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Category:

Monde

À la UneMonde

Affaire des assistants parlementaires européens: le procès de Marine Le Pen et du RN s’ouvre à Paris

by Sam's Londele 30 septembre 2024
written by Sam's Londele

Le procès dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du parti d’extrême droite français Front national, devenu Rassemblement national, s’ouvre lundi 30 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris. Le parti lui-même, sa présidente Marine Le Pen et 24 autres personnes, cadres, ex-eurodéputés ou assistants parlementaires, sont soupçonnés d’avoir détourné des fonds du Parlement européen pour rémunérer des assistants d’eurodéputés qui travaillaient en réalité pour le parti, entre 2004 et 2016.

Au terme de sept ans d’enquête, l’accusation estime avoir mis au jour un « véritable système » de détournement. Cela grâce à des enveloppes de 21 000 euros mensuelles allouées par le Parlement à chaque député pour rémunérer des assistants parlementaires, alors que le Front national (FN, ensuite rebaptisé RN, pour Rassemblement national) était en difficulté financière.

Ces assistants travaillaient en réalité pour le parti, selon l’accusation, ce qui est interdit par la réglementation européenne : cela concerne par exemple le garde du corps historique de Jean-Marie Le Pen ou la cheffe de cabinet de Marine Le Pen. Marine Le Pen était « la décisionnaire principale in fine » de ce système, soutient le parquet et elle est notamment poursuivie pour « complicité par instruction » du détournement.

À l’ouverture de ce procès au tribunal judiciaire de Paris, Marine Le Pen s’est exprimée, affichant une attitude combative et sereine : « Nous avons énormément d’arguments développés pour défendre ce qui m’apparaît être la liberté parlementaire, qui est en cause dans cette affaire. Je ne suis pas mécontente qu’on ait deux mois pour les développer durant ce procès, pour démontrer que nous n’avons violé aucune règle politique ni aucune règle règlementaire en quelque sorte du Parlement européen. »

Vont comparaître neuf anciens eurodéputés du Front national (rebaptisé RN), dont Marine Le Pen, Louis Aliot – aujourd’hui vice-président du RN – ou l’ex-numéro 2 du parti Bruno Gollnisch. À leurs côtés, seront jugés 12 personnes ayant été leurs assistants parlementaires et quatre collaborateurs du parti.

« Ce que Marine nous demande équivaut qu’on signe pour des emplois fictifs »

Parmi les éléments à charge, un mail de juin 2014 envoyé à la présidente du parti : « Nous ne nous en sortirons que si nous faisons des économies importantes grâce au Parlement européen », l’alerte le trésorier, Wallerand de Saint Just, lui aussi poursuivi. Des eurodéputés ont, eux, témoigné qu’au cours d’une réunion à la même période, Marine Le Pen aurait exigé qu’ils « recrutent un seul assistant par eux-mêmes, le reste de leur enveloppe devant être mis à la disposition du mouvement ». L’un des parlementaires écrit dans la foulée au trésorier : « Ce que Marine nous demande équivaut qu’on signe pour des emplois fictifs. »

De leur côté, le RN et ses membres réfutent tout détournement de fonds publics, d’autant plus que « les assistants parlementaires ne sont pas des salariés du Parlement, et ont aussi un rôle politique », insiste Alexandre Varaut, désigné par le parti pour commenter ce dossier. « Et il n’y a aucun système, sinon tous les eurodéputés du parti seraient poursuivis », pointe-t-il.

Une éventuelle peine d’inéligibilité de dix ans

Les prévenus encourent un maximum de dix ans de prison, un million d’euros d’amende et une éventuelle peine d’inéligibilité de dix ans. Celle-ci serait alors susceptible d’entraver les ambitions présidentielles de Marine Le Pen en France pour 2027. Si la peine est décidée, mais assortie de sursis, ce ne sera pas un obstacle pour Marine Le Pen. Si elle est ferme, on peut imaginer qu’il y ait appel, or, il est suspensif, il faudrait donc attendre un second procès. La cour peut toutefois ordonner, ce qui est plus rare, l’exécution provisoire de la peine. Ce dernier cas pourrait menacer la candidature de Marine Le Pen.

