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Category:

Economie

À la UneEconomie

la BCC relève son taux directeur de 8,25% à 9%

by admin9775 27 mars 2023
written by admin9775

La Banque Centrale du Congo (BCC) a relevé son taux directeur à 9% venant de 8,25%. Cette décision a été prise lors de la réunion du Comité de politique monétaire (CPM) tenue en date du mercredi 22 mars 2023 sous la présidence du Gouverneur, Madame Malangu Kabedi Mbuyi.

Selon un communiqué publié à l’issue de cette réunion, le Comité de politique monétaire justifie cette mesure par le souci de vigilance étant donné les risques internes et externes élevés. Il s’agit en effet d’une décision de politique monétaire censée permettre de maîtriser l’inflation, dans un contexte de forte hausse des prix.

Dans cette optique, le CPM a recommandé un suivi constant des facteurs de la liquidité bancaire et des développements sur le maché de changes.

« A l’avenir, le CPM entend mettre en œuvre toutes autres mesures qui seraient nécessaires à la préservation de la stabilité des prix et du cadre macro-économique d’une manière générale », précise le communiqué.

Pourquoi augmenter le taux ?

La Banque Centrale augmente son taux directeur lorsqu’elle constate que l’inflation est trop importante : en renchérissant le loyer de l’argent, elle vise à décourager les emprunts, la circulation d’argent, la consommation et donc, in fine, à enrayer la spirale d’augmentation des prix.

Patrick BOMBOKA

ZoomEco via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Vital Kamerhe à l’Economie nationale, voici les défis qui l’attendent

by admin9775 27 mars 2023
written by admin9775

Vital Kamerhe, Président du parti politique Union pour la nation congolaise (UNC), a été nommé, par ordonnance présidentielle, ce vendredi 24 mars 2023, au poste de Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Economie nationale au sein du Gouvernement remanié du Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde.

Ainsi, l’ancien Directeur de cabinet du Président de la République fait son retour aux affaires après plus de deux ans de période sombre marquée par le procès 100 jours dans lequel il a été accusé de détournement de plusieurs millions de dollars américains destinés aux travaux d’infrastructures avant d’être acquitté.

Ce poids lourd de la politique congolaise rejoint un secteur de l’Economie nationale en pleine tempête à cause notamment des effets de la crise russo-ukrainienne au plan international mais aussi à la hausse généralisée des prix sur les marchés nationaux de la République Démocratique du Congo (RDC).

Le nouveau Ministre de l’Economie nationale devra rapidement renouer le lien entre les secteurs privé et public de plus en plus en contradiction alors qu’ils sont censés parler le langage.

Vital Kamerhe devra travailler pour obtenir la stabilité de prix des produits de première nécessité sur les marchés de la République Démocratique du Congo mais aussi veiller au respect des règles en la matière.

Poursuivre les réformes déjà entamées devrait également être l’un des chantiers de l’ancien président de l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo.

Vital Kamerhe devra aussi avoir un œil fixé sur le cadre macroéconomique pour bien cerner les performances de l’économie et l’évolution de la production, de l’inflation et de la balance des paiements.

À ce jour, le ministère de l’Economie nationale est dirigé par l’actuel Ministre des Finances, Nicolas Kazadi, qui assure l’intérim après la destitution du titulaire Jean-Marie Kalumba par le Parlement congolais.

Jean-Marie Kalumba a été jugé incapable de réguler la flambée de prix des produits de base qui secoue le pays depuis plusieurs mois.

La République Démocratique du Congo compte près de vingt-sept millions de personnes en situation d’insécurité d’insécurité alimentaire aiguë.

Les perspectives à moyen terme pour la RDC sont favorables, les estimations prévoyant une croissance de 6,4 % en 2023. Cependant, l’économie congolaise reste vulnérable aux fluctuations des prix des produits de base et aux performances de ses principaux partenaires commerciaux, l’exposant ainsi aux perturbations liées aux conflits géopolitiques et à la résurgence de la pandémie de Covid-19.

Les conséquences économiques de la guerre en Ukraine, à travers la hausse globale des prix des aliments et du pétrole, pourraient exercer une pression plus forte sur le déficit budgétaire, l’inflation et la consommation des ménages, exacerbant ainsi la pauvreté et les inégalités.

