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Category:

Economie

À la UneEconomie

RDC : face aux tensions internationales, le gouvernement rassure sur l’approvisionnement en carburant

by admin9775 26 mars 2026
written by admin9775

Dans un contexte international marqué par les tensions au Moyen-Orient et leurs répercussions sur le marché énergétique mondial, la ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a réuni ce mardi 24 mars 2026 les principaux acteurs du secteur pétrolier en République démocratique du Congo.

Autour de la table figuraient plusieurs entreprises majeures opérant dans la distribution et la logistique des produits pétroliers, notamment la SEP Congo, Engen, Cobil, la SOCIR, ainsi que LOG, CPPN, Lerexcom Petroleum et SPSA Cobil. L’objectif de cette rencontre était d’évaluer l’état des approvisionnements en hydrocarbures et d’anticiper d’éventuelles perturbations liées à la conjoncture internationale.

À l’issue des échanges, Joseph Mankondo Maboko, président du Comité Professionnel des Pétroliers Nationaux affilié à la Fédération des Entreprises du Congo, a qualifié la réunion de « très importante » pour la stabilité du secteur. Il a tenu à rassurer la population, affirmant que « le carburant est disponible en grande quantité » et qu’il n’y a « pas lieu de céder à la panique ».

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des missions confiées au ministère des Hydrocarbures par l’ordonnance n° 25/293 du 15 décembre 2025, qui encadre notamment la gestion des stocks stratégiques, l’octroi des droits d’exploitation, le suivi des conventions pétrolières ainsi que le contrôle technique et commercial du secteur.

Dans un environnement international incertain, les autorités congolaises misent ainsi sur une coordination renforcée avec les opérateurs pour garantir la sécurité énergétique du pays et préserver la stabilité du marché intérieur, évitant toute spéculation ou rupture d’approvisionnement.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

La Banque centrale du Congo ouvre une enquête après la diffusion d’une vidéo controversée

by admin9775 24 mars 2026
written by admin9775

La Banque Centrale du Congo a annoncé l’ouverture d’une enquête à la suite de la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo montrant des opérations financières impliquant d’importantes sommes d’argent en espèces, une affaire qui suscite de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique.

Dans un communiqué officiel, l’institution monétaire affirme avoir pris la situation très au sérieux et s’être rapidement saisie du dossier, en collaboration avec les services publics compétents, afin de faire toute la lumière sur les faits relayés en ligne et d’en déterminer la véracité ainsi que la portée.

Selon la BCC, cette démarche vise à vérifier la nature des opérations visibles dans la vidéo et à évaluer leur conformité avec les règles en vigueur en matière de gestion financière, notamment en ce qui concerne la manipulation des espèces et, plus particulièrement, les transactions en devises, un domaine strictement encadré par la réglementation.

L’enquête devra également permettre d’identifier les éventuelles responsabilités, les autorités n’excluant pas de situer les acteurs impliqués et d’établir d’éventuels manquements si des irrégularités sont avérées, ce qui pourrait conduire à des sanctions conformément aux dispositions légales en vigueur.

La Banque Centrale du Congo insiste, par ailleurs, sur l’importance du respect strict des normes qui encadrent les flux financiers, mettant en avant les principes de transparence et de sécurité comme fondements essentiels du bon fonctionnement du système financier national.

À travers cette enquête, l’institution réaffirme son engagement à garantir un environnement financier conforme aux standards établis, tout en veillant à préserver la confiance du public et à assurer l’intégrité ainsi que la crédibilité des opérations financières en République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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24 mars 2026 0 comments
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À la UneEconomie

Daniel Mukoko Samba plaide pour des chaînes de valeur agro-industrielles en République démocratique du Congo

by admin9775 19 mars 2026
written by admin9775

Intervenant devant un parterre de journalistes et d’acteurs sino‑congolais, Mukoko a insisté sur le besoin d’un effort concerté -politiques publiques ciblées, investissements dans les infrastructures, formation et soutien aux transformations locales- pour que la richesse minière profite réellement à l’économie réelle. Sa prise de parole inscrit la question économique au cœur des priorités nationales: ne plus subir les cycles des matières premières, mais les utiliser comme catalyseur d’industries compétitives et d’emplois pour les Congolais. Le message est limpide: la rente minière ne doit plus être une rente stérile, mais le combustible d’une transition productive.

