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Monde

À la UneMonde

Craignant l’avancée russe, toujours plus d’Ukrainiens finissent par quitter la région de Pokrovsk

by Sam's Londele 23 août 2024
written by Sam's Londele

La Russie a revendiqué jeudi la prise d’un nouveau village vers Pokrovsk, ville ukrainienne convoitée par Moscou, et stratégique : il s’agit d’un nœud ferroviaire. De nombreux habitants se résolvent à quitter cette ville, qui a pourtant jadis accueilli les populations fuyant les premières incursions russes. Notre envoyé spécial Gulliver Cragg est allé à la rencontre de ces habitants. Découvrez son reportage.

Nous sommes à Mirnograd, près de Pokrovsk, en Ukraine. Oleksandr a fini par persuader sa mère, à la retraite, de quitter la ville. Mais lui ne partira pas tout de suite : « Mon travail est ici, ma maison aussi… Il y a toujours une vie ici. Mais on verra bien comment les choses évoluent », explique ce mineur.

D’abord réticents, les habitants de Pokrovsk sont désormais des centaines à partir chaque jour. Des trains d’évacuation assurent de nombreux trajets.

Leur état d’esprit se résume sans doute sur les lèvres d’une habitante rencontrée par France 24 : « Nous avons mis du temps à nous décider, mais à quoi bon attendre alors qu’on sait qu’on devra partir ? Il est grand temps de s’en aller, oui ».

À Pokrovsk, la vie suit son cours malgré tout. Avec une inquiétude pour toile de fond : l’armée russe n’est qu’à une dizaine de kilomètres. Les soldats ukrainiens s’attendent à un combat long et périlleux pour garder le contrôle de ce nœud stratégique.

Pokrovsk a déjà été maintes fois ciblée par des frappes russes, mais aujourd’hui la ville s’attend à une attaque russe d’une envergure beaucoup plus importante, comme celles qu’ont déjà subi Bakhmout ou Marioupol.

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À la UneMonde

Élections aux États-Unis: Kamala Harris accepte l’investiture démocrate avec un message d’unité

by Sam's Londele 23 août 2024
written by Sam's Londele

L’actuelle vice-présidente américaine Kamala Harris a formellement accepté jeudi 23 août l’investiture des démocrates lors de la clôture de la convention du parti, à Chicago. Elle devient désormais la candidate démocrate officielle pour l’élection présidentielle du 5 novembre aux États-Unis, désignée pour affronter l’ancien président Donald Trump dans la course.

« Au nom du peuple, au nom de tous les Américains, quelle que soit leur ethnie, leur genre ou la langue que leur grand-mère parle. Au nom de ma mère et de tous ceux qui se lancent dans leur trajectoire improbable. Au nom des Américains comme ceux avec qui j’ai grandi, des personnes qui travaillent dur, poursuivent leurs rêves et font attention les unes sur les autres, au nom de tous ceux dont l’histoire ne peut être écrite que dans la plus grande nation du monde, j’accepte votre nomination pour devenir présidente des États-Unis », a lancé Kamala Harris lors d’un discours devant une foule transcendée.

Candidate du peuple américain

Dans un discours d’une quarantaine de minutes plein d’autorité, souvent solennel, parfois enflammé, Kamala Harris a promis de « tracer un nouveau chemin ». Comme d’habitude, elle est arrivée au son de la chanson de Beyoncé, « Freedom » (Liberté). La démocrate a parlé de son parcours, de son enfance, de ses parents, de son père jamaïcain et surtout de sa mère, venue d’Inde pour poursuivre son rêve d’être chercheuse et de l’exemple qu’elle lui a montré. Elle a expliqué son éducation dans des quartiers ouvriers, au milieu de gens à la peau brune, qui lui a donné le goût de défendre les gens, comme sa meilleure amie agressée sexuellement, en devenant procureure.