Le préjudice est estimé à trois millions d’euros, dont un million a déjà été « remboursé » par des procédures de recouvrement, selon Me Patrick Maisonneuve. L’avocat du Parlement européen estime que l’accusation dispose d’éléments solides pour étayer l’existence de ce qu’elle qualifie de « véritable système ».

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Liban : qui pour succéder à Hassan Nasrallah à la tête du Hezbollah ?

by Sam's Londele 30 septembre 2024
written by Sam's Londele

Après 32 ans de règne, Hassan Nasrallah a été tué vendredi par les bombes israéliennes près de Beyrouth.

Le Hezbollah a confirmé la mort de son leader samedi, se pose alors la question de sa succession. Qui pour succéder à ce sayyed, titre honorifique désignant les descendants du prophète Mahomet. Pour plusieurs observateurs, un nom émerge, celui de Hachem Safieddine, un cousin du défunt chef du mouvement pro-iranien.

Hachem Safieddine, âgé de 60 ans, s’est fait remarquer par ses déclarations enflammées lors des funérailles des commandants du parti tués par Israël. Il est devenu, au fil des ans, le visage du Hezbollah libanais, surtout que Hassan Nasrallah se faisait de plus en plus rare sur la scène publique depuis 2006, l’année de la guerre entre Israël et le Hezbollah.

La plus haute instance du Hezbollah , la choura, devrait très prochainement élire son dirigeant. Pour être candidat, il faut être membre de la choura et une personnalité religieuse. En attendant la désignation d’un nouveau chef, c’est l’actuel numéro deux du mouvement Naïm Qassem qui devrait prendre la tête du parti.

L’assassinat de Nasrallah, survenu dans un quartier général de commandement, a eu lieu à peine une semaine après l’explosion de centaines de bipeurs et de radios piégés, qui a tué la moitié du conseil de direction du Hezbollah et décimé son haut commandement militaire.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

L’armée israélienne déclare avoir tué le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah

by Sam's Londele 28 septembre 2024
written by Sam's Londele

L’armée israélienne a déclaré samedi avoir tué Hassan Nasrallah, le chef du groupe militant Hezbollah, lors d’une frappe à Beyrouth vendredi.

L’armée a déclaré avoir effectué une frappe aérienne précise alors que les dirigeants du Hezbollah se réunissaient dans leur quartier général à Dahiyeh, au sud de Beyrouth.

Ali Karki, le commandant du Front Sud du Hezbollah, et d’autres commandants du Hezbollah ont également été tués dans l’attaque, a déclaré l’armée israélienne. Le ministère libanais de la santé a déclaré que 6 personnes avaient été tuées et 91 blessées dans les frappes de vendredi, qui ont rasé six immeubles d’habitation.

M. Nasrallah dirige le Hezbollah depuis plus de trente ans. Nasrallah se cache depuis des années, n’apparaissant que très rarement en public, ses discours étant généralement diffusés par vidéo depuis des lieux inconnus.

Le Hezbollah n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Liban : l’armée israélienne annonce avoir frappé le QG du Hezbollah à Beyrouth

by Sam's Londele 27 septembre 2024
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Israël a annoncé vendredi avoir mené une « frappe précise » sur le « quartier général » du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth. Selon plusieurs télévisions israéliennes, le chef du Hezbollah était la cible de cette frappe. Cependant, Hassan Nasrallah est indemne, assurent plusieurs sources proches de la milice chiite.

De violentes frappes aériennes ont visé vendredi 27 septembre le bastion du Hezbollah dans la banlieue sud du Beyrouth, ciblant selon des télévisions israéliennes le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui est indemne selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Six immeubles ont été totalement détruits par ces frappes, les plus violentes depuis la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, selon une source proche du mouvement.