Compte tenu des conflits persistants à l’Est, le défi immédiat de la RDC est de renforcer la sécurité et de maintenir la stabilité politique et macroéconomique tout en intensifiant les réformes en cours pour assurer une croissance durable.

La RDC se classe au 164ème rang sur 174 pays selon l’indice de capital humain 2020, conséquence des décennies de conflits, de fragilité et de développement contrarié.

L’indice de capital humain de la RDC s’établit à 0,37, en dessous de la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne (0,40). Cela signifie qu’un enfant congolais né aujourd’hui ne peut espérer réaliser que 37 % de son potentiel, par rapport à ce qui aurait été possible s’il avait bénéficié d’une scolarité complète et de qualité, et des conditions de santé optimales.

Les principaux facteurs à l’origine de ce score médiocre sont le faible taux de survie des enfants de moins de cinq ans, le fort taux de retard de croissance des enfants et la piètre qualité de l’éducation.

Le taux de retard de croissance en RDC (42 % des enfants de moins de cinq ans) est l’un des plus élevés d’Afrique subsaharienne et la malnutrition est la cause sous-jacente de près de la moitié des décès d’enfants de moins de cinq ans. Et contrairement à d’autres pays africains, la prévalence du retard de croissance dans le pays n’a pas diminué au cours des vingt dernières années.

En raison d’un taux de fécondité très élevé, le nombre d’enfants souffrant d’un retard de croissance a augmenté à 1,5 million.

Mitterrand MASAMUNA

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À la UneEconomie

Contrats chinois : 43 infrastructures réalisées en RDC, selon le cahier de charge (SICOMINES)

by Guyguy Lelo 25 mars 2023
written by Guyguy Lelo

La partie chinoise, représentée par la SICOMINES et l’ambassadeur de Chine, dans le cadre du contrat minier Chine-RDC, a rapporté, vendredi 24 mars, avoir réalisé 43 infrastructures en RDC, selon le cahier de charge.

Elle a fait cette mise au point lors d’une conférence de presse à la résidence de l’ambassadeur de Chine en poste à Kinshasa.

Selon la secrétaire du conseil d’administration de la SICOMINES, Diao Yings, les infrastructures listées dans l’annexe de la convention de 2008, dont la trentaine d’hôpitaux, les 3 000 km des chemins de fer, la réhabilitation des aéroports de Kavumu et de Goma n’était qu’un chapelet d’intentions.

« Les projets présentés par le gouvernement congolais ultérieurement ne sont pas forcément des projets dans cette liste, qui est en tant que tel une liste à titre indicatif. Donc, les projets réalisés par la SICOMINES ne sont pas forcément des projets dans cette liste », a-t-elle indiqué.

La SICOMINES et les parties prenantes se disent ouvertes au dialogue pour trouver des solutions d’optimisation du contrat minier entre la RDC et les entreprises chinoises. 

Pour la partie chinoise, il est normal qu’il y ait des contentieux mais qui doivent se régler via des solutions amicales pour l’intérêt des deux parties.

Elle déplore cependant toute la campagne médiatique sur cette affaire qui, selon elle, ne profite pas aux parties.

La SICOMINES estime que l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) devra répondre à la question de la surfacturation des travaux.

Pour sa part, l’ambassadeur chinois en poste en RDC, Zhu Jing, a estimé que ce contrat n’est pas gagnant-perdant comme l’atteste l’Inspection générale des finances (IGF) mais plutôt gagnant-gagnant au regard des données dont dispose la partie chinoise.

« Les entreprises chinoises n’ont pas le droit de dire tel ou tel projet d’infrastructures sera réalisé… Tous les projets d’infrastructures sont décidés et proposés par le gouvernement congolais. La liste dont il est question ( NDLR la trentaine d’hôpitaux, les 3000 km de chemin de fer, la Réhabilitation des aéroports de Kavumu,) ce n’est pas une liste d’engagements c’est plutôt un pool de projets que le gouvernement congolais envisage de faire », a precisé le diplomate chinois.