Elle se présente donc comme la candidate du peuple, de ceux au milieu desquels elle a grandi. Un parcours et une volonté qui l’oppose clairement à Donald Trump, présenté comme un candidat qui ne s’engage que pour lui-même et ceux qui lui prêtent allégeance, qui ont perdu la tête au sujet du droit de procréation. Elle ne cesse défendre le droit à l’accès à l’avortement, depuis que ce dernier a été invalidé au plan national par la Cour suprême, promettant une fois de plus de le rétablir si le congrès vote un texte en ce sens.

« Je serai une présidente qui nous unit autour de nos plus grandes ambitions. Une présidente qui dirige et qui écoute, qui est réaliste, pragmatique et pleine de bon sens. Une présidente qui se bat toujours pour le peuple américain », promet la démocrate.

L’« auto-détermination » aux Palestiniens

Mais Kamala Harris ne s’est pas cantonnée aux questions intérieures. Tout en continuant à pilonner Donald Trump, elle promet de tenir tête aux dictateurs de Russie, d’Iran, de Corée du Nord ou de Chine. Dans une pique à son concurrent, elle a promis de ne pas devenir « ami-ami » de dictateurs et a assuré également les alliés des États-Unis du soutien indéfectible de son pays si elle devient commandant en chef.

Elle n’esquive pas la question qui pèse depuis dix mois sur l’administration, et promet de s’engager fortement en faveur du droit d’Israël à se défendre face au mouvement palestinien Hamas et aux menaces extérieures. Elle explique aussi qu’avec Joe Biden, elle fait tout pour que le massacre s’arrête et qu’elle s’engagera à l’avenir pour les aspirations du peuple palestinien à la sécurité et à son « auto-détermination ». Et elle termine en clamant que, comme le lui a appris sa mère, avec cette élection, les États-Unis doivent montrer à eux-mêmes et au reste du monde, qui ils sont vraiment. 

Après avoir conclu, sous la traditionnelle avalanche de ballons aux couleurs de l’Amérique, elle est restée longtemps sur scène, à savourer l’exaltation des représentants de son parti, rejointe par son mari Doug Emhoff ainsi que par son colistier Tim Walz et des membres de leurs familles respectives.

Soulagement des démocrates

Alors que Kamala Harris est désormais officiellement la candidate démocrate à l’élection présidentielle du 5 novembre, d’ici à l’élection, il s’agit désormais de maintenir une énergie et un enthousiasme au plus haut depuis son entrée en campagne. Il y a à peine plus de trente jours, le parti démocrate était en dépression et Joe Biden se retirait. Kamala Harris prenait le relais et tout a changé, et d’abord le moral des militants.

L’explication ? Kamala Harris elle-même, selon Karine Asensio, une Américaine d’origine suisse et démocrate du Colorado. « Je l’ai rencontrée il y a deux mois, quand elle est venue au Colorado. L’énergie qu’elle a à chaque fois qu’elle rentre dans une pièce est palpable, les gens sont enthousiasmés de la voir. J’ai deux filles qui sont maintenant intéressées par la politique, parce que c’est important de se voir représenté à un niveau supérieur », explique-t-elle.

Cette énergie, il s’agit de la maintenir pour gagner une élection qui sera serrée. Pour cela, il faut « faire quelque chose » a déclaré Michelle Obama lors de cette convention. « Moi, j’habite à Astoria. Je dois aller sur le terrain et mobiliser mon quartier, mon immeuble et frapper à chaque porte pour que chaque personne aille voter. C’est maintenant. Il faut se bouger. Je vais rentrer à la maison et frapper aux portes chaque week-end, passer des coups de fils tous les soirs. Je dormirai quand je serai morte », assure Chelsea Connor, déléguée de l’État de New York. 

Les démocrates partaient de loin. Mais ils ont désormais très clairement le vent dans le dos.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Guerre à Gaza: l’assureur AXA se désengage de plusieurs banques israéliennes

by Sam's Londele 22 août 2024
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C’est l’une des conséquences de la guerre à Gaza et des campagnes de boycott international : l’assureur français AXA a cessé tout investissement dans plusieurs banques israéliennes accusées de financer des colonies illégales en territoires palestiniens.