Une vidéo obtenue par l’AFP montre une énorme explosion et d’épaisses colonnes de fumée s’élevant au dessus des immeubles situés dans la banlieue sud.

Les explosions ont provoqué d’énormes cratères dans plusieurs endroits, selon la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar.

Hassan Nasrallah « va bien »

Selon les médias israéliens, le chef du Hezbollah était la cible de cette frappe. Plusieurs sources proches de la milice chiite ont cependant annoncé qu’Hassan Nasrallah n’avait pas été touché : il « va bien », a assuré une source proche du mouvement, tandis que l’agence Tasnim a indiqué qu’il était en sécurité.

Ces violentes frappes se sont déroulées après le discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York, dans lequel il a promis de continuer à frapper le Hezbollah au Liban.

Le Premier ministre libanais Najib Mikati a pour sa part accusé Israël de « faire fi des appels internationaux au cessez-le-feu » et de mener une « guerre génocidaire » au Liban.

Washington, allié inconditionnel d’Israël, a affirmé ne pas avoir été mis au courant. « Non, les États-Unis n’ont pas reçu d’avertissement avant qu’Israël lance son opération », a déclaré un responsable américain sous couvert de l’anonymat.

Depuis une semaine, l’armée israélienne multiplie les frappes sur le Liban, particulièrement sur la banlieue sud de Beyrouth, et a éliminé de hauts commandants du mouvement armé pro-iranien, dont Ibrahim Aqil, commandant de l’unité d’élite Al-Radwan, tué dans une frappe vendredi dernier.

Jeudi, Mohammed Srour, chef de l’unité des drones du Hezbollah, a été tué dans une frappe, toujours dans la banlieue sud de Beyrouth.

Avec AFP

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Liban: Israël «ne mérite pas» d’être membre de l’ONU, selon Mahmoud Abbas

by Sam's Londele 26 septembre 2024
written by Sam's Londele

La France et les États-Unis – suivis de pays occidentaux et arabes – ont appelé à un cessez-le-feu temporaire de 21 jours, à l’occasion d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.

Lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, la France, les États-Unis et d’autres pays européens et arabes ont appelé à un cessez-le-feu temporaire de 21 jours entre Israël et le Hezbollah. Une proposition qui a rapidement été écartée par Israël.

« Il s’agit d’une proposition américano-française à laquelle le Premier ministre n’a même pas répondu », indique un communiqué du bureau de Netanyahu, ajoutant que le Premier ministre israélien avait ordonné à l’armée de « poursuivre les combats avec toute la force nécessaire ».

L’armée israélienne a affirmé qu’elle se prépare à « une possible entrée » sur le territoire libanais pour y frapper le Hezbollah.

RFI via CONGO PUB Online

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Liban: France et États-Unis appellent à un «cessez-le-feu immédiat» de 21 jours

by Sam's Londele 26 septembre 2024
written by Sam's Londele

La France et les États-Unis – suivis de pays occidentaux et arabes – ont appelé à un cessez-le-feu temporaire de 21 jours, à l’occasion d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.

Lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, la France, les États-Unis et d’autres pays européens et arabes ont appelé à un cessez-le-feu temporaire de 21 jours entre Israël et le Hezbollah. L’Union européenne, l’Australie, le Canada, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar figurent notamment parmi les signataires de cette déclaration.

L’ambassadeur israélien à l’ONU Danny Danon a déclaré que son pays préfèrerait utiliser la voie diplomatique pour sécuriser sa frontière nord avec le Liban, mais qu’il utiliserait « tous les moyens » à sa disposition si la diplomatie venait à échouer.

L’armée israélienne a affirmé qu’elle se prépare à « une possible entrée » sur le territoire libanais pour y frapper le Hezbollah.

