès à Kinshasa du professeur Marc Kakule, directeur général de l’Institut supérieur des techniques médicales de Kinshasa (ISTM/KIN) 

by admin9775 8 juillet 2023
written by admin9775

« Le professeur Marc Kakule a rendu des loyaux services à l’Université congolaise et à la nation tout entière pendant plusieurs années », a indiqué le recteur de l’UNIKIN, le Pr Jean-Marie Kayembe, avant de saluer les qualités intellectuelles et morales de ce grand chercheur infatigable dans le domaine de la physique et des technologies.

En outre, des éloges académiques sur le parcours académique de l’illustre disparu ont été prononcés notamment par le secrétaire général académique de l’ISTM/KIN, Eugénie Kabali Amuli, ainsi que par le doyen de la faculté des sciences et technologies de l’UNIKIN. Des représentants des associations des professeurs et des étudiants des deux institutions où Marc Kakula avait presté, ceux de la communauté Nande-Kyaghanda/Kinshasa et de sa famille biologique n’ont pas tari de louanges à l’endroit de l’illustre disparu.

Ils ont témoigné, par ailleurs, de son dévouement dans la formation de la jeunesse, son sens de l’humanisme, son humilité, et le savoir vivre-ensemble dont a fait montre le défunt durant sa vie.

Le directeur de cabinet du ministre de l’ESU, le Pr Mudogo Virima a représenté le ministre.

Biographie

Né le 04 avril 1962 à Masisi, dans la province du Nord-Kivu, le Pr Kakule avait fait ses études primaires de 1968 à 1974 à l’EP Butume, et secondaires de 1974 à 1981 à l’Institut Kambali à Butembo, dans la même province.

Il a fait ses études universitaires à l’UNIKIN de 1982 à 1987, où il obtint un diplôme de licence en sciences, groupe physique.

M. Kakule fera ensuite ses études post universitaires à East China Normal University à Shanghai en Chine, où il obtiendra en 2005 le grade de docteur en sciences, spécialité physique, avec une spécialisation en spectroscopie moléculaire.

Il a assuré, dans son domaine de recherche, les enseignements notamment d’électricité et magnétisme, de physique générale, de physique des réacteurs nucléaires et de spectroscopie atomique et moléculaire.

Le professeur Marc Kakule était, par ailleurs, auteur de plusieurs publications scientifiques, et membre de plusieurs sociétés savantes.

L’illustre disparu avait, en outre, assumé plusieurs fonctions administratives et académiques, dont la dernière est celle de directeur général de l’ISTM/KIN qu’il a occupée de décembre 2021 jusqu’à sa mort le 08 juillet dernier.

Son inhumation est intervenue à la Nécropole de la commune de N’sele.

acp via CONGO PUB Online

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8 juillet 2023 0 comments
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Ituri : Décès du député provincial et chef de la chefferie de Mambasa à Aru

by Sam's Londele 6 juillet 2023
written by Sam's Londele

Triste matinée ce jeudi 6 juillet 2023, à Mambasa, dans la province de l’Ituri. Le chef de la chefferie de Mambasa, copté député provincial en 2019 est décédé.

Selon les sources familiales, Assumani Tito Kayumba est décédé dans la nuit de mercredi 5 juillet 2023, dans une clinique médicale à Aru, en partance pour Kampala où il devrait suivre les soins appropriés. À en croire les mêmes sources, sa dépouille mortelle va être rapatriée à Mambasa dans les prochaines heures.

Cette nouvelle a causé la tristesse de plusieurs habitants de Mambasa. Plusieurs internautes « saluent la mémoire d’un chef coutumier pugnace ».

« (…) Une bibliothèque vient d’être emportée. Mambasa est de nouveau orphelin de son guide. C’est avec grande consternation que je vous annonce la mort de notre chef, notre grand-frère, honorable Assumani Tito Kayumba », écrit Pascal Bauwa Swelly, président provincial de la communauté Mambamusa.

En attendant le programme officiel des obsèques, le deuil se tient à la résidence familiale du disparu au quartier Makoko, sur la route Kisangani, dans la partie ouest de la cité de Mambasa. Le défunt est le deuxième député de Mambasa décédé sous cette législature. Il y a un an, le député national Floribert Kakule Mupopolo était décédé de suite d’une très courte maladie.