Un récent rapport de l’ONG internationale Eko, qui milite depuis des mois pour ce désengagement, révèle qu’entre fin 2022 et le printemps 2024, AXA a revendu plus de 20 millions de dollars d’actions dans des banques israéliennes figurant sur une liste de l’ONU pour leur implication dans ces colonies.

Pour Daphné Cronin, porte-parole de l’ONG Eko, ce retrait est le fruit des pressions exercées par l’association : « Notre ONG avait déjà épinglé l’assureur en 2019 pour ses investissements dans ces banques. Aujourd’hui, on a les données qui confirment qu’AXA s’est entièrement désengagé des cinq banques israéliennes qui financent les colonies illégales en Palestine occupée. »

BIG WIN for Palestinian rights: Activists force insurance giant @AXA and its CEO @thomasbuberl to divest from ALL Israeli banks financing illegal settlements on stolen Palestinian land, and from Israel's largest weapons manufacturer, Elbit Systems. pic.twitter.com/8BeO4qJ9Al

— Ekō (@Eko_Movement) August 21, 2024

« Les investissements étrangers en Israël ont chuté de 60% »

Interrogée par RFI, AXA a reconnu que l’inscription de ces banques sur la liste de l’ONU avait été un facteur décisif « parmi d’autres ». En effet, la guerre à Gaza, combinée aux menaces de boycott, a poussé de nombreux investisseurs à fuir Israël. L’économiste israélien Jacques Bendélac souligne cet effet domino : « Il y a à la fois ces menaces de boycott international, qui influencent beaucoup l’activité en Israël, et puis il y a aussi l’incertitude, le risque géopolitique, qui font fuir beaucoup de partenaires et d’investisseurs. Depuis le début de la guerre, les investissements étrangers en Israël ont chuté de 60%. »

Cette chute sans précédent a de lourdes conséquences pour l’économie israélienne. En juin, le géant américain Intel a suspendu un projet de construction d’une usine de puces électroniques, un investissement de 25 milliards de dollars qui pourrait ne jamais voir le jour. Une situation inédite depuis la création de l’État d’Israël.

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À la UneMonde

États-Unis: Tim Walz accepte l’investiture des démocrates et devient le colistier de Kamala Harris

by Sam's Londele 22 août 2024
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Le gouverneur du Minnesota Tim Walz, choisi par Kamala Harris pour la seconder dans sa campagne, a accepté mercredi 22 août l’investiture de son parti lors de son grand oral à la convention démocrate de Chicago.

« C’est l’honneur de ma vie d’accepter votre investiture », a lancé celui qui deviendra vice-président des États-Unis si Kamala Harris l’emporte en novembre. « Nous sommes ici ce soir pour une seule raison : nous aimons notre pays », a dit Tim Walz au troisième soir de la convention nationale du Parti démocrate.

Le colistier le répète, il n’a pas l’habitude des longs discours. Et 15 petites minutes lui ont donc suffi pour raconter son parcours, entouré de militants survoltés, dans la légendaire arène des Chicago Bulls. Sa naissance et son enfance dans une petite ville du Nebraska, son engagement dans l’armée, sa carrière de professeur, d’entraîneur de football américain qui mène son équipe au titre de champion de son État. Puis son engagement politique, d’abord en tant que représentant, puis gouverneur du Minnesota.

Tim Walz sait se faire comprendre en peu de mots, quand il attaque Donald Trump et son colistier JD Vance, en expliquant qu’ils ne défendent la liberté que pour eux-mêmes et leurs amis richissimes et extrémistes. Cela alors que les démocrates eux défendent ce qu’il estime être la vraie liberté, la liberté de faire ses choix en matière de religion, de santé et procréation. Il dénonce le projet républicain et l’oppose à celui de Kamala Harris, favorable à la classe moyenne, sous-tendu par la volonté de prendre soin de sa communauté, de ses voisins, un mot qui revient souvent dans le discours.

