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Category:

Economie

À la UneEconomie

Au sommet sur le Plan Mattei et le Global Gateway, Judith Suminwa appelle à un partenariat gagnant-gagnant

by admin9775 21 juin 2025
written by admin9775

A la clôture du sommet sur le Plan Mattei et le Global Gateway, vendredi 20 juin à Rome (Italie), plusieurs accords de plus de 1,2 milliard d’euros d’investissements européens et italiens en Afrique ont été annoncés.

Les secteurs clés visés sont l’agriculture, les énergies renouvelables et la numérisation.

A cette occasion, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a insisté sur l’importance d’un partenariat gagnant-gagnant :

« C’est dans le cadre du partenariat gagnant-gagnant. Il ne faut pas voir ce projet uniquement comme l’ouverture vers l’Atlantique à travers l’Angola et la Zambie. Il faut aller plus loin que ça, en regardant tous les projets ou programmes structurants qui vont pouvoir se créer autour de ce corridor et en faire un pôle de développement ».

Selon elle, ces initiatives profitent d’abord aux populations, notamment aux jeunes, en renforçant la formation professionnelle et en développant des chaînes de valeur dans l’agriculture, afin de favoriser l’emploi et le développement durable.

Visées sur l’Afrique

Le sommet sur “Le Plan Mattei pour l’Afrique” et le ”Global Gateway” constituent deux initiatives pour appuyer le développement durable des pays africains.

Porté par l’Italie, ’Le Plan Mattei” vise à renforcer la coopération et le développement entre l’Afrique et l’Europe. Cette initiative va mobiliser 5,5 milliards d’euros pour financer différents projets dans les pays concernés.

De son côté, le ‘’Global Gateway’’ est une stratégie d’investissement de l’Union européenne pour le monde. L’organisation entend mobiliser un budget estimé à 150 milliards d’euros.

Radio okapi

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À la UneEconomie

Le secteur du diamant s’unit pour redorer l’image des pierres naturelles

by admin9775 20 juin 2025
written by admin9775

Plusieurs producteurs de diamants africains ont décidé de s’unir pour promouvoir le diamant naturel. Une déclaration de principe a été signée mercredi à Luanda, en Angola. Les pays s’engagent à verser 1% de leurs revenus annuels liés à la vente de diamants bruts au Conseil du diamant naturel (NDC).

Le Conseil du diamant naturel (NDC) est une structure à but non lucratif qui a, depuis plusieurs années, pour mandat de faire la promotion du diamant. Mais avec les sanctions contre la Russie, les financements russes, qui étaient parmi les plus importants avec ceux du géant De Beers, se sont taris. L’accord de Luanda qui vient d’être signé vise donc à relancer la dynamique en collectant des fonds pour une campagne marketing mondiale en faveur des pierres naturelles exclusivement, par opposition à celles fabriquées en laboratoire. Ces opérations de promotion se veulent « génériques », a priori donc sans mention d’origine précise ou de marque, et cibleront « les principales régions consommatrices », selon le texte de l’accord.

Les signataires sont les principaux producteurs du continent africain, à savoir le Botswana, l’Afrique du Sud, l’Angola, la Namibie et la République démocratique du Congo. L’innovation, c’est que les acheteurs de diamants bruts d’Anvers regroupés au sein de l’AWDC et ceux de Dubaï (DMCC) ainsi que d’autres organisations professionnelles (GJEPC en Inde, ADPA) se sont associés à eux dans cette démarche. D’autres pays tels que la Centrafrique, le Liberia, le Zimbabwe ou encore la Côte d’Ivoire, et hors Afrique, le Canada pourraient plus tard rejoindre cette initiative. La Russie n’a volontairement pas été conviée par les organisateurs de la rencontre de Luanda.

Réaction à une crise de deux ans

Cela fait deux ans que l’ambiance n’est pas à la fête dans la filière. Après la reprise des affaires post-Covid, le marché a été miné par le ralentissement économique général, par la concurrence des diamants synthétiques vendu à des prix toujours plus bas, par l’absence de dynamisme sur le marché chinois et par la guerre commerciale initiée par Donald Trump qui a paralysé la demande aux États-Unis, le pays où l’on achète le plus de pierres précieuses. « Même si la consommation reprend petit à petit, l’incertitude sur les taxes douanières pèse toujours sur la demande américaine, d’autant qu’il y a aussi dans le pays d’énormes stocks de diamants importés par crainte qu’ils soient taxés et qu’il faut maintenant écouler », explique un représentant de l’industrie.