ACTU 7 via CONGO PUB Online

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Décès de l’artiste musicien folklorique Aganze premier

by Guyguy Lelo 20 juin 2023
written by Guyguy Lelo

Le chanteur folklore et compositeur des musiques traditionnelles Mbambiri Bahizire Pacifique surnommé Aganze premier est décédé dans la soirée du 20 juin 2023 dans sa résidence à Kinshasa.

Ce natif du Sud-Kivu, auteur de plusieurs chansons, est devenu le plus aimé des habitants avec ses disques qui se jouent presque dans toutes les cérémonies de mariage et tant d’autres.

Aganze premier est ainsi reconnu pour plusieurs de ses  chansons folkloriques dans la langue Shi notamment « Kasayi », « Mwana wamashamka », « Kabibi », « Nkola Nabongisa ». Aganze premier est même présenté comme le héros folklorique de Bashi, un grand peuple de l’Est de la RDC.

La nouvelle a été confirmée par plusieurs sources dont l’union des musiciens du Congo, section du Sud-Kivu.

« L’Union des musiciens du Congo  (UMUCO) vient de perdre encore un grand baobab de la musique sud kivutienne en la personne de monsieur Aganze premier, décédé depuis hier enfermé dans sa maison. Que l’âme de notre  artiste icône de folklore Shi repose en paix », peut-on lire dans un message signé Kalo Mulozi, président de l’UMUCO.

Né en 1955, Aganze premier est décédé à 68 ans. Il a été présent sur plusieurs scènes notamment au festival Amani et autres grandes fêtes musicales. Évoluant dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, il est l’incarnation de la tradition Shi de part ses chansons et danses dans les musiques qu’il a mis à la disposition du public.

Son dernier album date de janvier 2023 et avait comme titre « Kahuku» qui signifie en français « Reculer pour mieux sauter ». Aganze premier fut vice-président national du regroupement des musiciens folkloriques du Congo (REFOMULK).

Justin Mwamba

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Silvio Berlusconi, le maître populiste qui a dominé la politique italienne, est mort à 86 ans

by Guyguy Lelo 12 juin 2023
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Silvio Berlusconi, le milliardaire italien et magnat de la presse, quatre fois Premier ministre, qui a balayé du revers de la main une série de batailles juridiques et de scandales sexuels pour dominer la vie publique de son pays pendant plus de deux décennies, est mort, lundi, à l’âge de 86 ans.

Premier ministre italien à la plus longue longévité depuis la Seconde Guerre mondiale, Silvio Berlusconi n’est plus. Son décès a été annoncé lundi 12 juin, par des médias italiens. Il avait été de nouveau hospitalisé à Milan, vendredi, pour des examens cliniques liés à une leucémie chronique, trois semaines après avoir quitté l’hôpital San Raffaele pour une infection pulmonaire.

Longtemps l’homme le plus riche du pays, le milliardaire controversé a fait fortune dans l’immobilier avant de bâtir le plus grand empire médiatique national, Mediaset, qu’il a ensuite utilisé pour réaliser une entrée fracassante en politique.

« Il Cavaliere » (le chevalier), l’un de ses nombreux surnoms, a collectionné les frasques et les scandales, dont celui de ses soirées de débauche « bunga bunga ». Il a aussi transformé et monopolisé la scène politique italienne au début du XXIe siècle, introduisant un clivage gauche-droite biaisé qui opposait son camp conservateur au front anti-Berlusconi de gauche.

Autant admiré que honni en Italie, il aura surtout été tourné en dérision à l’étranger. Après une décennie au pouvoir, le magazine britannique The Economist avait publié un article sur son bilan à la tête du gouvernement avec un titre resté célèbre : « The man who screwed an entire country » (« L’homme qui a bousillé tout un pays »).  

Le précurseur du populisme contemporain

Malgré les railleries, le style politique unique et la carrière tumultueuse de Silvio Berlusconi sont devenus un modèle pour des politiciens ambitieux du monde entier, lui valant finalement la réputation peu envieuse d’être le précurseur du populisme contemporain.  

Bien avant que le président Donald Trump ne joue la carte « anti-système », le magnat lombard avait réussi à se faire passer pour la bête noire d’une classe politique en déclin et discréditée. Accusé d’être aussi narcissique, sexiste et égoïste que le milliardaire américain, Silvio Berlusconi a également joué le rôle de la victime et s’en est pris au système judiciaire italien, allant jusqu’à affirmer un jour qu’il était « la personne la plus persécutée de l’histoire du monde et de l’histoire de l’humanité ». 