Le riz, le café, le chili, l’huile de palme, le blé, le cacao et le maïs figurent parmi les produits jugés stratégiques pour soutenir la diversification économique de la République démocratique du Congo, a indiqué mercredi le vice-Premier ministre en charge de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, lors du Forum des médias RDC-Chine organisé à Kinshasa.

Selon lui, la transformation structurelle de l’économie congolaise passe par le développement de chaînes de valeur agro-industrielles capables de générer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’innovation.

Il a expliqué que la diversification économique doit s’opérer à deux niveaux complémentaires, notamment en s’appuyant sur les ressources issues des secteurs traditionnels pour stimuler l’émergence d’activités économiques variées.

Dans ce contexte, les produits agricoles comme le maïs, le riz, le blé, l’huile de palme, le café, le cacao et le chili apparaissent comme des leviers essentiels pour bâtir une économie moins dépendante des matières premières

Le vice-Premier ministre a également souligné que la coopération entre la RDC et la Chine, longtemps centrée sur les industries extractives et les infrastructures, doit désormais évoluer vers un modèle basé sur la transformation locale et la création de chaînes de valeur complètes

Pour Daniel Mukoko Samba, la forte dépendance à un nombre limité de ressources expose l’économie nationale aux fluctuations des marchés internationaux, d’où l’urgence de convertir les recettes minières en investissements productifs dans d’autres secteurs

Il a notamment mis en avant le potentiel du cobalt, dont la RDC est l’un des principaux producteurs mondiaux, en insistant sur la nécessité de développer des capacités locales de transformation, notamment dans la fabrication de composants pour batteries destinées aux véhicules électriques.

Au-delà du secteur minier, il a également évoqué les ressources forestières du pays, encore largement exportées sous forme brute, plaidant pour leur transformation locale afin de stimuler des industries comme le mobilier, la construction, le papier et l’artisanat.

À travers cette vision, les autorités congolaises entendent amorcer un tournant économique visant à réduire la dépendance aux exportations de matières premières et à renforcer une croissance plus inclusive et durable.

Par Pascal Kabeya
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La Société nationale d’électricité relance les discussions avec la Zambie pour stabiliser l’approvisionnement en électricité

by admin9775 14 mars 2026
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Après près de huit années de différend énergétique avec la Zambie, la Société nationale d’électricité (SNEL) intensifie ses efforts pour restaurer une coopération durable et garantir une alimentation stable en électricité dans les régions frontalières de la République démocratique du Congo.

Le vendredi 13 mars 2026, le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba, s’est rendu à Lusaka afin de rencontrer les autorités zambiennes en charge du secteur énergétique. Il était accompagné du rapporteur de la commission Infrastructures de l’Assemblée nationale ainsi que de plusieurs députés représentant les territoires affectés par les difficultés d’approvisionnement.

Relancer la coopération énergétique régionale

Cette mission vise à relancer les discussions avec le Southern African Power Pool (SAPP) et la compagnie nationale zambienne ZESCO afin de trouver une solution durable au contentieux qui perturbe l’approvisionnement en électricité dans certaines localités frontalières depuis plusieurs années.

Pour les autorités congolaises, la reprise du dialogue constitue une étape importante pour stabiliser la fourniture d’électricité dans ces zones et rétablir une coopération énergétique plus structurée entre les deux pays.

Des initiatives nationales pour réduire la dépendance

Parallèlement aux discussions régionales, la SNEL met en avant plusieurs initiatives nationales visant à renforcer l’autonomie énergétique de certaines villes frontalières, notamment Sakania, Mokambo, Kasenga et Pweto.

Ces mesures ont pour objectif d’améliorer la desserte locale en électricité et de réduire progressivement la dépendance aux importations énergétiques.