Face à la chute des prix du diamant, qui ont perdu entre 25 et 30% selon leur qualité et leur taille, plusieurs sociétés ont réduit leur production. La dernière en date, n’est autre que De Beers qui a baissé mi-juin ses objectifs de 2025 à 15 millions de carats, soit 5 millions de carats de moins que le dernier chiffre qui avait déjà été révisé. « Il a fallu que la crise devienne vraiment aigüe pour que les pays et les industriels se réunissent et décident de débloquer des fonds », résume notre interlocuteur pour qui cette volonté est le signe d’une prise de conscience de l’urgence qu’il y a à agir en faveur de la promotion des diamants naturels.

L’intérêt de l’Angola

L’Angola, qui a chapeauté la signature de l’accord, est en passe de prendre la troisième place des producteurs mondiaux derrière les deux géants que sont le Bostwana et la Russie. « C’est quasiment le seul pays où la prospection est active et où l’on découvre encore de nouvelles mines, à l’instar de celle très prometteuse de Luele inaugurée il y a un an et demi », précise un expert de la filière. L’Angola a donc tout intérêt à ce que la demande reparte et à ce que les prix remontent. Tout comme De Beers, la compagnie minière d’État angolaise a annoncé, sans attendre, une contribution de 8 millions de dollars au pot commun – soit 1% de ses exportations de pierres brutes du 1er semestre, preuve de volonté de relancer rapidement le secteur, pour les géants miniers.

RFI

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20 juin 2025 0 comments
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À la UneEconomie

La Première ministre Judith Suminwa trace la voie d’une souveraineté minière et énergétique à la DRC Mining Week

by admin9775 16 juin 2025
written by admin9775

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a clôturé en grande pompe la 20ème édition de la DRC Mining Week ce samedi à Lubumbashi, délivrant un discours marquant qui a fixé les orientations stratégiques du gouvernement pour le secteur minier et énergétique congolais, aux côtés du ministre des Mines, Kizito Pakabomba.

Un agenda ambitieux pour la transformation locale
Devant un parterre de décideurs internationaux et nationaux réunis au Pullman Grand Karavia, la cheffe du gouvernement a présenté sa vision pour une exploitation minière responsable, complétée par les précisions techniques du ministre Kizito :
« Nous mettons en place un cadre réglementaire attractif mais exigeant », a déclaré le ministre des Mines. « Les nouvelles normes imposeront un minimum de 30% de transformation locale des minerais d’ici 2027, avec des incitations fiscales pour les entreprises qui iront au-delà ».

Fermeté face à l’agression rwandaise


Dans un ton résolu, Suminwa a martelé : « Aucun accord ne viendra récompenser l’agression d’une autre nation ». Le ministre Kizito a ajouté : « Cette position ferme se reflète aussi dans notre politique minière. Aucune entreprise opérant dans les zones occupées illégalement ne sera reconnue par la RDC ».

Le corridor de Lobito, pierre angulaire du développement
La Première ministre a particulièrement insisté sur le potentiel transformateur de cette infrastructure, tandis que le ministre Kizito détaillait : « D’ici fin 2026, cinq usines de transformation du cuivre et cobalt seront opérationnelles le long du corridor, créant 15.000 emplois directs. Nous avons déjà signé trois protocoles avec des investisseurs chinois et européens ».

Un appel à l’unité nationale


Face aux défis sécuritaires, Suminwa a lancé un vibrant plaidoyer, renforcé par le ministre : « La cartographie complète de nos ressources est en cours. Nous identifions précisément les zones à protéger pour couper les financements aux groupes armés », a expliqué Kizito Pakabomba.

Bilan économique positif
Le ministre des Mines a complété le tableau économique dressé par la Première ministre : « Les recettes minières ont augmenté de 28% sur le premier trimestre 2025, grâce à notre lutte contre la fraude. Le nouveau système de traçabilité des minerais est opérationnel dans 80% des sites ».

