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Diaspora

À la UneDiaspora

Afrique du Sud : le pays sous haute tension avant l’expiration de l’ultimatum lancé aux immigrés sans papiers

by admin9775 30 juin 2026
written by admin9775

L’Afrique du Sud vit une journée particulièrement sensible ce mardi 30 juin, date fixée unilatéralement par plusieurs organisations anti-immigration pour exiger le départ des immigrés en situation irrégulière. Bien que cet ultimatum ne repose sur aucun fondement légal, il suscite de vives inquiétudes dans un pays déjà marqué par une recrudescence des violences xénophobes.

Selon les autorités sud-africaines, cette nouvelle vague d’hostilité envers les étrangers a déjà fait quatre morts et provoqué le déplacement de près de 25 000 personnes au cours des dernières semaines. Face au risque de nouveaux débordements, le gouvernement a déployé un important dispositif sécuritaire à travers le pays.

Un déploiement massif des forces de sécurité

Les autorités redoutent un scénario similaire aux émeutes de juillet 2021, déclenchées après l’incarcération de l’ancien président Jacob Zuma, qui avaient fait plus de 350 morts et causé d’importants dégâts matériels.

Pour prévenir toute escalade de violence, des milliers de policiers ont été mobilisés, notamment dans les villes de Johannesburg et Durban, considérées comme les principaux foyers de tension. L’armée a également été placée en état d’alerte afin de pouvoir intervenir rapidement si les forces de l’ordre venaient à être débordées.

Le gouvernement s’est par ailleurs appuyé sur des sociétés privées de sécurité, renforçant le dispositif avec un vaste réseau de caméras de surveillance et des hélicoptères chargés de surveiller les rassemblements.

Des milliers d’étrangers ont déjà quitté le pays

La crise a déjà poussé des milliers d’étrangers à quitter l’Afrique du Sud. Selon les chiffres officiels, près de 25 000 personnes, principalement des ressortissants malawites, ont été rapatriées ou ont fui les violences.

Afin d’éviter que les centres d’accueil ne deviennent des cibles, le ministère de l’Intérieur a transféré le site de rapatriement volontaire installé à Durban vers une autre localité située à près de 1 000 kilomètres, dans le nord du pays.

La peur s’installe parmi les communautés étrangères

Dans plusieurs grandes villes, les immigrés vivent dans l’incertitude. À Durban, où de nombreux commerces appartiennent à des ressortissants étrangers, plusieurs associations ont recommandé aux commerçants de garder leurs boutiques fermées afin d’éviter d’éventuelles attaques.

Les organisateurs de certaines manifestations ont officiellement interdit le port d’armes lors des rassemblements. Toutefois, les précédents épisodes de violences alimentent les craintes de débordements, notamment en raison des contrôles d’identité improvisés, des actes de pillage et des agressions qui ont accompagné des mouvements similaires dans le passé.

« Nous n’avons plus peur »

Devant les bureaux du ministère sud-africain de l’Intérieur, où un campement de réfugiés est installé depuis plusieurs semaines, l’inquiétude laisse parfois place à la résignation.

Le pasteur Raphael Bahebwa, qui accompagne plusieurs familles réfugiées, affirme que beaucoup ne savent plus vers qui se tourner.

« Nous attendons de voir ce qu’il va se passer. Les autorités ont promis d’assurer notre sécurité, mais nous n’avons plus peur de mourir. Si cela arrive, le monde saura que nous étions ici légalement et que nous avons été tués », confie-t-il.

Pour de nombreux étrangers installés depuis plusieurs années en Afrique du Sud, quitter le pays n’est pas une option.

« La majorité des gens veulent rester, car ils ont construit leur vie et leurs activités ici », explique Talla Niang, un ressortissant sénégalais établi en Afrique du Sud depuis plus de trente ans.

Même sentiment chez Roland, chauffeur de taxi congolais, qui décrit un climat de méfiance permanent.

« Je fais attention à chacun de mes mots. Je ne suis rassuré qu’une fois mon client descendu du véhicule », témoigne-t-il.

Une crise révélatrice de tensions persistantes

Les violences récurrentes contre les ressortissants étrangers rappellent les profondes tensions sociales et économiques auxquelles l’Afrique du Sud est confrontée. Dans un contexte marqué par un chômage élevé, une pauvreté persistante et une forte pression migratoire, les immigrés sont régulièrement désignés comme responsables des difficultés économiques, malgré les appels répétés des autorités au respect de l’État de droit.