RFI via CONGO PUB Online

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Dans le nord d’Israël, la ville d’Haïfa sous les tirs de roquettes du Hezbollah libanais

by Sam's Londele 26 septembre 2024
written by Sam's Londele

Alors que les frappes israéliennes se poursuivent au Liban, Haïfa, la plus importante ville du nord d’Israël avec 320 000 habitants, a déjà été visée par plusieurs salves de tirs du Hezbollah depuis dimanche. Les autorités locales et les habitants sont sur le qui-vive.

Le centre de gestion des urgences de la municipalité d’Haïfa ne se trouve plus à la mairie, mais à quelques centaines de mètres, dans des bureaux protégés, en sous-sol, où l’ensemble des services municipaux, soit environ 200 personnes, ont été transférés le 22 septembre dernier. Le lendemain, l’état d’urgence a été décrété dans le nord d’Israël, les écoles d’Haïfa ont donc fermé leurs portes. Les cours sont assurés à distance, par ordinateur.

Dans le centre de gestion des urgences de la mairie a été installée une salle de surveillance avec de nombreux écrans. C’est là qu’arrivent les alertes de bombardements envoyés par l’armée. Le commandement de la « défense passive », la branche de l’armée qui s’occupe de la protection des populations civiles, y a en permanence un représentant, tout comme les différents services de secours, ambulances, pompiers.

Des abris publics anti-bombardements

C’est aussi là que se trouve le centre d’appel que les habitants peuvent joindre pour obtenir des informations, notamment sur la localisation des abris publics disséminés dans la ville, et où il est possible de se réfugier lorsque les sirènes d’alarme retentissent. Des abris conçus en béton armé, généralement souterrains. Ces abris peuvent accueillir entre 50 et 100 personnes. Ils disposent de l’électricité et sont équipés d’un frigo et d’internet.

Le centre d’appel que peuvent joindre les habitants pour obtenir des informations.

À l'intérieur d'un abri public d'Haïfa.

Une minute pour se mettre à l’abri

Le « Dôme de fer », dispositif anti-missiles de l’armée, intercepte la majorité des projectiles, mais en cas de défaillance, il faut se mettre à l’abri. Et parce qu’Haïfa n’est qu’à une quarantaine de kilomètres de la frontière avec le Liban, il faut aller très vite. « Ce que l’on dit aux habitants, c’est qu’en cas d’alarme, ils ont une minute pour rejoindre une pièce protégée. Chez eux, s’ils en ont une, ou dans un abri public. Une minute, c’est la durée entre la détection du missile et son éventuelle chute sur la ville », souligne Leonid Reznik, le responsable du centre de gestion des urgences de la mairie d’Haïfa.

Les sirènes ont retenti plusieurs fois ces derniers jours à Haïfa. Le 24 septembre au soir encore. Les missiles ont été détruits en plein vol, sans faire de victimes. Mais des débris sont retombés dans certains quartiers, et évidemment le risque demeure permanent. « Nous étions en bord de mer avec mon ami, quand tout à coup, nous avons entendu les sirènes, raconte Talia, danseuse d’une vingtaine d’années. Il y a eu des éclairs dans le ciel, on a vu les projectiles se faire intercepter, des hélicoptères de l’armée ont décollé. On a paniqué, et comme il n’y avait aucun abri anti-bombardement à proximité, on s’est allongés sur le sol. C’est très effrayant ».

Certains habitants refusent de céder à la panique et ne cherchent même pas à savoir où se trouvent les abris. D’autres ne cachent pas leur peur et se préparent, par exemple en faisant des réserves de nourriture ou en installant le nécessaire dans la salle protégée qu’ils ont chez eux. C’est le cas d’Olga Olgoumar, qui tient une épicerie dans le centre-ville. « Nous sommes préparés. Il y a un abri dans notre immeuble, avec de l’eau et les papiers de toute la famille, indique-t-elle. Hier, quand on a entendu les sirènes, on a immédiatement pris les enfants, le chien, et on est descendu. À peine la porte fermée, on a entendu des « boums« . J’ai eu très peur ».