Ancien entraîneur, il file la métaphore sportive, en expliquant qu’il faut gagner le terrain, mètre par mètre, sans s’arrêter pendant les 76 jours qui restent jusqu’à l’élection. Il affirme que pour les démocrates, il sera bien temps de se reposer quand ils seront morts. La salle était conquise d’avance, mais dans un pays qui adore les discours de motivation, Tim Walz, l’ancien entraineur de football, sait manifestement parler à un vestiaire.  

Tim Walz, 60 ans, connu pour sa bonhomie et son franc-parler, a été propulsé sur le devant de la scène après le retrait du président Joe Biden de la course à la Maison-Blanche et l’entrée en lice de Kamala Harris – un des plus grands chamboulements de l’histoire politique américaine.

Cet ancien enseignant et retraité de l’armée américaine était peu connu du grand public avant que Kamala Harris ne le désigne comme colistier. À 60 ans, il a apporté une note plus populaire, rustique, à la campagne électorale des démocrates, revigorée par la candidature de Kamala Harris après que le président Joe Biden a mis fin le 21 juillet à sa campagne de réélection.

« Nous choisissons la liberté »

L’un des slogans de campagne de Kamala Harris depuis qu’elle s’est lancée est « nous choisissons la liberté ». La liberté, une valeur américaine cardinale, mais qui est perçue différemment dans chaque camp. 

« La liberté de choisir, les droits civiques, les droits des femmes, des personnes LGBT, tout cela est en jeu et Kamala et Tim vont lutter pour nous, explique Josefine Jaynes, une jeune femme de la délégation du Wisconsin. Pour les républicains, c’est la liberté de contrôler les autres, et ceux avec qui ils ne sont pas d’accord. C’est la liberté de haïr. Pour les démocrates, c’est la liberté d’être qui vous voulez. »

Thomas O’Brien, qui a dépassé la soixantaine, vient de Pennsylvanie, et malgré la différence d’âge, il partage ce sentiment en s’inquiétant de ce que les républicains ont fait ces dernières années : « Je devrais pouvoir choisir quels livres je veux lire. Ma femme devrait pouvoir choisir ce qu’elle veut faire avec son propre corps, de même que mes filles. Ces choix devraient nous appartenir et ne devraient pas nous être imposés par le gouvernement ou un roi ou un président extrémiste comme Donald Trump », dénonce-t-il.

Les républicains se veulent depuis plusieurs années les dépositaires de la valeur liberté. La campagne Harris a manifestement choisi de relever ce défi.

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Gaza: l’Américain Antony Blinken repart du Proche-Orient sans accord de trêve entre Israël et le Hamas

by Sam's Londele 21 août 2024
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Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a quitté le Proche-Orient mardi 20 août sans réussir à obtenir un accord de trêve entre Israël et le Hamas. Malgré plusieurs jours de négociations intensives, sa neuvième visite dans la région depuis le début de la guerre à Gaza s’est achevée sans résultat concret.

Antony Blinken a entrepris une tournée diplomatique en Israël, en Égypte et au Qatar, trois acteurs clés dans la médiation du conflit. Ces rencontres se sont déroulées dans un climat tendu, marqué par des accusations mutuelles entre Israël et le Hamas, chacun rejetant sur l’autre la responsabilité du blocage, rapporte notre envoyé spécial à Jérusalem, Nicolas Falez.

L’objectif du chef de la diplomatie américaine était clair : obtenir une trêve à Gaza, la libération des otages israéliens et celle des prisonniers palestiniens, en échange. Bien qu’Israël ait donné son accord de principe au plan de cessez-le-feu proposé par le président américain Joe Biden, le Hamas a refusé de le valider, laissant la situation dans l’impasse. Le mouvement palestinien s’est dit « désireux de parvenir à un cessez-le-feu », mais a protesté contre les « nouvelles conditions » posées par Israël dans cette dernière proposition américaine.