La journée de ce 30 juin est ainsi suivie avec une attention particulière, les autorités espérant que le dispositif sécuritaire permettra d’éviter une nouvelle flambée de violences xénophobes.

Par Pascal Kabeya
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30 juin 2026 0 comments
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À la UneDiaspora

La RDC en discussion avec Washington sur l’accueil de migrants expulsés

by admin9775 5 avril 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo mène actuellement des discussions avec l’administration américaine concernant la possibilité d’accueillir sur son territoire des migrants expulsés des États-Unis vers des pays tiers. L’information a été révélée par l’agence Reuters, citant deux sources gouvernementales à Kinshasa.

Selon ces sources, ainsi que plusieurs responsables des Nations unies et des diplomates informés par Washington, ces échanges s’inscrivent dans la politique américaine de « déportations vers des pays tiers ». Cette stratégie vise à accélérer l’expulsion de personnes entrées ou restées sur le territoire américain sans autorisation.

Ces accords, souvent négociés de manière discrète, restent généralement entourés d’un certain flou, notamment sur leur portée exacte, leurs modalités ou encore les garanties offertes aux personnes concernées.

Un contexte diplomatique et économique sensible

Ces discussions interviennent dans un contexte géopolitique particulier. Washington cherche actuellement à soutenir la mise en œuvre d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda, tout en sécurisant son accès aux minerais stratégiques congolais, essentiels pour les industries technologiques et énergétiques.

Pour l’instant, aucune décision finale n’a été prise entre Kinshasa et Washington. Le nombre de migrants susceptibles d’être concernés, leurs nationalités ou encore le calendrier d’éventuelles premières expulsions restent inconnus.

Des inquiétudes des organisations de défense des droits humains

Plusieurs experts juridiques et organisations de défense des droits humains expriment déjà leurs préoccupations face à ce type d’arrangements. Ils soulignent que, dans certains cas, des migrants ont été expulsés vers des pays tiers malgré l’existence de protections judiciaires aux États-Unis.

D’après une source de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le dispositif envisagé pourrait concerner notamment des migrants originaires d’Amérique du Sud, parmi lesquels des ressortissants du Venezuela.

Contactés par Reuters, les porte-paroles du Département d’État des États-Unis et de la Présidence de la République démocratique du Congo n’ont pas souhaité commenter ces échanges diplomatiques en cours.

Par Marius Bopenga
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Bruxelles : Rencontre d’apaisement après la descente policière controversée à Matonge

by admin9775 13 décembre 2025
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Une rencontre entre le bourgmestre d’Ixelles, Romain de Reusme, et l’ambassadeur de la République démocratique du Congo auprès du Benelux, Christian Ndongala, a permis mercredi d’apaiser les tensions nées d’une opération policière controversée dans le quartier de Matonge, épicenter de la diaspora congolaise en Belgique.

L’intervention, menée le 22 novembre dans la Galerie d’Ixelles, avait suscité une vive émotion au sein de la communauté congolaise, certains y voyant une action stigmatisante. Face à cette polémique, les deux parties ont opté pour le dialogue.

Le bourgmestre a présenté les motifs officiels de la descente, l’inscrivant dans un plan de lutte contre le trafic de stupéfiants, le blanchiment d’argent et les réseaux criminels. « Il s’agit d’une stratégie globale visant également le démantèlement d’organisations mafieuses opérant dans certains quartiers sensibles », a précisé M. de Reusme, cherchant à dissocier l’opération ciblée de la communauté résidente dans son ensemble.

De son côté, l’ambassadeur Ndongala a salué l’ouverture du dialogue tout en jouant son rôle de protecteur des ressortissants. Il a insisté sur la nécessité de « garantir le respect des droits fondamentaux et la dignité de chaque citoyen, en particulier lors d’opérations policières sensibles ». Cette posture a été reconnue par le bourgmestre, qui a souligné que la réaction « mesurée » de la diplomatie congolaise avait contribué à calmer le climat.

Enfin, M. de Reusme a tenu à rassurer sur la préservation du caractère unique du quartier, s’engageant à maintenir l’identité culturelle de Matonge, décrit comme un « symbole fort de la présence africaine à Bruxelles ».

Cette rencontre illustre la gestion d’un incident communautaire sensible par la voie diplomatique et du dialogue, permettant aux autorités locales de justifier leur action sécuritaire tout en reconnaissant les perceptions et en réaffirmant le respect dû à une communauté établie.

