La tension reste vive entre les États-Unis et l’Iran, malgré un calme précaire observé ces dernières heures au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a averti vendredi 10 juillet que son pays « décimerait et détruirait complètement » l’Iran si Téhéran tentait de l’assassiner, tout en affirmant être disposé à poursuivre les discussions pour mettre fin aux hostilités.
Ces déclarations interviennent après une nouvelle semaine d’escalade militaire marquée par des échanges de frappes entre Washington et Téhéran, les plus importantes depuis la signature, à la mi-juin, d’un protocole d’accord de cessez-le-feu. Selon le ministère iranien de la Santé, les bombardements américains ont fait 14 morts et 78 blessés en Iran.
Téhéran affirme avoir respecté ses engagements
Les autorités iraniennes ont assuré samedi avoir « tenu parole » vis-à-vis des États-Unis depuis la conclusion du protocole d’accord. Toutefois, Donald Trump estime que le cessez-le-feu est désormais caduc, même s’il affirme privilégier une solution négociée pour mettre un terme au conflit.
De son côté, Téhéran a averti qu’il riposterait à toute nouvelle attaque contre ses infrastructures stratégiques, y compris en visant Israël si nécessaire.
Selon plusieurs médias américains, dont CNN, l’administration Trump continue de privilégier la voie diplomatique, tout en préparant d’éventuelles nouvelles opérations militaires si les négociations venaient à échouer.
Le détroit d’Ormuz sous haute surveillance
Sur le plan économique, les tensions continuent d’affecter le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole. Depuis le 8 juillet, la circulation des navires y a fortement diminué.
Le président du Parlement iranien et principal négociateur avec Washington, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que le détroit ne resterait ouvert qu’« selon les modalités définies par l’Iran et non sous la pression des menaces américaines », laissant planer l’incertitude sur la sécurité de cette voie maritime essentielle.
Une explosion près de Téhéran attribuée à une destruction contrôlée de munitions
Par ailleurs, une explosion entendue samedi dans l’est de la province de Téhéran a suscité des interrogations. Les médias d’État iraniens ont indiqué qu’il s’agissait d’une opération contrôlée de destruction de munitions qui étaient destinées à être utilisées dans la guerre contre Israël et les États-Unis.
Selon un responsable local cité par ces médias, cette opération ne présentait aucun danger pour la population et aucun incident n’a été signalé. Plus tôt dans la journée, des habitants de Pakdasht et Qiyamdasht avaient rapporté avoir entendu une forte détonation, alimentant les spéculations avant les précisions fournies par les autorités.
Malgré l’accalmie relative observée sur le terrain, les déclarations des deux camps montrent que la crise demeure extrêmement fragile. Si Washington et Téhéran affichent encore leur volonté de poursuivre les discussions, les menaces réciproques et les préparatifs militaires illustrent la persistance d’un risque élevé de nouvelle escalade dans la région.
Par Marius Bopenga
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