Une stratégie d’intégration énergétique en Afrique australe

Pour Kinshasa, le rétablissement du dialogue avec Lusaka s’inscrit dans une stratégie plus large de coopération énergétique régionale. L’interconnexion des réseaux électriques est considérée comme un levier essentiel pour garantir la continuité du service et faire face aux fluctuations de production.

À travers cette démarche, la République démocratique du Congo affirme sa volonté de transformer ce différend historique en opportunité de coopération régionale, tout en assurant aux populations frontalières un accès plus fiable et durable à l’électricité.

Par Marius Bopenga
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La République démocratique du Congo mise sur le marquage moléculaire pour lutter contre la fraude dans les hydrocarbures

by admin9775 10 mars 2026
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La République démocratique du Congo fait face à un défi majeur dans la lutte contre la fraude dans le secteur des hydrocarbures. L’ampleur de la contrebande de carburant a entraîné d’importantes pertes fiscales, poussant le gouvernement à adopter une réforme technologique innovante : le marquage moléculaire des produits pétroliers.

Présentée comme un outil stratégique, cette initiative vise à assainir la chaîne d’approvisionnement en carburant et à renforcer les recettes de l’État.

Le programme est mis en œuvre par la société congolaise MAMO RDC SARL en partenariat avec l’entreprise américaine Authentix Inc.. Il repose sur l’utilisation de traceurs chimiques invisibles intégrés aux produits pétroliers afin d’en garantir la traçabilité.

Ce dispositif permet d’identifier l’origine et le parcours de chaque carburant sur le marché, constituant ainsi un pas important vers une meilleure gouvernance du secteur.

Des recettes pétrolières en forte hausse

Les premiers résultats de cette réforme sont jugés encourageants. Selon des données récentes, les recettes pétrolières du gouvernement congolais ont connu une augmentation de plus de 1.700 % en 2025, révélant l’ampleur des pertes fiscales qui existaient auparavant en raison des circuits illicites de distribution de carburant.

Cette évolution souligne le rôle croissant de la technologie dans la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale.

Sur le plan économique, le marquage moléculaire permet une surveillance efficace des produits pétroliers tout au long de la chaîne logistique, depuis les points d’importation jusqu’aux stations-service. Cette traçabilité facilite l’identification des carburants frauduleux, des mélanges non conformes et des détournements de produits subventionnés.

Pour les autorités fiscales, il s’agit d’un outil majeur pour améliorer la perception des taxes et des droits d’accise liés aux produits pétroliers, contribuant ainsi à la consolidation des finances publiques.

Un impact économique et social

Outre son rôle dans la lutte contre la fraude, MAMO RDC SARL affirme avoir contribué à la création de 158 emplois directs, ainsi que plusieurs emplois indirects grâce à ses partenaires. L’entreprise se positionne désormais comme un partenaire technique du gouvernement dans la modernisation des mécanismes de contrôle du secteur pétrolier.

La RDC s’inscrit par ailleurs dans une dynamique régionale. Plusieurs pays africains, notamment Ouganda et Tanzanie, ont déjà mis en place des systèmes similaires de marquage des carburants afin de renforcer la gouvernance énergétique et d’améliorer la collecte des recettes fiscales.

Un déploiement progressif du programme

Le programme a été déployé progressivement à travers le pays. Des tests rapides de détection des carburants frauduleux ont notamment été introduits à Bukavu, tandis que les contrôles ont été renforcés à Lubumbashi.

Ces étapes traduisent la volonté des autorités congolaises de s’attaquer de manière proactive à la fraude dans le secteur pétrolier.

Dans un contexte où la sécurisation des recettes publiques est essentielle pour l’économie nationale, le marquage moléculaire apparaît désormais comme un levier technologique majeur pour améliorer la gouvernance du secteur pétrolier congolais et soutenir les perspectives de développement économique du pays.

Par Marius Bopenga
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Julien Paluku : le gouvernement veut sanctionner les fraudes liées aux licences d’importation en République démocratique du Congo

by admin9775 8 mars 2026
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Le gouvernement de la République démocratique du Congo envisage de sévir contre les opérateurs économiques impliqués dans des pratiques frauduleuses liées aux licences d’importation. La question a été examinée lors du Conseil des ministres de la RDC du vendredi 6 mars, au terme duquel l’exécutif a demandé l’identification des cas d’irrégularités afin de prendre des sanctions exemplaires contre les importateurs concernés.