Antony Blinken, visiblement frustré, a averti que « le temps était compté ».

Divergences persistantes avec Israël

Lors de sa visite à Jérusalem, Antony Blinken a laissé entendre que le gouvernement israélien était prêt à accepter la proposition américaine de trêve, bien que le Premier ministre Benyamin Netanyahu n’ait pas confirmé cet engagement. Antony Blinken a également souligné des divergences persistantes avec Israël, notamment sur la question du contrôle à long terme du territoire palestinien, réaffirmant que les États-Unis n’acceptaient pas « une occupation à long terme de Gaza par Israël ».

Gaza : Antony Blinken a achevé ce mercredi une tournée au Moyen-Orient sans être visiblement parvenu à avancer sur une trêve à Gaza. Le secrétaire d'Etat américain a averti Israël et le Hamas que la proposition américaine sur la table pourrait être la "dernière chance" #AFP
➡️… pic.twitter.com/t37Z03BN9R

— Agence France-Presse (@afpfr) August 21, 2024

Les discussions ont de plus mis en lumière la question du « couloir de Philadelphie », une zone stratégique à la frontière entre Gaza et l’Égypte où Israël souhaite maintenir un contrôle pour empêcher le Hamas de se réarmer. Ce point de contention reste un obstacle majeur à tout accord.

Malgré ces efforts, la tournée du secrétaire d’État américain s’est achevée sans résultat concret. Alors qu’il retourne à Washington, la région reste sous tension : si la menace d’une attaque iranienne semble s’être atténuée, la situation reste tout de même volatile.

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À la UneMonde

Le Nicaragua annonce la fermeture de 1500 ONG, majoritairement religieuses

by Sam's Londele 20 août 2024
written by Sam's Londele

Le gouvernement du Nicaragua a décrété lundi 19 août la fermeture de 1 500 ONG, pour la plupart religieuses. Il s’agit de la plus grande dissolution d’organisations ordonnée par le président Daniel Ortega depuis 2018 et les manifestations contre son régime.

Selon une décision du ministère de l’Intérieur, publiée dans le journal officiel La Gaceta, la radiation de ces 1 500 ONG est justifiée par le fait qu’elles « n’ont pas déclaré » leurs « états financiers » pendant des périodes allant d’un an à 35 ans. Leurs biens seront saisis par l’État.

Il s’agit de la plus importante fermeture massive d’ONG décrétée par le gouvernement du président Ortega. Elle porte à plus de 5 100 le nombre d’organisations civiles dissoutes depuis 2018, lorsque le régime a renforcé son arsenal juridique à la suite des manifestations antigouvernementales qui ont fait plus de 300 morts en trois mois, selon les Nations unies.

Daniel Ortega, 78 ans, a gouverné dans les années 1980 après le triomphe de la révolution sandiniste et est revenu au pouvoir en 2007. Il a ensuite été réélu lors de scrutins non reconnus par Washington, l’Union européenne et des organismes internationaux.

Parmi les ONG fermées lundi, se trouvent principalement des organismes religieux, mais aussi des associations caritatives, sportives, indigènes ou d’anciens combattants du régime sandiniste. La Croix-Rouge nicaraguayenne a notamment été fermée.

Amaru Ruiz, ancien directeur de l’organisation environnementale Fundacion del Rio, dissoute, aujourd’hui en exil, a dénoncé un « coup de balai » contre la société civile. « Ils veulent non seulement contrôler la vie organique des organisations, mais aussi les ressources qu’elles gèrent », a-t-il ajouté.