Perspectives 2025-2030
Le ministre Kizito a annoncé des mesures concrètes :

  • Un guichet unique pour les permis miniers dès septembre 2025
  • La création d’une école des mines à Kolwezi en partenariat avec l’Université de Lubumbashi
  • Un fonds de 200 millions USD pour soutenir les mineurs artisanaux

Cette édition 2025 de la DRC Mining Week, marquée par la présence conjointe de la Première ministre et du ministre des Mines, a confirmé la cohérence de la politique gouvernementale pour faire du secteur minier le moteur d’un développement souverain et inclusif.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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À la UneEconomie

Les problèmes s’accumulent pour Musk, Starlink en danger

by admin9775 15 juin 2025
written by admin9775

Le Soleil approche actuellement le maximum solaire de son cycle et, en conséquence, les tempêtes solaires sont plus nombreuses et plus violentes. Une véritable menace pour Starlink de SpaceX.

Au cours des dernières années, parallèlement à l’augmentation de la fréquence et l’intensité de ces tempêtes, le nombre de satellites en orbite autour de la Terre a explosé, en grande partie en raison de l’essor des méga-constellations privées comme Starlink. À elle seule, l’entreprise SpaceX a lancé environ 7 000 satellites dans l’espace.

Une nouvelle recherche suggère qu’une activité solaire accrue réduit la durée de vie des satellites Starlink de SpaceX et pourrait les renvoyer plus rapidement sur Terre. Cette étude vient s’ajouter à une multitude de preuves montrant que les tempêtes solaires causent des ravages aux satellites Starlink d’Elon Musk.

Le Soleil se situe actuellement dans le pic de son cycle d’activité de 11 ans, connu sous le nom de maximum solaire. Cela implique un plus grand nombre de tempêtes géomagnétiques et d’autres conditions météorologiques spatiales extrêmes.

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À la UneEconomie

RDC : Signature d’un protocole d’accord pour la construction d’une autoroute Banana-Kinshasa

by admin9775 21 mai 2025
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Le gouvernement de la République démocratique du Congo, représenté par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, a conclu un protocole d’accord historique avec la société chinoise Zhongshi Wozen Technology Co. LTD pour la construction d’une autoroute reliant Banana (Kongo-Central) à Kinshasa.

Un projet structurant de 450 km

Ce projet ambitieux prévoit :

  • La réalisation d’une autoroute d’environ 450 km, incluant des ouvrages d’art connexes
  • La modernisation de la Route Nationale N°1
  • Une réduction significative du temps de trajet entre la zone côtière et la capitale

Le tracé définitif sera établi après les études de faisabilité techniques et environnementales.

Impacts économiques et sociaux majeurs

Selon les autorités, cette infrastructure vise à :
✔ Stimuler les échanges commerciaux dans l’Ouest du pays
✔ Améliorer la mobilité des personnes et des marchandises
✔ Dynamiser le développement socio-économique des régions traversées

« Cette voie va apporter un changement radical pour le développement économique et social de nos populations. Les travaux débuteront très prochainement », a affirmé un représentant de Zhongshi Wozen Technology.

Calendrier et prochaines étapes

L’accord prévoit un délai de 12 mois répartis comme suit :

  • 6 premiers mois : Études techniques et environnementales
  • 6 mois suivants : Mobilisation des fonds et préparation du chantier

L’APCSC (Agence de Pilotage de Coordination et de Suivi) assurera le suivi du projet en collaboration avec les experts congolais des Grands Travaux, de l’Office des Routes et des Ponts et Chaussées.

Ce projet s’inscrit dans la vision du gouvernement de désenclaver les régions stratégiques et de moderniser le réseau routier national. Les prochains mois seront cruciaux pour concrétiser cette ambition.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

États-Unis : une diplomatie économique pour pacifier les tensions minières entre la RDC et le Rwanda

by admin9775 20 mai 2025
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Dans un contexte de tensions persistantes dans la région des Grands Lacs, les États-Unis pilotent une initiative diplomatique visant à établir un cadre légal pour l’exportation des minerais congolais vers le Rwanda. Objectif affiché : réduire les flux illicites, atténuer les conflits armés et favoriser le développement économique régional. Le projet, encore en phase de négociation, pourrait profondément redéfinir les dynamiques économiques entre Kinshasa et Kigali, deux capitales en désaccord sur le plan sécuritaire depuis plusieurs années.