Habitants partagés sur les opérations militaires

L’armée israélienne a annoncé ce 25 septembre « se préparer pour une manœuvre terrestre » au Liban, sans davantage de précision. Parmi les habitants rencontrés à Haïfa, beaucoup soutiennent ces opérations militaires, jugées nécessaires pour la sécurité du pays. Ce sont les partisans de la force, qui expliquent ne pas voir d’autre option.

D’autres se disent attristés par le nombre de victimes au Liban, avec la nouvelle offensive lancée il y a une semaine par les forces israéliennes, ou bien sûr à Gaza, depuis un an. Eux aussi gardent évidemment en tête les attaques du Hamas, qui ont endeuillé le pays, il y a près d’un an. Eux aussi estiment nécessaire de défendre leur pays, mais ils s’interrogent désormais sur la stratégie du gouvernement israélien et sur sa capacité à ramener la paix de cette manière.

« Je ne sais pas si ça va permettre de ramener la paix dans le nord, ni si cela va permettre aux personnes évacuées de rentrer chez elles, explique Talia. Mais je suis tellement triste quand je pense à toutes les victimes là-haut au Liban, aux victimes aussi à Gaza. Le plus triste, c’est que je ne sais pas si nos dirigeants eux-mêmes savent où ils vont, s’ils savent comment sortir de cette crise ».

RFI via CONGO PUB Online

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Le Liban visé par une cinquième vague de raids israéliens dans la nuit de lundi à mardi

by Sam's Londele 24 septembre 2024
written by Sam's Londele

Les intenses frappes israéliennes contre le Hezbollah ont fait 492 morts lundi au Liban, parmi lesquels 35 enfants, selon les autorités de ce pays, qui a vécu sa journée la plus meurtrière en près d’un an d’échanges de tirs entre les deux parties en marge de la guerre à Gaza. Les raids israéliens se sont poursuivis dans la nuit de lundi à mardi. La France appelle à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU.

Au moins 558 personnes sont mortes et plus de 1 500 blessées pour la seule journée de lundi, c’est le bilan le plus lourd au Liban depuis la guerre de 2006 entre le Hezbollah et Israël, c’est peut-être même la journée la plus meurtrière au Liban depuis la fin de la guerre civile.

L’aviation israélienne a continué ses raids sur le Liban dans la nuit de lundi à mardi. L’Etat hébreux affirme avoir visé 1 600 sites du Hezbollah en 24 heures.

Les Libanais fuient le sud du pays pour échapper aux bombardements. Le mouvement d’exode de la population du sud du Liban et de la plaine de la Bekaa s’est poursuivi toute la nuit. De longues files de voitures se sont dirigées vers Beyrouth et d’autres villes libanaises.

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À la UneMonde

Explosions au Liban: le Hezbollah admet avoir reçu «un coup sans précédent» et promet une riposte «terrible»

by Ruben Yale 20 septembre 2024
written by Ruben Yale

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a reconnu jeudi 19 septembre que sa formation avait reçu « un coup sévère et sans précédent dans l’histoire du Liban », avec les explosions meurtrières des appareils de transmission du groupe. En accusant Israël d’avoir « franchi toutes les lignes rouges », le chef du groupe chiite libanais et allié du Hamas palestinien a averti que sa riposte serait « terrible ».

Alors qu’il prononçait son discours, retransmis en direct, l’aviation israélienne a survolé Beyrouth à basse altitude, franchissant le mur du son, selon des correspondants de l’AFP et l’agence de presse officielle libanaise Ani. « L’ennemi voulait tuer pas moins de 5 000 personnes » en faisant exploser mardi et mercredi les bipeurs et les talkie-walkies aux mains des membres de sa formation, a-t-il dit.

Au moins 37 personnes sont mortes et 3 000 autres blessées, lorsque des centaines de bipeurs et talkies-walkies utilisés par le Hezbollah, soutenu par l’Iran et allié du Hamas palestinien, ont explosé à travers le Liban. Le chef du mouvement chiite a annoncé l’ouverture d’une enquête interne sur l’événement.