Il a également joué le rôle du bouffon, plus invétéré que le Britannique Boris Johnson, en amusant l’Italie autant qu’il la dirigeait, d’un machisme plus élégant que son ami russe Vladimir Poutine, en ajoutant une touche avenante et lettrée au culte de sa personnalité, voire même d’un stratège plus subtil que Matteo Salvini, le nationaliste grande gueule qui a fini par le supplanter dans le camp de la droite transalpine. 

L’homme politique italien, qui a fait le plus parler de lui depuis Benito Mussolini, a un jour été décrit comme une « maladie qui ne peut être soignée que par la vaccination » par le journaliste d’après-guerre le plus respecté du pays, le défunt Indro Montanelli. Le vaccin, affirmait ce dernier, à la veille des élections générales de 2001, consistait à prendre « une bonne dose de Berlusconi au poste de Premier ministre, une bonne dose de Berlusconi à la présidence, une bonne dose de Berlusconi à la place du pape et n’importe où il peut le souhaiter encore, et on sera définitivement immunisé. »   

Mais Indro Montanelli a eu tort au sujet de l’immunité, tout comme les nombreux autres experts qui n’ont eu de cesse de critiquer le Cavaliere.   

Les yeux rivés sur les États-Unis

Silvio Berlusconi est né le 29 septembre 1936 à Milan, la capitale financière de l’Italie. Premier d’une fratrie de trois enfants, il est élevé dans une famille de la classe moyenne. Comme beaucoup de personnes de sa génération, il a été évacué pendant la Seconde Guerre mondiale et a vécu avec sa mère dans un village à l’écart de la ville.

Le jeune homme, beau garçon et affable, fait ses premières classes en vendant des aspirateurs au porte-à-porte et en chantant occasionnellement dans des boîtes de nuit et sur des bateaux de croisière avec son ami Fedele Confalonieri, qui restera son fidèle associé jusqu’à la fin. 

Après avoir obtenu son diplôme de droit en 1961, Silvio Berlusconi commence une carrière dans la construction, s’établissant comme promoteur immobilier dans la région de Milan. Il a connu son heure de gloire au début des années 1970 avec la construction de Milano 2, une ville autonome construite par sa société Edilnord dans la banlieue, bientôt suivie de sa jumelle, Milano 3.

Avec leurs lacs artificiels, leurs installations sportives, leurs églises et leurs centres commerciaux, les villes modèles de Silvio Berlusconi étaient conçues comme la version italienne des banlieues américaines – des environnements fonctionnels dédiés au travail, aux loisirs et aux heures passées devant la télévision. « Je suis favorable à tout ce qui est américain avant même de savoir ce que c’est », a-t-il déclaré un jour au journal britannique Times. 

C’est à Milano 2 que le Cavaliere a bâti son empire médiatique, Mediaset, en lançant les premières chaînes de télévision privées du pays avec l’aide de ses amis politiciens, au premier rang desquels le puissant leader socialiste Bettino Craxi, ancien Premier ministre dont le nom deviendra plus tard synonyme de corruption.

C’est également dans cette banlieue verdoyante qu’a commencé, à la fin des années 1970, la bataille qu’il a menée pendant quatre décennies contre le système judiciaire, avec les premières enquêtes sur les financements jugés douteux d’Edilnord. Les affaires ont rapidement été classées, bien qu’il soit apparu par la suite que les enquêteurs avaient obtenu des postes à responsabilité au sein de la holding Fininvest de Silvio Berlusconi. 

L’AC Milan comme tremplin

Au cours des années suivantes, plusieurs anciens chefs de la mafia ont déclaré que l’Edilnord avait reçu de généreux financements de la part d’organisations criminelles basées en Sicile, par l’intermédiaire de Marcello Dell’Utri, ami proche de Silvio Berlusconi, qui a ensuite été condamné pour collusion avec la mafia dans une autre affaire. 

Silvio Berlusconi lui-même a commencé à sentir la menace se rapprocher de lui au début des années 1990, lorsqu’une vaste enquête sur la corruption a eu raison du parti Démocratie chrétienne, aux commandes du pays depuis la guerre, et de son ami et protecteur Bettino Craxi. Mais au lieu de faire profil bas, le Cavaliere a flairé une opportunité à saisir.   

En 1992, au plus fort des enquêtes de l’opération anti-corruption « Mains propres », on a demandé au magnat milanais s’il envisageait de se présenter aux municipales dans sa ville natale, où l’AC Milan, le club de football lui appartenant, avait remporté cette année-là son douzième titre de champion. Sa réponse a été une prédiction très précise de ce qui allait se passer les années suivantes. 