Par Pascal Kabeya
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À la UneDiaspora

Le Chef de l’État a reçu la communauté congolaise vivant en Égypte

by admin9775 3 novembre 2025
written by admin9775

Le Président Félix Tshisekedi a bouclé son séjour au Caire, en Égypte, par une rencontre avec la diaspora congolaise. Parmi ses hôtes figuraient des étudiants, des travailleurs, des commerçants et des éléments des Forces armées et de sécurité de la République Démocratique du Congo (RDC) en formation dans la capitale égyptienne.

Dans un climat détendu, le Chef de l’État a précisé le contexte de ce rendez-vous. « Comme je le fais chaque fois que je voyage, je reçois la communauté congolaise pour échanger et savoir comment elle se porte dans le but de voir s’il y a moyen d’aider à faciliter les choses là où elle vit. Que ce soit au Congo ou à l’étranger, mon vœu a toujours été que tous les compatriotes vivent heureux, épanouis et libres », a-t-il déclaré.

Le Président de la République a ensuite répondu aux différentes questions qui lui ont été posées dont la plupart étaient orientées vers la crise sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays. À ce sujet, il a fait le point sur les différents processus de paix : Nairobi, Luanda, Doha et Washington.

Il a déploré que l’Accord de paix de Luanda n’ait pas été signé en décembre 2024 à la suite de l’absence du Président rwandais Paul Kagame. « Ses intentions sont belliqueuses et hégémoniques. Son objectif est de scinder notre pays et d’occuper, voire d’annexer la partie Est qui est une terre très riche en ressources minérales et agricoles », a-t-il soutenu.

Le Chef de l’État a rassuré que la RDC ne s’est pas avouée vaincue à la suite de cette impasse à Luanda. « Nous avons développé une diplomatie efficace parce que nous avons réussi à impulser une dynamique dans la Communauté internationale qui visait à sanctionner le Rwanda. Depuis lors, il y a eu deux autres processus de paix, celui de Doha et celui de Washington », a-t-il indiqué.

Le Président Tshisekedi a annoncé que les discussions de Doha devraient reprendre la semaine prochaine. « Ce n’est qu’après cela que Washington, qui attend la conclusion de cet accord, va convoquer le Président rwandais et moi-même pour qu’on aille autour du Président Donald Trump afin d’entériner finalement les deux accords : Doha et Washington », a-t-il précisé.

Il a salué l’implication de l’Émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, dans les discussions avec la coalition AFC/M23 : « je vais lui dire, de vive voix, combien nous sommes reconnaissants ». Concernant le Président Donald Trump, le Chef de l’État a relevé le sens de la paix qu’il porte : « c’est exactement la même vision que moi : vivre en paix, travailler au développement de nos populations et à la coopération entre nos pays ».

Le Président de la République est par ailleurs revenu sur la « main tendue » au Président Kagame pour « faire la paix des braves ». « Ce n’était pas par faiblesse mais par réalisme parce qu’on sait comment la guerre commence mais pas comment elle finit. Je ne suis pas devenu Président pour faire la guerre. Nos populations ont besoin de paix et de développement. Je ne m’inscris pas dans cette logique de guerre. Mais pour défendre mon peuple, je suis prêt à tout, même à devenir militaire », a-t-il déclaré.

Enfin, il dit poursuivre ses efforts pour que commencent les vols humanitaires dans la ville de Goma, afin de soulager la souffrance des populations qui subissent les affres de la guerre. II dit « compter sur la pression qui a commencé depuis février et qui fait avancer les choses pour aboutir à l’ouverture de l’aéroport de Goma ».

Avant de clore son propos, le Président Tshisekedi a encouragé les militaires et les policiers qui sont en formation en Égypte. « L’État congolais ne vous abandonnera pas », leur a-t-il dit.

Celcom_Présidence_RDC

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Face à la diaspora congolaise de Belgique, Félix Tshisekedi clarifie sa main tendue à son homologue Rwandais

by admin9775 12 octobre 2025
written by admin9775

Au terme de son séjour à Bruxelles, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est entretenu samedi avec la diaspora congolaise vivant dans l’ancienne métropole. 

À cette occasion, le Chef de l’État a apporté un éclairage sur la main tendue à son homologue rwandais pour « faire la paix des braves ». 

«  J’ai tendu la main à celui qui représente les forces qui agressent la République Démocratique du Congo pour prendre à témoin le monde entier », a expliqué le premier citoyen du pays dès l’entame de son argumentaire. 

Au Président Tshisekedi de poursuivre, « la victime, c’est nous. Mais on a voulu nous présenter comme des gens qui ne voulaient pas la paix, j’ai voulu montrer au monde que ce n’était pas vrai ». 