Une approche tripartite pour la traçabilité et la transformation

Le plan américain s’articule autour de trois volets :

  1. L’établissement de circuits légaux d’exportation de minerais tels que le tungstène, le tantale et l’étain de l’Est de la RDC vers le Rwanda.
  2. La mise en place d’unités de transformation au Rwanda, afin de créer de la valeur ajoutée localement et d’intégrer la chaîne industrielle formelle.
  3. L’activation de financements occidentaux, avec le soutien de l’US International Development Finance Corporation (DFC) et la mobilisation d’une trentaine d’investisseurs américains.

Selon un diplomate occidental proche du dossier, « la logique est simple : offrir au Rwanda des bénéfices économiques légaux pour réduire l’incitation au pillage et renforcer les mécanismes de paix durables. »

Des lignes rouges posées par Kinshasa

Les autorités congolaises accueillent la proposition avec une prudente réserve. Kinshasa a rappelé que toute coopération économique avec le Rwanda restait conditionnée au respect de plusieurs exigences incontournables :

  • Le retrait total des troupes rwandaises et des rebelles du M23 du territoire congolais.
  • La reconnaissance pleine et entière de la souveraineté congolaise.
  • La mise en œuvre de mécanismes de traçabilité fiables et vérifiables tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Un haut fonctionnaire congolais, sous couvert d’anonymat, insiste : « La coopération minière ne peut s’envisager sous occupation militaire. Le préalable, c’est la sécurité. »

Intérêts croisés et calculs stratégiques

Chacune des parties impliquées voit dans ce projet des bénéfices potentiels :

  • Pour la RDC, il s’agit de formaliser les exportations, de stimuler l’industrialisation, et d’augmenter les recettes fiscales du secteur minier.
  • Pour le Rwanda, le projet représente une opportunité d’asseoir une position régionale légitimée par des circuits économiques formels.
  • Pour les États-Unis, il s’agit d’une manœuvre géopolitique visant à réduire la dépendance mondiale aux minerais africains contrôlés par des acteurs chinois.

Le Département d’État américain a confirmé travailler à la mise en place de « chaînes de valeur transparentes allant de la mine au métal transformé », dans le cadre d’un effort plus large de sécurisation des ressources stratégiques.

Précédents et méfiances

Le climat de confiance reste néanmoins fragile. En 2021, un accord similaire portant sur l’or avait échoué dans un contexte de reprise des hostilités dans le Nord-Kivu et de perte de contrôle de la ville stratégique de Bunagana. Les analystes redoutent un nouvel enlisement si la dimension sécuritaire n’est pas prioritairement réglée.

Pour William Millman, expert du secteur minier, « la méfiance entre Kinshasa et Kigali est telle qu’aucune avancée significative ne peut être obtenue sans un arbitre solide comme les États-Unis. »

Un projet ambitieux, mais à long terme

Les diplomates impliqués dans les négociations reconnaissent que les enjeux dépassent largement la sphère économique. La crise actuelle puise ses racines dans des dynamiques complexes, liées à l’histoire du génocide de 1994, aux tensions ethniques transfrontalières, et à la compétition pour le contrôle des ressources.

Malgré les obstacles, les prochaines semaines s’annoncent déterminantes. La signature d’un accord-cadre est envisagée pour l’été 2025, sous réserve d’un apaisement sur le terrain. La mobilisation d’investisseurs occidentaux et l’implication directe de l’administration américaine sont perçues comme des signaux encourageants.

En attendant, les gouvernements congolais et rwandais n’ont pas encore publié de déclaration officielle à ce stade des discussions.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

RDC et FMI : Un accord prometteur pour consolider la stabilité économique

by admin9775 14 mai 2025
written by admin9775

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo et le Fonds Monétaire International (FMI) viennent de finaliser avec succès la première revue du programme formel approuvé en janvier 2025. Cet accomplissement majeur témoigne des progrès économiques significatifs réalisés par le pays malgré un contexte géopolitique complexe.