Au cours de cette réunion, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a présenté un dossier portant sur la gestion des provisions constituées dans le cadre des licences d’importation et des déclarations d’importation des biens.

Selon le compte rendu présenté par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, ces provisions sont collectées lors de la validation des déclarations d’importation par la Banque centrale du Congo et l’Office congolais de contrôle (OCC).

« En effet, ces provisions sont constituées par la Banque centrale du Congo et l’Office congolais de contrôle à charge des importateurs concernés, lors de la validation des déclarations d’importation des biens. Elles sont destinées à rémunérer les contrôles avant embarquement des marchandises. Cependant, de nombreux importateurs ne soumettent pas leurs marchandises à ces contrôles et les déclarent comme importations sans licence à leur arrivée en République démocratique du Congo, ce qui facilite la fraude », a expliqué Patrick Muyaya.

Face à ces irrégularités, l’Inspection générale des finances (IGF), à l’issue d’une mission menée en 2023 à l’OCC et à la Banque centrale du Congo couvrant la période de 2006 à 2024, a recommandé au gouvernement de décider d’une destination définitive pour les fonds accumulés.

Le ministre du Commerce extérieur a ainsi proposé la récupération de ces fonds au profit du Trésor public afin de financer des projets inscrits dans le programme du gouvernement.

Dans cette perspective, l’exécutif a également demandé une collaboration avec le ministère de la Justice pour retracer les cas de fraude et engager des poursuites contre les responsables.

Le dossier a été adopté après débat et délibération lors du Conseil des ministres.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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Banque Centrale du Congo : plus de 1 125 milliards CDF mobilisés à mi-février 2026

by admin9775 2 mars 2026
written by admin9775

Les régies financières encadrées par la Banque Centrale du Congo (BCC) ont mobilisé, au 20 février 2026, un total de 1 125,7 milliards de francs congolais (CDF) en rythme mensuel, selon le tableau de suivi de la situation financière de l’État publié par l’institution.

Au taux budgétaire moyen de 2 467,0 CDF pour un dollar américain, ce montant correspond à plus de 456 millions USD.

Ventilation des recettes

La répartition des ressources collectées se présente comme suit :

  • Direction générale des impôts (DGI) : 539,9 milliards de CDF (impôts directs et indirects) ;
  • Direction générale des douanes et accises (DGDA) : 437,3 milliards de CDF ;
  • Direction générale des recettes administratives, domaniales et de participations (DGRAD) : 148,3 milliards de CDF.

Ces chiffres traduisent une contribution majoritaire des recettes fiscales intérieures, suivies des recettes douanières et parafiscales.

Prévisions et exécution budgétaire

Pour l’ensemble du mois de février 2026, le plan de trésorerie prévisionnel table sur 1 953,5 milliards de CDF de recettes, indique la note de conjoncture économique de la BCC datée du 27 février 2026.

À la même période, les dépenses publiques exécutées ont atteint 1 520,6 milliards de CDF. Les principaux postes de décaissement concernent :

  • les salaires des agents et fonctionnaires de l’État : 871,6 milliards de CDF ;
  • les frais financiers : 26,5 milliards de CDF.

Les projections à fin février font état de dépenses globales estimées à 2 718,0 milliards de CDF, dont 1 911,2 milliards consacrés aux dépenses courantes.

Un déficit projeté de 764,5 milliards CDF

Au regard des prévisions de recettes et de dépenses, le déficit budgétaire projeté pour février s’élèverait à 764,5 milliards de CDF.

Selon la BCC, ce besoin de financement devrait être couvert par des mécanismes jugés sains, notamment à travers la mobilisation de ressources issues des adjudications des valeurs du Trésor.