« Croyez-moi, je suis loin d’être faible. J’ai réussi à le prouver à plusieurs reprises et si aujourd’hui, on parle des sanctions, des processus de Washington, Doha, Lomé, Luanda, c’est quelque part grâce à ce que j’ai fait », a précisé le Commandant suprême des Forces armées de la RDC.

Pour le Président de la République, savoir faire la paix des braves est plutôt un geste de noblesse. Selon lui, cette stratégie a réussi à démasquer évidemment ce qui se cachait derrière cette manipulation. 

Sur ce point précisément, le Chef de l’État a déploré la manipulation de certains compatriotes en interne qui ne cessent de parler de dialogue. « Nous, nous voulons d’un dialogue entre Congolais, ces Congolais qui sont tous contre cette agression », a déclaré le Président Tshisekedi.

« La seule chose que je demande à ces acteurs, c’est d’abord de condamner l’agresseur et de le nommer clairement », a-t-il ajouté.

Le Chef de l’État a conclu son adresse en prenant un prochain rendez-vous dans les semaines à venir avec cette forte communauté congolaise très enthousiasmée.

Celcom_Présidence_RDC

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Pontoise : un jeune homme de 18 ans poignardé à mort dans un parking

by admin9775 10 octobre 2025
written by admin9775

Un drame s’est déroulé dans la nuit du 1er octobre au parking souterrain du quartier des Hauts de Marcouville, à Pontoise (Val-d’Oise). Ryan, un jeune homme de 18 ans d’origine congolaise, a été retrouvé grièvement blessé et n’a pu être ranimé par les secours.

Selon le rapport d’autopsie rendu public ce mercredi 8 octobre, la victime a été poignardée à plusieurs reprises, notamment au visage. Les médias locaux évoquent une blessure particulière aux commissures des lèvres, signature d’une extrême violence.

:Une semaine après le meurtre sauvage de Rayan, 18 ans, dans un parking de Pontoise, l’autopsie vient de lever un coin du voile sur la scène de crime. Le jeune homme a succombé à de multiples coups de couteau, portés avec une précision glaçante. La blessure la plus symbolique, une entaille aux commissures des lèvres dite « sourire du Joker », oriente les policiers vers une piste criminelle d’une particulière brutalité.

Si un suspect a été rapidement interpellé, le dossier reste épineux pour les enquêteurs. Le flou le plus total entoure les raisons de l’agression. Aucun lien clair n’a pour l’instant été établi entre la victime et son agresseur présumé.

La quadrature du cercle pour les investigateurs : déterminer la nature de ce crime. S’agit-il d’un simple conflit qui a dégénéré ? D’un règlement de comptes ciblé, dont la signature macabre serait un message ? Ou l’expression d’une violence grève et inexplicable ? Les prochaines auditions et l’exploitation des téléphones et de la vidéosurveillance seront décisives pour faire la lumière sur cette affaire.

Par Marius Bopenga
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À la UneDiaspora

De nouvelles règles d’entrée dans les pays européens de l’espace Schengen à partir du 12 octobre

by admin9775 10 octobre 2025
written by admin9775

À partir de ce dimanche 12 octobre, les 29 pays européens de l’espace Schengen mettent en place leur nouveau système automatique de contrôle des entrées et des sorties. Les collectionneurs de tampons dans leur passeport vont devoir s’en passer, car ceux-ci sont appelés à disparaître.

Ce nouveau système, qui a pris des années de retard, va surtout se charger d’enregistrer les données biométriques des voyageurs non européens. Plus de tampons dans le passeport, en tout cas après le 10 avril 2026, car les pays ont six mois de grâce pour s’adapter intégralement à ce nouveau fonctionnement. Un système informatique en réseau sera présent dans tous les pays de l’espace Schengen, qui va enregistrer la date, l’heure, le lieu d’entrée et de sortie ainsi que les noms, prénoms et numéro de passeport.

Jusque-là, rien de très novateur, mis à part la mise en réseau de toutes ces informations. Ce qui change, c’est l’enregistrement d’une photo d’identité et des empreintes digitales de quatre doigts pour les voyageurs de plus de douze ans. Et si l’entrée est refusée par le garde-frontière, le fichier contiendra aussi cette information.