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À la UneEconomie

Cemac : Les avoirs en or de la Beac progressent de 6,7% à 224 milliards en 2022

by admin9775 24 mars 2023
written by admin9775

C’est la plus importante performance enregistrée par la Banque des d’Etats de l’Afrique Centrale en l’espace de 3 ans.

Fin  2022, les avoirs en or de la Banques des Etats d’Afrique centrale sont évalués à 224 milliards, selon les données officielles consultées par EcoMatin.  Comparativement à l’exercice 2021, la valeur des avoirs affiche une progression de 6,77%. Sur 3 ans, c’est  la plus importante performance enregistrée par la Banque centrale, car en 2020,  les avoirs en or s’établissaient à 204,4 milliards.

Le stock d’or de la Banque centrale n’a  cependant pas connu de variation et est resté figé à 201 903,40 onces soit 5,8 tonnes. La hausse de la valeur découle cependant de l’évolution favorable du cours de l’once qui s’est apprécié à 1 699 euros au 31 décembre 2022, contre 1586,03 à la même période l’année d’avant.

Pour engranger des plus-values, la Beac effectue régulièrement des placements à travers des opérations de cessions-rachat d’une partie de ses avoirs en or. « Ces opérations visaient à externaliser une partie des plus-values latentes tout en reconstituant l’encaisse-or à l’identique, conformément à l’article 13 des statuts de la Banque qui stipulent que « la Banque Centrale peut acheter et vendre de l’or et des devises étrangères »,  renseigne le document. Ces placements apprend-t-on ont a généré au cours de l’exercice 2022, 91,9 millions de FCFA, contre 86 millions l’année d’avant.

Rappelons-le, les réserves de change se sont situés à 7000 milliards soit une progression de 50% en glissement annuel.  Notons que  les réserves de change de la Banque Centrale commune aux 6 pays de la Cemac sont constituées des avoirs extérieurs ; des avoirs en or ; des avoirs auprès du FMI… selon le rapport annuel de la Beac au 31 décembre 2022, les avoirs en monnaie étrangers représentent à eux seul 61,51% des avoirs.

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En 2023, l’OCDE mise sur une croissance de 2,6% de l’économie mondiale

by admin9775 21 mars 2023
written by admin9775

L’économie mondiale connaîtrait une reprise bien que timide de 2,6% en 2023. Telle est la projection de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) dans une annonce faite le vendredi 17 mars 2023.

« Le monde est au milieu d’une reprise économique fragile à la suite des impacts de la pandémie de Covid-19 et du conflit russo-ukrainien », note l’OCDE.

Dans « Perspectives économiques », un rapport intermédiaire publié le même vendredi, l’OCDE prévoit une croissance de 2,6 % de l’économie mondiale cette année, puis une accélération à 2,9 % en 2024, les effets durables de la crise ukrainienne, tels que les problèmes d’approvisionnement énergétique et l’inflation, allant en diminuant.

S’agissant du rebond vigoureux de l’économie chinoise, le même rapport souligne que « la baisse des prix de l’énergie a contribué à une modeste amélioration des perspectives mondiales ».

Par ailleurs, ledit rapport renseigne que l’économie chinoise devrait connaître la croissance la plus rapide dans le monde cette année, avec une hausse de 5,3 %, tandis que l’économie américaine va enregistrer, quant à elle, une hausse de 1,5 % cette année et de 0,9 % en 2024.

Face aux inflations des économies mondiales mettant en mal les économies fragiles qui peinent à sortir de leur torpeur post Covid-19, l’OCDE a formulé plusieurs recommandations, exhortant ainsi les pays à maintenir des politiques monétaires visant à réduire l’inflation, à cibler le soutien budgétaire sur les secteurs durement touchés et à prendre des mesures pour stimuler la croissance économique.

Il sied de retenir que dans son rapport « Situation et perspectives de l’économie mondiale » publié le mercredi 25 janvier 2023, l’OCDE prévoyait pour la période 2023, une reprise modérée de la croissance mondiale qui devrait atteindre 2,7% en 2024, car certains effets indésirables, sur le plan macroéconomique, devraient commencer à s’atténuer l’année prochaine.