Le régime d’Ortega Murillo a annoncé la semaine dernière des changements concernant l’organisation des associations de société civile. Cela signifie que si les autorités avaient déjà le contrôle sur l’aspect juridique, fiscale et le fonctionnement structurel de l’organisation, désormais, elles surveillent aussi la nature des projets. Et cela peut provoquer de nouvelles fermetures d’ONG. Parce qu’aussi bien les donateurs que les responsables des ONG vont devoir décider prochainement s’ils vont se soumettre ou non à ces nouvelles règles, qui ont été mises en place par la vice-Présidente Rosario Murillo la semaine dernière.

Pour Amaru Ruiz, président fondation del Rio, «aussi bien les donateurs que les responsables des ONG vont devoir décider prochainement s’ils vont se soumettre ou non à ces nouvelles règles»Nicolas Rocca

« Table rase »

« Ils font table rase, ils éliminent pratiquement toutes les ONG du pays. Plus de 5 100 depuis le début de la crise (…) Un autre coup porté à la société civile », a dénoncé pour sa part sur son compte X Juan Sebastian Chamorro, ancien candidat à la présidence du Nicaragua en exil aux États-Unis.

Vendredi, le gouvernement a adopté une nouvelle loi controversée, qui oblige les ONG à ne travailler que dans le cadre d’« alliances » avec des entités publiques.

Cette nouvelle réglementation a été annoncée un jour après que le Venezuela, allié de Managua, a adopté une loi sur les ONG qui, selon les défenseurs des droits humains, aggrave « la persécution » des opposants au président Nicolas Maduro. Sa réélection fin juillet est contestée après un scrutin que l’opposition accuse d’être entaché d’irrégularités.

Le gouvernement du président Ortega affirme notamment que l’Église a soutenu les manifestations antigouvernementales de 2018. Fin juillet, un groupe d’experts de l’ONU a dénoncé des attaques « systématiques » menées par le gouvernement du Nicaragua contre l’Église catholique et d’autres confessions chrétiennes, selon une version actualisée en mars du rapport du Conseil des droits de l’homme.

En plus des prêtres, pasteurs ou séminaristes, sont aussi ciblés des paroissiens ou des laïcs actifs pour la défense des droits humains au sein d’organisations religieuses, souligne le rapport. Depuis début août, plus d’une dizaine de prêtres ont été arrêtés et la plupart d’entre eux expulsés vers le Vatican.

La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a exhorté la semaine dernière le gouvernement du président Ortega à mettre fin à « la répression généralisée et à la persécution religieuse » dans le pays. Elle a également dénoncé la détention arbitraire d’au moins 141 personnes, détenues dans des conditions insalubres, avec un accès restreint à l’eau potable, à une alimentation adéquate et à des soins médicaux.

On parle en tout de 5200 ONG interdites depuis 2018, cela a considérablement réduit place laissée à la société civile dans le pays. Avant, on pouvait décompter jusqu’à 7600 ONG dans tout le Nicaragua. C’est une nouvelle qui vient s’ajouter à une destruction continue de l’espace dédié à la société civile. De nombreuses organisations religieuses : chrétiennes, catholiques, évangéliques ont été interdites, mais aussi des associations de vétérans de l’armée et de la police, ainsi que des organisations liées au Front sandiniste. En d’autres termes, il ne s’agit pas seulement d’entités proches de l’opposition, mais d’un nettoyage total concernant même des organisations liées au parti au pouvoir.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Israël : Tel Aviv ciblée par un attentat à la bombe

by Ruben Yale 19 août 2024
written by Ruben Yale

Une attaque à l’explosif d’une rare violence a secoué Tel Aviv dimanche soir, causant la mort d’une personne et en blessant une autre. Selon les autorités israéliennes, l’explosion, survenue dans une rue animée de la ville, a été provoquée par un engin explosif de grande puissance, confirmant ainsi la nature terroriste de l’acte.

Dans un communiqué conjoint, la police israélienne et le Shin Bet, l’agence de sécurité intérieure, ont annoncé que l’enquête préliminaire révélait la présence d’un « puissant engin explosif » à l’origine de la déflagration. Les autorités n’ont pour l’heure fourni aucune indication sur l’identité de l’assaillant ou ses motivations.