Ces indicateurs s’inscrivent dans le cadre du suivi régulier des finances publiques assuré par la Banque centrale et reflètent l’évolution des équilibres budgétaires en cours d’exécution pour l’exercice 2026.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

La Première ministre échange avec le FMI sur la stabilité macroéconomique et les réformes en cours

by admin9775 27 février 2026
written by admin9775

La Première ministre de la République démocratique du Congo a reçu en audience Regis N’sonde, administrateur du Groupe Afrique III au sein du Fonds monétaire international (FMI), accompagné de son adjoint Jephté Kibidikila Nsumbu.

Les échanges ont porté sur la situation macroéconomique du pays et l’évolution du programme triennal en cours avec l’institution de Bretton Woods.

Évaluation du programme FEC et FRD

En mission à Kinshasa, le représentant du FMI est venu évaluer l’état du partenariat et faire un point d’étape sur la mise en œuvre des engagements pris par la RDC dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

Selon Regis N’sonde, les discussions ont permis d’examiner les principaux indicateurs économiques ainsi que les défis conjoncturels, notamment ceux liés à la situation sécuritaire dans l’Est du pays et aux incertitudes politiques mondiales. L’objectif est de s’assurer que le programme soutenu par le FMI « reste sur la bonne voie ».

Mobilisation des ressources et maîtrise des dépenses

La question de la mobilisation des ressources internes a occupé une place centrale dans les échanges. Des discussions techniques sont en cours afin de renforcer l’expertise du FMI en matière d’amélioration des recettes domestiques et de rationalisation du système fiscal congolais.

Le représentant du Groupe Afrique III a salué les progrès accomplis, déjà relevés lors de la deuxième revue du programme en décembre dernier. Il a toutefois souligné la nécessité de poursuivre les efforts, compte tenu des besoins de financement et de dépenses jugés importants.

Identifiée comme un risque budgétaire majeur, la masse salariale publique figurait parmi les points sensibles abordés. À ce sujet, la délégation du FMI s’est dite rassurée par les explications fournies par la cheffe du Gouvernement.

« Il existe une volonté ferme de maintenir le cap sur la mobilisation des ressources et la maîtrise des dépenses, y compris la masse salariale », a affirmé Regis N’sonde, précisant que ce message sera relayé au Conseil d’administration du FMI.

Un programme d’envergure sur trois ans

Engagée depuis janvier 2025 dans un programme triennal d’environ 1,7 milliard de dollars au titre de la FEC et près d’un milliard de dollars au titre de la FRD, la RDC entend consolider la stabilité macroéconomique tout en poursuivant ses efforts de discipline budgétaire et de réformes structurelles.

Cette séquence diplomatique confirme la volonté de Kinshasa de préserver la crédibilité de son cadre macroéconomique et de maintenir un dialogue étroit avec ses partenaires financiers internationaux.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

La Société américaine de financement du développement international approuve des investissements stratégiques en Afrique, la République démocratique du Congo citée

by admin9775 23 février 2026
written by admin9775

Le conseil d’administration de la Société américaine de financement du développement international (DFC) a approuvé de nouveaux investissements stratégiques destinés à renforcer les chaînes d’approvisionnement américaines en minerais critiques, la sécurité énergétique ainsi que la stabilité de partenaires clés, selon un communiqué publié jeudi.

Ces transactions, qui concernent notamment l’Afrique, visent à soutenir le développement économique, améliorer la résilience énergétique et consolider des chaînes d’approvisionnement jugées essentielles à la croissance, à la sécurité et à l’innovation des États-Unis.

Le directeur général de la DFC, Ben Black, a affirmé que ces approbations illustrent une approche disciplinée, fondée sur la rigueur financière, pour faire avancer les intérêts stratégiques américains à l’étranger. Il a évoqué des investissements prioritaires en Afrique destinés à renforcer les chaînes d’approvisionnement en énergie et en minerais critiques.

Pour des raisons de confidentialité, les transactions approuvées n’ont pas été identifiées à ce stade. Comme pour toute décision de la DFC, les projets restent soumis à plusieurs étapes avant engagement et clôture, notamment une notification au Congrès des États-Unis.