Pour le dirigeant du Hezbollah, Israël voulait provoquer un divorce entre le Hezbollah et sa base populaire en raison des lourdes pertes subies, relate notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh. La réaction des blessés, de leurs familles et des partisans du Hezbollah après les attaques de mardi et mercredi a montré leur « attachement à la résistance » et leur détermination à poursuivre le combat malgré les « sacrifices » consentis, a-t-il souligné.

Aussi, l’État hébreu a voulu affaiblir les structures dirigeantes du Hezbollah. Hassan Nasrallah a assuré que « la chaîne de commandement et de contrôle demeure intacte, solide et plus soudée que jamais ».

« Terrible châtiment »

Hassan Nasrallah a accusé Israël d’avoir « franchi toutes les lignes rouges ». Il a prévenu qu’Israël allait recevoir « un terrible châtiment et une juste rétribution, là où il s’y attend et là où il ne s’y attend pas ». Mais le chef du Hezbollah a assuré qu’il ne donnerait aucun détail sur « le timing, le lieu ou la nature » de la riposte que prépare sa formation.

Une menace qui a peu de chances de se concrétiser selon le chercheur Karim Emile Bitar, car le mouvement islamiste libanais peut difficilement se permettre un conflit ouvert avec l’armée israélienne.

Hassan Nasrallah a affirmé que le Hezbollah avait ouvert une enquête interne sur ces explosions qu’Israël n’a pas revendiquées. Il a par ailleurs assuré que son mouvement continuerait à attaquer Israël depuis le Liban pour soutenir le Hamas palestinien, « jusqu’à la fin de l’agression à Gaza ».

Israël n’a pas commenté cette attaque survenue juste après qu’il a annoncé étendre ses objectifs de guerre à Gaza contre le Hamas palestinien jusqu’à la frontière avec le Liban. Cela pour permettre le retour chez eux des habitants du nord du pays, déplacés par les affrontements transfrontaliers, quasi-quotidiens depuis octobre entre le Hezbollah et l’armée israélienne.

Hassan Nasrallah a immédiatement réagit à cette volonté. Mettant au défi Benyamin Netanyahu et son ministre de la Défense Yoav Gallant, il a affirmé qu’ils ne pourraient « pas ramener » chez eux les habitants du nord d’Israël déplacés par les affrontements transfrontaliers : « le seul moyen [de le faire] est d’arrêter la guerre à Gaza ».

Après toutes ces blessures, toutes ces douleurs, je dis clairement que quels que soient les sacrifices, quelles que soient les conséquences, les possibilités ou l’horizon vers lequel la région se dirige, la résistance au Liban ne cessera pas de soutenir et d’appuyer les habitants de Gaza.

Accusations et mise en garde

« Nous menons nos tâches simultanément » dans le nord et le sud, a souligné Yoav Gallant, en référence à Gaza, et « notre tâche est claire : assurer le retour des habitants du nord sains et saufs chez eux. »

Selon un responsable libanais de la sécurité, « les appareils [de transmission du Hezbollah] étaient préprogrammés pour exploser et contenaient des matériaux explosifs ». Le chef de la diplomatie libanaise, Abdallah Bou Habib, a annoncé le dépôt d’une plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU suite à « l’agression cyberterroriste israélienne qui constitue un crime de guerre. »

Une enquête préliminaire des autorités libanaises montre que les appareils de communications qui ont explosé cette semaine ont été piégés avant d’entrer dans le pays, selon une lettre de la mission libanaise à l’ONU vue jeudi par l’AFP. « L’enquête préliminaire montre que les appareils pris pour cible ont été piégés de façon professionnelle […] avant d’arriver au Liban et leur explosion a été provoquée par l’envoi d’emails vers l’appareil », selon le texte envoyé au Conseil de sécurité à la veille d’une réunion sur le sujet.