Dimanche soir, la police avait rapidement annoncé qu’une seule personne avait perdu la vie, supposée être l’auteur de l’attentat. Le commandant de la police du district de Tel Aviv, le commissaire adjoint Peretz Amar, a confirmé que « le corps mutilé n’est pas celui d’un passant innocent, mais bien de celui qui portait la bombe ». Ce lundi, les autorités ont seulement fait mention d’un passant modérément blessé lors de l’explosion.

Les médias israéliens ont diffusé des images de vidéosurveillance capturant les derniers instants avant l’explosion : on y voit l’assaillant présumé, un homme portant un grand sac à dos, déambuler dans la rue. Ces éléments, bien que peu nombreux, semblent corroborer la thèse d’une attaque planifiée.

L’explosion a provoqué une onde de choc dans tout le pays, ravivant les craintes de nouveaux actes de violence dans une région déjà marquée par de vives tensions.

Les forces de sécurité ont immédiatement renforcé les mesures de sécurité à Tel Aviv et dans les environs, redoublant d’efforts pour prévenir de nouvelles attaques. Le contexte exact de cette attaque demeure flou, mais les autorités continuent de travailler sans relâche pour identifier l’assaillant et comprendre les motifs derrière cet acte de terreur.

Africanews via CONGO PUB Online

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« C’est peut-être la dernière » chance pour une trêve à Gaza, estime Antony Blinken

by Sam's Londele 19 août 2024
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En visite en Israël ce lundi, le secrétaire d’État Antony Blinken a averti qu’il s’agissait « peut-être de la dernière » chance de parvenir à un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, après plus de dix mois de guerre. Il a également demandé à Israël et au Hamas de « ne pas faire dérailler » les efforts pour une trêve à Gaza. Suivez la situation au Proche-Orient.

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a averti lundi qu’il s’agissait « peut-être de la dernière » chance de parvenir à un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, après plus de dix mois de guerre.

FRANCE 24 via CONGO PUB Online

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Le Liban plongé dans le noir faute de fuel pour ses centrales électriques

by Sam's Londele 18 août 2024
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Les Libanais, qui ne recevaient déjà que deux à quatre heures d’électricité par jour depuis plus de quatre ans, sont plongés dans un black-out total depuis samedi, après l’arrêt de toutes les centrales électriques à cause du manque de fuel.

La seule source de carburant pour les unités de production d’électricité au Liban est l’Irak. Ce pays fournit depuis deux ans un million et demi de tonnes de pétrole dans des conditions avantageuses.

Ce processus est cependant perturbé depuis trois mois en raison de complications juridiques et légales. Il est aggravé par des différends entre le ministère de l’Énergie, la compagnie nationale d’électricité et la Banque du Liban, qui exige d’être couverte par une loi votée au Parlement avant de débloquer les fonds nécessaires, dans un contexte d’assèchement des réserves en devises de la Banque centrale.

La situation est tellement grave que le fonctionnement de l’aéroport international de Beyrouth et du port de la capitale risquait d’être sérieusement compromis.

Pour éviter l’effondrement total du réseau électrique et le ralentissement des activités des deux seules portes du Liban vers le monde extérieur, une solution partielle et provisoire a été trouvée ce dimanche.

Une des principales centrales, celle de Zahrani, a été alimenté avec 2 000 tonnes de fuel, pour lui permettre de produire 150 mégawatts, 5% des besoins du pays, pour faire fonctionner l’aéroport pendant une semaine.

La population, elle, devra compter sur les seuls générateurs de quartier et les panneaux photovoltaïques, qui produisent déjà plus du tiers des besoins des Libanais.