Les séjours de courte durée concernés

Cette nouvelle mesure concerne seulement les voyageurs qui comptent effectuer un séjour de courte durée, de moins de 90 jours par période de 180, c’est-à-dire moins de trois mois par semestre. Et cela concerne aussi bien ceux qui ont besoin d’un visa que ceux qui viennent d’un des 59 pays exemptés de visa pour venir en Europe.

D’une certaine façon, l’Europe veut renforcer les contrôles, car le nouveau système d’entrée et de sortie a pour vocation d’améliorer la sécurité, de combattre les enlèvements d’enfants, la fraude à l’identité, le terrorisme et le crime organisé, mais aussi de garantir que les voyageurs respectent la règle des 90 jours pour les courts séjours et ne dépassent pas la durée autorisée dans l’espace Schengen. Mais les Européens insistent beaucoup sur leur volonté de fluidifier, d’automatiser, d’accélérer les contrôles aux frontières pour tous les visiteurs non européens.

L’UE promet qu’il n’y aura aucun formulaire à remplir, mais cela peut alourdir le travail des douaniers et allonger les files d’attente aux frontières européennes dans le cas des voyageurs qui n’ont pas de passeport biométrique – un document de plus en plus répandu, qui contient une puce électronique.

On a vu que les trains Eurostar vers le continent européen ont déjà installé des bornes libre-service à la gare londonienne de St Pancras. L’ambition commune est de voir fleurir ces bornes dans les aéroports et les gares maritimes pour que les voyageurs puissent eux-mêmes se faire tirer le portrait, prendre leurs empreintes digitales et scanner leur passeport avant d’aller voir le garde-frontière.

Un projet critiqué

Ce n’est pas de l’Union européenne qu’il est question ici, mais de l’espace Schengen, ce qui ne recouvre pas exactement les mêmes pays, et qui contient 29 pays. Chypre et l’Irlande, qui sont dans l’UE, ne sont pas dans Schengen, alors que la Suisse et le Liechtenstein, la Norvège et l’Islande, en font partie. Et on peut rajouter les micro-États, tels que le Vatican, Andorre, Monaco et Saint-Marin. L’ambition, c’est la création d’un espace géographique commun.

Mais ce nouveau système fait l’objet de critiques. D’abord liées à la lenteur de la mise en place, puisque le projet était initialement prévu pour 2022, puis 2024, mais trois pays n’étaient pas prêts : la France, l’Allemagne et les Pays-Bas, qui représentent 40% du nombre de voyageurs concernés. Les agences de voyage, en particulier, n’avaient plus de visibilité. On a entendu beaucoup d’accusations de lourdeur administrative à venir et certains en ont voulu pour preuve que la France a traîné des pieds et l’ont soupçonnée de vouloir favoriser la venue des visiteurs pour les Jeux olympiques. Au Royaume-Uni, certains ont accusé l’Europe de vouloir les punir pour le Brexit et il existe évidemment des préoccupations sur la protection des données personnelles.

RFI

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À la UneDiaspora

Glasgow : la mort d’un étudiant congolais entourée de mystère

by admin9775 9 octobre 2025
written by admin9775

Le corps de Christmas Boina Kazadi, un étudiant congolais en design graphique à la City of Glasgow College, a été découvert par la police écossaise le samedi 27 septembre dans son appartement. Les autorités locales évoquent une piste suicidaire.

Cependant, ses proches contestent cette version. Ils soulignent qu’il était de bonne humeur lors d’un long appel téléphonique avec sa famille la veille de sa mort. Un élément troublant ajoute au mystère : Christmas aurait été interpellé puis relâché par la police dans la nuit précédant sa découverte.

Un drame aux circonstances floues

Si le rapport de police évoque un suicide, l’entourage du jeune homme rejette catégoriquement cette thèse. « Rien ne laissait présager une issue aussi tragique », affirment ses proches, qui soulignent son état d’esprit serein lors d’un dernier contact avec sa famille, moins de 24 heures avant le drame.

Le mystère s’épaissit avec le témoignage d’une source proche de la famille, qui révèle que Christmas aurait été interpellé par la police dans la nuit du vendredi avant d’être relâché peu après. Les conditions de cette interpellation et son état à la sortie de garde à vue demeurent inconnus.

La compagne et une scène domestique complexe

L’enquête s’intéresse également au contexte domestique. Christmas cohabitait avec sa compagne, une citoyenne irlando-nigériane. C’est d’ailleurs cette dernière qui aurait alerté la police, non pas pour une dispute, mais pour récupérer ses affaires, estimant peut-être le climat délétère. Les forces de l’ordre se seraient rendues sur place sans elle.