« Savez-vous que je reçois chaque jour 400 lettres de ménagères qui me remercient de les avoir libérées de leur ennui quotidien grâce à mes programmes télévisés ? », a-t-il répondu. « Si j’entrais en politique avec cette base électorale, je ne me présenterais pas comme maire. Je construirais plutôt un parti comme celui de [Donald] Reagan, je gagnerais les élections et je deviendrais Premier ministre. »

Forza Italia !

Deux décennies avant qu’Emmanuel Macron, en France, ne sorte un parti politique de son chapeau et ne remporte les clés de l’Élysée, Silvio Berlusconi, sans aucune référence politique, a réussi le même tour de force en Italie – et en deux fois moins de temps. Composé de stratèges en marketing en costume cravate, le parti Forza Italia (« Allez l’Italie ») n’avait que cinq mois d’existence lorsque son fondateur a pris le pouvoir au printemps 1994 en promettant de baisser des impôts, de réduire l’empiétement de l’État dans la vie de ses citoyens et de restaurer la fierté de la nation italienne.   

Salué par ses partisans comme « l’oint du Seigneur », le milliardaire au bronzage permanent a déclaré qu’il s’était senti obligé d’entrer dans l’arène politique afin d’empêcher la gauche post-communiste d’accéder au pouvoir. Ses détracteurs, eux, ont toujours affirmé qu’il était surtout motivé par le besoin de protéger ses propres entreprises – une critique confirmée par les nombreuses lois taillées sur mesure que ses gouvernements successifs ont fait voter, au fil des années, au Parlement.

Si son premier gouvernement, qui manquait cruellement d’expérience, s’est rapidement effondré, le magnat des médias a continué à dominer la politique italienne pendant les deux décennies suivantes, en signant même des rebonds politiques lors des rendez-vous électoraux de 2001 et de 2008. Bien qu’il ait été à la tête d’une coalition difficile à diriger, composée de post-fascistes basés dans le sud du pays et de séparatistes d’extrême-droite de la Ligue du Nord, il est devenu le seul Premier ministre à rester en fonction pendant toute une législature de cinq ans, entre 2001 et 2006 – ce qui n’est pas aisé dans un pays ayant connu 67 gouvernements différents depuis 1945.

Il aura fallu une combinaison mêlant la crise de la dette de la zone euro, la perte de sa majorité parlementaire à la suite d’une scission du parti et des récits scabreux d’orgies « bunga bunga » avec des danseuses et des prostituées pour que Silvio Berlusconi soit finalement chassé du pouvoir en 2011, pour la troisième et dernière fois, et ce, sous les huées des manifestants réunis dans le centre de Rome pour fêter son départ. 

Plus tôt dans l’année, l’ancien vendeur d’aspirateurs avait subi un coup dur lors de l’invalidation par la Cour constitutionnelle italienne d’une partie de la loi censée lui accorder une immunité temporaire. Après avoir été blanchi de multiples accusations durant des années – souvent parce que le délai de prescription avait expiré ou parce que son gouvernement avait modifié la loi, par exemple en dépénalisant la pratique de la fausse comptabilité –, « sa chance » a tourné en 2012. Précisément lorsqu’il a été condamné, en première instance dans le cadre de l’affaire Mediaset, à quatre ans de prison pour fraude fiscale et à une interdiction d’exercer un mandat public pendant cinq ans. 

Mais comme Silvio Berlusconi avait plus de 75 ans à l’époque, il s’est vu imposer en échange des travaux d’intérêt général qui consistaient à travailler quatre heures par semaine auprès de personnes âgées atteintes de démence sénile dans un centre de soins catholique près de Milan. 

Un an après, il a été reconnu coupable d’incitation à la prostitution de mineurs alors qu’il était accusé d’avoir eu des relations sexuelles tarifées avec la danseuse marocaine Karima « Ruby » El Mahroug. Âgée de 17 ans, la jeune femme était invitée à ses soirées « bunga bunga » dans sa villa d’Arcore, près de Milan. Le Cavaliere a également été condamné pour abus de pouvoir pour avoir fait libérer de prison « Ruby », en mai 2010, dans une affaire distincte concernant le vol d’un bracelet d’une valeur de 3 000 euros. La condamnation a été annulée par la suite, mais Silvio Berlusconi a dû faire face à d’autres accusations de subornation de témoin lors de son procès. 