Dans un contexte d’inflation élevée, de resserrement monétaire agressif et d’incertitudes accrues, la récession actuelle a ralenti le rythme de la reprise économique après la crise de la Covid-19, menaçant plusieurs pays – développés et en développement – de récession en 2023, indique le rapport.

Flory Musiswa/Stagiaire

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Budget de l’Etat, le Gouvernement Sama en marche pour réaliser son target de 36 milliards USD en 3 ans

by admin9775 20 mars 2023
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La combinaison des ressources publiques intérieures et extérieures mobilisées depuis 2021 à ce jour au 17 mars 2023 laisse entrevoir que le Gouvernement congolais dirigé par le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, atteindra son engagement à mobiliser 36 milliards de dollars américains en trois (3) ans pour financer le développement du pays.

Cet engagement du Gouvernement congolais a été rappelé par le Ministre des Finances, Nicolas Kazadi, lors de la nonante et unième (91ème) réunion du Conseil des Ministres du vendredi 17 mars 2023.

Notons que le montant de 36 milliards de dollars américains représente les engagements du Gouvernement congolais pris devant la représentation nationale lors de la présentation de son programme de développement du pays.

Pour atteindre cet objectif, le Gouvernement s’est fixé à mobiliser 12 milliards de dollars de budget annuel. Or, à l’investiture du Gouvernement, le budget 2021 présenté par le Gouvernement de la coalition FCC-CACH, dirigé par le Premier Ministre Sylvestre Ilunkamba a été de l’ordre de 6 milliards de dollars.

Pour remonter la pente, Sama Lukonde a misé sur une loi de finances rectificative au courant de l’année pour atteindre 12 milliards USD annuel.

Dans ces explications devant les élus du peuple, Jean-Michel Sama Lukonde avait fait savoir que les six (6) milliards de dollars supplémentaires viendraient notamment des réformes des ressources additionnelles et du respect des procédures dans les dépenses publiques.

Pour l’année en cours, le Gouvernement congolais s’est donné l’ambition de mobiliser les recettes de 32 456,7 milliards de Francs congolais (CDF), soit plus de 16 milliards de dollars américains (USD) au taux budgétaire de 2 012 CDF/USD.

Mitterrand MASAMUNA

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Sur un potentiel de 100 millions USD, seuls 500 000 USD captés du secteur des jeux d’argent en 2022

by admin9775 20 mars 2023
written by admin9775

La République Démocratique du Congo (RDC) a perdu près de 99,5 millions USD en 2022 dans le secteur des jeux d’argent (loteries, hasard, concours des pronostics) menés par plusieurs opérateurs illégaux.

Ce constat a été présenté aux membres du Gouvernement congolais lors de la réunion du Conseil des Ministres du vendredi 17 mars 2023 par le Ministre des Finances, Nicolas Kazadi.

D’après ce dernier, il n’existe aucune statistique sur les chiffres d’affaires des opérateurs du secteur des jeux d’argent dans le pays et la fiscalité générée n’a représenté que 1 milliard de Franc congolais (CDF), soit près de 500 000 USD en 2022 sur un potentiel évalué à 100 millions USD.

« La taille du marché actuel et des acteurs en présence donne des estimations supérieures à 100 millions USD au titre de la Taxe Unique sur les mises des parieurs une année après la mise en place d’une Autorité de Régulation dotée du Central
Monitoring System (CMS). », a fait savoir Nicolas Kazadi aux membres du Gouvernement.

Pour remettre le pendule à l’heure, Nicolas Kazadi a informé le Conseil de l’état d’avancement de la réforme sur le secteur des jeux d’argent (loteries, hasard, concours des pronostics) et les perspectives s’y rapportant.

Suivant le compte-rendu du Conseil des Ministres, ces réformes sont consécutives à la résolution prise lors de la 54ème réunion du Conseil des Ministres.

A ce sujet, le Ministre Nicolas Kazadi a indiqué que trois (03) Projets de textes sont actuellement en cours d’examen et pour lesquels il a sollicité la diligence afin de fixer le cadre légal.

A en croire le Ministre congolais des Finances, près de 139 opérateurs illégaux et irréguliers des jeux d’argent opèrent sur l’ensemble du territoire national.