Une communauté exigeante

Pour obtenir justice et vérité, la communauté a lancé une initiative de financement participatif afin de soutenir les frais d’enquête et d’avocats. Nous en appelons à toute personne disposant d’informations de se manifester et à la solidarité de tous pour éclaircir ce drame.

Lien de la cagnotte : https://gofund.me/0abae7243

Par Marius Bopenga
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9 octobre 2025 0 comments
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Bruxelles : Le journaliste congolais Pero Luwara aurait été agressé

by admin9775 28 août 2025
written by admin9775

Le journaliste congolais Pero Luwara aurait été agressé dans la nuit de mardi à mercredi à Bruxelles, alors qu’il sortait d’une boîte de nuit. Selon des sources préliminaires, l’altercation l’aurait opposé à quatre individus d’origine ivoirienne en état d’ébriété.

Il aurait été passé à tabac avant d’être secouru par des compatriotes congolais présents sur les lieux, qui auraient mis fin à l’agression. Il aurait ensuite été conduit à l’hôpital pour y recevoir des soins. Les autorités belges auraient été saisies de l’affaire.

Si les motivations immédiates sembleraient liées à une altercation ponctuelle, certains observateurs relèveraient que le journaliste s’exposerait régulièrement à des risques en raison de ses prises de position publiques. Sur sa chaîne YouTube, Pero Luwara animerait des lives où il commenterait, souvent de manière polémique, l’actualité politique et la vie privée de personnalités congolaises et africaines.

Ces interventions, régulièrement critiquées pour leur tonalité agressive, auraient pu attiser certaines rancœurs. Rien ne permettrait cependant à ce stade d’établir un lien formel entre cette agression et ses activités médiatiques.

Aucune autorité congolaise n’aurait été impliquée dans cet incident, qui resterait du ressort de la justice belge. L’enquête se poursuivrait pour déterminer les circonstances exactes et d’éventuels motifs prémédités.

Par Pascal Kabeya
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L’administration Trump renforce les contrôles sur les visas et suspend ceux pour les chauffeurs routiers étrangers

by admin9775 22 août 2025
written by admin9775

Le département d’État américain a annoncé jeudi le renforcement des contrôles continus sur les plus de 55 millions de visas actuellement en cours de validité détenus par des étrangers. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la politique migratoire restrictive de l’administration Trump.

Selon un responsable du département d’État s’exprimant sous couvert d’anonymat, ces vérifications permanentes pourront entraîner la révocation des visas en cas d’indices d’inéligibilité, notamment pour dépassement de la durée de séjour autorisée, activités criminelles, infractions à la loi, conduite en état d’ivresse, menaces pour la sécurité publique ou toute forme de soutien à des activités terroristes.

Suspension des visas pour chauffeurs routiers

Dans la foulée, le gouvernement américain a annoncé la suspension immédiate de la délivrance de visas de travail pour les chauffeurs routiers commerciaux étrangers. Le secrétaire d’État Marco Rubio a justifié cette décision en invoquant des préoccupations de sécurité routière et la protection de l’emploi des camionneurs américains.

Cette mesure intervient après un accident survenu le 12 août en Floride, impliquant un chauffeur de semi-remorque en situation irrégulière accusé d’avoir causé la mort de trois personnes. Les autorités fédérales ont indiqué que le conducteur, d’origine indienne, avait échoué à un test de compétences en anglais après l’accident.

Chasse aux « opinions antiaméricaines »

L’administration Trump étend également ses critères d’évaluation aux opinions politiques des détenteurs de visas. Le gouvernement a précisé mardi qu’il rechercherait désormais les opinions « antiaméricaines », y compris sur les réseaux sociaux, lorsqu’il statuerait sur le droit de résider aux États-Unis.

Impact sur les étudiants étrangers

Déjà lundi, le département d’État avait révélé avoir révoqué les visas de plus de 6 000 étudiants étrangers, dont environ 4 000 pour infraction à la loi. Selon les chiffres officiels, le nombre de visas révoqués cette année dépasse déjà largement ceux de la même période sous l’administration Biden.

Contexte politique

Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, le président Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine une priorité absolue, évoquant régulièrement une « invasion » des États-Unis par des « criminels étrangers ». Son programme d’expulsions massives a cependant été freiné par plusieurs décisions de justice.

Le secrétaire d’État Marco Rubio répète régulièrement que les avantages liés à l’immigration « restent un privilège et non un droit », reflétant la ligne dure de l’administration actuelle en matière de politique migratoire.

Par Marius Bopenga
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