Entre-temps, sa seconde épouse, Veronica Lario, avec qui il a eu trois de ses cinq enfants, a décidé de demander le divorce après qu’il a été photographié à la fête du 18e anniversaire d’une jeune mannequin qui l’appelait « Papi ».

« Parfois, vous ne pouvez tout simplement rien vendre sans pot-de-vin » 

Malgré son déclin rapide, Silvio Berlusconi a tenté un nouveau retour en force avant les élections législatives de 2013, réussissant à combler un écart de 15 points dans les sondages et passant à un cheveu d’une victoire électorale éclatante. Malgré ce retour raté, ce résultat a consacré son rôle d’acteur central de la politique italienne. 

Réfléchissant au soutien électoral dont a longtemps bénéficié le magnat milanais, Maurizio Cotta, professeur de politique à l’université de Sienne, a déclaré que Silvio Berlusconi comprenait mieux que quiconque certains aspects de la psyché italienne. Berlusconi parlait « alla pancia » (« aux tripes ») des Italiens, selon Maurizio Cotta. « Il connaissait leurs points faibles – leur peur de la discipline, de l’État, de perdre leur maison, d’être pris la main dans le sac ».

Lorsque le patron du géant de l’aérospatiale Finmeccanica a été arrêté avant les élections de 2013 pour avoir soudoyé des officiels indiens afin de garantir la signature d’un énorme contrat d’hélicoptères, Silvio Berlusconi, le seul de tous les hommes politiques du pays, a reproché aux magistrats de nuire aux emplois italiens. « Parfois, vous ne pouvez tout simplement rien vendre sans pot-de-vin », avait-il fait remarquer. 

Peu importe les procès à répétition, les lois adoptées pour se protéger des juges, les blagues salaces de campagne sur la fréquence à laquelle une femme « jouirait » ou le fait qu’il soit personnellement intervenu pour faire libérer « Ruby » – en affirmant qu’il pensait qu’elle était la nièce du président égyptien de l’époque, Hosni Moubarak –, il n’en reste pas moins que près d’un quart des électeurs italiens ont quand même choisi son parti en 2013, et près d’un tiers ont soutenu sa coalition.

« Berlusconi est susceptible de provoquer tous les désastres imaginables, néanmoins il parle la langue et connaît les intérêts de son ‘bloc social' », écrivait Perangelo Battista dans le Corriere della Sera, le quotidien le plus connu d’Italie, en faisant référence aux petites et moyennes entreprises qui honnissent les impôts et qui formaient l’épine dorsale de sa base électorale. 

À 81 ans, et 18 mois seulement après avoir subi une opération à cœur ouvert, le Cavaliere a tenté de se remettre en selle lors des élections législatives de 2018, en essayant de bricoler des coalitions improbables et en promettant aux Italiens, avec un optimisme inébranlable, un avenir plus rose. Son parti s’en est raisonnablement bien sorti, même s’il a été dépassé, à droite, par le parti eurosceptique et anti-immigration Lega de Matteo Salvini.   

L’année suivante, son inéligibilité ayant été levée, Silvio Berlusconi remporte, à 83 ans, un nouveau siège au Parlement européen. Et ce, 18 ans après y avoir prononcé, au moment de prendre la présidence tournante de l’UE en juin 2003, l’une de ses répliques les plus décriées, en conseillant au député allemand Martin Schulz de prendre le rôle du « kapo » (gardien en chef) dans les films sur les camps de concentration nazis.

En septembre 2020, le Cavaliere préparait une autre campagne, pour des élections régionales, lorsqu’il a été testé positif au Covid-19, comme des dizaines de jet-setters de l’été qui ont fait de la Sardaigne un point chaud fin août. Il avait réagi avec sa vantardise légendaire.  « J’ai été diagnostiqué avec l’une des charges virales les plus fortes de toute l’Italie », a-t-il déclaré lors d’un appel téléphonique avec ses partisans depuis son lit d’hôpital à Milan. « Cela prouve que je suis toujours le numéro un ».

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Décès du Docteur Kabamba Mbwebwe

by Guyguy Lelo 10 juin 2023
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Ce médecin Orthopédiste de l’Hôpital Général de Référence de Kinshasa (Ex. Mama YEMO) où il a œuvré durant plusieurs années est l’un des rares acteurs politiques de l’opposition qui a refusé d’entrer dans les institutions depuis 1990.

A la Conférence nationale souveraine (CNS), Dr Kabamba était au bureau de la Commission des Biens Mal Acquis.