Nouvelles marges de manœuvre pour la DFC

La réunion du conseil s’est tenue en présence de membres publics et privés, après une audition publique organisée afin de recueillir les avis des parties prenantes.

Le communiqué précise que cette réunion intervient dans le sillage d’une extension récente des prérogatives de la DFC par le Congrès américain. Celui-ci a levé certaines limitations géographiques dans des secteurs stratégiques, porté le plafond d’investissement de l’agence à 205 milliards de dollars, renforcé ses capacités en matière de prises de participation et créé un nouveau fonds d’investissement rotatif.

Vers des corridors stratégiques et des projets transfrontaliers

Par ailleurs, les États-Unis ont lancé à la mi-février, en collaboration avec la Commission de l’Union africaine, un groupe de travail stratégique sur les infrastructures et l’investissement. L’objectif est de transformer des priorités politiques en projets finançables, les corridors étant présentés comme des leviers d’intégration économique et de compétitivité continentale.

Un projet pilote transfrontalier est envisagé comme preuve de concept. La République démocratique du Congo est explicitement mentionnée, possiblement dans un cadre régional d’intégration économique avec le Rwanda.

Selon les autorités américaines, les projets devront être commercialement viables et alignés sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Washington indique vouloir mobiliser des instruments financiers tels que la DFC, la Banque d’export-import des États-Unis (EXIM) et des banques multilatérales, tout en soutenant des réformes réglementaires et l’harmonisation des cadres juridiques afin de réduire les risques.

Les secteurs ciblés incluent prioritairement les infrastructures et les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques. Les États-Unis appellent les gouvernements et le secteur privé à identifier les obstacles existants et à proposer des projets jugés prioritaires.

Par Marius Bopenga
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La BCC recommande le paiement des impôts en francs congolais

by admin9775 22 février 2026
written by admin9775

La Banque Centrale du Congo a livré, le 20 février devant le Conseil des ministres, un diagnostic nuancé de la situation économique du pays. Si les indicateurs macroéconomiques s’améliorent nettement par rapport à 2025, l’institution monétaire pointe un défi persistant : la fragilité de la demande en monnaie nationale.

André Wameso a recommandé au gouvernement d’imposer le paiement de tous les impôts, taxes et redevances exclusivement en francs congolais. Une mesure technique en apparence, mais à portée stratégique : elle créerait une demande captive et régulière de monnaie nationale, contribuant à stabiliser son cours et à réduire la dollarisation rampante de l’économie.

Une telle réforme suppose une administration fiscale efficace, capable de collecter et de gérer ces flux. Elle implique aussi que les opérateurs économiques, habitués aux transactions en dollars, acceptent cette contrainte. La BCC semble consciente des résistances possibles, mais mise sur l’effet d’ancrage psychologique d’une telle mesure.

Le Comité de politique monétaire les énumère : tensions géopolitiques mondiales, barrières tarifaires, et surtout situation sécuritaire dans l’Est du pays. Autant de variables qui échappent à la BCC mais pèsent sur la crédibilité de l’économie congolaise.

L’idée est simple : si l’État n’accepte que sa propre monnaie pour les prélèvements obligatoires, les contribuables sont mécaniquement incités à se procurer des francs. Cela crée une demande régulière, soutient le cours, et réduit à terme la dollarisation des transactions. Une forme de « patriotisme fiscal monétaire » imposé par la règle.

Pour que le mécanisme fonctionne, il faut que l’administration soit capable de collecter efficacement et que les contribuables aient accès à des francs en quantité suffisante. La BCC devra donc veiller à la liquidité du système bancaire et à la fluidité du marché des changes. Sans quoi, la mesure pourrait créer des tensions sur la monnaie au lieu de l’apaiser.

Un test de crédibilité.

Cette réforme, si elle est adoptée, sera un test grandeur nature de la capacité de l’État congolais à imposer sa souveraineté monétaire. Dans un pays où le dollar circule largement, où l’informalité domine, et où la confiance dans les institutions reste fragile, le pari est risqué. Mais il est cohérent avec la stratégie globale de la BCC : stabiliser, puis consolider, puis développer.

Par Marius Bopenga
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