La Turquie a accusé « Israël d’étendre la guerre au Liban », l’ONU et Washington ont mis en garde contre une « escalade » tandis que Londres a exprimé sa « profonde préoccupation » face à la « montée des tensions ». Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique d’Iran, ont promis « une réponse écrasante du front de la résistance », qui regroupe des formations armées de la région hostiles à Israël.

L’appel de la France et des États-Unis à la désescalade

Le président américain Joe Biden pense néanmoins « faisable » une résolution diplomatique du conflit entre Israël et le Hezbollah et c’est « la meilleure option », a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche. Le président français Emmanuel Macron affirme, dans une vidéo adressée aux libanais, qu’« un chemin diplomatique existe. »  

Les chefs de la diplomatie française et américaine ont appelé depuis Paris l’ensemble des parties « à la désescalade au Proche-Orient », se disant « très préoccupés » alors que les attaques visant le Hezbollah au Liban et attribuées à Israël exacerbent les craintes d’une guerre totale dans la région.

« Nous sommes coordonnés pour passer les messages de désescalade », a déclaré Stéphane Séjourné. « Nous ne voulons voir aucune escalade de la part d’aucune partie qui rende la situation encore plus difficile », a souligné de son côté son homologue américain Antony Blinken.

Ils ont insisté sur la nécessité de trouver une solution diplomatique à la guerre larvée à la frontière israélo-libanaise. « Il y a un vrai problème qui doit être résolu en ce qui concerne le nord d’Israël et le sud du Liban », a ainsi réagi le secrétaire d’État américain tandis que son homologue français a estimé que « le Liban ne se remettrait pas d’une guerre totale. »

RFI via CONGO PUB Online

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Liban: le fabricant des bipeurs qui ont explosé était une société écran israélienne, selon le New York Times

by Sam's Londele 19 septembre 2024
written by Sam's Londele

L’armée israélienne a indiqué jeudi 19 septembre avoir frappé dans la nuit six « sites d’infrastructures » du Hezbollah et un dépôt d’armes dans le Sud du Liban. Le mouvement islamiste libanais a été ébranlé par deux vagues d’explosions d’appareils de télécommunication, les deux jours précédents. Selon les révélations du New-York Times, le Mossad, les services secrets israéliens, aurait infiltré la chaîne d’approvisionnement de ces appareils.

37 morts et 3 539 blessés. C’est le bilan publié jeudi 19 septembre par le ministère de la Santé libanais, après les deux attaques qui ont lieu dans le pays. La première avait été causée par l’explosion de bipeurs et la seconde par celle de talkies-walkies. Officiellement, Israël n’a pas commenté ces attaques bien que l’État hébreu avait déjà menacé d’étendre ses objectifs de guerre à la frontière nord avec le Liban.

Mais selon une enquête préliminaire menée par les autorités libanaise « les appareils piégés étaient préprogrammés pour exploser ». Ils étaient officiellement vendus par la société taïwanaise Gold Apollo mais en réalité produits par une entreprise basée en Hongrie B.A.C. Consulting. Selon des officiers de renseignements israéliens interviewés par le New-York Times, cette société hongroise était en fait une façade israélienne. Au moins deux autres sociétés écrans avaient été créées pour masquer l’identité réelle des personnes chargées de fabriquer les appareils de télécommunication.  

B.A.C. Consulting, la société basée en Hongrie, acceptait des clients ordinaires, auxquels elle vendait des appareils de télécommunication ordinaires. Mais selon le New York Times, le seul client qui comptait vraiment était le Hezbollah. Leurs bipeurs étaient fabriqués séparément et leurs batteries contenaient de l’explosif.

Le matériel aurait été expédié au Liban dès l’été 2022 en petit nombre d’abord. Mais la production a rapidement augmenté après que le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a décidé de bannir les téléphones portables susceptibles d’être piratés par Israël. 

RFI via CONGO PUB Online

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