Fidèle allié du regretté Tshisekedi, le précité a décliné l’offre d’intégrer le parlement de Transition sous le schéma 1+4.

On l’a également connu au Front Patriotique, aux côtés de feu Me Kinkela Vikansi.

Professeur et médecin de son état, le Dr Kabamba Mbwebwe travaillait à l’Hôpital Général de Référence de Kinshasa où il a eu à encadrer beaucoup de jeune médecins, ces derniers témoignent en bien de lui pendant leur période de stage à l’Hôpital Général de Référence de Kinshasa (Ex. Mama YEMO).

Très respectueux de ses ainés, à l’instar du Dr Nzuzi Ntula, le Seul Médecin Légiste en RDC de l’époque dont il a toujours vanté l’avoir accueilli lorsqu’il est arrivé à l’Hôpital encore jeune médecin à l’époque, le Dr Kabamba a toujours témoigné de son vivant de l’apport reçu de ses ainés dans la profession.

Le géniteur du G14 a œuvré pendant plusieurs années dans l’opposition, et fut un homme caractérisé par la constance politique.

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Décès du commissaire divisionnaire Gilbert Vumilia

by Guyguy Lelo 29 mai 2023
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Plusieurs sources confirment le décès du commissaire divisionnaire Gilbert Vumilia Tendilonge à Kinshasa.

Les informations parvenues ce mercredi 14 juin 2023 renseignent que cet officier de la police nationale congolaise a rendu l’âme depuis le 28 Mai 2023 aux cliniques universitaires dans la capitale congolaise.

Notez que le commissaire divisionnaire Gilbert Vumilia Tendilonge était poursuivi avec le général major Emmanuel Lombe, devant la haute cour militaire pour des présumés crimes contre l’humanité par viol et meurtre commis à Kananga par des policiers au plus fort de l’insurrection de la milice Kamwina Nsapu.

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Tina Turner, la « Reine du rock’n’roll », est décédée à l’âge de 83 ans

by Guyguy Lelo 24 mai 2023
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La chanteuse Tina Turner est morte à 83 ans, selon un communiqué publié sur le compte Instagram officiel de la légende du rock.

« C’est avec une grande tristesse que nous annonçons la mort de Tina Turner », indique le communiqué, ajoutant que la chanteuse américaine, naturalisée suisse, laissait « derrière elle sa plus grande œuvre : sa musique ».
La tonitruante artiste avait été couronnée par huit Grammy Awards.

Connue comme la Reine du rock ‘n’ roll, elle s’est révélée au public dans les années 60 et 70 avec son ancien compagnon, Ike Turner. Sa carrière solo était ensuite lancée. De son vrai nom Anna Mae Bullock, était l’une des chanteuses de rock les plus appréciées dans le monde. Preuve en est que la Maison Blanche a immédiatement réagi à son décès en saluant l’« icône » qu’elle représentait et en déplorant « une perte immense ».

Retour sur sa carrière avec cinq titres illustres :

« Proud Mary », et le début d’une carrière

C’est avec Ike, son mari, que Tina Turner devient une célébrité en reprenant « Proud Mary », une balade du bayou connue également sous le nom de « Rolling on a River » et composée deux ans plus tôt par le groupe Creedence Clearwater Revival (1969).

Sur le clip original de 1971, on voit Ike en arrière-plan avec sa guitare, boule afro et torque doré autour du cou, et Tina, cheveux lissés et robe courte de perles blanches, derrière le micro. Le duo démarre « joliment et en douceur » puis se muscle, au fil des secondes, en cadence funk-rock teintée des accents gospels de Tina.

La chanson, sur les tonalités des rythmes sudistes, raconte comment une domestique quitte son travail de plongeuse à Memphis et à la Nouvelle-Orléans et s’embarque sur un gros bateau à vapeur descendant le Mississippi.

Nombreuses fois repris par différentes formations, ce classique du répertoire américain a été un fil rouge dans la carrière de Tina Turner. Son duo flamboyant avec Beyoncé en 2008 pour les cinquante ans des Grammys est devenu légendaire.

« What’s Love Got To Do With It » (1984)

Tina se sépare de son mari violent en 1976 après avoir subi 20 ans de coups. Sans producteur, elle tombe quasiment dans l’oubli aux Etats-Unis.

« Vu mon âge, 39 ans, mon sexe et la couleur de ma peau, disons que j’affrontais des vents contraires », confie-t-elle dans son autobiographie. Aux Etats-Unis, elle écume les plateaux télé et les petites salles alors qu’en Europe, elle fait de belles affiches.