Mitterrand MASAMUNA

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Le Congo accuse la Chine de “vol financier” de ses richesses naturelles

by admin9775 19 mars 2023
written by admin9775

Le président Félix Tshisekedi s’est exprimé en faveur de la révision du contrat minier conclu en 2008 avec la Chine par son prédécesseur Joseph Kabila, afin de “garantir les intérêts” de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris samedi de source officielle. Selon le président Tshisekedi, ce contrat équivaut à un “vol financier” des richesses naturelles de son pays. La Chine tirerait des dizaines de milliards de profits des ressources africaines.

L’ex-président Kabila (2001-2019) avait négocié en 2008 un contrat sous forme de troc – cobalt et cuivre contre la construction d’infrastructures – avec un consortium chinois pour un montant de 9 milliards de dollars, renégocié à 6 milliards sous pression du Fonds monétaire international (FMI). A ce jour, près de 2,74 milliards ont été décaissés par la partie chinoise, pour l’essentiel sous forme d’investissements.

Mi-février, l’Inspection générale des finances (IGF) de la RDC a estimé dans une étude qu’il y avait, dans cette convention de collaboration, un “important déséquilibre financier au détriment de la RDC entre les avantages octroyés à la partie chinoise et les engagements à sa charge ainsi que les gains attendus par la partie congolaise”.

76 milliards de gains pour la Chine, 3 milliards d’infrastructures pour la RDC

Dans ses conclusions, l’IGF avance un montant de “76 milliards de gains pour la partie chinoise contre 3 milliards d’infrastructures pour la RDC”.

A la réunion du conseil des ministres tenue vendredi, le président Tshisekedi “a évoqué l’impérieuse nécessité d’une revisitation des contrats de cette convention dans le sens d’un rééquilibrage des avantages visant à garantir les intérêts de la République démocratique du Congo dans l’exploitation de la Sicomines”, la société sino-congolaise créée pour l’occasion, a déclaré la ministre de Culture, Catherine Kathungu Furaha, dans un compte rendu à la télévision d’Etat RTNC.

M. Tshisekedi a “souligné le caractère inquiétant de cette situation déplorable (…) pour le développement du secteur minier” congolais, tout comme “la lenteur” dans la construction des infrastructures en RDC, a dit Mme Kathungu.

Le chef de l’État a demandé à “son cabinet de réunir toutes les parties prenantes afin de préparer les éléments qui seront versés dans les discussions avec les partenaires chinois”, a indiqué la ministre.

En 2021, le président avait déjà fait part de son intention de renégocier ces contrats “sino-congolais”. Une révision promise au nom des Congolais qui, déplorait-il, “croupissent toujours dans la misère”.

Le sous-sol de la RDC regorge de minerais, le pays étant notamment le premier producteur mondial de cobalt et le premier producteur africain de cuivre.

7 sur 7 .be via CONGO PUB Online

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Contrat chinois : pour Tshisekedi, « il y a une impérieuse nécessité de revisiter cette Convention pour un rééquilibrage des avantages »

by admin9775 18 mars 2023
written by admin9775

Le chef de l’État, Félix Tshisekedi Tshilombo, a présidé, le vendredi 17 mars 2023, par visio-conférence, la 91ème réunion du Conseil des ministres.

Selon le compte-rendu de cette réunion, le président de la République est revenu, dans sa communication, sur la conclusion de la mission d’évaluation de l’Inspection générale des finances (IGF) sur l’exécution de la Convention de collaboration signée, en 2008, entre la RDC et le groupement d’entreprises chinoises.

À en croire la même source, le chef de l’État a rappelé que ce contrat fait état, entre autres, de non-respect de ses dispositions, de l’inexécution des engagements contractuels et de subjectivité de certains actes posés par les parties.

Par ailleurs, indique le compte-rendu, le chef de l’État a souligné le caractère inquiétant de cette situation déplorable tant d’une part, pour le développement du secteur minier qui constitue à ce jour la locomotive qui tire la croissance économique de la RDC du fait de la diversité des minerais exploités qui répondent à une forte demande mondiale, mais dont, les valorisations commerciales lors des exportations n’intègrent pas une grande valeur ajoutée et d’autre part, par la lenteur du dynamisme que devrait normalement connaître le programme de construction des infrastructures dont le pays a besoin pour l’éclosion de son potentiel tant humain et économique.