RFI via CONGO PUB Online

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Thaïlande: l’ancien Premier ministre un temps exilé, Thaksin Shinawatra, gracié par le roi

by Sam's Londele 17 août 2024
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L’ancien Premier ministre de Thaïlande, le très controversé milliardaire Thaksin Shinawatra, a bénéficié d’une grâce royale, a annoncé son avocat ce samedi 17 août. Une nouvelle qui intervient au lendemain de la nomination de sa fille, Paetongtarn Shinawatra, à la tête du gouvernement du royaume.

Cet ancien policier qui a fait fortune dans les télécoms, ultrapopulaire dans les années 2000 et aujourd’hui âgé de 75 ans, fait partie des milliers de personnes amnistiées par le roi Maha Vajiralongkorn à l’occasion de son anniversaire. Paetongtarn Shinawatra avait fui le pays en 2008 pour échapper à d’anciennes condamnations pour corruption ayant trait à ses années au pouvoir (2001-2006). Il était retourné en Thaïlande en août 2023.

Des opportunités à ceux qui veulent s’améliorer et être bénéfiques à leur pays.

À peine rentré de ces quinze ans d’exil volontaire, il avait bénéficié d’une grâce royale qui avait réduit sa peine de prison de huit à un an. Il a ensuite été remis en liberté conditionnelle en raison de son âge et de son mauvais état de santé. Son année de liberté conditionnelle devait s’achever le 31 août prochain. Il n’a finalement passé en tout que six mois en détention, en très grande partie dans un hôpital de Bangkok.

La grâce a été annoncée dans la Gazette royale publiée samedi, selon laquelle « le roi a donné des opportunités à ceux qui veulent s’améliorer et être bénéfiques à leur pays ». « Thaksin Shinawatra fait partie des personnes ayant bénéficié de la grâce royale, a déclaré sur son compte Facebook personnel l’avocat de Thaksin, Winyat Chatmontree. Il recevra plus tard un document de la prison indiquant qu’il est un homme libre », a précisé l’homme de loi. La grâce accordée aux prisonniers ayant une bonne conduite intervient près d’un mois après que le roi Vajiralongkorn a célébré son 72e anniversaire, fin juillet.

Avec notre correspondant en Thaïlande, Valentin Cebron

Paetongtarn Shinawatra, fille de Thaksin, est devenue vendredi la plus jeune Première ministre de l’histoire de la Thaïlande, à l’âge de 37 ans, perpétuant la lignée de la richissime famille qui dirige le royaume depuis plus de vingt ans. Elle est la troisième Shinawatra à occuper le rôle, après son père Thaksin (2001-2006) et sa tante Yingluck (2011-2014), tous deux renversés par un coup d’État.

Avec Paetongtarn Shinawatra comme future Première ministre, les Thaïlandais sont sceptiques. Beaucoup pensent que c’est son père, l’influent, mais décrié Thaskin, qui va diriger dans l’ombre. Naan, mototaxi de 59 ans dans la capitale, juge qu’« elle n’est pas faite pour ce poste, elle n’a pas assez d’expérience, elle a juste de puissants soutiens ». L’homme qui manie son deux roues dans les rues de Bangkok dit être déçu par le Pheu Thai, le parti des Shinawatra. Mais à côté de lui, Sorn, 54 ans, également mototaxi, se montre plus positif : « J’espère qu’elle fera de son mieux, elle est jeune et peut aussi apprendre de ses aînés. »

May, la trentaine, veut, elle aussi, croire en Paetongtarn Shinawatra, même si la dissolution du principal parti d’opposition et la destitution de l’ex-Premier ministre en moins d’une semaine l’ont assommée : « On voit bien que la justice et la loi en Thaïlande ont le pouvoir de changer les choses au profit d’une minorité et au détriment du peuple. Mais je n’ai pas envie de dire que je suis sans espoir, laissons-lui une chance, et on verra. » Paetongtarn Shinawatra doit redevoir l’approbation royale dimanche, avant d’entrer officiellement en fonction.

RFI via CONGO PUB Online

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