Performances économiques notables :

  • Une croissance robuste de 6,5% en 2024, confirmant la vitalité de l’économie congolaise
  • L’inflation maîtrisée à 9,8% en glissement annuel, malgré les tensions dans l’Est du pays
  • Une stabilisation du taux de change depuis juin 2024, renforçant la confiance des investisseurs

Priorités structurelles du gouvernement :

  1. Infrastructures de base :
    • Développement du réseau routier national
    • Aménagement de pistes agricoles
    • Modernisation des voiries urbaines
  2. Énergie durable :
    • Construction de centrales hydroélectriques
    • Déploiement de parcs photovoltaïques
  3. Transformation agricole :
    • Développement de pôles agricoles modernes
    • Renforcement des chaînes de valeur locales

Opportunité d’investissement unique


La RDC, sous leadership visionnaire, offre aujourd’hui un cadre propice aux investissements structurants. La conjugaison des réformes institutionnelles, des performances macroéconomiques et du potentiel inexploité du pays crée une fenêtre d’opportunité sans précédent pour les partenaires économiques.

Ce succès avec le FMI confirme que la RDC est résolument engagée sur la voie d’une croissance inclusive et durable, tout en renforçant sa résilience face aux chocs externes. Le moment est historique pour participer à cette transformation économique majeure du géant d’Afrique centrale.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

Hydrocarbures en RDC : Molendo Sakombi défend la stratégie pétrolière face aux critiques environnementales

by admin9775 13 mai 2025
written by admin9775

L’annonce de l’ouverture à l’exploration de 52 nouveaux blocs pétroliers dans le bassin de la Cuvette Centrale, faite lors du Conseil des ministres du 2 mai, continue de susciter de vives réactions. Tandis que des organisations environnementales dénoncent une décision « irresponsable », le ministre des Hydrocarbures, Aimé Molendo Sakombi, justifie pleinement la démarche du gouvernement congolais.

Greenpeace Afrique, en première ligne de la contestation, estime que cette décision constitue un recul majeur par rapport à la suspension en 2024 des enchères sur 27 blocs pétroliers – une mesure saluée à l’époque par les défenseurs de l’environnement. L’ONG critique notamment l’absence de transparence : aucune cartographie officielle n’a été publiée, aucun rapport technique n’a été communiqué, et aucune garantie de préservation des zones sensibles n’a été présentée.

Selon Bonaventure Bondo, responsable de la campagne forêt pour le Bassin du Congo, cette initiative « pourrait aggraver la déforestation, compromettre les moyens de subsistance des communautés autochtones et accélérer les crises climatiques ».

Face à ces critiques, le ministre Molendo Sakombi réaffirme que le découpage des blocs a été effectué en collaboration étroite avec le ministère de l’Environnement. Il souligne que ce travail a respecté les normes environnementales et pris en compte certaines recommandations formulées par les ONG.

En plus des trois blocs déjà attribués (Mbandaka, Lokoro et Busira) à la société CoMiCo, ce nouveau découpage porte à 55 le nombre total de blocs ouverts à l’exploration dans la Cuvette Centrale. Cette initiative s’inscrit, selon le ministre, dans une dynamique de « valorisation du potentiel pétrolier national » et d’attractivité accrue des investissements étrangers.

Molendo Sakombi, dans un entretien vidéo accordé à Jeune Afrique en marge d’une visite en France, reconnaît les limites du précédent appel d’offres de 2022 : un cadre législatif peu incitatif, l’absence de données sismiques fiables et la présence d’aires protégées dans les blocs proposés. Il annonce que le gouvernement a désormais « détoxifié » les blocs, en excluant toutes les zones protégées. Un nouveau code pétrolier, en cours d’élaboration, sera bientôt présenté au Conseil des ministres puis transmis au Parlement dans un délai de trois mois.

Le ministre affirme également que la RDC entend désormais s’inspirer des modèles du Congo-Brazzaville et de l’Angola, en privilégiant des partenariats avec les majors américains. « La politique du gouvernement, aujourd’hui, c’est d’explorer, de produire. Et cette fois, le gouvernement ne reculera plus », a-t-il martelé.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

Greenpeace Afrique s’oppose à l’exploration pétrolière dans le bassin de la Cuvette Centrale

by admin9775 13 mai 2025
written by admin9775

L’organisation internationale Greenpeace Afrique a exprimé son opposition ferme à la récente décision du Gouvernement congolais d’ouvrir 52 nouveaux blocs pétroliers à l’exploration dans le bassin de la Cuvette Centrale. L’annonce a été faite lors du Conseil des ministres du 2 mai 2025.