Avec « Private Dancer », un album qu’on lui propose en 1984, Tina Turner revient en grâce dans son pays. « What’s Love got to do with it » deviendra le single roi de toute sa carrière. Il lui vaudra le Grammy de meilleur enregistrement de l’année en 1985.

La chanson écrite par Terry Britten et Graham Lyle aurait dû être chantée à l’origine par Cliff Richard mais à cause d’un malentendu elle passe entre plusieurs mains avant d’échoir à Tina Turner. Le tube a rejoint le panthéon de la musique mondiale en obtenant en 2012 un Grammy Hall of Fame.
 

 » We don’t Need another Hero » (Mad Max 3) – 1985

Tina Turner qui s’était déjà illustrée en « Acid Queen » délirante dans « Tommy » – l’opéra-rock des Who en 1975 – est choisie pour jouer dans « Mad Max : au-delà du dôme du tonnerre » aux côtés de Mel Gibson.

Dans cette nouvelle aventure d’anticipation, elle interprète également la bande-son avec « We don’t need another hero », une nouvelle chanson de Graham Lyle et Terry Britten qui devient un autre tube planétaire. A l’été 1985, le titre est numéro 1 en Australie, numéro 2 aux Etats-Unis et numéro 3 au Royaume-Uni.

Pour ce rôle futuriste, Tina Turner n’a pas hésité à se raser le crâne pour y visser une impressionnante crête blonde synthétique rehaussée de deux créoles démesurées. Elle porte une robe de 55 kg taillée dans une cotte de maille aux épaulettes géantes.

Son grand tube : « The Best » (1989)

La reine du rock excelle dans les reprises. Interprété à l’origine par Bonnie Tyler en 1988, le titre repris l’année suivante par Tina sur son album « Foreign Affair » remporte un énorme succès. Quelque six millions d’exemplaires sont vendus en 1988.

En 1992, « The Best », rebaptisé « Simply the Best » est choisi pour promouvoir le championnat de rugby d’Australie. Grâce à son clip publicitaire animé par la flamboyante Tina au milieu de rugbymen suants et sexy, la National Rugby League ne sera plus jamais comme avant. Bientôt, l’hymne est repris aux Etats-Unis avant certains matchs de base-ball ou de football. Tina devient la déesse des stades.

« Goldeneye » (1995)

Après le carton de « Mad Max », elle est choisie pour le générique du James Bond éponyme, avec Pierce Brosnan dans le rôle-titre. Dans sa robe d’argent fendue sur ses jambes au galbe nerveux, la chanteuse maintenant quinquagénaire, apporte toute sa puissance vocale à la partition de Bono et The Edge, du groupe U2, dans la pure tradition du thème de 007.

En 2013, la diva sera naturalisée suisse et épousera le producteur musical allemand Erwin Bach. En 2017, elle subit une greffe de rein. Et l’année d’après fut marquée par un drame : son fils aîné meurt à 59 ans, probablement en se suicidant. Tina Turner a eu trois autres enfants.

France 24 via CONGO PUB Online

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Nouvelles nécrologiques

Le chorégraphe Lambio Lambio n’est plus

by admin9775 18 mai 2023
written by admin9775

Le monde de la musique Congolaise s’est réveillé sous un état de choc jeudi 18 mai 2023. Le danseur et chorégraphe Lambio Lambio s’en est allé. Ancien de Viva La Musica de Papa Wemba, le surnommé Ndoki Ya Ndombe a rendu son dernier souffle à l’hôpital du Cinquantenaire.

En effet, la scène artistique congolaise est en deuil après le décès du danseur et chorégraphe légendaire Lambert Moke, plus connu sous le pseudonyme de “Lambio Lambio”. Il est décédé dans la nuit du mercredi 17 à jeudi 18 mai à l’Hôpital du Cinquantenaire, des suites d’une crise cardiaque.

D’un père originaire du Bandundu et d’une mère de la province du Sud-Kivu, précisément de Bukavu, c’est en 1973 que « Ndoki ya ndombe» débute sa carrière, avec le célèbre groupe Chem Chem Yeto.

Chanteur et danseur, il fait avec ce  dernier le tour de l’Europe : 9 pays de ce continent  visités.

Après des études secondaires en section littéraire, dont il est  diplômé, le voilà se lancer définitivement et totalement dans l’art de la chorégraphie.

Lambio Lambio fait 6 ans dans « Les Redoutables » d’Abeti Masikini, avant de passer aussi dans « Tsheke Tsheke Love » de Mpongo Love.