Face à cet état de chose, note ce document, Félix Tshisekedi a évoqué  « l’impérieuse nécessité d’une revisitation de cette Convention dans le sens d’un rééquilibrage des avantages visant à garantir les intérêts de la RDC dans l’exploitation de la SICOMINES » .

Ce document ajoute que le chef de l’État a demandé, par conséquent, à son cabinet de réunir toutes les parties prenantes afin de préparer les éléments pour verser dans les discussions avec les partenaires chinois lors des travaux de la Commission mixte qui auront lieu prochainement.

Josué Bengbazo

Actu 30 via CONGO PUB Online

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Marché des changes : la BCC note un bon développement du taux

by admin9775 17 mars 2023
written by admin9775

La Banque Centrale du Congo (BCC), note un bon développement sur le marché des changes en RDC. Un répit a été observé entre les 14, 15 et 16 mars sur le marché des  changes. Ce sont les affirmations de la gouverneure de cette institution, Marie-France Malangu Kabedi, à l’issue d’une réunion de la Troïka politique.

« Nous continuons à avoir un bon développement sur le marché du taux de change. A la date d’aujourd’hui sur le marché parallèle, le taux vendeur est à 2.306,8 Franc Congolais, le dollar américain. Rappelez-vous qu’il y a quelques jours, il était à 2.350 FC, le dollar américain. Donc nous remarquons aussi bien que les 14, 15 et 16 mars il y a eu un certain répit au niveau du taux de change », a déclaré Mme le gouverneur.

Et d’ajouter :

« Cela a été observé au niveau du marché parallèle ainsi qu’au marché interbancaire, où on constate qu’à la date d’aujourd’hui, le taux de change est à 2.077,8 FC le dollar, et cela consacre une légère appréciation par rapport au taux observé hier ».

La problématique du taux de change, selon elle, est un indicateur très important dans la stabilité du cadre macroéconomique. Il montre non seulement comment se comporte le taux de change par rapport aux éléments qui l’influencent, mais aussi qui nous permet de nous assurer qu’il n’y a pas de variation trop forte au niveau de ce taux de change qui peut influencer l’inflation.

« La BCC se tient toujours prête à utiliser les instruments à sa disposition du point de vue de la gestion de la liquidité dans le système, mais aussi du point de vue de la disponibilité des devises sur le marché des changes, et voir comment utiliser l’un ou l’autre ou la combinaison des deux, de manière à ce qu’il n’y ait pas trop de fluctuations sur le marché des changes et que ces fluctuations n’arrivent pas au point d’affecter les prix », a assuré Mme Malangu, qui a dit en avoir fait part à la Troïka.

La gouverneur de la BCC a expliqué que, « Nous avons aussi informé la troïka qu’au niveau de l’inflation, en utilisant les données fournies par l’Institut national de la statistique, nous constatons qu’il y a un ralentissement. C’est-à-dire que lorsque nous regardons l’augmentation de l’inflation, nous voyons que les taux d’augmentation sont plus faibles au cours de ces trois semaines. C’est ce qu’on appelle décélération dans la formation des prix, qui sont tous des éléments qui poussent à conclure que sur base des indicateurs que la BCC utilise, le cadre macroéconomique est globalement stable ».

La troïka politique est un cadre de consultation, de concertation, qui réunit les ministères du Budget, des Finances et la BCC autour des hauts responsables de ces organes et leurs techniciens, pour faire le tour d’horizon de la situation économique du pays, de voir le suivi des engagements que le pays a pris avec les partenaires extérieurs, notamment le FMI, dans le cadre du programme  soutenant le programme économique du gouvernement.

Cette Troïka permet aussi de voir comment faire dans la mise en œuvre des politiques gérées par la BCC, l’exécution du budget de l’Etat et les mesures prises pour la gestion des dépenses et pour le recouvrement des recettes.

Par Kevin Muteba

OBJECTIFS INFO via CONGO PUB Online

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