Dans un communiqué publié le 12 mai, l’ONG demande au gouvernement de respecter ses engagements climatiques, de garantir la transparence du processus, et de préserver les droits des communautés locales. Elle appelle à une transition claire vers les énergies renouvelables, la justice climatique et la souveraineté écologique.

Un revirement critiqué

Greenpeace rappelle que cette décision contraste avec la suspension en 2024 des enchères sur 27 blocs pétroliers, saluée à l’époque comme un progrès majeur par les défenseurs de l’environnement. L’ONG déplore l’absence de cartographie officielle, de rapports techniques, et de garanties quant à la préservation des zones sensibles.

« Cette décision est non seulement irresponsable, mais aussi dangereuse. Elle pourrait aggraver la déforestation, compromettre les moyens de subsistance des communautés autochtones, et accélérer les crises climatiques », alerte Bonaventure Bondo, responsable de la campagne forêt pour le Bassin du Congo.

Le gouvernement se justifie

Face à ces critiques, le ministre des Hydrocarbures, Molendo Sakombi , défend la position du gouvernement. Il affirme que le découpage des blocs a été réalisé en étroite collaboration avec le ministère de l’Environnement, dans le respect des normes environnementales, et en réponse à certaines recommandations des ONG.

Le gouvernement assure également que des études sismiques seront bientôt engagées, en partenariat avec des experts internationaux et à l’aide de technologies avancées, notamment l’intelligence artificielle.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

RDC : Un prêt de 27 milliards FCFA pour financer un projet hydraulique commun avec la Centrafrique

by admin9775 13 mai 2025
written by admin9775

Ce 8 mai 2025, l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC) a adopté une ordonnance-loi autorisant le gouvernement à contracter un prêt de 46,6 millions de dollars américains, soit environ 27,1 milliards de francs CFA. Ces fonds serviront à financer un projet commun avec la République centrafricaine (RCA), dont l’objectif principal est d’améliorer l’accès à l’eau potable pour les populations vivant de part et d’autre de la frontière.

Ce financement entre dans le cadre du Programme régional d’appui au développement des infrastructures et à la valorisation des ressources en eau transfrontalières, plus connu sous le nom de PREDIRE. Le projet est soutenu par le Fonds africain de développement (FAD), le guichet à taux concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).

L’accord de financement, annoncé en 2024 par la BAD, comprend originellement un prêt de 16,44 millions USD à la RDC et un don de 118,27 millions USD à la République centrafricaine, soit un total de plus de 134 millions de dollars (environ 81 milliards FCFA) mobilisés par la BAD. D’autres partenaires contribueront également au financement d’un projet dont le coût global est estimé à plus de 257 millions USD (environ 156 milliards FCFA).

En RDC, les activités du programme seront déployées dans les provinces du Nord-Ubangi, Sud-Ubangi et de la Mongala, situées au nord-ouest du pays, tandis qu’en RCA, elles concerneront les préfectures de l’Ouham, Ouham-Pendé et Ombella-Mpoko. Ces zones sont traversées par le bassin de l’Oubangui, une importante ressource en eau partagée par les deux pays.

Le projet se décline en trois volets principaux. Le premier vise à améliorer les connaissances et la gouvernance de l’eau dans le bassin transfrontalier, en réalisant des études hydrologiques et en mettant en place des outils de suivi. Le second va s’appesantir sur la construction d’infrastructures hydrauliques durables, comme des forages, des stations de traitement d’eau et des réseaux d’adduction pour desservir les populations locales. Le dernier volet quant à lui, sera axé sur le renforcement des capacités des institutions locales et nationales chargées de gérer les ressources en eau, pour garantir la durabilité des installations.

Selon la BAD, plus de 2,4 millions de personnes devraient bénéficier directement de ce programme. Parmi elles, 51 % sont des femmes. Le projet vise à réduire les maladies liées à l’eau insalubre, alléger la corvée d’eau pour les ménages, et renforcer la résilience des populations face au changement climatique. Le démarrage du projet annoncé pour novembre 2024, a une durée d’exécution de cinq ans, jusqu’en novembre 2029.

Perton Biyiha

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