Il collabore avec Tshala Muana et Mbilia Bel, fait ses pas dans le « Tout Puissant Ok Jazz » de Franco Luambo Makiadi et sans oublier « Afrisa international » de Pascal Tabu Ley Rochereau.

Mais que dire de ses prestations dans les groupes Les Fléchettes et Les Phares rouges d’étaler ses talents dans Viva la Musica de Papa Wemba  dans les années  2000 net de sa collaboration avec Koffi Olomide, Fally Ipupa. Il crée dans ce groupe Les « Fioti fioti » qui contribuent à attirer le public lors de prestations de Nouvelle Ecriture, groupe créé pour faire face à l’oubli à Kinshasa, dont sont victimes Papa Wemba et son Viva la Musica  qui séjournent à l’Europe dans le cadre d’une longue tournée.

Décidé de voler de ses propres ailes, il crée sa propre formation, « Les Vijana Britandela » dont il annonce depuis 2008 la sortie de l’album « Lokolo ya Bakolo likolo ya bakolo ». Mais son rêve ne se réalisera pas jusqu’à sa mort, 15 ans après.

Pour l’instant, son corps est gardé à l’hôpital du Cinquantenaire. Parmi les artistes avec lesquels il a travaillé figurent des icônes telles que Franco Luambo Makiadi, Abeti Masikini, Mbilia Bel, Koffi Olomide et Papa Wemba. Avec ce dernier, Lambert Moke a marqué une nouvelle ère de la danse en RDC, en valorisant une nouvelle génération de danseuses surnommées “les Fioti-Fioti” et “les Nionions”.

Depuis la mort de Papa Wemba en 2016, Lambert Moke a créé son propre groupe de danse folklorique. La disparition de Lambert Moke “Lambio Lambio” laisse un grand vide dans le monde de la danse congolaise, l’artiste est décédé mais, il vivra parmi nous à travers ses œuvres.

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À la UneNouvelles nécrologiques

Samy Mikobi, le Stratège de Bandal n’est plus!

by Guyguy Lelo 14 mai 2023
written by Guyguy Lelo

Le showbizz congolais est en deuil. Samy Mikobi, aussi connu sous le pseudonyme “Le Stratège”, est décédé le jeudi 11 mai. Son nom reste gravé dans l’univers musical de la RDC, notamment dans la commune de Bandal, son fief.

Jean-Pierre Eale Ikabe, journaliste et «homme culturel», lui avait rendu un hommage à travers une chronique publiée le 1er septembre 2019. Il y décrit Samy Mikobi comme une personne dotée d’un incroyable entregent, ce qui lui avait permis de fréquenter toutes les couches de la société.

Originaire de la commune de Bandalungwa qui l’a vu naitre et grandir, Samy Mikobi a fait ses classes à l’Athénée de Kalina devenu Athénée de la Gombe : lieu par excellence où se mêlaient les enfants d’une certaine classe de la société. Les prémices de ce qu’il allait être dans son futur ont commencé à se dessiner là…

Sa grande qualité était sa fidélité en amitié, comme le témoigne son amitié avec Papa Wemba. Il faisait également partie de ceux qui avaient souvent la chance de l’accueillir chez eux. Il était un de rares, en dehors de Riva Louboume et Georges Ambraches Ngalula, chez qui Papa Wemba pouvait aller prendre un temps de repos dans son appartement en face du stade de collège Boboto dont il pouvait emprunter le véhicule pour faire ses courses. Toujours disponible pour rendre service, sa vie professionnelle est jalonnée de hauts faits d’armes.

Samy Mikobi était d’ailleurs connu pour ses hautes capacités à évoluer dans les milieux influents et à faire jouer ses relations pour faire avancer les choses.

Il a laissé son empreinte dans ACEC, société électrique belge dont papa Ngonda était représentant à l’ex-Zaïre. Et depuis 1990, il est, avec ses amis les Rodall, à une structure dont le centre d’intérêt est la douane du nom de Socodam, logée dans l’immeuble de l’ACP (Agence congolaise de presse).

Naturellement fidèle en amitié, il est dans le pré carré du Premier ministre honoraire et actuel vice-président du Sénat, son homonyme Samy Badibanga.

Le décès du Stratège a laissé une grande émotion chez tous ceux qui l’ont connu. La RDC perd ainsi une figure emblématique, mais son nom restera gravé dans l’histoire culturelle du pays.

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